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Guerre Iran-Israël: les derniers développements

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ILe dôme de fer israélien a de nouveau été mis à contribution dans les premières heures de samedi. (© KEYSTONE/AP/Leo Correa)

Israël a estimé samedi avoir "retardé d'au moins deux ou trois ans la possibilité" pour l'Iran de disposer de la bombe atomique. Téhéran refuse toute reprise des négociations nucléaires avec les Etats-Unis tant que les frappes israéliennes se poursuivent.

Israël a estimé samedi avoir "retardé d'au moins deux ou trois ans la possibilité" pour l'Iran de disposer de la bombe atomique, Téhéran refusant toute reprise des négociations nucléaires avec les Etats-Unis tant que les frappes israéliennes contre son territoire se poursuivent.

L'armée israélienne a annoncé samedi avoir lancé de nouvelles frappes aériennes "contre les infrastructures de stockage et de lancement de missiles dans le centre de l'Iran". L'agence iranienne Fars a indiqué qu'une explosion avait été signalée à Ispahan, grande ville du centre du pays déjà bombardée vendredi.

Depuis l'offensive massive lancée le 13 juin, "selon l'évaluation qu'on nous fait, nous avons déjà retardé d'au moins deux ou trois ans la possibilité pour (l'Iran) d'avoir une bombe nucléaire", affirme le ministre israélien des affaires étrangères, Gideon Saar, dans un entretien au journal allemand Bild.

"Le fait que nous ayons éliminé ces personnes qui dirigeaient et poussaient la mise au point d'armes dans le cadre du programme nucléaire est extrêmement important", dit M.Saar.

"Nous ne nous arrêterons pas tant que nous n'aurons pas fait tout ce que nous pouvons faire afin d'éliminer cette menace", assure encore le ministre.

Le président américain Donald Trump, qui s'est donné "deux semaines" pour décider d'une éventuelle intervention militaire aux côtés d'Israël, a souligné vendredi que ce délai était un "maximum" et qu'il pourrait prendre sa décision plus tôt.

"Opérations combinées"

Les gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, ont affirmé samedi dans un communiqué relayé par l'agence officielle Irna avoir lancé "dans la nuit plusieurs escadrilles de drones Shahed 136" et de missiles, annonçant la poursuite des "opérations combinées de drones et de missiles".

Les services de secours israéliens ont pour leur part rapporté un incendie sur le toit d'un immeuble dans le centre d'Israël, qui n'a pas fait de victimes. Selon les médias, citant les pompiers, le feu s'est déclaré après la chute de débris d'un missile iranien intercepté par la défense anti-aérienne.

Israël a frappé des centaines de sites militaires et nucléaires sur le territoire iranien qui ont fait au moins 657 morts et 2000 blessés, selon l'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA) basée aux Etats-Unis.

Téhéran, qui a riposté avec des tirs de missiles et de drones vers Israël qui ont fait au moins 25 morts, dément vouloir fabriquer l'arme atomique mais défend son droit à développer un programme nucléaire civil.

"Ils veulent nous parler"

"L'Iran est prêt à envisager à nouveau la diplomatie une fois que l'agression aura cessé", a dit vendredi le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi après une rencontre à Genève avec des ministres des Affaires étrangères allemand, français et britannique.

Ils ont exhorté l'Iran à poursuivre la voie diplomatique "sans attendre la fin du conflit" et reprendre les discussions lancées en avril avec Washington pour trouver un accord sur son programme nucléaire et suspendues après le début de la guerre.

"Le résultat positif aujourd'hui est que nous quittons la salle avec le sentiment que l'Iran est fondamentalement prêt à continuer à discuter de toutes les questions importantes pour nous, Européens", a déclaré le ministre allemand Johann Wadephul.

Le président français Emmanuel Macron avait affirmé que les Européens allaient faire "une offre de négociation complète" à l'Iran incluant le nucléaire et les "activités balistiques" du pays.

Mais Donald Trump a rejeté l'idée que les Européens puissent être utiles pour résoudre la crise. "L'Iran ne veut pas parler à l'Europe. Ils veulent nous parler à nous. L'Europe ne va pas pouvoir aider sur ce sujet", a dit M.Trump.

Après Genève, M.Araghchi est arrivé samedi à Istanbul où il doit participer à une réunion de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) sur le conflit avec Israël, selon l'agence Tasnim.

Affirmant que l'Iran était sur le point de se doter de la bombe atomique, considérée comme une menace existentielle pour le pays, Israël a lancé le 13 juin une attaque aérienne massive contre son ennemi juré, frappant des infrastructures militaires et nucléaires et tuant les plus hauts gradés du pays ainsi que des scientifiques associés au programme nucléaire.

L'armée israélienne a annoncé samedi la mort dans une frappe d'Aminpour Joudaki, présenté comme un commandant des Gardiens de la Révolution ayant dirigé "des centaines" d'attaques de drones sur Israël depuis le sud-ouest du pays.

"Une campagne prolongée"

Le chef d'état-major israélien, le lieutenant-général Eyal Zamir, a mis en garde la population sur un conflit au long cours.

"Nous avons lancé la campagne la plus complexe de notre histoire (...) Nous devons être prêts à une campagne prolongée", a-t-il dit dans un message vidéo aux Israéliens. "Malgré des avancées significatives, des jours difficiles nous attendent. Nous nous préparons à de nombreuses éventualités."

Vendredi, l'Iran a tiré une salve de missiles contre Israël qui a fait 19 blessés selon un hôpital de Haïfa (nord) où au moins un bâtiment a été touché. Une attaque iranienne a aussi visé Beersheva (sud), faisant des dégâts.

Les Gardiens de la Révolution ont affirmé dans un communiqué avoir ciblé en Israël des "centres militaires, des industries de défense, des centres de commandement et de contrôle" ainsi que des bases militaires.

L'armée israélienne a de son côté annoncé avoir frappé des lanceurs de missiles dans le sud-ouest de l'Iran, après avoir bombardé des cibles à Téhéran, Ispahan et dans l'Ouest.

A Téhéran, des milliers de personnes sont descendues dans la rue en scandant des slogans de soutien à leurs dirigeants et contre Israël et les Etats-Unis. Ils ont brûlé et piétiné des drapeaux israélien et américain.

"Je sacrifierai ma vie pour mon guide", proclamait une banderole, en référence au guide suprême, Ali Khamenei, menacé par Israël et son allié américain.

Vendredi, jour de repos en Iran, la plupart des commerces sont restés fermés à Téhéran, à l'exception des boulangeries et de quelques magasins d'alimentation.

Dans les quartiers nord, le bazar de Tajrish, habituellement noir de monde le vendredi, était quasi fantôme et l'immense majorité des magasins fermés.

"Je n'ai pas peur de la guerre, je reste ouvert mais les affaires sont vraiment mauvaises", déclare à l'AFP un vendeur qui préfère taire son nom.

Devant le Conseil de sécurité de l'ONU vendredi, le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi a assuré pouvoir "garantir, par l'intermédiaire d'un système d'inspections incontestables, que des armes nucléaires ne seront pas développées en Iran".

Israël, qui maintient l'ambiguïté sur sa propre possession de l'arme atomique, détient 90 ogives nucléaires, selon l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Pérou: Keiko Fujimori en tête avec un très léger avantage

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Keiko Fujimori est légèrement en tête sur son rival, selon les premiers sondages à la sortie des urnes. (© KEYSTONE/EPA/JOHN REYES)

La candidate de droite à la présidentielle au Pérou, Keiko Fujimori, est donnée dimanche avec une très légère avance sur son rival de gauche Roberto Sanchez, à l'issue d'un scrutin qui doit désigner le neuvième président du pays andin en dix ans.

La fille de l'ex-président Alberto Fujimori (1990-2000) obtiendrait environ un point d'avance sur son adversaire, selon des sondages à la sortie des urnes. Elle recueille 50,7% des voix contre 49,3% pour Roberto Sanchez, selon Ipsos, et 50,5% contre 49,5% selon Datum.

Les bureaux de vote ont fermé à 17h00 heure locale (minuit en Suisse), selon l'autorité électorale.

Près de 27 millions de Péruviens se sont rendus aux urnes dans un contexte de profonde désillusion politique et d'exaspération face à la criminalité.

Aucun des deux candidats n'a suscité un large soutien au premier tour, où ils ont recueilli ensemble moins de 30% des voix.

Keiko Fujimori, 51 ans, brigue la présidence pour la quatrième fois consécutive. Elle revendique l'héritage contrasté de son père, crédité par ses partisans d'avoir stabilisé l'économie et vaincu les guérillas des années 1980 et 1990, mais condamné pour corruption et crimes contre l'humanité.

Aux cris de "Keiko présidente!" la candidate de droite a voté dans l'est de Lima, où son rival a également déposé son bulletin un peu plus tard. "Nous avons beaucoup d'espoir", a-t-il déclaré.

Roberto Sanchez, ancien ministre de 57 ans, se présente pour la première fois, porté par un fort soutien dans les régions andines qui s'estiment délaissées par le pouvoir central de Lima.

Sans que cela n'affecte le second tour, un juge l'a renvoyé devant la justice pour de présumées irrégularités financières au sein de son parti.

Quel que soit le vainqueur, il héritera d'un pays plongé dans une crise politique persistante qui a vu se succéder huit présidents depuis 2016.

"Nous avons dû choisir le moindre mal. L'histoire se répète. Nous sommes dans une crise qui dure depuis plus d'une décennie", a déclaré Renzo Masa, étudiant de 23 ans, après avoir voté à Lima.

"Si l'écart est très serré, le vainqueur risque de voir sa légitimité contestée, ce qui pourrait alimenter davantage l'instabilité", estime l'analyste David Sulmont.

"Beaucoup de désordre"

L'insécurité constitue l'autre grande préoccupation des électeurs. Près de 70% des Péruviens espèrent que la lutte contre la criminalité sera la priorité du futur président, selon un récent sondage.

Lima a enregistré 23 homicides pour 100'000 habitants en 2025, soit trois fois plus que cinq ans plus tôt. L'extorsion touche particulièrement le secteur des transports. Au moins 75 chauffeurs de bus ont été assassinés en 2025, principalement à Lima.

"Un passager monte et il peut te tirer dessus par-derrière", explique Jacob Condor, chauffeur de bus de 33 ans.

La candidate de droite promet de déployer l'armée en soutien à la police, de démanteler les réseaux d'extorsion et d'expulser les étrangers en situation irrégulière condamnés pour des délits.

Elle se présente comme la candidate de la prospérité et met en garde contre le danger du "communisme". "Nous représentons le progrès, eux le recul", a-t-elle récemment lancé.

Roberto Sanchez défend une approche différente. Selon lui, la lutte contre la criminalité passe d'abord par le rétablissement de la confiance dans les institutions, le renforcement du système judiciaire et une réforme de la police.

Dimanche, "le peuple se lèvera pour réclamer la démocratie, les droits humains, la justice sociale et la paix sociale", a-t-il lancé lors de son dernier meeting, coiffé du chapeau paysan offert par l'ancien président emprisonné Pedro Castillo, dont il revendique l'héritage politique.

L'ancien instituteur est emprisonné depuis sa tentative avortée de dissoudre le Parlement en 2022. Roberto Sanchez a promis de le gracier s'il l'emporte.

Initialement soutenu par des mouvements ultranationalistes, Roberto Sanchez a recentré son discours au fil de la campagne, insistant sur le consensus, la stabilité et le respect des institutions.

Le prochain prendra ses fonctions le 28 juillet.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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La dégradation de l'océan se poursuit, selon le baromètre Starfish

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Photo d'illustration de la barrière de coraïl Marsa Alam en Egypte. (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET)

La dégradation de l'océan se poursuit, voire s'accélère, malgré une protection légèrement accrue qui ne compense pas les effets du réchauffement climatique et de la perte de biodiversité, indique lundi la deuxième édition du baromètre Starfish.

Elaboré par 29 chercheurs de 14 pays, cet indicateur synthétique, créé en 2025 pour la troisième conférence de l'Onu sur les océans (Unoc) de Nice, dresse un bulletin mondial sur la santé de l'océan à destination du grand public.

Déjà "alarmant" en 2025, le diagnostic 2026 n'est guère plus encourageant, malgré l'entrée en vigueur en janvier dernier du traité pour protéger la haute mer.

"Les pressions que nous exerçons sur l'océan ne cessent de s'intensifier. Et l'état de l'océan se détériore par rapport à l'année dernière", a souligné Marina Lévy, chercheuse au CNRS, au cours d'une conférence de presse.

Parallèlement, des mesures de protection vont "dans la bonne direction" mais "ce sont encore les aspects négatifs qui l'emportent, car pour que la protection soit efficace, il faut du temps", a-t-elle ajouté.

Au dernier décompte, 1685 espèces marines étaient menacées de disparition, soit huit de plus que l'an dernier, tandis que 84,4% des récifs coraliens ont connu un stress thermique sévère conduisant à leur blanchissement, contre 68,2% en 2014-2017.

Le rythme d'élévation du niveau de la mer a quant à lui doublé sur la période 2012-2025, par rapport aux décennies précédentes.

Du côté des efforts de protection, les aires marines protégées (AMP) dépassent pour la première fois 10% de l'océan mondial, mais seulement 3,2% de ces AMP sont en protection haute ou intégrale.

L'objectif de 30% d'AMP en 2030 est encore très loin d'être atteint.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Trump ne veut pas qu'Israël réplique aux tirs iraniens

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Donald Trump compte appeler Benjamin Netanyahu (archives). (© KEYSTONE/AP/ALEX BRANDON)

Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit avoir eu le président américain au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Le Brésilien Wesley forfait et remplacé par Ederson

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Wesley (à gauche) est forfait pour le Mondial (© KEYSTONE/EPA/ANDRE COELHO)

L'international brésilien Wesley, qui souffre d'une lésion musculaire, est forfait pour le Mondial 2026. Il sera remplacé dans le groupe par Ederson.

Agé de 22 ans, le latéral droit de l'AS Rome s'est blessé lors du match de préparation remporté samedi par le Brésil contre l'Egypte (2-1). Il a quitté le terrain en larmes.

Un examen IRM effectué dimanche "a constaté une lésion du muscle adducteur de la cuisse gauche", a précisé la Confédération brésilienne (CBF) dans un communiqué.

Agé de 26 ans, Ederson, milieu de terrain de l'Atalanta Bergame, a été appelé pour pallier son forfait et rejoindra le groupe lundi. Le Brésil lance son Mondial samedi contre le Maroc dans le choc du groupe C où figurent aussi l'Ecosse et Haïti.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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