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Les Italiens votent sur une réforme judiciaire très débattue

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Les bureaux de vote fermeront lundi après-midi et les résultats sont attendus le jour même. Les derniers sondages indiquent que les deux camps sont au coude à coude. (© KEYSTONE/EPA/ALESSANDRO DI MARCO)

Les Italiens ont commencé à voter dimanche pour un référendum sur une réforme judiciaire voulue par la Première ministre Giorgia Meloni. L'opposition dénonce une réforme qui porte atteinte à l'indépendance du pouvoir judiciaire.

Ce scrutin, qui se poursuit lundi et pour lequel il n'y a pas de quorum, risque de se transformer en un référendum sur la dirigeante d'extrême droite, à l'approche des élections législatives de 2027.

La réforme entend séparer les carrières des juges et des procureurs et modifie le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), l'organe qui supervise tous les magistrats et est en charge des affectations, mutations et promotions. Le gouvernement de Mme Meloni juge cette réforme constitutionnelle indispensable pour garantir l'impartialité du système judiciaire.

Dans un message vidéo publié cette semaine, Mme Meloni l'a qualifiée d'"occasion historique de rendre le système judiciaire plus méritocratique, plus responsable, plus efficace".

Problèmes de fond évités

L'opposition y voit une tentative de mainmise du pouvoir sur les magistrats, critiquant une réforme qui ne s'attaque pas aux problèmes de fond, comme les procès trop longs ou les prisons surpeuplées.

Elly Schlein, présidente du Parti démocrate (centre-gauche), a dénoncé un projet de loi mal rédigé et qui "affaiblit l'indépendance du pouvoir judiciaire".

Un échec du référendum serait un coup dur pour Mme Meloni, qui dirige depuis octobre 2022 un gouvernement de coalition d'une stabilité inhabituelle. Elle a toutefois exclu catégoriquement l'idée de démissionner en cas de défaite.

Coude à coude

Les bureaux de vote fermeront lundi après-midi et les résultats sont attendus le jour même. Les derniers sondages indiquent que les deux camps sont au coude à coude.

La réforme établit les grandes lignes et la majorité a un an pour adopter les lois concrétisant ces principes. Mme Meloni et ses ministres ont régulièrement critiqué des décisions judiciaires qu'ils estiment trop clémentes, notamment en matière d'immigration.

Opposés à cette réforme, plus de 80% des membres de l'Association nationale des magistrats italiens (ANM) ont participé à une grève d'une journée en février 2025.

Lors d'un débat public le mois dernier, le ministre de la Justice Carlo Nordio a déclaré que la réforme permettrait de mettre fin à un "mécanisme para-mafieux" au sein du système judiciaire. Sa cheffe de cabinet, Giusi Bartolozzi, a suscité de vives critiques en déclarant que des magistrats agissent comme des "pelotons d'exécution".

Justice politisée?

Le volet le plus controversé de la réforme concerne les modifications apportées au CSM, dont les membres étaient jusqu'à présent élus par leurs pairs et par le Parlement. La réforme diviserait le CSM en deux conseils distincts: l'un pour les juges, l'autre pour les procureurs, et une nouvelle cour disciplinaire composée de 15 membres serait créée.

Trois membres seraient nommés par le président de la République, trois autres seraient tirés au sort sur une liste établie par le Parlement et neuf seraient tirés au sort parmi les juges et procureurs.

Pour l'avocat pénaliste Franco Moretti, qui dirige la campagne du "non", la nouvelle cour disciplinaire risque de devenir "potentiellement le bras armé de la politique". "En cas de besoin, elle pourrait être utilisée pour régler les comptes, pour ainsi dire, avec cette partie du pouvoir judiciaire qui a osé la toucher", a-t-il déclaré récemment.

Le deuxième volet consiste à empêcher les juges ou les procureurs de passer d'une fonction à l'autre, même si seule une infime minorité le fait. Depuis 2022, ils ne sont autorisés à changer de poste qu'une seule fois au cours des dix premières années de leur carrière.

Ce système est considéré par de nombreux magistrats comme un rempart contre les ingérences politiques, mais les partisans de la réforme affirment que des relations trop étroites entre procureurs et juges portent préjudice aux accusés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Démarrage victorieux pour Sabalenka

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Aryna Sabalenka a connu un 1er tour tranquille à Paris (© KEYSTONE/AP/Christophe Ena)

Aryna Sabalenka (WTA 1) a réussi son entrée en lice à Roland-Garros mardi, face à l'Espagnole Jessica Bouzas Maneiro (WTA 50), s'imposant 6-4 6-2 en 1h15.

Finaliste malheureuse l'an dernier, Sabalenka (28 ans) a connu des hauts et des bas, menant 4-0 dans le premier set avant de laisser revenir son adversaire à 5-4. Elle a déroulé par la suite, mais à 5-0, elle a de nouveau lâché deux jeux. Le match s'est conclu sur une double faute de Jessica Bouzas Maneiro.

Aryna Sabalenka affrontera au tour suivant la Tchèque Linda Fruhvirtova (WTA 149) ou la Française Elsa Jacquemot (WTA 67). La Bélarusse est en mission pour remporter son premier "French Open".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Un car scolaire percuté par un train en Belgique: quatre morts

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L'accident mortel entre un train et un bus scolaire s'est produit mardi matin sur un passage à niveau à Buggenhout, en Flandre orientale. (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER MATTHYS)

Un car scolaire a été percuté par un train mardi matin dans le nord de la Belgique, un choc "excessivement violent", qui a fait quatre morts, dont deux enfants.

L'accident s'est produit dans le village de Buggenhout, en Flandres, à "un passage à niveau", a déclaré à l'AFP Frédéric Sacré, porte-parole d'Infrabel, gestionnaire du réseau ferré belge.

"Ça c'est passé vers 08h08. Un minibus a été percuté par un train qui devait marquer l'arrêt à la station suivante", a-t-il affirmé.

"Le choc a été excessivement violent", a-t-il assuré, déplorant un "bilan dramatique".

A la mi-journée, le vice-Premier ministre Maxime Prévot a annoncé que quatre personnes, dont deux enfants, avaient perdu la vie dans cette "collision tragique".

Le Premier ministre belge Bart De Wever s'est dit "profondément bouleversé" par ce "terrible accident". "Mes pensées vont aux familles touchées", a-t-il écrit sur le réseau social X.

Barrière "fermée"

Les circonstances de cet accident sont encore floues.

La porte-parole de la police fédérale, An Berger, a indiqué à la chaîne VRT que sept écoliers, le conducteur et un accompagnateur se trouvaient à bord du car scolaire. Et précisé qu'aucun des voyageurs à bord du train n'avait été blessé.

Selon Infrabel, ce minibus a franchi le passage à niveau, dont la barrière était fermée, avec un feu rouge.

"La barrière était fermée, on a des caméras techniques qui le montrent", a indiqué Frédéric Sacré.

Le train qui l'a percuté roulait à environ 120 km/h et s'apprêtait à amorcer son freinage à l'approche d'une gare, située à environ un kilomètre plus loin.

Le minibus a alors "été projeté à une quinzaine de mètres contre un pylône métallique qui soutenait certains câbles du passage à niveau", a ajouté le porte-parole d'Infrabel.

"Tragique accident"

Le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin a déploré le "tragique accident" survenu à Buggenhout, une commune flamande située à une vingtaine de kilomètres de la capitale belge.

"Mes pensées vont aux victimes et à leurs proches. Je souhaite beaucoup de courage aux blessés", a-t-il écrit sur X.

Le ministre a aussi remercié les services de secours "pour leur intervention rapide sur place".

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a elle assuré avoir "le coeur brisé".

"Mes plus sincères condoléances vont aux familles des victimes et à leurs proches. Aujourd'hui, l'Europe pleure avec la Belgique", a-t-elle réagi sur X.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Ferrari dévoile sa première voiture électrique

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Ferrari a dévoilé son premier modèle entièrement électrique, la Luce. (archive) (© KEYSTONE/AP/SETH WENIG)

Le constructeur italien de voitures de luxe Ferrari a dévoilé son premier modèle entièrement électrique, la Luce, rejoignant ainsi, avec un certain retard, des concurrents tels que Porsche et Lamborghini.

La Luce - qui signifie "lumière" en italien - atteint une vitesse maximale de plus de 310 kilomètres à l'heure et dispose d'une autonomie de plus de 530 kilomètres, a indiqué la société dans un communiqué publié lundi soir.

Elle peut atteindre les 100 km/h en 2,5 secondes et est équipée d'une grande batterie de 122 kWh.

La Luce pèse 2,26 tonnes, ce qui en fait le modèle le plus lourd jamais produit par la marque.

Il s'agit également du deuxième modèle Ferrari à quatre portes de l'histoire de la marque, et du premier modèle cinq places pour une marque plus connue pour ses élégantes voitures deux places.

"Nous ouvrons un nouveau chapitre qui concrétise notre vision, renforçant ainsi la tradition de Ferrari qui consiste à anticiper et à façonner l'avenir", a déclaré John Elkann, président de la société.

Ce lancement intervient alors que d'autres constructeurs automobiles ont mis un frein à leurs modèles électriques, reflétant un ralentissement du secteur dans la transition vers l'abandon des moteurs à combustion, en raison d'une demande inférieure aux prévisions.

L'année dernière, Ferrari a déclaré s'attendre à ce que les modèles électriques représentent 20% de son offre en 2030, contre un objectif précédent de 40%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Corée du Sud: une pub de Starbucks entraîne un repli des ventes

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Une pub controversée de Starbucks en Corée du Sud entraîne un repli des ventes. (archive) (© KEYSTONE/AP/Lee Jin-man)

L'opérateur de Starbucks en Corée du Sud a indiqué mardi qu'une publicité controversée évoquant la répression d'un soulèvement prodémocratie en 1980 avait été élaborée après consultation d'une IA, alors que les appels au boycott provoquent "un fort déclin" des ventes.

La polémique, qui provoque depuis une semaine un tollé national, est née d'une promotion de la branche locale de Starbucks présentant le jour férié du 18 mai comme le "Tank Day" afin de vanter des gobelets réutilisables.

Cet intitulé a suscité une vive indignation, car il évoquait les véhicules militaires utilisés contre des manifestants prodémocratie à Gwangju (sud-ouest), le jour même du 46e anniversaire du soulèvement. Au moins des centaines de personnes avaient été tuées par l'armée.

Le groupe sud-coréen Shinsegae, qui exploite sous licence les cafés Starbucks en Corée du Sud, a invoqué mardi le rôle de l'intelligence artificielle, à l'issue d'une enquête interne.

"Les employés concernés ont déclaré avoir demandé des suggestions à l'IA et que la date-anniversaire ne leur avait jamais effleuré l'esprit", a déclaré Jeon Sang-jin, cadre chez Shinsegae, lors d'une conférence de presse, sans préciser si la formulation "Tank Day" faisait partie des propositions avancées par l'IA.

"L'enquête a révélé que certains des sept responsables ayant approuvé la campagne l'avaient validée par simple formalité, sans ouvrir la pièce-jointe" et pour accélérer le processus, "la procédure d'examen par le service juridique a été négligée", a-t-il poursuivi, rappelant qu'"à aucun moment" des objections n'avaient été exprimées.

La police est chargée d'une investigation distincte.

A l'unisson du président sud-coréen Lee Jae Myung, instances gouvernementales, syndicats et personnalités publiques ont exprimé leur colère, des ministères et des syndicats représentant les fonctionnaires annonçant le boycott des produits Starbucks lors de leurs événements.

Un syndicat de livreurs a déclaré qu'il refuserait les livraisons liées à l'entreprise, et des vidéos de consommateurs brisant leurs mugs de la marque ont été publiées en ligne.

Après une semaine d'appels au boycott et d'émoi populaire, Shinsegae faisait état mardi d'un "fort repli des ventes" des Starbucks.

Les manifestations de 1980, moment charnière dans la lutte sud-coréenne pour la démocratie, ont vu étudiants et citoyens protester contre le régime militaire, avant que l'armée n'écrase violemment le mouvement de Gwangju.

Les chiffres officiels font état de 165 civils tués lors de la répression et de 65 personnes portées disparues, mais le bilan réel pourrait avoir été beaucoup plus élevé.

Après le limogeage précipité la semaine dernière de Son Jung-hyun, directeur de l'unité Starbucks Corée, le président du groupe Shinsegae s'est excusé mardi devant les médias.

"Je prends très au sérieux le fait que de nombreuses personnes aient ressenti une profonde douleur et de la colère (...) J'assume l'entière responsabilité de cette affaire", a déclaré Chung Yong-jin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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