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Culture

Annecy 2026: l’animation suisse s’affiche sur la scène mondiale

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Le réalisateur genevois Georges Schwizgebel, le grand maître du cinéma suisse d'animation, présentera à Annecy "The Picture of Dorian Gray", son dernier film, une adaptation libre et picturale du roman d’Oscar Wilde. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La Suisse sera largement représentée au Festival international du film d’animation d’Annecy, du 21 au 27 juin, avec six ½uvres sélectionnées. Plusieurs Romands et Tessinois comme Georges Schwizgebel, Marcel Barelli et Gilles Jobin ne manqueront pas ce rendez-vous.

Dans la compétition officielle, le réalisateur genevois Georges Schwizgebel, - "le grand maître du cinéma suisse d'animation", selon Christian Gasser, journaliste, curateur et enseignant en cinéma d'animation à la haute école de Lucerne -, présentera "The Picture of Dorian Gray", son dernier film, adaptation libre et picturale du roman d’Oscar Wilde. Fidèle à son style en animation peinte, il poursuit ici une ½uvre explorant le temps, la matière et la transformation des images.

La même section accueillera la première mondiale de "Cartoon Physics", coproduction entre la France, la Suisse et les Pays-Bas, soutenue côté suisse par Hélium Films (Genève). Le film en stop-motion du duo américain Ru Kuwahata et Max Porter adapte un poème de Nick Flynn et explore, à travers la relation mère-fille, la fragilité des liens familiaux et du souvenir, lit-on sur le site de Swiss Films.

Film réalisé à Lausanne

Dans la section Jeune public, trois courts métrages suisses sont retenus. Le Lausannois Antonin Niclass présente "Vers la forêt", film en stop-motion situé dans un atelier d’animation où des marionnettes prennent vie. Le film, produit par Milos Films, est réalisé à Lausanne. Le Genevois Zoltán Horváth signe "Cosmonaute", une fiction animée autour d’un voyage spatial intime, tandis que le court-métrage de l'Allemande Lena von Döhren, installée à Lucerne, "Bats & Bugs", retenu à la dernière Berlinale, complète la sélection.

Dans la section Off-Limits, dédiée aux formes expérimentales, le film de diplôme "Symbionts" du réalisateur néerlandais basé en Suisse Quirijn Dees, formé à la Haute école de Lucerne – Design Film Art, propose une réflexion sensorielle sur les relations symbiotiques entre corps et environnement.

Le festival met également en avant plusieurs projets en développement. "Ogresse", long métrage d’animation inspiré de contes et de récits oraux, est porté par la réalisatrice belge Lia Bertels et la chanteuse et compositrice américaine Cécile McLorin Salvant. Le projet, en coproduction, implique la Suisse via Hélium Films (Genève).

"Seraphine", de la Française Sarah Van Den Boom, associe également une production suisse avec Nadasdy Film (Genève). Le film propose une fable intime autour de la mémoire et de la perte. Le projet immersif "Hide & Seek" de la réalisatrice suisse Fabienne Giezendanner, basée à Genève, explore quant à lui les frontières entre jeu vidéo et cinéma interactif.

A la croisée de la danse et des arts numériques

Au marché professionnel, les Mifa Pitches mettront en avant deux autres projets helvétiques: "Hermien" du réalisateur tessinois Marcel Barelli, connu pour ses films engagés autour de la relation entre humains et nature, et "Marta Becket's Death Valley" du chorégraphe genevois Gilles Jobin, projet immersif à la croisée de la danse et des arts numériques.

Swiss Films participera notamment au Déjeuner de coproduction francophone. La productrice genevoise Sereina Gabathuler (Roundabout Film) défendra le projet "Amada Libertad" de Celina Escher, un documentaire d’animation, centré sur une femme confrontée à l’incarcération et à la séparation d'avec sa famille. La productrice Clémence Pun (Hélium Films, Genève) présentera elle "Au revoir blaireau", projet télévisé destiné au jeune public.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Locarno récompense le maquilleur Rick Baker de "Thriller"

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Des fans du chanteur américain Michael Jackson avaient tenté de battre un record du plus grand nombre de personnes dansant "Thriller" simultanément à Barcelone pour célébrer l’anniversaire du " roi de la pop", décédé le 25 juin 2009 à l'âge de 50 ans. (© KEYSTONE/EPA/TONI GARRIGA)

Le Festival du film de Locarno va remettre un prix au maquilleur américain Rick Baker, qui a transformé Michael Jackson en zombie dans "Thriller". Sept fois oscarisé, le pionnier des effets spéciaux sera honoré le 12 août sur la Piazza Grande et présentera deux films.

Au fil de sa carrière, Rick Baker a, en plus de Michael Jackson, métamorphosé Jim Carrey dans "The Grinch". Il a aussi donné vie à des loups-garous et des créatures hyperréalistes qui ont marqué plusieurs générations de spectateurs.

Pendant le festival, l’artiste présentera deux ½uvres marquantes de sa carrière: "An American Werewolf in London" (1981), où un étudiant se transforme en loup-garou, et "The Nutty Professor" (1996), comédie sur un professeur timide qui invente une potion le transformant en alter ego extraverti. Ces projections permettront de revenir sur une filmographie qui a profondément marqué le cinéma de genre, mais aussi celui d'Hollywood.

Un imaginaire pour plusieurs générations

Entre ses débuts dans les années 1970 et ses créations les plus complexes, Rick Baker a "transformé l’art du maquillage et des effets spéciaux". Dans un communiqué du Festival jeudi, le directeur artistique du festival Giona A. Nazzaro souligne que "Rick Baker, visionnaire et avant-gardiste, a ouvert de nouvelles voies à l’imaginaire des générations suivantes".

Le Vision Award, soutenu par Ticinomoda, distingue des personnalités ayant contribué à renouveler l’imaginaire cinématographique. Il a déjà récompensé des artistes issus de nombreux métiers du cinéma, des effets spéciaux à la musique en passant par la photographie.

La 79e édition du Festival du film de Locarno se déroulera du 5 au 15 août prochain.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

L'Opéra de Chambre de Genève devient l'Opéra populaire de Genève

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L'opéra de chambre de Genève change de nom (Photo prétexte). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'Opéra de Chambre de Genève (OCG) change de nom pour ses 60 ans et aura un nouveau directeur. Luc Birraux pilotera le nouvel Opéra populaire de Genève (OPG), a annoncé jeudi l'institution.

Le nouveau directeur "veut faire de l'opéra un acte collectif". Il parle d'un "honneur" mais aussi d'une "responsabilité".

"Nous avons voulu donner un nouveau souffle, une nouvelle énergie", a affirmé de son côté la présidente de l'association, Catherine Ming. L'opéra veut associer des artistes internationaux à des personnes habituellement éloignées de cet écosystème, sur scène comme en salle.

Le nouveau directeur veut aussi investir avec des oeuvres des sites remarquables de la ville.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

L'Usine à Gaz à Nyon dévoile une programmation riche et engagée

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Karine Grasset, directrice générale et artistique de l'Usine à Gaz à Nyon, et son équipe ont présenté mercredi le programme de la nouvelle saison, 2026-2027 (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'Usine à Gaz à Nyon (VD) a dévoilé mercredi le programme de sa saison 2026-2027. Au menu, trois créations, un artiste associé, de grands noms de la scène contemporaine, des rendez-vous musicaux dévoilés tout au long de la saison et un nouveau temps fort consacré au cirque. La saison démarre le 12 septembre prochain.

"Cette nouvelle saison célèbre les récits d'aujourd'hui, les héroïnes, la pop culture et les artistes qui imaginent de nouvelles façons d'habiter le monde", ont indiqué mercredi les responsables de la programmation. Celle-ci se veut "engagée, foisonnante et résolument contemporaine", ont-ils ajouté, proposant du théâtre, de la danse, du cirque, de l'humour et des musiques actuelles.

La programmation musicale sera dévoilée progressivement afin d'accompagner le rythme des musiques actuelles. Parmi les temps forts déjà annoncés figurent le concert intimiste d'Emily Loizeau, le retour de Chassol, plusieurs vernissages d'albums ainsi que des soirées électroniques imaginées avec différents collectifs. Les festivités du Nouvel An seront aussi révélées au fil de la saison.

"Pour Britney" Spears

Pour cette nouvelle saison, l'Usine à Gaz accompagne trois nouvelles productions qui "témoignent de la diversité des écritures scéniques d'aujourd'hui". "Le Procès de Jeanne Bloch" ouvre cette série de créations en octobre. Ecrite par François Hien et portée par la compagnie L'Harmonie Communale, cette pièce imagine une France basculée dans un régime autoritaire où une ancienne Première ministre est jugée pour trahison.

En janvier 2027, l'artiste associé Kiyan Khoshoie présentera "Body Electric", nouvelle création chorégraphique développée avec l'Usine à Gaz. Après une saison entière d'ateliers de mouvement menés auprès du public, le chorégraphe suisso-iranien réunit des interprètes venus d'horizons différents pour explorer un geste universel: danser ensemble.

En février, "Pour Britney", mis en scène et interprété par Sarah Calcine d'après le roman de Louise Chennevière, poursuit cette réflexion sur les représentations contemporaines. A travers la figure de Britney Spears, le spectacle "dépasse le récit biographique pour questionner le regard porté sur les femmes, la fabrication des icônes populaires et l'influence durable des images médiatiques sur toute une génération".

"Sacre du printemps" revisité

La saison 2026–2027 explore les histoires d'héroïnes, les rapports de pouvoir, les références à la culture populaire et les récits de celles et ceux qui cherchent à transformer le monde, soulignent encore les responsables des lieux.

Le théâtre fera dialoguer grands textes et nouvelles écritures avec notamment "Mesure pour Mesure" de William Shakespeare, le triptyque "J.C., Céline et Pedro" de Juliette Navis en ouverture de saison, et les spectacles de Laura Chaignat et Tiphanie Bovay-Klamet. Huit propositions seront particulièrement destinées au jeune public.

La danse sera également à l'honneur avec une nouvelle interprétation du "Sacre du printemps" signée Daniel Larrieu. Enfin, le cirque contemporain occupera une place importante jusqu'à un nouveau temps fort organisé en fin de saison en partenariat avec l'Elastique Citrique, le far° et la galerie Focale, dont la programmation sera dévoilée début 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Neuchâtel: le Musée d'ethnographie ouvre la porte aux skateurs

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L'exposition "Skate of Mind" montre les graphismes de planches de skateurs qui n'hésitent pas à bousculer les convenances jusqu'à l'extrême. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les skateurs pourront pratiquer leur art dans un musée à Neuchâtel. Le Musée d'ethnographie propose dès vendredi une exposition sur le skate, qui permettra aux visiteurs de "rider" sur différents modules qui évolueront au gré des ateliers d'auto-construction.

"Un des objectifs de cette exposition est de pousser des jeunes et des personnes qui n'entrent pas forcément dans les institutions muséales à se déplacer", a déclaré à Keystone-ATS Aurélie Carré. La directrice du Musée d'ethnographie de Neuchâtel (MEN) présente sa première grande exposition depuis qu'elle est à ce poste en octobre 2024.

"Ce laboratoire à mobilité augmentée n'est pas juste une coquetterie. Si l'on veut mettre en scène du patrimoine culturel, il faut que le processus soit vivant et collaboratif", a ajouté la directrice.

L'exposition "Skate of mind" est aussi destinée aux non-initiés. Ces derniers pourront par exemple découvrir l'histoire de ce sport et le tester sans risque de chute avec un simulateur embarqué "collector" - il en reste que deux en Europe- d'un jeu de 1987.

Le premier brevet pour un skateboard date de 1962. La planche a séduit rapidement les jeunes Bâlois, pionniers en Suisse, qui se sont approprié la fontaine aux plans inclinés du Bruderholzspital. La culture skateboard est souvent érigée au rang d’art de vivre et revendique une place à part, entre sport, art, éthique et philosophie.

Après le succès en 1985 du film "Retour vers le futur", le skateboard gagne en popularité. Cette médiatisation accrue cristallise le stéréotype d'un skateur jeune, blanc, d'un bon niveau socio-économique et jouissant d'une liberté sans limites. Dans les années 1990, le skate est au creux de la vague, ouvrant la voie à une tendance punk, une image d'irrévérence qu'il entretient toujours.

Le skate de plus en plus féminin

"Si le skate reste un milieu à prédominance masculine, les filles y sont de plus en plus visibles et revendiquent de plus en plus le droit d'occuper aussi un espace public", a expliqué Aurélie Carré. Des ONG y travaillent. A Kaboul, le skate est un prétexte pour faire l'école aux filles. En Bolivie, un collectif de femmes autochtones skatent en détournant leur costume traditionnel.

Faisant une large place à la culture visuelle, l’exposition explore le skater’s eye, cette lecture singulière de l’environnement en quête inlassable de nouveaux spots. Pour l'exposition, Fred Mortagne révèle le potentiel des "toblerones", ces obstacles antichars dont la silhouette bétonnée hante les frontières suisses.

Le skateur finlandais Jaakko Ojanen les a domptés sous l'oeil du photographe français. Le Fribourgeois Yves Marchon en a tiré un documentaire, intitulé "Shapes of Resistance".

Le photographe zurichois Alan Maag va aussi présenter son travail où il pense le skateboard comme un miroir qui révèle la part artistique et philosophique de notre monde.

50 planches collector à vendre

A l'image du skate, où l'innovation est reine et où copier une figure déjà validée sur un spot est exclue, le musée veut montrer avec "Skate of mind" que le patrimoine du skateboard réside dans la réactivation constante des espaces par ses pratiquants. Des sessions skate pour enfants ou pour personnes plus avancées sont prévues. Le MEN a édité également 50 planches de skateboard collector, qui seront vendues sur place.

L'exposition a été réalisée en collaboration avec le projet de recherche "Santé et urbanisme participative: la gouvernance des projets de skateparks “Do It Yourself” et leur contribution au bien-être des jeunes" de la Haute Ecole de travail social de Fribourg et de la Haute Ecole de gestion Arc de Neuchâtel.

Le vernissage de l'exposition, qui se tient jusqu'au 7 mars 2027, aura lieu vendredi soir, tout comme celui de "Chroniques anthropiques". Cette dernière est le fruit d’une collaboration avec l’Académie de Meuron et prendra place dans le parc fraîchement rénové.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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