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Ecoquartier lausannois: choix des espaces publics pour Près-de-Vidy

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Le futur écoquartier lausannois du site des Près-de-Vidy, au sud-ouest de la capitale vaudoise, est réparti en deux secteurs de part et d'autre de l'avenue du Chablais. Ici "Vidy La Romaine" et ses fouilles archéologiques (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le développement de l'écoquartier des Prés-de-Vidy à Lausanne franchit une nouvelle étape. Le projet lauréat pour les espaces publics de son secteur nord-ouest a été désigné. Il s'agit du projet "Jardin d'acclimatation" du bureau In Situ SA à Lausanne. Il a été choisi parmi huit projets reçus et six retenus pour le concours.

"Il a particulièrement séduit le jury avec une proposition marquée par la pertinence des propositions d'aménagement, la génération d'une identité forte à l'entrée du quartier et l'affirmation d'une ambition élevée en matière de biodiversité", indique mercredi la Ville de Lausanne dans un communiqué.

"En planifiant d'abord les espaces publics, ceux-ci deviennent l'ossature du futur quartier autour de laquelle s'organisera ensuite l'architecture des bâtiments. Cela permet de placer les enjeux climatiques au centre de la réalisation du quartier et réaffirmer le rôle des espaces publics dans le vivre ensemble", explique-t-elle.

Les projets du concours sont exposés du 3 au 12 juin, avec une présentation publique le 9 juin sur le site de l'établissement horticole à Lausanne.

En deux secteurs

Le futur écoquartier lausannois du site des Près-de-Vidy, au sud-ouest de la capitale vaudoise, est réparti en deux secteurs de part et d'autre de l'avenue du Chablais. Il accueillera quelque 2000 habitants et 1500 emplois à l'horizon 2032-2033. Réalisé en étroite relation avec le développement urbain de l'ouest du quartier de la Bourdonnette, ce quartier durable se situe à un emplacement stratégique du territoire lausannois.

Le premier secteur de l'écoquartier, nommé "Les Jardins de Vidy", se trouve sur le site de l'établissement horticole de la Ville de Lausanne. Il prévoit principalement des logements (400 logements de catégories variées pour environ 800 habitantes et habitants), des services publics et parapublics, quelques activités tertiaires et des commerces de proximité au rez-de-chaussée.

Un nouvel établissement scolaire est également prévu (il a fait l'objet d'un concours d'architecture en 2023). L'établissement horticole sera concentré mais maintenu, comme identité forte du quartier, selon la Ville.

Recherche d'investisseurs

Le plan d'affectation est actuellement en cours d'examen préalable. A l'instar des autres sites développés dans le cadre du projet Métamorphose, des investisseurs seront recherchés pour bâtir les bâtiments privés. Les espaces publics demeureront eux principalement gérés par la Ville. Le lancement des chantiers est prévu dès 2028. Les premiers habitants sont attendus dès 2032.

Le second secteur, nommé "Vidy La Romaine", se situe au sud de l'avenue du Chablais, sur le site archéologique. D'importantes fouilles archéologiques sont en cours. Les travaux préparatoires pourront débuter dès qu'elles seront achevées, à partir de 2029. Ce secteur accueillera ses premiers habitants à l'horizon 2032-33.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Travaux d'assainissement du pont de la gare à Morges

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Le chantier sur l'A1 à la hauteur de Morges a démarré en septembre 2025 et devrait se terminer en décembre 2027. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les travaux d'assainissement du pont autoroutier de la gare de Morges vont bon train. Datant de 1963, l'ouvrage de 110 mètres de long qui surplombe la rivière de la Morges et la rue de la Gare n'était plus conforme aux normes sismiques actuelles, n'était pas équipé de bandes d'arrêt d'urgence et connaissait des problèmes d'usure et d'étanchéité.

Le chantier sur l'A1 a démarré en septembre 2025 et devrait se terminer en décembre 2027, a indiqué mercredi l'Office fédéral des routes (OFROU), faisant un bilan intermédiaire des travaux. Ceux-ci avancent conformément au planning initial, assure-t-il. Au total, ce sont 20 millions de francs qui sont entièrement investis par la Confédération sur les presque deux ans et demi de ce chantier.

Outre les normes sismiques et la question des bandes d'arrêt d'urgence, les travaux consistent aussi à assainir le béton du tablier, atteint par des chlorures en raison de l'emploi de sel pour assurer le service hivernal. Des traces de corrosion au niveau des fers d'armature du béton et des gaines de précontraintes ont par ailleurs été constatées. Conséquence une perte de résistance de l'ouvrage.

Ralentissements et bouchons

Il fallait donc absolument intervenir sur l'étanchéité du tablier pour prolonger la vie de ce pont autoroutier sur l'A1, selon l'OFROU. Concrètement, les piliers du pont, les murs d'ailes et le tablier sont renforcés, les réseaux souterrains déplacés et la paroi antibruit côté Jura, datant de 1989, renouvelée à l'identique.

"Les principaux défis sont toujours de conserver le trafic de transit sur l'autoroute, garantir l'accès de l'ensemble des modes de transports à la gare de Morges, travailler aux abords des voies de chemin de fer dans un espace urbain restreint et réduire autant que possible l'impact du chantier sur les riverains", note l'OFROU.

Difficile toutefois d'éviter de forts ralentissements sur l'A1 en journée et des bouchons aux heures de pointe à la hauteur de Morges.

Plusieurs partenaires sont concernés par le projet. Il s'agit de la Ville de Morges, des CFF, des Transports de la région Morges-Bière-Cossonnay (MBC), du Canton de Vaud et de Romande Energie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Nouveau crédit accepté pour la "banane" à l'UNIL

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Les travaux d'extension de l'Unithèque ont démarré en 2020 (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil vaudois a validé un nouveau crédit pour la rénovation et l'extension de l'Unithèque, sur le campus universitaire lausannois. Ce troisième crédit additionnel pour la "banane" se monte à 10,7 millions de francs et vise à mettre le bâtiment en conformité, et notamment sa cuisine.

Les discussions mardi lors du premier débat ont été rapidement expédiées. Elles ont toutefois vu le PLR Guy Gaudard critiquer la succession des crédits supplémentaires pour ce projet, dont "la complexité a été largement sous-estimée". Il a dénoncé "un délire financier" et une facture finale "pharaonique".

Le conseiller d'Etat Frédéric Borloz a reconnu que ce chantier avait été "un serpent de mer". Il a rappelé que la conception du projet remontait à environ quinze ans, ce qui expliquait les écarts entre les prévisions initiales et la réalité. Il a affirmé qu'il s'agissait désormais de "finaliser" ce chantier.

Doubler les places

Pour mémoire, le projet vise notamment à doubler les places de travail à l'Unithèque qui passeront de 900 à près de 2000, ce qui en fera la plus grande bibliothèque de Suisse romande. L'extension concerne aussi le stockage des livres et le restaurant. Le site est agrandi derrière le bâtiment actuel, qui a la forme d'une banane, d'où le surnom historique du bâtiment construit en 1983.

Le crédit d'ouvrage, d'un montant de 54,7 millions, a été voté en 2019 par le Grand Conseil. Deux crédits additionnels (5,8 millions et 2,1 millions) ont ensuite été nécessaires, avant celui de 10,7 millions validé mardi. En ajoutant le crédit d'étude (7,2 millions) et une subvention fédérale de 17,6 millions, la facture finale atteint environ 98 millions.

Selon le dernier planning, la fin des travaux de modernisation est attendue pour décembre prochain, tandis que la mise en exploitation complète est programmée pour avril 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les députés vaudois ne veulent pas toucher aux chats du canton

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Les députés vaudois ne veulent pas limiter la population de chats dans le canton (image symbolique). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le Grand Conseil vaudois ne souhaite pas entraver les chats du canton. Sa majorité de droite a refusé mardi un postulat qui demandait de réfléchir à des mesures pour réduire l'impact du félin sur l'environnement.

Porté par Mathilde Marendaz (Ensemble à gauche - POP) et Sébastien Humbert (Vert'libéraux), ce postulat évoquait "la menace" du chat sur la biodiversité, notamment par ses attaques sur les oiseaux et les bactraciens.

Se référant à des études récentes, le texte soulignait ainsi que les 1,7 million de chats recensés en Suisse tueraient chaque année 30 millions d'oiseaux et un demi-million de reptiles et d'amphibiens.

Pour les postulants, les chats, et plus précisément leurs litières, posent aussi un problème environnemental. Des litières minérales qui constituent entre 5% et 10% des mâchefers (les résidus des déchets incinérés), ce qui représente entre 40'000 et 80'000 tonnes par année de déchets en Suisse.

Le postulat demandait au Conseil d'Etat d'étudier la faisabilité de diverses mesures, comme l'enregistrement obligatoire des chats ou des limitations en matière d'importation et d'élevage. Il préconisait aussi, entre autres, de promouvoir le recours aux litières végétales.

Pas sérieux

Adopté à l'unanimité (moins une abstention) en commission, le postulat s'est heurté mardi au bloc PLR-UDC. "Ce postulat, 'chat' va pas le faire", a ironisé Xavier de Haller, mettant en doute "le sérieux" et "l'application" des mesures évoquées dans le postulat.

Comme le député PLR, plusieurs élus de droite ont particulièrement tiqué sur l'une des mesures listées dans le texte, à savoir l'instauration de couvre-feux nocturnes pour les chats.

Des députés de gauche ont relevé qu'il ne s'agissait que d'une "panoplie de mesures" et qu'il reviendrait au Conseil d'Etat de sélectionner les meilleures solutions, mais la majorité de droite n'a pas été convaincue. Evoquant même "une perte de temps", elle a demandé à abréger les débats et à passer au vote. Celui-ci s'est conclu par un refus du postulat par 63 voix, contre 57 "oui" et huit abstentions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les députés pour la souveraineté alimentaire dans la constitution

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L'initiative mise sur les petites exploitations locales pour éviter de dépendre de produits agricoles venant de l'étranger (image prétexte). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le Canton de Vaud pourrait inscrire le principe de souveraineté alimentaire dans sa constitution. Les députés ont accepté mardi la prise en considération d'une initiative parlementaire en ce sens, déposée par l'élu de la gauche radicale Vincent Keller.

Sensible à la cause de la paysannerie suisse en difficulté face à la concurrence internationale, inquiet des conséquences pour la population d'une dépendance à des produits agricoles venant de l'étranger et constatant la volonté croissante de la population de consommer local, de qualité et sans agrochimie, l'initiant estime que les petites exploitations agricoles locales constituent la solution.

Pourtant, entre 1980 et 2017, le nombre d'exploitations agricoles a été divisé par deux en terres vaudoises, tandis que leur taille moyenne a doublé. "En 1980, notre canton comptait 7478 exploitations d'une taille moyenne de 14,7 hectares. En 2017, seules 3628 exploitations d'une taille moyenne de 29,9 hectares subsistent", peut-on lire dans le texte déposé.

"Réponse concrète"

Dans cette optique, le texte propose d'inscrire la souveraineté alimentaire dans la constitution, notamment afin de garantir l'accès de toute la population à des aliments de qualité, de soutenir une production indigène variée et durable, de mettre fin à la perte des terres agricoles et d'accroître le degré d'auto-suffisance.

Cette initiative constitue "une réponse concrète à la détresse du monde agricole" et "un soutien indispensable" aux mesures prises en la matière par le Conseil d'Etat, a plaidé Vincent Keller (EP). La modification de la constitution permettrait en effet de "renforcer la base légale pour que les moyens soient durablement mis à disposition", a-t-il déclaré.

"Schnapsidee"

Les Verts et les socialistes soutenaient le texte, y voyant "un soutien clair au monde agricole". Le PLR et l'UDC demandaient, eux, de le refuser.

Le libéral-radical Loïc Bardet a qualifié l'initiative de "Schnapsidee ", ou une idée folle. D'une part, la politique agricole se décide surtout à Berne, d'autre part, le texte finirait par imposer de nouvelles contraintes, a-t-il estimé.

Plusieurs députés agriculteurs ou paysans se sont prononcés contre le texte, l'estimant idéaliste et impossible à concrétiser ou craignant qu'il ne porte atteinte à leur liberté entrepreneuriale. D'autres y voyaient, en revanche, l'opportunité de favoriser des circuits plus courts entre le champ et l'assiette et d'oser affirmer le droit de chacun à une alimentation correcte.

Le Vert'libéral Jerome de Benedictis a attiré l'attention du plénum sur le fait qu'une exploitation agricole disparaît tous les dix jours dans le canton. "Ce chiffre devrait nous choquer et nous obliger à intervenir le plus rapidement possible". Il s'est donc dit en faveur du texte.

Adhésion du Conseil d'Etat

La conseillère d'Etat en charge de l'agriculture, Valérie Dittli, a pour sa part invité à ne pas confondre "sécurité alimentaire" et "souveraineté alimentaire", rappelant que la première consiste à "produire assez" et la seconde à "faire nos propres règles agricoles".

Elle a déclaré que, sur le fond, le Conseil d'Etat adhérait déjà au contenu de l'initiative au moyen de plusieurs politiques publiques, notamment en matière de restauration collective. Elle a invité les députés à se prononcer sur la forme qu'ils souhaitaient donner à cette adhésion, et précisé qu'en cas de prise en considération de l'initiative, le gouvernement pourrait proposer un contre-projet.

La commission recommandait le classement du texte par 4 voix contre 4, avec la voix prépondérante de la présidente. Au moment du vote, les députés n'ont toutefois pas suivi cet avis, acceptant la prise en considération de l'initiative par 70 voix pour, 66 contre et aucune abstention.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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