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Suisse

Les microplastiques au coeur des débats du procès Nestlé en France

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Nestlé Waters Supply Est, filiale du géant suisse chargée de ses eaux minérales, est poursuivie pour avoir "exploité" ou "géré" des décharges sauvages contenant plus de 473'000 mètres cubes de bouteilles en plastique et autres polluants. (archive) (© KEYSTONE/AP/ROGELIO V. SOLIS)

"On n'a rien à cacher", a insisté mercredi matin un représentant de Nestlé, au troisième jour du procès à Nancy de la multinationale pour des décharges sauvages près de ses sites d'embouteillage d'eau dans les Vosges.

La question de la pollution par microplastiques dans l'eau et le sol autour des décharges incriminées, près de Vittel, a été au coeur des débats devant le tribunal correctionnel, même si les analyses commandées par le parquet lors de l'enquête, qui montraient des "taux incommensurables" de ces polluants, ont été supprimées de la procédure et ne peuvent plus être débattues.

Nizar Benismail, responsable du laboratoire central de Nestlé, le NQAC (pour Nestlé Quality Assurance Center), a témoigné toute la matinée, assurant que les résultats des analyses commandées par l'entreprise et réalisées par trois laboratoires sur les forages utilisés pour l'eau de ses marques Vittel, Contrex et Hépar, ne montraient aucune pollution aux microplastiques.

Le représentant a pourtant aussi insisté sur le fait que les microplastiques sont "ubiquitaires dans l'environnement", soulignant par exemple que "un demi-million de microplastiques (sont) libérés à chaque fois que l'on fait une lessive".

S'il n'existe pas, aujourd'hui, de seuil maximum en France, Nestlé s'est fixé, en interne, un seuil de huit microparticules de plastique par litre au maximum dans ses bouteilles commercialisées. Un seuil "globalement" pas atteint, même s'il peut y avoir, selon lui, des valeurs "légèrement supérieures" voire quelques pics "liés au bouchon craqué au moment d'ouvrir la bouteille", qui génère un peu de poussière.

Des analyses de 2019-2020 publiées mercredi par Mediapart révèlent des taux allant jusqu'à 106 microparticules de plastique par litre dans des bouteilles en verre. "Le bouchon est plus fragile" sur ce type de bouteilles, a expliqué le représentant de Nestlé devant le tribunal.

"Apporter la contradiction"

Cela ne relève pas des faits poursuivis devant le tribunal, a tranché Didier Gastaldi, le président.

Pour M. Benismail, il n'est pas possible que les résultats des trois analyses de l'eau des forages présentées par Nestlé à l'audience soient trafiqués, en raison du "processus d'accréditation" des laboratoires qui "empêchent de toucher aux résultats". "La procédure est entièrement enregistrée."

"Je suis incapable de vous dire si ce qu'il dit est vrai ou pas !", s'est exclaffée Me Florence Dole, avocate d'associations environnementales, insistant sur le fait qu'il n'y a "qu'un expert indépendant qui pourra(it) apporter de la contradiction" à ce qu'avance le représentant de Nestlé.

Mardi, le tribunal a refusé d'accéder aux demandes des parties civiles et du procureur d'ordonner de nouvelles analyses, indépendantes, afin notamment de quantifier les taux de microplastiques dans les eaux et sols.

Cette demande, qui fait suite à l'annulation lundi, par le tribunal, d'une grande partie des pièces relatives à la pollution aux microplastiques et notamment d'une analyse à charge contre l'industriel, a été jointe au fond. Les débats se poursuivent donc comme prévu initialement, jusqu'à vendredi.

Nestlé Waters Supply Est, filiale du géant suisse chargée de ses eaux minérales, est poursuivie pour avoir "exploité" ou "géré" des décharges sauvages contenant plus de 473.000 mètres cubes de bouteilles en plastique et autres polluants dans quatre communes vosgiennes proche des sites où elle embouteille ses marques Vittel, Contrex et Hépar.

Elle se voit également reprocher d'avoir "laissé s'écouler dans les eaux superficielles et souterraines" des "particules de microplastiques" à des concentrations "rendant toute vie aquatique impossible et ayant des effets nuisibles sur la santé, la flore et la faune".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Vaud

Changement de majorité à Prilly, le PLR de retour à Renens

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Présidente des Vert-e-s vaudois, Rebecca Joly ne siègera plus à la Municipalité de Prilly (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La Municipalité de Prilly bascule à droite à l'issue du second tour des élections communales. La Verte Rebecca Joly, présidente du parti cantonal, et son collègue écologiste Maurizio Mattia ne sont pas réélus.

Les deux sortants, qui figuraient encore dans le top 5 après le premier tour, ont été devancés dimanche par deux nouveaux venus de l'Entente de droite, le PLR Tony Capuano et l'UDC Fabien Deillon.

Les mieux élus sont aussi issus de cette entente de droite, à savoir le sortant Luigi Sartorelli (Centre) et Lumia Claramunt (PLR). La nouvelle candidate socialiste Ariane Zwahlen arrive en troisième position. Elle sera la seule représentante de la gauche lors de la prochaine législature.

Reste désormais à savoir qui deviendra syndic à la suite du départ d'Alain Gilliéron. Le PLR, qui aura occupé ce poste durant 22 ans, ne se représentait pas.

Pour mémoire, Prilly a vécu une dernière législature très mouvementée, marquée par diverses tensions au sein de la Municipalité et même la suspension du socialiste Ihsan Kurt.

Retour du PLR à Renens

Toujours dans l'Ouest lausannois, Renens reste clairement en main des partis de gauche, mais ceux-ci n'occupent plus tous les sièges. Ejecté de l'exécutif en 2021, le PLR fait son retour grâce à l'élection de la députée Elodie Golaz Grilli, arrivée en 4e position dimanche.

Patricia Zurcher Maquignat (PS) a signé le meilleur score dimanche, suivie par Oumar Niang (PS) et Nathalie Jaccard (Verte). Carole Castillo (Fourmi rouge) et Sylvain Richard (Vert) sont aussi élus. Le syndic socialiste Jean-François Clément avait déjà été élu dès le 1er tour.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Lausanne: la gauche très ravie, à commencer par Emilie Moeschler

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La socialiste Emilie Moeschler (au centre) est arrivée en tête du second tour dimanche de l'élection municipale de Lausanne. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La satisfaction était de mise dimanche à gauche dans la course à la Municipalité lausannoise. Les six candidats de l'alliance rose-rouge-verte sont passés. En tête de ce second tour, Emilie Moeschler s'est dite "ravie" du résultat groupé et de son score personnel.

"Je tiens à remercier tous les électeurs et les électrices pour cette confiance dans l'alliance de gauche, a réagi auprès de Keystone-ATS la municipale sortante, en charge du social et des sports. "On sort d'une année qui n'était pas facile et c'est donc un signe de confiance pour le travail effectué", a-t-elle ajouté.

"Nos réponses concrètes pour protéger et améliorer le quotidien des gens ont été soutenues", note la socialiste. "On est ravi de ces résultats et on se réjouit déjà pour cette prochaine législature".

Sur sa première place à l'issue du second tour, Mme Moeschler dit prendre ce résultat avec "beaucoup de plaisir et d'honneur". "Ce d'autant que je porte des politiques qui ne sont pas toutes simples, notamment avec la politique de la drogue. Mais je pense que l'on a pu expliquer et échanger avec beaucoup de monde".

La syndicature à Grégoire Junod

Emilie Moeschler ne s'est pas dite intéressée "aujourd'hui" pour la syndicature, étant donné que "Grégoire Junod est le candidat de l'alliance de gauche pour cette prochaine législature", saluant au passage son "excellent travail".

Très satisfait aussi et très reconnaissant à la population lausannoise, Grégoire Junod s'est montré aussi "soulagé", car "la campagne était plus difficile que la dernière fois". "Je pense que Lausanne reste une ville de gauche et les valeurs que l'on porte de solidarité, d'inclusion, d'ouverture et d'investissement dans le vivre ensemble sont manifestement des valeurs partagées par une majorité de la population", a-t-il estimé.

"Grande déception" au PLR

Le PLR Pierre-Antoine Hildbrand a de son côté fait part d'une "grande déception" de ne pas avoir réussi à décrocher au moins un deuxième siège à l'exécutif. "On a pourtant fait une bonne campagne avec Mathilde Maillard et Marlène Bérard, en essayant de faire au mieux à la suite des résultats très encourageants du premier tour".

"Mais malheureusement, la marche était trop haute et on n'a pas suffisamment réussi à rassembler ou obtenir des suffrages de l'autre bord politique", a-t-dit à chaud à Keystone-ATS. "On essaie, on essaie encore et on essaiera encore, a-t-il glissé.

Le municipal sortant en charge de l'économie et de la sécurité se dit "content d'être réélu". "Mais c'est mitigé par le fait que l'on espérait un peu rééquilibrer ce 6-1, qui malheureusement va se perpétuer". Il ne s'est toutefois pas dit découragé d'être le seul municipal de droite. "On doit continuer à travailler".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

La municipalité d'Yverdon passe à droite - Carmen Tanner pas réélue

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L'écologiste Benoist Guillard est réélu à la municipalité d'Yverdon-les-Bains, mais pas sa collègue de parti Carmen Tanner (archives). (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

La municipalité d'Yverdon-les-Bains a basculé à droite dimanche. Le PLR remporte trois sièges (+1) et emmène dans son élan un Vert'libéral. La gauche recule à trois sièges. L'écologiste sortante Carmen Tanner n'est pas réélue.

Les cartes ont été rebattues dans la deuxième ville du canton de Vaud, la municipalité passant d'une majorité à 5-2 pour la gauche à un score de 4-3 pour la droite. Le PS n'a pas réussi à sauver le siège du syndic Pierre Dessemontet qui s'est retiré après une législature tendue. Les Verts perdent aussi une élue, la cosyndique Carmen Tanner ne terminant qu'au dixième rang.

Le PLR fait figure de grand vainqueur. François Armada termine en tête avec 55,35% des voix (3868), devant le socialiste Julien Wicki (3845), puis le PLR Christian Weiler (3689). La conseillère nationale socialiste Brenda Tuosto suit, devant l'écologiste Benoist Guillard, le PLR Dominique Viquerat et le Vert'libéral Pierre-Henri Meystre, une première pour ce parti à la municipalité d'Yverdon-les-Bains.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Olivier Jornot réélu procureur général du canton de Genève

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Le PLR Olivier Jornot a été réélu dimanche procureur général de la République et Canton de Genève (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Olivier Jornot a été élu dimanche procureur général du canton de Genève au premier tour du scrutin. Le sortant PLR, qui visait un troisième mandat, a obtenu de justesse la majorité absolue des voix, devançant de 5825 voix Pierre Bayenet, le candidat de la gauche.

Olivier Jornot, 56 ans, rempile pour un mandat de six ans et devrait ainsi passer vingt ans à la tête du Ministère public genevois. Il a obtenu 44'673 voix (50,33%) contre 38'848 voix pour Pierre Bayenet (43,76%). Les 5237 bulletins blancs représentent 5.90%. La participation a atteint 31,07%.

Le suspense a duré jusqu'en milieu d'après-midi, car le procureur général sortant frôlait avec la majorité absolue (50% + une voix) à l'annonce des résultats anticipés basés sur le vote par correspondance. L'hypothèse d'un second tour était alors mathématiquement plausible à l'issue du dépouillement du vote à l'urne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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