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Culture

C'est parti pour une nuit de féérie au carnaval de Rio

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Les défilés du carnaval de Rio font leur grand retour après l'annulation et le report de plusieurs éditions en raison du Covid. (© KEYSTONE/EPA/André Coelho)

Chars hauts comme des immeubles, percussions endiablées, orgie de plumes et de paillettes: le coup d'envoi des défilés fastueux du carnaval de Rio de Janeiro a été donné dimanche soir, faisant frémir les quelque 70'000 spectateurs du Sambodrome.

Des millions de Brésiliens sont également scotchés devant leur télévision en pleine nuit pour assister à ce spectacle grandiose, qui a débuté par un immense char aux têtes de dragons saillantes, pour ouvrir le défilé de l'école de samba Imperio Serrano.

Les gueules des dragons dorés et verts s'ouvrent et se referment grâce à un ingénieux mécanisme, tandis que des danseurs en costumes dorés sont postés sur des estrades. À l'arrière du char, à plusieurs mètres de haut, Saint Georges, patron de l'Etat de Rio de Janeiro, apparaît triomphant, une lance à la main, pour tuer les monstres.

"Je défile depuis que j'ai sept ans, mais à chaque fois que j'entre au sambodrome, c'est comme si c'était la première fois, j'ai envie de pleurer et ça me donne la chair de poule", dit à l'AFP Iaraci Santos, infirmière de 64 ans.

"Une joie encore plus grande"

Les écoles de samba, basées pour la plupart dans des favelas, représentent la fierté de tout un quartier. Elles se préparent toute l'année pour leur grand show qui ne peut en aucun cas dépasser 70 minutes, sous peine de retrait de points de la part de jurés impitoyables.

Les 12 principales écoles (six défilent le dimanche, six autres le lundi) sont évaluées selon neuf critères très précis, parmi lesquels la qualité des chars, des costumes, le choix du thème ou la chorégraphie de la "comissao de frente", groupe de danseurs hors pair qui ouvrent le défilé.

"Je suis nerveux, je n'aurais jamais pensé que je pourrais défiler au sambodrome, c'est ma première fois. Quand on arrive ici et qu'on voit ces chars majestueux, on voit à quel point c'est impressionnant, ça donne des frissons", confie Gabriel Rodrigues, étudiant en économie, le visage peint en rouge et noir.

Chaque formation fait défiler près de 3000 personnes sur l'avenue Marquês de Sapucai, une artère d'environ 700 mètres entourée des imposantes tribunes du sambodrome. Après l'annulation de l'édition 2021 et le report de celle de l'an dernier au mois d'avril en raison du Covid, le millésime 2023 est celui du retour aux racines.

"On attend ça toute l'année, mais cette fois, ce sera une joie encore plus grande", assure Taiza Marques, 30 ans, policière municipale qui défile sur le char des dragons d'Imperio Serrano, avec pour seul costume un bikini doré orné de perles.

Samba sous Lula

L'an dernier, Grande Rio avait remporté le trophée tant convoité pour la première fois de son histoire avec un défilé contre l'intolérance religieuse. Cette école de Duque de Caxias, banlieue pauvre au nord de Rio, avait mis en lumière Exu, divinité afro-brésilienne souvent diabolisée par les églises néo-pentecôtistes, fervents soutiens de l'ex-président d'extrême droite Jair Bolsonaro.

Mais cette année, les vents de la politique ont tourné, avec le retour au pouvoir de l'icône de la gauche Luiz Inacio Lula da Silva, qui a promis de redonner à la culture ses lettres de noblesse, après les nombreuses coupes budgétaires et les accusations de censure sous le gouvernement précédent.

La nouvelle ministre de la Culture, Margareth Menezes, va défiler avec la dernière école à s'élancer au sambodrome dans la nuit de dimanche à lundi, Mangueira. Ce défilé montrera la richesse du carnaval de Salvador de Bahia (nord-est), berceau de la culture afro-brésilienne. Mocidade et Unidos da Tijuca vont elles aussi axer leurs défilés sur la culture des régions pauvres du Nord-Est, fief électoral de Lula.

Si la nuit de Rio est marquée par la féérie des défilés au sambodrome, les premières heures de la matinée sont elles rythmées par les cortèges musicaux des "blocos" qui animent les rues de la ville, certains attirant des centaines de milliers de personnes, pour une fête débridée où l'alcool coule à flots. De quoi remplir les caisses des commerçants: la mairie table sur 4,5 milliards de réais (environ 800 millions de francs) injectés dans l'économie locale, avec des hôtels remplis à 95%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Quartz 2026: "En première ligne" de Petra Volpe meilleur film

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Autour de Petra Volpe (au centre avec des lunettes), l'équipe du meilleur film "En première ligne", lors de la remise des prix vendredi soir. (© KEYSTONE/ANDREAS BECKER)

Le film "En première ligne" de Petra Volpe a remporté le Prix du cinéma suisse 2026 dans la catégorie principale du "Meilleur film de fiction" vendredi soir à Zurich. Le prix du meilleur documentaire revient à "I love you, I leave you" de Moris Freiburghaus.

Dans "En première ligne" ("Heldin") de Petra Volpe, on suit Floria - incarnée par l’actrice allemande Leonie Benesch -, une infirmière dévouée, qui gère le rythme effréné du service de chirurgie en sous-effectif de son hôpital. A mesure que la journée s'intensifie, elle est poussée à bout dans une course contre la montre.

Aussi récompensé pour son scénario, "En première ligne" a déjà remporté le "Box Office Quartz", attribué pour la première fois cette année.

Dans son documentaire "I love you, I leave you", le réalisateur grison Moris Freiburghaus accompagne son meilleur ami, le musicien Dino Brandão, à travers une période éprouvante. Après son voyage en Angola, le pays d'origine de son père, il souffre d'épisodes maniaques.

Ce film est aussi distingué pour la meilleure musique de film.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Quartz 2026: "En première ligne" de Petra Volpe meilleur film

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Autour de Petra Volpe (au centre avec des lunettes), l'équipe du meilleur film "En première ligne", lors de la remise des prix vendredi soir. (© KEYSTONE/ANDREAS BECKER)

Le film "En première ligne" de Petra Volpe a remporté le Prix du cinéma suisse 2026 dans la catégorie principale du "Meilleur film de fiction" vendredi soir à Zurich. Le prix du meilleur documentaire revient à "I love you, I leave you" de Moris Freiburghaus.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Musique en Suisse: croissance portée par le streaming en 2025

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Le marché suisse de la musique, en hausse et tiré par le streaming, semble bien se porter, selon IFPI (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le marché suisse de la musique a poursuivi sa progression en 2025, avec un chiffre d’affaires de près de 259 millions de francs. Tirée par le streaming, qui représente désormais 92% du total, la croissance annuelle dépasse 4%, selon les données publiées vendredi.

Après un creux lié à la transition numérique en 2015, le secteur enregistre une hausse continue depuis dix ans, indique vendredi IFPI suisse, l’association industrielle des labels de musique suisses, dans un communiqué. Les revenus issus du streaming ont atteint 237 millions de francs en 2025, en progression de 5%, confirmant son rôle moteur dans l’économie musicale helvétique.

Le marché physique affiche des évolutions contrastées. La vente de disques vinyle, pour la première fois depuis 2021, a enregistré à nouveau une croissance très nette (+19% à 5,1 millions de francs), tandis que le déclin du CD se poursuit, avec une baisse de 13% à 8,4 millions. Dans l’ensemble, les supports physiques stagnent face à la domination du numérique, qui domine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Yverdon et Lausanne accueillent les Journées du Théâtre Suisse 2026

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Le théâtre Benno Besson d'Yverdon-les-Bains devient le lieu-phare de l'édition 2026 des Journées du Théâtre Suisse fin mai. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les Journées du Théâtre Suisse investissent pour la première fois des scènes vaudoises, celles du Théâtre Benno Besson et de l'Echandole à Yverdon et de Vidy à Lausanne, du 27 au 31 mai. Cette 13e édition réunit sept spectacles venus de tout le pays.

"Pendant cinq jours de créations et d’échanges, nous avons voulu proposer un panorama du théâtre contemporain qui reflète la diversité culturelle et linguistique du pays", explique Sandrine Kuster, coprésidente des Journées du Théâtre Suisse et directrice du Théâtre St-Gervais à Genève, jeudi devant la presse à Yverdon. Le Théâtre Benno Besson à Yverdon-les-Bains devient le centre névralgique du festival, accueillant rencontres, discussions et échanges entre artistes, professionnels et public.

La programmation 2026 comprend sept spectacles issus de scènes indépendantes, institutionnelles et alternatives. "Les pièces sont jouées dans leur langue originale et surtitrées pour être accessibles à tous", a précisé Julie Paucker, directrice des Journées du Théâtre Suisse.

https://journees-theatre-suisse.ch/

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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