Culture
L'écrivain sri-lankais Shehan Karunatilaka remporte le Booker Prize
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L'écrivain sri-lankais Shehan Karunatilaka a remporté lundi soir le prestigieux Booker Prize britannique pour son roman "The Seven Moons of Maali Almeida". Le livre est une satire mordante qui a pour cadre la guerre civile qui a secoué son pays.
Le jury a salué "l'ampleur et la compétence, l'audace, la hardiesse et l'hilarité" de l'auteur, qui voit ainsi couronné son deuxième roman. Cette affaire de meurtre à l'humour noir se déroule dans la capitale srilankaise, Colombo, dans les années 1990 après la guerre civile. Elle suit un photographe de guerre, joueur et homosexuel caché, qui essaie de découvrir qui l'a tué.
Le prix littéraire a été remis à Londres en présence de la reine consort Camilla, lors de la première cérémonie en personne depuis 2019 à cause de la pandémie de Covid-19. Shehan Karunatilaka, 47 ans, est le deuxième écrivain né au Sri Lanka à recevoir le Booker Prize, après Michael Ondaatje en 1992.
"Bizarre, difficile, étrange"
En recevant le prix, Shehan Karunatilaka a salué les cinq autres finalistes et remercié son éditeur Sort of Books d'avoir publié ce livre "bizarre, difficile, étrange". Il a fait part de son espoir que "dans un avenir pas trop lointain", le Sri Lanka "comprenne que ces idées, de corruption d'appât du gain et de copinage ne fonctionnent pas et ne fonctionneront jamais".
L'an dernier, le prix avait été attribué à l'auteur sud-africain Damon Galgut pour "The Promise" ("La promesse"), un livre sur le temps qui passe dans une famille de fermiers blancs dans l'Afrique du Sud post-apartheid.
Le vainqueur remporte la récompense de 50'000 livres sterling (environ 56'000 francs) et l'assurance d'une renommée internationale.
Salman Rushdie, Margaret Atwood ou Hilary Mantel, décédée le mois dernier à 70 ans, font partie des écrivains ayant reçu le prix qui récompense les romans écrits en anglais.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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Nyon: plus de 70 événements au far° festival des arts vivants
Le far° festival des arts vivants de Nyon annonce plus de 70 événements pour sa 42e édition du 12 au 22 août. Une cinquantaine d'artistes, venus de 12 pays, seront de la partie pour une programmation mêlant théâtre, danse, cirque, performance, musique et autres installations sonores.
Dans le détail, le programme comprend notamment 22 projets d'art vivant (hors programmation musicale), dont près de la moitié ont été répétés dans le cadre du far°, indique lundi le festival nyonnais dans un communiqué.
Cinq concerts et trois journées de rencontres dramaturgiques, en collaboration avec l'Association vaudoise de danse contemporaine, sont aussi annoncés, parmi plusieurs autres projets. Le festival se déploie sur différents sites à Nyon, mais aussi dans la région à Prangins et Duillier.
Cette 42e édition est placée sous le thème "retoucher". Dans un contexte "de crises grandissantes et guerres toujours plus visibles, le far° propose de considérer ce tout petit geste de 'retoucher' comme une action modeste mais essentielle. Une invitation à déplacer nos regards, revisiter nos récits et imaginer d'autres manières de vivre ensemble", poursuit le communiqué.
Les organisateurs proposent un pass illimité à 100 francs pour découvrir l'ensemble du festival, ou sinon des "tarifs solidaires" pour les différents projets. A noter que, mercredi 19 août, l'ensemble de la programmation sera gratuite. Les places étant limitées, une réservation est toutefois recommandée.
L'an dernier, quelque 3900 spectateurs s'étaient rassemblés durant les dix jours du festival.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Anne Delseth nommée à la direction artistique de Visions du Réel
Visions du Réel a choisi la Lausannoise Anne Delseth pour succéder à Emilie Bujès à sa direction artistique. Programmatrice chevronnée active sur les scènes suisse et internationale, elle prendra ses fonctions à la fin août prochain.
Membre du comité de sélection depuis 2023, Anne Delseth a été choisie parmi une cinquantaine de candidatures, indique lundi le festival dans un communiqué.
"Je suis très heureux que nous ayons trouvé en Anne Delseth une excellente successeure à Emilie Bujès, qui connaît parfaitement le Festival", a déclaré le président du conseil de fondation, Philippe Bischof, ancien directeur de Pro Helvetia.
A la Quinzaine de Cannes
Active depuis plus de vingt ans dans le secteur cinématographique, Anne Delseth a occupé des fonctions dans les festivals, la distribution, l'exploitation cinématographique et la formation. Elle a notamment travaillé pendant dix ans au sein de l'équipe de programmation de la Quinzaine des cinéastes au Festival de Cannes et collaboré avec les festivals de Locarno, Soleure et Marrakech.
Elle dirige également depuis quinze ans la programmation du Cinéma CityClub, près de Lausanne, et assume la direction artistique du Festival international du film d'Oulan-Bator, en Mongolie. Son parcours l'a aussi amenée à travailler pour le distributeur trigon-film ainsi qu'à diriger le Master cinéma de l'ECAL et de la HEAD-Genève.
Déplacer les regards
"Je souhaite défendre des ½uvres qui déplacent nos regards et renforcer les passerelles entre les films et leurs publics", explique la future directrice artistique. Elle participera à plusieurs rendez-vous du festival avant sa prise de fonction, notamment au Festival du film de Locarno, afin d’accompagner la transition.
Emilie Bujès rejoint la direction artistique du GIFF après neuf éditions à la tête de la programmation du Visions du Réel.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Monaco: une exposition pour revivre le mariage de Grace et Rainier
Soixante-dix ans après le mariage de Rainier III et de Grace Kelly, une exposition dans les Grands Appartements du palais princier de Monaco fait revivre ce moment. Robes, archives et anecdotes révèlent les coulisses de cette union.
De l'arrivée de la fiancée américaine le 12 avril 1956 à bord du paquebot SS Constitution jusqu'au départ du couple en voyage de noces le 19 avril, le visiteur peut suivre presque heure par heure la semaine qui a placé la petite principauté méditerranéenne sous les projecteurs du monde entier.
Le glamour est à l'honneur, avec la robe manteau bleu marine et la capeline blanche que l'actrice arborait le jour de son arrivée, à côté de quelques-unes de ses dizaines de valises, et la robe du mariage civil dans la salle du trône aux tentures de velours rouge, où il s'est déroulé.
La robe Lanvin et le diadème qu'elle portait pour la soirée de gala, ainsi que la bague de fiançailles, sont également exposés.
L'originale au musée de Philadelphie
La robe du mariage religieux est en revanche une réplique: l'originale a été offerte à un musée de Philadelphie et n'est plus en état de voyager.
Plusieurs salles présentent les cadeaux offerts au couple: un plateau en argent massif envoyé par Elisabeth II, une statue d'Hercule offert par l'AS Monaco, mais aussi une couvée de poussins et une statue grandeur nature de Rainier que Grace a renvoyée à l'expéditeur tant elle la trouvait peu ressemblante.
L'exposition s'attarde aussi sur l'organisation, avec des reproductions des croquis, notes, itinéraires et instructions qui montrent à quel point Rainier - mort en 2005 - s'est intéressé aux moindres détails.
Les amateurs de détails peuvent ainsi étudier les plans de placement à la soirée de gala ou dans la cathédrale, où Ava Gardner, amie de Grace Kelly, apparaît au 27e rang.
Mais le document le plus inattendu reste une lettre du chanteur Léo Ferré, Franco-Monégasque qui avait été soprano dans la maîtrise de la cathédrale dans son enfance, où il propose de composer la musique de la messe de mariage.
"A bonne princesse, il faut bonne musique ! Et je suis là, la plume au bec, même latin, le basson en bandoulière et l'Alléluia à ma main !", a écrit le chanteur, huit ans avant de composer "Ni Dieu ni maître".
"J'accepte, très touché", a annoté Rainier sur le courrier, tout en renvoyant la proposition à Nadia Boulanger, musicienne et cheffe d'orchestre alors maître de chapelle du palais, qui a finalement décliné, optant pour des pièces d'auteurs connus et décédés afin de ne vexer personne.
"On est peut-être passé à côté de quelque chose", commente Thomas Fouilleron, directeur des archives du palais, co-commissaire de l'exposition visible jusqu'au 25 septembre.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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