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Suisse

L'ex-PDG de Lafarge incarcéré pour financement du terrorisme

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Les révélations à partir 2016 sur les arrangements de Lafarge avec des groupes jihadistes en Syrie étaient venues jeté une ombre sur l'union entre Holcim et Lafarge, alors fraîchement consommée. (archive) (© KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER)

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné lundi à six ans de prison avec incarcération immédiate l'ex-directeur général de Lafarge, filiale du zougois Holcim. Bruno Lafont a été reconnu coupable de financement du terrorisme en Syrie en 2013-2014.

Dans un délibéré cinglant de quatre heures, le tribunal correctionnel présidé par la juge Isabelle Prévost-Desprez a estimé que le cimentier français - avalé depuis par son concurrent suisse Holcim - a versé près de 5,6 millions d'euros via sa filiale Lafarge Cement Syria (LCS) à trois groupes jihadistes afin de maintenir l'activité d'une cimenterie à Jalabiya, dans le nord de la Syrie.

Ces versements aux groupes État islamique (EI), Jabhat al-Nosra et Ahrar al-Cham, d'"un montant jamais atteint" dans un dossier de financement du terrorisme devant la justice française, sont d'"une exceptionnelle gravité" et ont "permis de financer des actes terroristes sur zone et projetés à l'extérieur, notamment en Europe", a souligné le tribunal.

Allant au-delà des réquisitions du parquet national antiterroriste (Pnat), le tribunal correctionnel a prononcé une peine de six ans de prison assortie d'un mandat de dépôt à l'encontre de l'ex-directeur général (2007-2015) du groupe Bruno Lafont, 69 ans, fustigeant "sa mauvaise foi" et sa "lâcheté" au cours de la procédure judiciaire. L'ex-dirigeant du CAC 40, qui soutient ne pas avoir été informé des versements aux groupes jihadistes, a été arrêté dans la salle d'audience et aussitôt emmené par des policiers.

Le tribunal a réservé le même sort à son ancien bras droit Christian Herrault, alors directeur général adjoint de la multinationale, qui pour les juges "présidait aux négociations avec l'État islamique afin de signer avec l'organisation terroriste un accord rentable pour l'usine". Il s'est vu infliger cinq ans de prison avec mandat de dépôt.

Dès la sortie de l'audience, les avocates des deux hauts dirigeants incarcérés ont indiqué faire appel de la décision.

"Partenariat commercial"

L'entreprise Lafarge en tant que personne morale a été condamnée à l'amende maximale de 1,125 million d'euros et à payer solidairement avec quatre de ses ex-cadres une amende douanière de 4,57 millions d'euros pour le non-respect des sanctions financières internationales, autre infraction au coeur du procès, la justice estimant qu'elle a établi un "véritable partenariat commercial avec l'EI". Aucune confiscation n'a été en revanche prononcée.

"Les paiements à des entités terroristes ont permis à LCS de maintenir l'activité de l'usine en réduisant les coûts de fonctionnement (...) avec la perspective finale à plus long terme de participer à la reconstruction de la Syrie en disposant d'un quasi-monopole", a déclaré Isabelle Prévost-Desprez.

La tribunal a prononcé des peines allant de 18 mois de prison pour un gestionnaire de sûreté norvégien de Lafarge à sept ans de prison, pour l'intermédiaire syrien en fuite qui gérait les relations et paiements aux groupes jihadistes.

Dans ce dossier à la croisée du monde international des affaires, de la géopolitique et des eaux troubles du renseignement, l'affaire Lafarge raconte la retentissante compromission d'une grande entreprise pour préserver ses intérêts économiques dans une Syrie à feu et à sang, que les autres multinationales avaient quittée.

Durant l'âpre procès en novembre-décembre, la défense a cherché à casser le narratif selon lequel la cimenterie de Jalabiya, investissement flambant neuf de 680 millions d'euros, a été maintenue en activité pour des raisons purement financières, au détriment de la sécurité de son millier de salariés.

Décortiquant échanges de mails, comptes rendus de réunions et relevés bancaires, le tribunal s'est plongé de longues semaines durant dans l'engrenage des paiements de Lafarge, via son intermédiaire syrien Firas Tlass, aux groupes jihadistes. Ce système prévoyait le versement d'argent pour, d'une part, financer l'acquisition d'intrants destinés à la production de ciment, tels que les hydrocarbures ou la pouzzolane, et, d'autre part, assurer des "paiements de sécurité" et permettre aux employés de la cimenterie et aux marchandises de passer les barrages dans la région.

Malgré les millions versés, la cimenterie de Jalabiya est finalement évacuée par Lafarge dans l'urgence et l'impréparation la plus totale le 18 septembre 2014 face à l'avancée de l'EI. Le lendemain, elle tombe aux mains des jihadistes. Dans son jugement, le tribunal correctionnel a jugé recevable les constitutions de parties civiles d'associations de victimes du terrorisme, qui voient dans cette affaire l'un des "rouages" des attentats qui ont ensanglanté la France les années suivantes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Football

Lausanne se joue de Zurich et se maintient

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Nathan Butler-Oyedeji a permis au LS de gagner et d'assurer sa place en Super League (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Lausanne a bien commencé le tour contre la relégation. A la Tuilière, les Vaudois ont dominé facilement Zurich 3-0 et se maintiennent en Super League.

L'après Peter Zeidler s'est bien passé. Sous la direction de Markus Neumayr et Migjen Basha, les Lausannois ont plié l'affaire dès les 45 premières minutes. Poaty à la 7e, puis Butler-Oyedeji (21e) à la suite d'une relance catastrophique du gardien zurichois ont mis les Vaudois sur orbite. A la 40e Roche a vu son tir dévié dans le but zurichois par un défenseur alémanique pour le 3-0. Le LS a ensuite contrôlé la rencontre en faisant le nécessaire pour ne pas suer trop en fin de partie.

Ne restait finalement plus qu'à suivre le résultat de l'autre rencontre entre GC et Lucerne pour savoir si le LS allait pouvoir valider son ticket en Super League. Menés 1-0 par les Sauterelles, les Lucernois ont retourné la situation en inscrivant deux buts par Spadanuda (57e et 82e) pour l'emporter 2-1. Ce succès lucernois fait que les joueurs de Suisse centrale sont eux aussi sûrs de disputer le championnat de Super League la saison prochaine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Pas de millionnaire samedi au tirage du Swiss Loto

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Lors du prochain tirage mercredi, 4,8 millions de francs seront en jeu. (archives) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante du Swiss Loto samedi soir. Pour empocher le gros lot, il fallait cocher les numéros 8, 13, 20, 21, 23 et 25. Le numéro chance était le 1, le rePLAY le 1 et le Joker le 556448.

Lors du prochain tirage mercredi, 4,8 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande.

https://jeux.loro.ch/games/swissloto/

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Les tracassets ont déferlé sur Epesses (VD) samedi

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Le public est venu en nombre samedi dans le vignoble du Lavaux pour assister au mythique Championnat du monde de tracassets. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les désormais mythiques tracassets vaudois ont pris d'assaut le village d'Epesses (VD) samedi lors de la 24e édition des Championnats du monde. Une quarantaine de bolides viticoles à trois roues ont participé à la compétition, fièrement apprêtés.

Avant la course à laquelle "les décors ne survivent pas toujours", les véhicules avaient rendez-vous dès 12h30 sur la place du village. Ici s'est tenue la première épreuve - ou parade -, qui récompense le plus beau tracasset.

Il y a toujours un "effet de surprise" à l'arrivée des tracassets, relève auprès de Keystone-ATS Vincent Guex, président du comité d'organisation. Décor, thème et détails ne se dévoilent qu'à ce moment-là. Le jury et le public attribuent chacun un prix.

Vers 14h15, les tricycles à moteur étaient sur la ligne de départ pour l'épreuve d'agilité. Trois, deux, un: que le meilleur arrive à bout du parcours sinueux, où couloirs étroits et virages doivent être maîtrisés le long du sentier de Creyvavers. Le challenge? "Bien viser", sourit l'organisateur.

Agilité avant tout

Contrairement à certaines éditions précédentes, ce n'est plus la notion de vitesse qui compte. Les équipages accumulent des points en s'adonnant à des activités en chemin, entre slalom, lancers de balles et "autres choses sympathiques pour interagir avec le public".

A noter que les équipes se composent d'au moins deux personnes. "Si le véhicule tombe en panne, il faut quelqu'un pour le pousser", fait remarquer Vincent Guex. Il n'est d'ailleurs pas si rare de voir des équipages de quatre personnes, même si le tracasset reste un petit véhicule, poursuit-il.

Samedi, les participants sont arrivés au bout du parcours en deux heures environ. Ciel bleu, soleil et ferveur populaire étaient au rendez-vous.

Longue tradition

Les engins à l'origine agricole, qui sont apparus dans la région de Perroy dans les années 1950, empruntent à la fois au tracteur agricole et à la pétrolette d'antan. A l'origine, les véhicules à trois roues atteignaient une vitesse de 18 km/h à plat.

Aujourd'hui, beaucoup de moteurs ont été remplacés et cette allure n'est plus aussi signifiante, relève le président d'organisation. Arpenter les "pentes pentues" du vignoble en terrasse reste la priorité.

Désormais ancré dans la culture populaire vaudoise, le championnat du monde des tracassets a été organisé pour la première fois à Cully en 1956. Plusieurs fois annulé et ressuscité depuis, l'événement est organisé tous les deux ans dans le Lavaux depuis 1991.

En 2024, l'événement avait aussi accueilli une quarantaine de véhicules et leur équipage. De quoi faire vivre pleinement cette tradition de la région.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Carac Festival: les talents artistiques des étudiants à l'honneur

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Le Carac Festival revient à l'Université de Genève du 27 avril au 24 mai pour une deuxième édition (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Après une première édition réussie en 2025, le Carac Festival revient à l'Université de Genève. Du 27 avril au 24 mai, ce festival culturel porté par les associations et troupes étudiantes propose des dizaines d'événements dans différents lieux. Ce rendez-vous s'adresse à la communauté universitaire et au grand public.

Au programme: du théâtre, de la danse, de la musique, du cinéma, et différents ateliers. La plupart des événements sont gratuits. Le coup d'envoi sera donné avec le vernissage d'une exposition réunissant les créations de plusieurs ateliers artistiques avec de la photographie, de l'aquarelle, du dessin, de la broderie, et de la céramique.

Le choeur de l'UNIGE se produira notamment le 3 mai au Victoria Hall. Il y aura aussi des soirées tango et de danses de salon, de l'improvisation théâtrale et du stand-up pour les humoristes. L'UNIGE compte près de 150 associations étudiantes actives dans de nombreux domaines. Ces structures ont pour but premier de favoriser l'échange et l'émulation au sein de l'institution.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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