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Le mangaka Leiji Matsumoto, créateur de "Albator", est mort

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La série "Capitaine Albator" ("Harlock" en version originale et en anglais) parue au Japon dans les années 1970 puis adaptée en dessin animé est l'un des plus grands succès internationaux de Leiji Matsumoto (archives). (© KEYSTONE/AP/Domenico Stinellis)

Leiji Matsumoto, légende du manga et de l'animation japonaise et père du pirate de l'espace Albator, est décédé la semaine dernière à l'âge de 85 ans, a annoncé lundi la maison de production Toei. Son décès intervient à la suite d'une insuffisance cardiaque.

Au cours d'une carrière de plusieurs décennies, le mangaka s'était en particulier fait connaître par des oeuvres de science-fiction comme "Yamato, le cuirassé de l'espace" (1974) ou "Galaxy Express 999" (1977).

Mais c'est surtout la série "Capitaine Albator" ("Harlock" en version originale et en anglais), racontant les aventures du pirate de l'espace au visage barré d'une cicatrice et à la longue cape noire siglée d'une tête de mort, qui l'a rendu incontournable dans le monde entier.

Parue au Japon entre 1977 et 1979 puis adaptée en dessin animé, cette oeuvre a connu un succès mondial, notamment diffusée à la télévision française à partir de 1980. "Albator est mon plus fidèle et plus ancien ami. Il est mon alter ego dans sa détermination", assurait Leiji Matsumoto en 2011 au Festival du film d'animation d'Annecy, où il était venu présenter la bande-annonce du film "Albator, corsaire de l'espace".

Premier manga à 15 ans

Né en 1938 sur l'île de Kyushu (sud-ouest du Japon), ce génie précoce, admirateur du grand mangaka Osamu Tezuka, avait publié son premier manga à 15 ans, "Les aventures d'une abeille", après avoir remporté un concours de création. L'artiste avait également raconté avoir été inspiré dans son oeuvre par la bombe atomique larguée par les Etats-Unis à Hiroshima le 6 août 1945, alors qu'il avait 7 ans et résidait à Fukuoka, à 300 km de là.

"Cela m'a traumatisé mais a été une source d'inspiration, comme toutes mes expériences de jeunesse. Quand je faisais les 400 coups, de l'escalade, nageais dans des eaux dangereuses. L'expérience personnelle est essentielle pour un créateur, même de science-fiction", avait-il déclaré.

"Prémonition"

Se remémorant son tout premier voyage en France ou son vol jusqu'à Rio de Janeiro à bord de l'avion Concorde lors d'un entretien à l'AFP en 2013, il avait déclaré avoir "déjà dessiné tout cela dans (ses) mangas, avant de l'avoir vécu. Une sorte de prémonition". Cette icône de la pop culture avait aussi signé au début des années 2000 un moyen métrage d'animation dont l'album Discovery du groupe français Daft Punk fournissait la bande-son.

Décoré en 2012 par la France de la médaille de Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres, Matsumoto avait fêté en 2013 ses 60 ans de carrière au Festival de la bande dessinée d'Angoulême, dont il était l'invité d'honneur. Il avait plus récemment participé à la Japan expo, grand salon dédié à la pop culture japonaise, à Paris en 2019 avec une autre légende du manga, son compatriote Go Nagai (Goldorak).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Dua Lipa attaque Samsung pour utilisation indue de son image

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Les avocats de Dua Lipa assurent que même si elle en avait eu l'opportunité, la chanteuse n'aurait pas voulu associer son nom et son image aux téléviseurs de Samsung (archives). (© KEYSTONE/EPA/SARAH YENESEL)

La chanteuse britannique Dua Lipa a assigné devant la justice californienne l'équipementier électronique sud-coréen Samsung, accusé d'avoir utilisé son image sans autorisation sur l'emballage de téléviseur. Elle réclame 15 millions de dollars de dommages et intérêts.

L'assignation a été déposée le 8 mai devant un tribunal fédéral de Los Angeles. La photographie incriminée a été prise dans les coulisses du festival Austin City Limits, où s'est produit Dua Lipa en 2024. Elle est enregistrée à son nom.

Les avocats de l'interprète et la coauteure des tubes "Levitating" ou "Don't Start Now" font valoir que Samsung n'a jamais demandé l'autorisation d'utiliser le cliché en question. En juin 2025, Dua Lipa a demandé à Samsung de ne plus l'apposer sur le carton de certaines de ses télévisions, sans succès.

Selon les avocats de la chanteuse, le groupe sud-coréen continue même, à ce jour, à vendre aux Etats-Unis des produits dont l'emballage inclut cette image.

Image transmise par un fournisseur

Sollicité par l'AFP, Samsung a affirmé que l'image lui avait été transmise par un fournisseur de contenu pour son service de streaming gratuit Samsung TV Plus, avec l'assurance qu'il avait obtenu les autorisations nécessaires.

Le groupe sud-coréen réfute avoir agi en connaissance de cause et dit rester "ouvert à une issue constructive avec l'équipe de Mme Lipa".

L'artiste dont les parents sont issus de la communauté albanaise du Kosovo cite plusieurs messages postés sur les réseaux sociaux par des fans assurant qu'ils ont acheté un téléviseur Samsung parce que sa photographie était sur l'emballage.

"Mme Lipa est très sélective quant à ses partenariats commerciaux et a développé une image haut de gamme en choisissant avec soin des sponsors de prestige", souligne ses avocats. Ils assurent que même si elle en avait eu l'opportunité, la chanteuse "n'aurait pas voulu associer son nom et son image aux produits incriminés".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le Texas attaque Netflix sur la collecte de données

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Le procureur du Texas affirme que Netflix a conçu sa plateforme pour être addictive (archives). (© KEYSTONE/DPA/ALEXANDER HEINL)

Le procureur de l'Etat du Texas, Ken Paxton, a assigné lundi le service de vidéo à la demande Netflix devant un tribunal civil de la banlieue de Dallas, l'accusant de collecter des données indûment et d'avoir rendu sa plateforme "addictive".

Le magistrat républicain reproche au groupe américain d'avoir affirmé publiquement limiter l'accumulation d'informations sur ses usagers, alors qu'il "enregistre et monétise des milliards de signaux".

Ces données sont notamment utilisées pour du ciblage publicitaire, mais aussi vendues à des sociétés de publicité ou d'analyse d'emprunteur, selon le document de l'assignation.

En outre, si Netflix ne recourt pas au ciblage pour les enfants, il recueille néanmoins des données sur ces jeunes utilisateurs, toujours d'après le procureur du Texas. Cette stratégie "nécessite de 'scotcher' les Texans et leurs enfants à un écran pour extraire toutes les données possibles", explique-t-il.

Comme Meta et Google

"Pour ce faire", poursuit Ken Paxton, "Netflix a conçu sa plateforme pour être addictive". Le procureur a notamment mentionné la lecture automatique qui, une fois une vidéo terminée, en lance immédiatement une autre.

"Cette action en justice manque de fondement et se base sur des informations inexactes et tronquées", a réagi un porte-parole du groupe au logo rouge. "Netflix prend au sérieux la protection des données de nos abonnés et se conforme aux lois en la matière partout où nous sommes présents", a-t-il ajouté.

Cinq chefs d'accusation sont retenus, tous autour de la notion de pratiques trompeuses. Le procureur Paxton fait valoir que chaque infraction constatée à la loi texane dite DTPA (Deceptive Trade Practices Act) peut valoir à son auteur une pénalité de 10'000 dollars.

En utilisant l'argument du caractère addictif, il s'inscrit dans la lignée du procès contre Meta et Google à Los Angeles en début d'année. A l'issue des débats, un jury a déclaré les deux groupes de technologie responsables du caractère addictif de leurs plateformes, Instagram (Meta) et YouTube (Google).

Les avocats de la plaignante ont ainsi contourné une loi américaine appelée Section 230 qui exonère les plateformes de toute responsabilité concernant les contenus postés par des tiers.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Cannes: J-1 avant le plus grand festival de cinéma au monde

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Le plus grand festival de cinéma du monde débute mardi à Cannes. (© KEYSTONE/EPA/TERESA SUAREZ)

Le tapis rouge et les robes de gala bientôt de sortie: Cannes s'est préparée lundi à accueillir le plus grand festival de cinéma au monde, qui tente de se tenir à l'écart des controverses sur l'IA ou la sous-représentation des femmes dans la course à la Palme d'or.

A partir de mardi et pendant deux semaines, la cité balnéaire sera de nouveau l'épicentre du cinéma mondial et verra notamment défiler les réalisateurs de renom (Pedro Almodovar, James Gray, Asghar Farhadi...) et une armada de stars comme Javier Bardem, Scarlett Johansson, Léa Seydoux, Cate Blanchett ou John Travolta.

Bien avant la cérémonie d'ouverture, les badauds ont déjà pris place aux alentours des marches du Palais du festival, qui seront recouvertes mardi du légendaire tapis rouge. L'affiche officielle du festival représentant les deux actrices de "Thelma et Louise", road movie féministe de 1991, avait été déployée sur l'édifice dès dimanche.

"Chaque année, on a de grandes stars", raconte à l'AFP Jo Morpelli, qui a installé son escabeau pour avoir une vue imprenable sur le défilé des stars. "On aime les acteurs et on se dit: 'Tiens, pourquoi on ne va pas les voir en vrai pour leur parler et les photographier surtout ?'".

Mardi soir, tous les yeux seront braqués sur la cérémonie d'ouverture pendant laquelle le réalisateur néo-zélandais de la trilogie du "Seigneur des Anneaux", Peter Jackson, recevra une Palme d'or d'honneur célébrant l'ensemble de sa carrière.

Le long-métrage du Français Pierre Salvadori, "La Vénus électrique", une ode à l'illusion dans le Paris forain des années 1920, sera ensuite projeté hors compétition et la course à la Palme s'ouvrira mercredi.

A l'issue de la quinzaine, le jury présidé par le réalisateur sud-coréen Park Chan-wook devra notamment désigner le lauréat parmi les 22 films en compétition. L'année dernière, la distinction avait été attribuée à "Un simple accident" du cinéaste iranien Jafar Panahi.

"Je pense que les récompenses doivent être décernées à des oeuvres qui perdureront 50 ou 100 ans", a déclaré à l'AFP le réalisateur de 62 ans, qui se sent lesté d'un "sens particulier des responsabilités" à l'idée de présider ce jury qui compte notamment la star américaine Demi Moore ou la réalisatrice chinoise Chloé Zhao.

"C'est un rôle important qui peut influencer l'histoire du cinéma", estime-t-il. "D'une certaine façon, on contribue à dire au monde quels sont les films qui comptent à notre époque".

Refus des quota

Avant le verdict qui sera rendu le 23 mai, le délégué général du festival Thierry Frémaux a tenté de répondre aux critiques liées à la sous-représentation des réalisatrices qui ne sont que cinq à concourir pour la Palme.

"En aucun cas, il ne doit y avoir une politique de quota", a estimé M. Frémaux, assurant que la parité prévalait dans les jurys et les instances du festival et balayant les accusations de "féminisme washing" liée au choix de l'affiche officiel du festival.

"Il n'y a aucun moment où nous choisissons Geena Davis ou Susan Sarandon ou le film de Ridley Scott comme affiche pour prétendument se faire à peu de frais une image féministe", a répondu le délégué général.

Le débat sur l'usage de l'intelligence artificielle s'est lui aussi invité en marge de cet évènement planétaire qui accueillera des dizaines de milliers de visiteurs.

"Ce qu'il y a de certain sur l'intelligence artificielle, c'est que nous, à Cannes, nous sommes du côté des artistes", a déclaré Thierry Frémaux. "Nous sommes du côté de tous ceux dont le métier peut être impacté négativement par l'intelligence artificielle", a-t-il ajouté, même si un des films retenus en sélection à Cannes, le documentaire de Steven Soderbergh sur la dernière interview de John Lennon, utilise cette technologie.

En dévoilant lundi un partenariat avec le festival de Cannes, le géant Meta a d'ailleurs indiqué avoir participé à la création de ce documentaire du réalisateur de "Traffic" ou "Ocean's Eleven". La maison-mère de Facebook et Instagram succède ainsi à TikTok pour un partenariat de plusieurs années dont le montant n'a pas été révélé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le premier musée dédié aux Beatles à Londres ouvrira en 2027

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L'immeuble londonien, au 3 Savile Row, où les Beatles ont enregistré l'album "Let it Be" et donné leur ultime concert deviendra un musée dédié au groupe britannique. (© KEYSTONE/AP/Alberto Pezzali)

Le premier musée dédié aux Beatles à Londres va ouvrir en 2027 au 3 Savile Row. C'est dans cet immeuble que les "Fab Four" ont enregistré l'album "Let It Be" et donné leur ultime concert, a annoncé lundi Paul McCartney.

Dans cet espace réparti sur sept niveaux, les fans pourront avoir accès à des archives inédites, à des expositions temporaires et à une boutique.

Il sera également possible de visiter une reconstitution du studio au sous-sol où le groupe a enregistré "Let It Be", sorti en 1970, ainsi que le toit sur lequel John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr ont donné leur ultime performance publique, le 30 janvier 1969.

Les visiteurs pourront revivre le concert, popularisé récemment par la série documentaire "Get Back" de Peter Jackson.

Le 3 Savile Row, rue de Londres connue pour ses ateliers de tailleurs, a été le siège d'Apple Corps, la société des Beatles à l'origine du projet de musée.

"Les touristes viennent en Angleterre et peuvent se rendre à Abbey Road, mais ils ne peuvent pas entrer à l'intérieur", a souligné McCartney à la BBC, en référence aux studios rendus célèbres dans le monde entier par l'album "Abbey Road" de 1969, dont la photo de pochette est passée à la postérité.

McCartney impatient

"J'ai donc trouvé que c'était une idée formidable" d'ouvrir ce musée, a-t-il ajouté.

Il s'est dit "impatient" de voir le projet aboutir. "Ce fut une expérience incroyable de retourner récemment au 3 Savile Row et de visiter les lieux. Ces murs recèlent tant de souvenirs précieux, sans parler du toit", a commenté la star de 83 ans dans un communiqué d'Apple Corps.

"C'est comme retourner à la maison", a pour sa part déclaré Ringo Starr, 85 ans, seul autre membre des Beatles encore en vie.

La ville natale du groupe, Liverpool, dans le nord‐ouest de l'Angleterre, abrite déjà deux musées dédiés aux Beatles - le Liverpool Beatles Museum et The Beatles Story - mais aucun n'est officiellement agréé par Apple Corps.

"Nous sommes ravis de ramener Apple Corps dans son berceau spirituel", a déclaré son PDG, Tom Greene, soulignant que "les fans pourront enfin explorer l'intérieur de ce lieu iconique, y compris le toit resté intact depuis 1969".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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