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Le phénomène grandissant de "l'e-sport"

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Le 6 novembre dernier, plus de quatre millions d'internautes ont regardé en direct la victoire de l'équipe chinoise d'EDward Gaming lors de la finale des championnats du monde de League of Legends. (Photo by Colin Young-Wolff © 2021 Riot Games, Inc.)

Le 6 novembre dernier, l'équipe chinoise d'EDward Gaming remportait les championnats du monde du jeu League of Legends, devant plus de quatre millions de "webspectateurs". Un record pour la discipline des jeux vidéo compétitif, qui voit sa popularité grandir à toute vitesse.

Il y a désormais un mot pour ces tournois vidéoludiques : l'e-sport. Et cette pratique voit sa popularité croître de manière exponentielle. Quatre millions de spectateurs étaient donc devant un écran pour visionner la finale des championnats du monde de League of Legends (LoL), sans doute le jeu vidéo compétitif le plus suivi du moment. L'équipe gagnante a d'ailleurs empoché un peu moins de 440'000 francs suisses pour leur victoire.

Des chiffres impressionnants, surtout comparés à ceux d’il y a une décennie. Les premiers championnats du monde de LoL en 2011, c’est « seulement » 210'000 spectateurs pour la finale. C'est donc une augmentation de presque 2000% de l'audience en dix ans. Comment peut-on expliquer un engouement à ce point exponentiel ?

Ivan Urendez, connu sous le pseudo de "Smuff",  est un ancien compétiteur professionnel, commentateur et organisateur d’événement. Il est désormais responsable du pôle e-sport à Explorit à Yverdon :

Ivan UrendezDirecteur du pôle e-sport d'Explorit

Patrick Clastres, historien du sport et professeur à l’UNIL, abonde dans le sens de l’avancée technologique, mais pas uniquement :

Patrick ClastresHistorien du sport - UNIL

Cela fait donc une dizaine d’années que l’e-sport prend de l’ampleur, notamment grâce à l’essor de plateformes de diffusion comme Twitch, ou encore la facilité de plus en plus grande d’entrer dans ce monde. Il existe même des tournois où amateurs et professionnels peuvent s'affronter. Assez impensable dans d'autres pratiques.

Pourtant, la pratique des tournois compétitifs virtuels remonte à plus loin. Jason Delestre est doctorant à l’UNIL. Il réalise sa thèse sur le domaine de l’e-sport

Jason DelestreDoctorant - UNIL

C’est désormais un public bien plus large qui se réunit devant ces compétitions, parfois même dans des stades. Si en Europe, l’engouement augmente tranquillement, l’Asie a une avance considérable :

Jason DelestreDoctorant - UNIL

Du sport, vraiment ?

Avec l'incorporation dans le nom de la pratique du terme sport, la question peut légitimement se poser : ces exploits vidéoludiques pourraient-ils être considérés comme des pratiques sportives ? Patrick Clastres, historien du sport et professeur à l’Université de Lausanne :

Patrick ClastresHistorien du sport - UNIL

Il s'agirait donc d'un argument de vente pour cette pratique vidéoludique selon Patrick Clastres. Pour lui, il s'agit même d'une aubaine pour cette industrie, souvent pointée du doigt :

Patrick ClastresHistorien du sport - UNIL

L'ancien compétiteur professionnel, Ivan Urendez n'a aucun problème à dissocier les deux pratiques, tant qu'on reconnait qu'il existe des similarités :

Ivan UrendezDirecteur du pôle e-sport d'Explorit

Le jargon sportif a néanmoins été repris : coach, entraînement, affrontements, duels, etc. Les spectateurs deviennent supporters d'une équipe, on se réunit pour soutenir ces joueurs favoris... Jason Delestre est doctorant à l'UNIL, il réalise sa thèse sur l'e-sport :

Jason DelestreDoctorant - UNIL

Des jeux vidéo aux JO ?

Cette idée ne faisait en tout cas pas que des heureux au sein du Comité International Olympique il y a quelques années :

Patrick ClastresHistorien du sport - UNIL

On imagine en effet mal le CIO mettre en avant certains jeux violents, ou qui sortent de l’esprit olympique. Pire, il semble très difficile d’imaginer une unification des pratiques vidéoludiques à l'échelle mondiale. Prenons un exemple : le football, qui est régi au niveau mondial par la FIFA. Dans l’e-sport, il y a légèrement plus de fédérations.

Jason DelestreDoctorant - UNIL

Trop d’interlocuteurs , des soucis d’images, des difficultés à négocier avec des développeurs de jeux qui souhaitent garder la main mise sur leur univers… Il existe cependant un créneau pour le CIO selon Patrick Clastres, historien du sport :

Jason DelestreDoctorant - UNIL

Los Angeles 2028 serait le bon timing selon Patrick Clastres pour voir apparaître les premières compétitions e-sportives appareillées.

Et en Suisse alors ? La taille du pays est un frein au développement rapide que connaissent certains de nos voisins selon Ivan Urendez, Smuff de son pseudo.

Ivan UrendezDirecteur du pôle e-sport d'Explorit

Une situation qui pourrait évoluer… L’ancien professionnel de la manette souligne que la scène suisse vit malgré tout, notamment grâce aux fans, qui organisent des tournois amateurs pour des fans, et qui permettent ainsi de faire vivre, malgré tout, une scène locale.

Découvrez ici nos trois "Grands Formats" dédiés au phénomène de l'e-sport :

Grand FormatLe phénomène de l'e-sport
Grand FormatE-sport : est-ce vraiment du sport ?
Grand FormatDes jeux vidéo aux JO ?
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Culture

Le Suisse Aviel Cahn directeur de l'Opéra allemand de Berlin

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Aviel Cahn, l'actuel directeur général du Grand Théâtre, vient d'être nommé à la tête de l'un des trois grands opéras de Berlin, l'Opéra allemand de Berlin. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Suisse Aviel Cahn, directeur du Grand Théâtre de Genève, reprend la tête de l'Opéra allemand de Berlin (Deutsche Oper Berlin). Cet homme de 48 ans devrait diriger le plus grand opéra de la capitale allemande dès le 1er août 2026.

Aviel Cahn, directeur général du Grand Théâtre de Genève depuis quatre ans, est ravi du nouveau défi qui l’attend à Berlin, une ville connue pour être un épicentre culturel dans tous les domaines. D’ici là, il continuera à investir son énergie et sa créativité pour Genève, où son contrat courrait jusqu'en 2029.

"Ce n'est pas anormal pour un directeur de quitter son poste un peu plus tôt pour une offre très intéressante, ce qui est évidemment le cas avec Berlin", a-t-il à Keystone-ATS. Quand il partira à l'été 2026, il aura piloté le Grand Théâtre pendant sept ans.

L'offre du plus grand opéra de Berlin est une offre que l'on ne peut pas refuser, a-t-il dit en citant le film "Le parrain". Mais annoncer son départ plus de trois ans en avance, n'est-ce pas un peu tôt ? "L'Opéra de Berlin souhaitait que je vienne en 2025 déjà, mais j'ai demandé un délai supplémentaire parce qu'il reste plusieurs projets à réaliser à Genève d'ici là".

Sami Kanaan, conseiller administratif de la Ville de Genève, remercie à ce propos M. Cahn d'avoir tenu à poursuivre son engagement jusqu'en 2026 permettant de faire aboutir les nombreux projets engagés, y compris le remplacement complet de la machinerie et la refonte de la gouvernance de l'institution, a t-il fait savoir dans un communiqué. Il relève encore le prestige de cette nomination à Berlin, qui valorise également le rayonnement du Grand Théâtre de Genève.

Sous le règne d'Aviel Cahn, le Grand Théâtre de Genève a accueilli le dramaturge et cinéaste bernois Milo Rau et la performeuse Marina Abramovic, connus hors des cercles de l'opéra. Aviel Cahn met lui en avant son spectacle d'ouverture en septembre 2019 "Einstein on the beach". Cet opéra de Philip Glass et de Robert Wilson avait changé radicalement d’univers avec Daniele Finzi Pasca, le metteur en scène de la Fête des Vignerons, qui venait de se terminer.

Il cite encore "Atys" de Lully, un opéra baroque de 1676, à l'affiche du Grand Théâtre il y a un an. Le chorégraphe Angelin Preljocaj avait dirigé sa première mise en scène d’opéra aux côtés de la plasticienne Prune Nourry et du chef d’orchestre Leonardo Garcia Alarcon. L'Opéra Royal de Versailles s'était associé au Grand Théâtre de Genève pour cette production.

Pour lui, les objectifs de son travail sont l'accès à des thèmes actuels, le rajeunissement et l'élargissement social de l'opéra. Ainsi, cette saison à Genève est placée sous le signe des "mondes migrants".

A Berlin on change de dimension

Que pourra-t-il faire à Berlin qu'il ne pourrait pas réaliser à Genève ? "L'Opéra allemand de Berlin dispose par exemple de son propre orchestre", énumère-t-il. C'est aussi une maison de répertoire. A Genève, on joue huit titres. A Berlin on change de dimension en jouant six à sept premières auxquelles s'ajoutent 20 à 25 titres du répertoire." Sans oublier l'aura culturelle de Berlin.

Ce docteur en droit avait succédé en 2019 à Tobias Richter à la tête du Grand Théâtre de Genève. Auparavant, il a été pendant dix ans directeur de l'Opera Vlaanderen dans les villes belges d'Anvers et de Gand, où il a lancé de nombreux projets et a été plusieurs fois primé pour des productions originales.

Né à Zurich en 1974, Aviel Cahn a pris des cours de piano à l'âge de six ans, puis a étudié le chant. Il a terminé ses études de droit en 2002 à Zurich avec un doctorat sur le statut juridique des directeurs artistiques. Sa carrière théâtrale l'a mené de Zurich en Belgique, en passant par Pékin, Helsinki et Berne au Stadttheater, où il devient au tournant des années 2000 le plus jeune directeur d’opéra.

Solution intérimaire d'ici 2026

Aviel Cahn succède à Dietmar Schwarz à l'Opéra allemand de Berlin. Le contrat de ce dernier, âgé de 65 ans, court jusqu'en 2025. Selon les informations, une solution intérimaire est prévue pour la période allant jusqu'à l'entrée en fonction d'Aviel Cahn en 2026.

"Avec Aviel Cahn, Berlin a pu s'assurer les services d'une personnalité extraordinairement créative en tant que futur directeur du plus grand de ses trois opéras", a déclaré le sénateur de Berlin pour la culture Klaus Lederer (gauche), également président du conseil de fondation.

Rares sont les métropoles internationales qui comptent autant d'opéras que Berlin. Les trois grandes maisons - outre le Deutsche Oper, le Staatsoper Unter den Linden et le Komische Oper - sont confrontées à des changements fondamentaux.

Le Staatsoper n'a plus de directeur musical général depuis que le chef d'orchestre Daniel Barenboim a renoncé à son poste pour des raisons de santé. Le directeur de l'Opéra national, Matthias Schulz, partira pour la saison 2025/26 à l'Opéra de Zurich.

Aviel Cahn était également pressenti pour ce poste, mais il souhaitait rester à Genève au moment de la décision. Au Staatsoper de Berlin, c'est l'actuelle directrice du Festival de Bregenz, Elisabeth Sobotka, qui prendra la direction de l'établissement en 2024.

En Suisse romande aussi, le monde lyrique change. Entre la nomination prochaine de la nouvelle direction à l’Opéra de Lausanne et ce départ imprévu, l’art lyrique en Suisse romande va ainsi devoir rebattre ses cartes pour ces prochaines années.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / dpa

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Harry Styles remporte le Grammy de l'album de l'année

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Harry Styles avait déjà remporté le prix du meilleur album de pop vocale en début de soirée. (© KEYSTONE/AP/Chris Pizzello)

Le chanteur britannique Harry Styles a remporté dimanche le prix du meilleur album de l'année aux Grammy Awards. Il s'agit d'une victoire surprise face aux grandes favorites Beyoncé, à qui la récompense échappe encore, ou Adele.

La sensation pop a raflé la récompense la plus convoitée de cet équivalent des Oscars pour la musique grâce à "Harry's House", son troisième opus. Un disque où les synthétiseurs et l'acoustique douce s'accompagnent de paroles très personnelles, pour en faire l'album le plus intime de la star britannique.

La jeune chanteuse américaine de jazz Samara Joy a quant à elle remporté le très prisé Grammy Award de la révélation de l'année. Cette Afro-américaine de 23 ans originaire du Bronx à New York a triomphé face à la pop-star brésilienne Anitta, au duo franco-américain DOMi & JD Beck ou encore aux rockers italiens de Maneskin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Lizzo remporte le Grammy du meilleur enregistrement de l'année

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Lizzo prend sa revanche après avoir été devancée en 2020 par Billie Eilish dans cette catégorie. (© KEYSTONE/AP/Chris Pizzello)

La chanteuse américaine Lizzo a devancé les grandes favorites Beyoncé et Adele, en remportant dimanche le prix du meilleur enregistrement de l'année aux Grammy Awards. Ce grâce à son titre "About Damn Time".

Ce prix d'interprétation a un goût de revanche pour Lizzo. En 2020, elle était largement pressentie comme la grande gagnante de cet équivalent des Oscars de la musique, mais avait finalement dû s'incliner face au phénomène pop Billie Eilish.

La chanteuse américaine de blues, folk et country Bonnie Raitt a quant à elle remporté le prix de la chanson de l'année aux Grammy Awards, avec son titre "Just Like That", une surprise face aux poids lourds Beyoncé, Taylor Swift et Adele. La chanteuse de 73 ans compte déjà 10 gramophones à son actif.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Beyoncé, artiste la plus couronnée de l'histoire des Grammy Awards

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L'artiste américaine a battu le record alors jusqu'à présent détenu par le chef d'orchestre Georg Solti. (© KEYSTONE/AP/Chris Pizzello)

Beyoncé est devenue dimanche soir l'artiste la plus couronnée de tous les temps aux Grammy Awards. Elle a remporté quatre récompenses, soit un total de 32 durant sa carrière, alors que la cérémonie à Los Angeles n'était toujours pas terminée.

La chanteuse américaine est encore en lice pour d'autres catégories, mais elle en a déjà remporté quatre dimanche: pour son album "Renaissance", sorti l'été dernier, et certaines de ses chansons. Le précédent record était détenu par le chef d'orchestre Georg Solti (31).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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