Suisse
Condamné pour avoir volé les sacs Vuitton de sa sous-locataire
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Un homme s'était introduit dans le logement de sa sous-locataire dans l'Est vaudois pour lui dérober une valise Vuitton et un sac de la même marque, ainsi qu'une bague. Il a été reconnu coupable de vol et de violation de domicile et condamné à de la prison ferme.
Dans son expédition de fin d'année - le vol ayant été commis au Nouvel-An 2021 - l'homme avait procédé à l'inverse du Père Noël: il s'était introduit dans le logement, non pas pour y déposer des cadeaux, mais pour au contraire y dérober de nombreux objets.
Le butin de son expédition s'élève au total à plus de 10'000 francs. Le Tribunal fédéral a confirmé dans un arrêt publié mardi la peine de cinq mois de prison ferme prononcée par le Tribunal cantonal vaudois en 2025. Cette peine est complémentaire à une sanction prononcée par le Tribunal cantonal en 2023, et ce déjà pour des infractions similaires.
Les juges ont retenu qu'en 2021 l'homme avait pénétré sans droit dans le logement de sa sous-locataire en utilisant une clé de l'appartement qu'il avait gardée. Il savait en effet que la jeune femme était de sortie pour les fêtes. La sous-locataire, en rentrant de sa soirée du Nouvel-An, n'avait pu que constater, en pleurs, qu'on lui avait tout volé, selon le témoignage du concierge.
A ce moment-là, elle soupçonnait déjà son logeur. Elle avait cru ses soupçons confirmés quand elle avait découvert que son logeur avait posté sur Internet des photos de sa fille assise devant une valise Vuitton. Elle avait alors demandé à la police de procéder à une perquisition du domicile de l'homme qu'elle soupçonnait, ce que le Ministère public lui avait refusé .
La sous-locataire volée a tenté de se venger
Elle s'était ensuite lancée dans une rocambolesque expédition pour tenter de récupérer ses biens. Elle n'avait pas hésité à utiliser les grands moyens dans sa tentative de se faire justice elle-même. Et ce, de manière clairement disproportionnée, si l'on en croit la condamnation pour tentative de meurtre que la violence de l'expédition punitive lui a value.
Le logeur a toujours nié avoir commis les vols: il prétend ainsi avoir perdu les doubles des clés de l'appartement. Le concierge a témoigné avoir aperçu la voiture du logeur, tous feux allumés, le soir du vol. Le logeur a alors prétendu avoir promené son chien, alors qu'il n'habitait plus le quartier à cette époque.
Démenti de la soeur: pas sa valise
Quant aux photos postées sur Internet, il a affirmé que la valise appartenait à sa soeur, ce que cette dernière a nié. Le logeur avait alors argué, sans le prouver, que sa soeur avait une tumeur au cerveau, ce qui expliquerait son démenti.
Le Tribunal cantonal a finalement établi être en présence d'un faisceau d'indices qui lui permettait, au-delà de tout doute, de retenir que c'était bien le logeur qui avait pénétré dans le logement de sa sous-locataire pour lui dérober des objets de luxe. Le Tribunal fédéral a confirmé sur toute la ligne le point de vue des juges cantonaux.
L'arrêt du TF ne précise pas si la sous-locataire a pu récupérer ses biens de luxe. Il semblerait que non, car les juges cantonaux ont estimé que le logeur devait rembourser le montant des larcins à sa victime.
Le logeur indélicat n'en était pas à son premier appartement visité. Entre 2015 et 2023, il a commis pas moins de six infractions, dont quatre pour des faits similaires de vols et de violations de domicile. Le Tribunal fédéral ne précise pas s'il s'attaquait uniquement à ses sous-locataires.
(arrêt 6B_98/2026 du 19 mai 2026)
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Sans-abris: pourquoi certains choisissent la rue ?
Il y a quelques semaines, des images de sans-abri dormant dans le passage souterrain de la gare de Lausanne ont marqué les esprits. Si beaucoup choisissent les structures d'accueil , d'autres font le choix de rester dehors. C'est ce qu'ils confient à l'Équipe mobile d'urgences sociales d'Unisanté. Marie Dubois, travailleuse sociale et responsable adjointe à l'EMUS, décrypte les réalités du terrain.
Vous avez vu ces images il y a quelques semaines. Des sans-abris qui dorment dans un des passages sous-terrain de la gare de Lausanne, comme dans d'autres lieux. Si certains choisissent de se rendre dans des hébergements d’urgence, d’autres préfèrent rester en rue. C’est ce qu’ils confient à l’Équipe Mobile d’Urgences Sociales d’Unisanté, une équipe de seize personnes déployées sur le terrain dans le canton de Vaud. Leurs missions : prendre en charge des personnes en situation de vulnérabilité, de détresse sociale ou de crise psycho-sociale.
La vie en collectivité, un frein à l'hébergement
Pour les collaborateurs de l'Équipe mobile d'urgences sociales (EMUS) d'Unisanté, le refus d'intégrer une structure d'accueil est une réalité bien connue. La vie collective, les horaires stricts ou encore l'impossibilité de loger les couples sous un même toit figurent parmi les freins les plus fréquemment rapportées par les sans-abris:
«Les hébergements d'urgence sont des structures collectives. Il faut accepter de dormir avec plusieurs personnes qui se retrouvent aussi avec de multiples difficultés, sociales et psychiques.»
Face à cette problématique, des réflexions sont actuellement menées par la Ville de Lausanne afin d'organiser l'ouverture d'un établissement d'accueil exclusivement réservé aux femmes, permettant ainsi de garantir leur sécurité et de répondre à une demande de non-mixité souvent exprimée sur le terrain.
Seize professionnels sur le terrain vaudois
Pour aller à la rencontre de cette population qui échappe parfois aux structures traditionnelles, l'EMUS s'appuie sur une équipe de 16 personnes. Ces professionnels interviennent en binômes, toujours composés d'un travailleur social et d'un infirmier, afin d'offrir une réponse globale, à la fois sociale et sanitaire.
Lorsque l'équipe n'est pas directement appelée, elle fait des patrouilles. Un travail de prévention indispensable sur le terrain, comme l'explique Marie Dubois.
« L'objectif des patrouilles, c'est de chercher des personnes qui sont en rue, qui dorment à l'extérieur, qui sont installées. L'objectif, c'est de savoir si ces personnes connaissent le réseau (...) et de savoir quels sont leurs besoins.»
Pour l'EMUS, l'efficacité de ce réseau repose aussi sur la centralité des infrastructures. L'équipe rappelle qu'il est essentiel que les structures d'accueil destinées aux personnes sans-abris soient facilement accessibles et impérativement situées au centre-ville pour maintenir ce lien de proximité.
Un «mille-feuille» de difficultés psychosociales
Les équipes d'Unisanté sont quotidiennement confrontées à des situations de grande vulnérabilité où s'entremêlent précarité matérielle, trajectoires de vie brisées et atteintes à la santé. Différentes problématiques au caractère indissociables, souligne Marie Dubois.
"C'est de toute façon un mille-feuille de problématiques qui s'accumulent et qui ont amené à la situation dans laquelle ils se trouvent actuellement."
L'EMUS collabore activement avec le réseau sanitaire vaudois, notamment la psychiatrie du CHUV. Sur le plan pratique, l'équipe rappelle également des règles fondamentales mais parfois méconnues: les hébergements d'urgence sont gratuits, ouverts sept jours sur sept, et les chiens y sont acceptés. Les accueils sont inconditionnels. La priorité est donnée au personnes bénéficiant un titre de séjours, aux femmes, aux personne de plus de 65 ans et si la situation de santé l'exige.
Interview réalisée par Sophie Vassutine
Adaptation web avec IA
Vaud
Affichage publicitaire: autonomie des communes vaudoises renforcée
Le Grand Conseil vaudois s'est prononcé mardi en faveur d'une plus grande autonomie des communes en matière de d'affichage publicitaire. Elles pourront par exemple refuser des affiches publicitaires commerciales sur leur territoire, exception faite à l'affichage politique en période d'élections ou de votations.
Cette réforme soumise au Parlement par le Conseil d'Etat était une réponse à une motion du député écologiste David Raedler, acceptée en mars 2023. Elle modifie de facto la loi sur les procédés de réclame (LPR), datant de 1988 et qui contraignait notamment les communes à octroyer un emplacement pour l'affichage publicitaire si elles en recevaient la demande du Canton.
"Il faut redonner aux communes, les plus proches du terrain, leur autonomie sur l'affichage publicitaire", a plaidé l'élu. Cette révision supprime par exemple leur obligation d'autoriser au minimum un ou plusieurs emplacements d'affichage publicitaire. Elle donne aux communes qui le souhaitent la liberté de bannir totalement la publicité de leur territoire, sur le domaine public, mais aussi sur le domaine privé visible depuis le domaine public.
Distinction tiers/propre
Avec cette précision: la motion Raedler et le projet gouvernemental concernent la publicité pour compte de tiers, c'est-à-dire une publicité pour un produit, une destination, une activité, etc, qui n'est pas en lien avec le lieu sur lequel est donnée la prestation.
En clair, l'enseigne d'un commerce (soit la publicité pour compte propre) sera toujours autorisée, avec des limites de taille, de protection du paysage et du milieu bâti. Vendre sa marque car le commerce a une activité à cet endroit-là ne pourra ainsi pas être interdit.
Par ailleurs, en période d'élections ou de votations, les communes doivent autoriser un ou plusieurs emplacements, réservés à l'affichage lié à l'exercice des droits politiques.
Impacts sur la faune
Ces adaptations législatives permettent par ailleurs de mettre la LPR en conformité avec la loi sur la protection du patrimoine naturel et paysager. L'objectif est d'encadrer davantage l'impact des publicités lumineuses sur la faune et les atteintes au patrimoine naturel et paysager.
Pour rappel, la possibilité de limiter l'affichage commercial avait été jugée légale par le Tribunal fédéral (TF). Selon un arrêt rendu en mars 2021 dans le cadre de l'initiative communale "Genève Zéro pub" - refusée en votation -, le TF avait relevé que les libertés économiques et d'expression étaient garanties par d'autres moyens de communication, notamment sur internet.
A noter qu'un deuxième débat, non demandé directement après la première lecture, sera encore nécessaire prochainement pour valider définitivement le vote du jour.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Offre réduite des Transports publics genevois à cause des bouchons
Les Transports publics genevois (TPG) réduisent leur offre jusqu'à la fin du service mercredi soir. En cause: les embouteillages à proximité des sept uniques postes frontières ouverts entre le canton et la France, en raison de la tenue du Sommet du G7 à Evian-les-Bains (F).
Les mesures de sécurité ont des conséquences sur le réseau des TPG depuis lundi, a indiqué mardi la régie publique autonome. Malgré le déploiement de l'horaire vacances, les TPG réduisent encore plus leur offre afin de ne pas surcharger le trafic, assurer de meilleures cadences et faciliter la gestion du réseau en temps réel selon les situations rencontrées, écrivent-ils.
Le nombre de véhicules en circulation en même temps sur le réseau passe ainsi de 430 à 400. Cette mesure concerne les lignes 5, 6, 8, 19, 20, 22, 23, 25 et 28 qui ont été particulièrement touchées lundi en fin d'après-midi, ainsi que les lignes de tram 12 et 17.
Des lignes transfrontalières qui ne sont pas interrompues à cause des fermetures de douanes sont aussi impactées. La ligne 80, qui va jusqu'à Saint-Julien-en-Genevois (F), n'est désormais exploitée qu'entre Bel-Air et le Bachet-de-Pesay. Dans le secteur de la douane de Meyrin-CERN, d'importantes perturbations affectent la ligne de tram 18 et les lignes de bus 57, 67, 68 et 71.
"D'autres mesures pourraient être prises en fonction du trafic", a souligné Isabel Pereira, porte-parole des TPG. Les 25 postes de douanes exceptionnellement fermés rouvriront dans la nuit de jeudi à vendredi au plus tard. Les délégations présentes au Sommet du G7 doivent repartir mercredi par Genève Aéroport.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Les députés ne veulent pas la semaine à 4 jours de travail
Le Grand Conseil vaudois ne veut pas tester la semaine de quatre jours au sein de l'administration cantonale. Le postulat qui demandait un essai-pilote pour une semaine raccourcie sans baisse de salaire, ainsi qu'une étude scientifique pour évaluer ses effets, a été recalé mardi par la majorité de droite.
Lancée par la popiste Céline Misiego, l'idée consistait à observer les possibles avantages d'une semaine de quatre jours (maximum 35 heures de travail) pour le personnel, en matière notamment de réduction de stress et fatigue. Il s'agissait aussi d'évaluer les répercussions sur la satisfaction au travail, la productivité, la répartition des tâches ménagères ou encore les émissions de CO2 liées aux déplacements.
Ce postulat a donné lieu à un débat de près de deux heures avec, comme attendu, une vision diamétralement opposée entre la droite et la gauche. Les élus du PS et des Vert-e-s ont jugé qu'il était pertinent d'examiner "une nouvelle forme de travail", de repenser "l'équilibre entre vie professionnelle et privée". A plusieurs reprises, ils ont souligné que ce postulat ne demandait pas "une révolution", mais seulement de "tester" une autre manière de travailler.
La droite a opposé plusieurs arguments, notamment que des semaines à quatre jours ne seraient pas applicables dans de nombreux secteurs, que cela soit dans le public ou le privé. Cette mesure serait d'autant moins adaptée aux branches qui souffrent déjà d'une pénurie de main-d'oeuvre. D'autres ont évoqué une hausse de salaire "déguisée", sachant que l'on pourrait travailler moins mais en gagnant autant.
Inégalité de traitement
La conseillère d'Etat Nuria Gorrite, en charge des ressources humaines, s'est aussi opposée à ce postulat. Et notamment sur le fait qu'il faudrait inévitablement engager du personnel supplémentaire. "Baisser les heures de certaines personnes sans embauche en parallèle péjorerait le travail des autres collaborateurs et mettrait en péril les prestations offertes à la population", a-t-elle estimé.
La socialiste a aussi mis en garde contre "des inégalités de traitement" au sein de l'administration, si certains de ses employés bénéficiaient de semaines à quatre jours et d'autres pas.
Elle a également relevé que la Ville de Zurich, qui avait lancé un tel test en 2023, avait depuis "interrompu cette expérience". Et d'ajouter que cette même Ville de Zurich avait calculé qu'il fallait 1500 employés supplémentaires pour mettre en pratique cette mesure, soit des dépenses d'environ 110 millions de francs.
Au vote, le postulat de Céline Misiego a été refusé par 77 députés, contre 61 voix favorables.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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