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Moderna prêt à dégainer rapidement avec son vaccin en Suisse

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Le laboratoire américain Moderna Therapeutics a revendiqué lundi des résultats prometteurs pour son vaccin expérimental contre le Covid-19. (Image d'illustration - ©KEYSTONE/EPA/EFE/SEBASTIAO MOREIRA)

Une semaine après son concurrent Pfizer, le laboratoire américain Moderna Therapeutics a revendiqué lundi des résultats prometteurs pour son vaccin expérimental contre le Covid-19, qui sera produit en grande partie par le biochimiste bâlois Lonza. Le marché suisse pourrait être servi au 1er semestre 2021.

Le vaccin ARNm-1273 présente une efficacité de 94,5%, a annoncé lundi Moderna, se basant sur une première analyse intermédiaire de l'étude clinique avancée en cours. Le laboratoire du Massachusetts assure avoir ainsi rempli le critère primaire d'évaluation fixé pour ce volet de recherche.

La semaine dernière, son compatriote Pfizer avait revendiqué une efficacité de 90% pour le candidat vaccin découvert par l'allemand Biontech.

Dans le cas de Moderna, sur les 95 contaminations observées au cours de l'étude, 90 l'ont été dans le groupe auquel a été administré un placebo et seulement 5 dans le groupe ayant reçu l'ARNm-1273.

Autre avantage sur la version de Biontech/Pfizer, la préparation de Moderna devrait selon l'entreprise rester stable à des températures de réfrigération de 2 à 8 degrés Celsius pendant désormais 30 jours, contre une semaine estimée jusqu'ici. Le produit pourrait ainsi être acheminable via les infrastructures d'entreposage et de distribution de vaccins disponibles.

Moderna entend désormais déposer dans les prochaines semaines une demande d'homologation auprès des autorités aux Etats-Unis et en Europe. Swissmedic a accepté en fin de semaine dernière un examen en continu des données recueillies au fur et à mesure de leur disponibilité.

"Du point de vue de la fabrication, nous serons prêts à livrer (...) pour la première moitié de 2021", a indiqué lundi à AWP Dan Staner, chef de la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (Emea) et responsable du marché suisse de Moderna.

"Retour à la normale" à l'été 2021

"Ce sera d'abord pour les personnes à risque", a précisé le directeur général de Moderna, Stéphane Bancel, au 19.30 de la RTS. "Mais d'ici l'été 2021, il y aura assez de doses pour vacciner toute la population en Europe et aux Etats-Unis", a-t-il ajouté, prévoyant dès lors "un retour à la normale".

Pour Claire-Anne Sigrist, spécialiste des vaccins, l'idée qu'"on va éradiquer ce virus en moins d'une année" est "très optimiste". L'efficacité du produit de Moderna a été mesurée juste après la vaccination, a-t-elle souligné, s'exprimant également sur la RTS. "Il faudra voir ce qui se passe après quelques mois, au niveau de son efficacité, mais surtout de sa sécurité".

Pour elle, il ne sera pas possible d'entamer les vaccinations en Suisse avant le printemps 2021 en raison des autorisations à obtenir.

Production industrielle en ligne de mire

La Confédération s'était assuré dès août l'accès à 4,5 millions de doses de l'ARNm-1273 développé par la firme de Cambridge. Partant du principe qu'il faudra probablement deux doses, ce premier contrat assurera en cas d'homologation la vaccination de 2,25 millions de personnes.

"La Suisse est un marché stratégique pour nous. (...) Un grand nombre d'investisseurs suisses sont avec nous depuis le début de l'aventure il y a une dizaine d'années", a rappelé le Dan Staner.

De nombreuses banques - dont les genevoise Pictet et Edmond de Rothschild ainsi que la Banque cantonale vaudoise - auraient ainsi soutenu financièrement le projet, a rapporté en septembre le quotidien Le Temps. La société de participations BB Biotech détient une part de 1,4%, selon le registre du commerce.

Le laboratoire va terminer l'année avec 20 à 25 employés en Suisse. "L'année prochaine, on prévoit d'être une cinquantaine", selon le responsable Emea.

Moderna a conclu un accord de sous-traitance avec Lonza, qui va produire depuis Viège le vaccin pour tous les marchés, exception faite des Etats-Unis, où 20 millions de doses devraient être disponibles d'ici la fin de l'année. La contribution de Lonza, soit 400 millions de doses, doit pouvoir porter les capacités de production à un demi-milliard de doses dès l'an prochain.

Le sous-traitant de l'industrie pharmaceutique indique dans une réaction à l'annonce de son partenaire avoir déjà mis en service à fin septembre les lignes dédiées sur son site de Portsmouth, au pays de l'oncle Sam. La production sur le site historique de Viège, en Valais, doit débuter avant la fin de l'année.

Albert Baehny, prédécesseur de Pierre-Alain Ruffieux à la tête du groupe rhénano-valaisan, avait précisé en août que la production serait répartie sur quatre sites, dont celui de Viège, et nécessitait un investissements de 70 millions de francs dans chacun des cas.

L'annonce en début d'après-midi a fait basculer l'action Lonza dans le vert. A 16h43, le titre prenait 2,6% à 619,80 francs dans un SMI en hausse de 0,71%.

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"La fin de la pandémie est en vue" selon le chef de l'OMS

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L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime désormais que la pandémie pourrait se terminer bientôt si les efforts adaptés sont menés (archives). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

"La fin de la pandémie est en vue". Le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a appelé mercredi à Genève à ne pas relâcher les efforts. La semaine dernière, le nombre de nouvelles victimes a été le plus bas depuis mars 2020.

"Nous n'avons jamais été en meilleure position de mettre un terme à la pandémie", a affirmé à la presse M. Tedros qui est sorti pour la première fois de son habituelle prudence. "Nous n'y sommes pas encore", a-t-il toutefois ajouté. Depuis deux ans, M. Tedros a toujours affirmé que les Etats et les citoyens pouvaient mettre un terme à la pandémie, estimant toutefois que cette étape était encore loin d'être atteinte.

Et le directeur général d'affirmer également que le moment "serait le pire" pour arrêter les efforts pour réduire la prévalence du coronavirus, alors que la pandémie ralentit depuis plusieurs semaines. Une telle situation pourrait aboutir à "davantage de variants, de victimes, de perturbations et d'incertitudes", dit le directeur général qui a rendu hommage à ceux qui ont oeuvré à l'OMS contre le coronavirus.

Il a rappelé l'importance de vacciner tout le personnel de santé et les groupes vulnérables. "De la vigilance et de la préparation, c'est ce dont nous avons besoin", a renchéri le chef du programme d'urgence à l'OMS Michael Ryan.

La pandémie constitue toujours une urgence sanitaire de portée internationale. Le Comité d'urgence, constitué d'experts indépendants mandatés par l'organisation, doit se réunir à nouveau dans un mois si M. Tedros ne le convoque pas avant. Il pourrait alors décider de recommander au directeur général de considérer différemment le statut de l'épidémie de coronavirus.

Pacifique occidental et Europe

Des responsables rappellent que la fin de la pandémie ne signifiera pas pour autant la fin du virus. "Nous nous attendons à de nouvelles vagues, mais celles-ci n'ont pas à se refléter dans de nouveaux décès", a affirmé une épidémiologiste de l'organisation, Maria Van Kerkhove.

D'autant plus que le virus continue de circuler de manière importante dans les différents pays. Le nombre de cas et de victimes est probablement sous-estimé, ajoute Mme Van Kerkhove.

Mais les nouvelles infections ont reculé la semaine dernière de 25%, selon les données publiées mercredi par l'OMS. Plus de 3,1 millions de nouvelles infections ont été identifiées. Au total, le Pacifique occidental et l'Europe ont chacun dû faire face à plus d'1 million de cas additionnels.

Davantage de victimes en Afrique seulement

Toutes les régions ont pu s'appuyer sur un recul. Celui-ci va de 15% en Europe à un tiers en Afrique et un peu plus dans le Pacifique occidental.

Côté nouveaux décès, le nombre a atteint un peu moins de 11'000, en recul de 20%, le nombre le plus bas depuis mars 2020. Seule l'Afrique a dû faire face à une augmentation, alors que l'Europe, avec 31% de réduction, a elle obtenu la plus importante diminution.

Le variant Omicron rassemble à nouveau presque tous les séquençages sur un mois. Au total, environ 6,5 millions de personnes ont succombé au coronavirus depuis le début de la pandémie. Près de 610 millions ont été infectées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le monde est revenu 5 ans en arrière avec le Covid-19

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Le SARS-CoV-2 a fait reculer l'espérance de vie sur terre de plus d'un an et demi entre 2019 et 2021, de 73 ans à 71,4 (archives). (© KEYSTONE/AP NIAID/NIH)

Confronté à une superposition de crises sans précédent, en particulier le Covid-19, le monde est revenu cinq ans en arrière en matière de développement humain, s'alarme l'ONU jeudi. Cette situation alimente "méfiance" et "frustration" à travers la planète.

Pour la première fois depuis sa création il y a plus de 30 ans, l'indice de développement humain, qui prend en compte espérance de vie, éducation et niveau de vie, a reculé deux années de suite, en 2020 et en 2021, relève le rapport du Programme de l'ONU pour le développement (PNUD).

"Cela veut dire que nous mourons plus tôt, que nous sommes moins éduqués et que nos revenus baissent", énumère son patron Achim Steiner lors d'un entretien avec l'AFP. "Avec ces trois paramètres, vous pouvez avoir une idée de pourquoi les gens commencent à être désespérés, frustrés, inquiets pour l'avenir", insiste-t-il.

Alors que l'indice progressait de façon continue depuis des décennies, il est revenu en 2021 à son niveau de 2016, "effaçant" des années de développement. En cause en particulier, le Covid-19, mais aussi les catastrophes climatiques qui se multiplient, et des crises qui se superposent sans donner le temps aux populations de reprendre leur souffle.

90% des pays touchés

"Nous avons vécu des catastrophes avant, nous avons eu des conflits avant, mais la confluence de ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui est un recul majeur pour le développement de l'humanité", insiste le patron du PNUD.

Ce recul est quasi universel, touchant plus de 90% des pays de la planète, même si les inégalités entre pays sont toujours flagrantes. En haut de la liste, se trouvent toujours la Suisse, la Norvège et l'Islande. Et tout en bas, le Soudan du Sud, devant le Tchad et le Niger.

Et si certains pays commencent à se remettre des impacts de la pandémie, beaucoup d'autres en Amérique latine, en Afrique sub-saharienne, en Asie du Sud ou dans les Caraïbes n'ont pas eu le temps de se relever que s'abattait déjà une nouvelle crise: la guerre en Ukraine.

Avec son impact majeur sur la sécurité alimentaire et énergétique - pas encore pris en compte dans l'indice qui s'arrête à 2021-, "sans aucun doute, la perspective pour 2022 est sombre", a relevé Achim Steiner.

Le recul de l'indice de développement humain est en grande partie tiré par la baisse de l'espérance de vie de plus d'un an et demi entre 2019 et 2021 (71,4 ans en 2021 contre 73 ans en 2019), alors que quelques mois sont gagnés chaque année.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L’OFSP annonce 14'475 nouveaux cas de coronavirus en sept jours

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Depuis le début de la pandémie, plus de quatre millions de cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire en Suisse et au Liechtenstein (image d'illustration). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé mardi 14'475 nouveaux cas de coronavirus en sept jours. On déplore sept décès supplémentaires et 196 malades ont été hospitalisés.

Il y a sept jours, l'OFSP avait annoncé 15'302 cas sur le même laps de temps. Le même jour, il dénombrait 17 décès et 168 hospitalisations supplémentaires. En une semaine, le nombre de nouveaux cas a ainsi reculé de 5,4%. Les hospitalisations ont en revanche augmenté dans le même temps de 16,7%.

Actuellement, 589 personnes se trouvent aux soins intensifs. Les patients Covid-19 occupent 3,8% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 72,3%.

Depuis le début de la pandémie, 4'059'527 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 22'644'400 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 13'624 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 57'887.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Covid long chez les jeunes adultes: cholestérol élevé et surpoids

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Les chercheurs ont constaté un indice de masse corporelle augmenté, des valeurs de cholestérol plus élevées et une endurance physique réduite chez les recrues ayant contracté le Covid (archives). (© KEYSTONE)

Le Covid long se manifeste chez les jeunes adultes par une endurance réduite et des taux plus élevés de cholestérol et du surpoids, entre autres. Cela pourrait favoriser des complications à long terme, selon une étude zurichoise portant sur près de 500 recrues.

Ces conséquences se manifestent même après un épisode de Covid-19 modéré, d'après cette recherche financée par l'armée suisse et menée par l'équipe de Patricia Schlagenhauf à l'Université de Zurich (UZH). Réalisée entre mai et novembre 2021, elle a porté sur 29 soldates et 464 soldats âgés en moyenne de 21 ans et non vaccinés.

Sur cet échantillon, 177 avaient contracté la maladie, en moyenne 340 jours avant l'étude. Le groupe de contrôle était constitué de 251 recrues testées séronégatives. Les chercheurs se sont penchés sur différents aspects, cardiovasculaires, pulmonaires, neurologiques, ophtalmologiques, psychologiques, ainsi que sur la fertilité masculine.

Constellation à risque

Résultats: même si ces jeunes adultes se sont généralement bien rétablis, l'étude a mis en évidence de la fatigue, un odorat amoindri, une charge psychique plus élevée et un impact négatif à court terme sur la fertilité masculine. Chez les recrues dont l'infection remontait à plus de six mois, ces valeurs n'étaient plus significatives, a indiqué lundi l'UZH dans un communiqué.

Selon les auteurs toutefois, les indices d'une "constellation à risque" sont présents même chez les sujets dont l'infection remonte à plus de six mois. "Un indice de masse corporelle augmenté, des valeurs de cholestérol plus élevées et une endurance physique réduite laissent envisager un risque accru de troubles métaboliques et de complications cardiovasculaires", note Patricia Schlagenhauf, citée dans le communiqué.

Pour les auteurs, de nouvelles stratégies sont nécessaires pour la gestion et le traitement de ces séquelles chez les jeunes adultes. Des chercheurs de l'Hôpital universitaire de Zurich et du Laboratoire de Spiez (BE) ont également participé à ces travaux publiés dans la revue Lancet Infectious Diseases.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Certificat Covid: une mise à jour utile pour voyager à l'étranger

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Le certificat Covid n'est plus demandé en Suisse depuis février mais il est parfois encore nécessaire pour certains voyages à l'étranger (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) met à jour l'application COVID Certificate. L'encadré "Validité en Suisse" sera supprimé et remplacé par la date de la vaccination ou du test, une information utile pour les voyages à l'étranger.

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a confirmé lundi la mise à jour à Keystone-ATS, revenant sur une information parue dans plusieurs médias. Il a précisé qu'elle a été déployée lundi et sera disponible pour tous les détenteurs au plus tard d'ici la fin de la semaine via l'app ou le play store.

Sur l'application de nombreux Helvètes s'affiche un bandeau jaune avec l'inscription "expiration imminente", indiquant que leur certificat sera bientôt échu. Cela n'a pas de conséquence en Suisse puisque l'obligation du certificat Covid a été levée en février 2022.

Depuis lors la durée de validité en Suisse est devenue purement formelle. Elle n'est pas non plus pertinente à l'étranger car les règles diffèrent selon les pays, précise l'OFSP.

Si de nombreux pays ont également levé l'obligation d'un certificat Covid, ce n'est pas le cas de tous. Les Etats-Unis, le Canada mais aussi plusieurs pays d'Asie l'exigent encore.

Pour savoir si leur certificat répond aux critères du pays qu'ils souhaitent visiter, l'OFSP recommande aux voyageurs de se renseigner sur les sites des autorités du pays en question. Le site de l'IATA (https://www.iatatravelcentre.com/) fournit aussi des informations pour les voyages à l'échelle mondiale. Pour les voyages en Europe, les voyageurs peuvent également se renseigner sur le site https://reopen.europa.eu/fr.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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