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L'Iran met en garde contre "toute action" pouvant étendre la guerre

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Les frappes de Tsahal, les destructions d'immeubles et d'infrastructures se poursuivent au Liban, pays pour l'heure le plus touché au niveau des victimes. (© KEYSTONE/EPA/WAEL HAMZEH)

Israël a déclaré dimanche disposer encore de "milliers de cibles" à frapper en Iran, tandis que la République islamique a mis en garde les autres pays contre toute implication dans cette guerre qui s'est étendue à tout le Moyen-Orient.

Sous les bombes d'Israël et des Etats-Unis depuis deux semaines, Téhéran a exhorté dimanche les autres nations du monde à s'abstenir de "toute action" pouvant étendre la guerre, le jour même où une base italo-américaine a été visée.

La guerre embrase la région et fait flamber les cours du pétrole. Le président américain Donald Trump a dit souhaiter former une coalition de pays pour assurer la sécurité du détroit d'Ormuz, bloqué quasi totalement par l'Iran et par lequel transite d'ordinaire un cinquième de la production mondiale de pétrole.

Il a appelé à la rescousse d'autres pays pour sécuriser le détroit, citant notamment la France comme potentiel partenaire, mais aussi la Chine, le Japon, le Royaume-Uni ou la Corée du Sud.

Aucun Etat n'a pour l'heure annoncé se joindre à Washington, qui veut envoyer la marine pour escorter des pétroliers.

Dans un appel téléphonique dimanche, Donald Trump et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont échangé sur "l'importance de rouvrir le détroit d'Ormuz", a indiqué Downing Street.

Londres discute avec ses alliés "d'un éventail d'options" afin de sécuriser le transport maritime, mais juge que l'heure est surtout à une "désescalade".

Cette paralysie est une "souffrance passagère", a assuré le ministre américain de l'Energie Chris Wright, estimant que la guerre s'achèverait "dans les prochaines semaines".

Plus de 2000 morts

L'armée israélienne a prévenu dimanche soir avoir encore "des milliers de cibles" à frapper en Iran. "Le régime est affaibli et nous allons l'affaiblir encore plus", a assuré devant la presse le porte-parole de l'armée Effie Defrin.

Au cours d'un appel avec son homologue français Jean-Noël Barrot, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a lui appelé à la retenue.

Les autres pays doivent "s'abstenir de toute action pouvant mener à une escalade et à une extension du conflit", a-t-il souligné, selon son ministère.

A travers la région, la guerre a fait plus de 2000 morts, en majorité en Iran et au Liban, selon des données des autorités locales.

Israël avait attaqué l'Iran en juin 2025, menant à une guerre de 12 jours à laquelle s'étaient joints les Etats-Unis. Des négociations sur le nucléaire iranien, au coeur du différend, étaient à l'époque en cours entre Washington et Téhéran.

"Nous ne voyons aucune raison de négocier avec les Américains", a commenté dimanche Abbas Araghchi à la chaîne américaine CBS. Plus tôt, le président Trump avait assuré que Téhéran voulait un accord, mais que lui n'était pas prêt à le conclure, ses termes n'étant "pas encore assez bons".

En représailles aux frappes israélo-américaines lancées le 28 février, Téhéran continue à viser le Golfe qui abrite des intérêts économiques et militaires des Etats-Unis, ainsi qu'Israël.

Côté iranien: 700 missiles, 3600 drones

Les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique d'Iran, ont indiqué dimanche avoir tiré 700 missiles et 3600 drones contre des cibles israéliennes et américaines.

Une base italo-américaine a ainsi été visée par une attaque de drone au Koweït, d'après l'armée italienne.

M. Araghchi a justifié ces attaques par "les nombreuses preuves" - des images satellites et des "opérations de surveillance électronique" - qui montrent que les bases américaines sont utilisées pour cibler son pays.

D'après lui, des missiles ont été tirés depuis les Emirats arabes unis pour attaquer l'île de Kharg, qui abrite le principal hub d'exportation d'or noir de l'Iran.

Washington a dit y avoir frappé des cibles militaires et Donald Trump a menacé de s'en prendre aux sites pétroliers.

En réponse, Téhéran a promis de "réduire en cendres" les infrastructures pétrolières liées aux Etats-Unis dans la région, mais aussi des entreprises américaines.

Cinq personnes ont en outre été blessées dimanche dans des tirs de roquettes ayant visé l'aéroport international de Bagdad, qui abrite aussi un centre diplomatique américain, ont annoncé les services de sécurité irakiens.

En Israël, huit personnes ont été légèrement blessées dimanche dans le centre du pays après des tirs de missiles iraniens, selon les secours, lors d'une journée marquée par des alertes à répétition.

Réserves stratégiques

Conséquence des hostilités: le prix du baril de Brent, la référence mondiale du brut, a augmenté de plus d'un tiers depuis le début de la guerre.

Pour amortir la flambée, du pétrole issu des réserves stratégiques (400 millions de barils) devrait être débloqué immédiatement en Asie et en Océanie et dès fin mars en Amérique et en Europe par les pays de l'Agence internationale de l'énergie, a précisé l'organisation.

Il s'agira du plus important déblocage de stocks stratégiques de l'histoire de l'institution, créée il y a plus de 50 ans.

En Iran, des habitants déblaient les décombres au milieu d'immeubles dévastés à Téhéran.

Dans la capitale iranienne, la vie reprend cependant doucement son cours: des cafés et restaurants, encore fermés ces derniers jours, ont rouvert, selon des journalistes de l'AFP.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Réforme judiciaire en Italie: le oui et le non au coude-à-coude

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Giorgia Meloni juge cette réforme constitutionnelle indispensable pour garantir l'impartialité du système judiciaire. Ses opposants la dénoncent comme portant atteinte à l'indépendance du pouvoir judiciaire. (© KEYSTONE/AP/Valentina Stefanelli)

Le "oui" et le "non" étaient au coude-à-coude lundi après-midi à l'issue du référendum sur la réforme judiciaire voulue par la cheffe du gouvernement italienne Giorgia Meloni. Un texte dénoncé par l'opposition qui y voit une tentative de mainmise sur les magistrats.

Un sondage à la sortie des urnes publié par la télévision publique RAI donne le "non" entre 49% et 53% et le "oui" entre 47% et 51%. Un second sondage réalisé pour le groupe Sky donne le "non" à 51,5% et le "oui" à 48,5%, avec une marge d'erreur de +/-2,2 points de pourcentage.

Un échec du référendum serait un coup dur pour Mme Meloni, qui dirige depuis octobre 2022 un gouvernement de coalition d'une stabilité inhabituelle. Elle a toutefois exclu catégoriquement l'idée de démissionner en cas de défaite.

Carrières séparées

La réforme, qui passe par une modification de la Constitution, entend séparer les carrières des juges et des procureurs et modifier le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), l'organe qui supervise tous les magistrats.

Le gouvernement de Mme Meloni juge cette réforme indispensable pour garantir l'impartialité du système judiciaire. L'opposition y voit une tentative de mainmise du pouvoir sur les magistrats, critiquant une réforme qui ne s'attaque pas aux problèmes de fond, comme les procès trop longs ou les prisons surpeuplées.

Deux conseils distincts

Le volet le plus controversé de la réforme concerne les modifications apportées au CSM, dont les membres étaient jusqu'à présent élus par leurs pairs et par le Parlement. La réforme diviserait le CSM en deux conseils distincts: l'un pour les juges, l'autre pour les procureurs. Une nouvelle cour disciplinaire composée de 15 membres serait créée.

Trois membres seraient nommés par le président de la République, trois autres seraient tirés au sort sur une liste établie par le Parlement et neuf seraient tirés au sort parmi les juges et procureurs.

Le deuxième volet consiste à empêcher les juges ou les procureurs de passer d'une fonction à l'autre, même si seule une infime minorité le fait. Depuis 2022, ils ne sont autorisés à changer de poste qu'une seule fois au cours des dix premières années de leur carrière.

Ce système est considéré par de nombreux magistrats comme un rempart contre les ingérences politiques, mais les partisans de la réforme affirment que des relations trop étroites entre procureurs et juges portent préjudice aux accusés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Données sensibles transmises à Moscou par Budapest: l'UE préoccupée

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En privé, comme en public, les responsables européens ne cachent plus leur exaspération vis-à-vis du dirigeant hongrois Viktor Orbán (archives). (© KEYSTONE/AP/Denes Erdos)

La Commission européenne s'est dite "très préoccupée" lundi par des informations du Washington Post suggérant que la Hongrie a fait fuiter des données sensibles à Moscou depuis des années.

Selon cet article, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, profite régulièrement de pauses lors de réunions entre responsables de l'UE à Bruxelles pour appeler son homologue russe Sergueï Lavrov et le tenir informé en temps réel des discussions.

Grâce à ces appels, "depuis des années, la Russie est en quelque sorte présente à chaque réunion de l'Union européenne", assure le média, citant une source anonyme. Ces informations ont suscité une vive levée de boucliers à Bruxelles, où de nombreux responsables restent très remontés après un sommet jeudi dernier, lors duquel la Hongrie a bloqué un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine.

"Clarifications" exigées

La Commission attend du gouvernement hongrois "qu'il apporte des clarifications nécessaires", a affirmé une porte-parole de l'exécutif européen, Anitta Hipper. Selon elle, "une relation de confiance entre les Etats membres ainsi qu'entre eux et les institutions est fondamentale pour le bon fonctionnement de l'UE".

Ces allégations ont également qualifiées de "très graves" par Berlin. "Les discussions au sein de l'UE, y compris entre les ministres des Affaires étrangères de l'Union, sont confidentielles", a estimé un des porte-parole de la diplomatie allemande.

Le ministre hongrois en question, Peter Szijjarto, a démenti ces informations, les qualifiant de "fake news". En campagne pour sa réélection, le Premier ministre Viktor Orban a lui dénoncé une "attaque grave" contre la Hongrie, évoquant, sans preuves, une mise sur écoute de son ministre.

Orban, cavalier seul

Cette situation complique encore davantage des relations déjà très tendues entre l'UE et Budapest. Voilà plusieurs années que Viktor Orban joue avec les nerfs de nombreux dirigeants, en bloquant l'aide à l'Ukraine ou en se rendant à Moscou pour échanger avec Vladimir Poutine. En privé, comme en public, les responsables européens ne cachent plus leur exaspération vis-à-vis du dirigeant hongrois.

Très remontés à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles, ils ont d'une seule voix dénoncé le cavalier seul de Viktor Orban, qui continue à bloquer le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Et attendent désormais tous l'issue de l'élection hongroise, prévue le 12 avril.

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a d'ailleurs estimé que l'article du Washington Post "ne devrait surprendre personne". C'est "l'une des raisons pour lesquelles je prends la parole uniquement lorsque c'est strictement nécessaire et que je ne dis que le strict nécessaire", a-t-il déclaré.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'once d'or poursuit sa dégringolade

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Confrontés à un tarissement des revenus de l'or noir, les producteurs du Golfe puiseraient dans leurs stocks d'or pour maintenir à flot leurs liquidités. (archive) (© KEYSTONE/EPA/NARONG SANGNAK)

L'or, valeur refuge par excellence, voyait son cours reculer lundi matin. De gros détenteurs s'en détournent afin de faire face aux effets inflationnistes du conflit au Moyen-Orient.

Vers 08h10, l'once d'or plongeait de 7,74% à 4139,10 dollars et l'once d'argent de 8,70% à 61,58 dollars.

Le métal précieux poursuit ainsi sa chute "pour la quatrième semaine consécutive, alors que la guerre au Moyen-Orient a exacerbé les craintes inflationnistes et que les grandes économies sont contraintes de renforcer leurs liquidités, notamment par la vente d'or, afin de compenser l'effet de la guerre", notent les experts de la plateforme Trading Economics.

"A cela s'ajoutent des informations tout à fait plausibles selon lesquelles les pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Koweït, Bahreïn, Qatar, Emirats arabes unis et Oman) vendraient leurs réserves d'or pour accroître leurs liquidités, alors que le conflit pèse sur leurs flux de trésorerie liées à l'énergie", a complété Tony Sycamore d'IG dans un commentaire, après que l'or a clôturé la semaine dernière sur sa huitième semaine de recul (à 4497 dollars, soit une baisse de 3,29%).

Les experts de Trading Economics ne voient pas de signe d'apaisement sur le front, Donald Trump menaçant de bombarder les centrales électriques iraniennes si le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert et Téhéran brandissant des représailles sur des cibles américaines et israéliennes clés.

Ils ajoutent que la semaine passée déjà, l'or a perdu plus de 10%, quand la flambée des prix du pétrole alimente les craintes d'une reprise du renchérissement. Ce qui pousse de plus en plus les courtiers à parier sur une éventuelle hausse des taux de la Réserve fédérale américaine autour de la fin de l'année, dans un contexte de crainte d'inflation persistante. Ses homologues européenne, japonaise et anglaise ont laissé leurs taux inchangés, mais se sont dites prêtes à resserrer leur politique monétaire si la hausse des prix se poursuit.

La Banque nationale suisse (BNS) a elle aussi choisi le statu quo tout en relevant sa prévision d'inflation pour 2026 à 0,5%, contre 0,3% jusqu'ici, restant dans la cible de 0% à 2%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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L'ancien Premier ministre français Lionel Jospin est décédé

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L'ancien Premier ministre français Lionel Jospin est mort à l'âge de 88 ans (archives). (© KEYSTONE/EPA REUTERS POOL/SARAH MEYSSONNIER / POOL)

L'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin est décédé dimanche à l'âge de 88 ans, a annoncé lundi sa famille à l'AFP. Il avait été battu par Jacques Chirac à l'élection présidentielle de 1995.

M. Jospin avait indiqué en janvier avoir subi "une opération sérieuse", sans divulguer de détails. Chef du gouvernement de 1997 à 2002, premier secrétaire du PS de 1981 à 1988 puis de 1995 à 1997, M. Jospin s'était aussi présenté sans succès à l'élection présidentielle de 2002, où il avait été éliminé au premier tour.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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