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"Quand c'est non, c'est non" dit la procureure au procès Weinstein

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Harvey Weinstein ne s'est pas exprimé. (© KEYSTONE/EPA/CURTIS MEANS / POOL)

"Quand c'est non, c'est non !", a lancé mercredi la procureure en concluant son réquisitoire final au procès à New York de l'ancien producteur de cinéma Harvey Weinstein, pour convaincre les jurés que les victimes avaient bien été "violées" par l'ex-roi d'Hollywood.

"Il a violé trois femmes, elles ont toutes dit non !", a encore martelé la procureure Nicole Blumberg, qui est longuement revenue sur chacun des trois épisodes au coeur du dossier pour démontrer au jury qu'Harvey Weinstein avait "tout le pouvoir", "tout le contrôle" sur les victimes présumées et qu'il doit être déclaré coupable.

"L'accusé pensait que la loi ne s'appliquait pas à lui, il est temps de lui faire savoir", a-t-elle ajouté, avant de conclure: "dites-lui ce qu'il sait déjà, qu'il est coupable des trois crimes".

La défense assure au contraire que le fondateur et ancien patron des studios Miramax n'a eu que des relations sexuelles consenties avec les trois accusatrices, dans une logique de "promotion canapé" où elles cherchaient à le séduire pour percer dans l'univers du spectacle.

"Nous ne sommes pas ici pour faire la police de la chambre à coucher, tant que ne s'y déroule pas un viol", a rétorqué la procureure.

La dernière plaidoirie de la défense et le dernier réquisitoire de l'accusation ont conclu mardi et mercredi six semaines de débats lors de ce nouveau procès du roi déchu du cinéma indépendant, plus de sept ans après le début de cette affaire emblématique du mouvement #MeToo.

Le juge Curtis Farber a indiqué qu'il donnerait ses instructions aux jurés jeudi matin, dernière étape avant qu'ils se retirent à huis clos pour délibérer.

Procès annulé

Devant la cour pénale de Manhattan, le jury devra décider si le roi déchu du cinéma indépendant, accusé par des dizaines de femmes d'être un prédateur sexuel, s'est rendu coupable d'agressions sexuelles en 2006 sur l'ancienne assistante de production Miriam Haley et l'ex-mannequin Kaja Sokola, et de viol en 2013 sur l'aspirante actrice Jessica Mann, trois femmes qui ont témoigné à visage découvert, parfois pendant plusieurs jours. Dans les trois cas, Harvey Weinstein est accusé de leur avoir imposé une relation sexuelle par la force.

Le fondateur des studios Miramax, producteur de films culte comme "Pulp Fiction" et de succès comme "Shakespeare in Love", avait été condamné en 2020 à 23 ans de prison pour les faits concernant Miriam Haley et Jessica Mann, lors d'un procès retentissant qui symbolisait à l'époque une victoire pour le mouvement #MeToo contre les violences sexuelles.

Mais l'année dernière, la cour d'appel de New York avait annulé ce procès, parce que d'autres victimes présumées avaient pu témoigner aux débats et raconter des agressions pour lesquelles Harvey Weinstein n'était pas inculpé.

Le procès s'est donc rejoué devant la cour pénale de Manhattan, où l'ancien producteur, âgé de 73 ans, a comparu, diminué par de nombreux problèmes de santé, le teint pâle et en chaise roulante. Il est toujours détenu en raison d'une autre condamnation pour crimes sexuels en Californie.

"Traumatisme"

Harvey Weinstein n'a pas pris la parole à son procès, qui portait aussi sur une nouvelle inculpation d'agression sexuelle contre l'ancien mannequin polonaise Kaja Sokola, quand elle avait 19 ans. Ses avocats ont, eux, tenté tout au long des débats d'attaquer la crédibilité des trois accusatrices, des "femmes qui ont eu leurs rêves (de carrière) brisés" et qui auraient menti pour obtenir de l'argent d'Harvey Weinstein, le "pécheur originel du mouvement #MeToo", a ironisé son avocat, Arthur Aidala.

Ce dernier a notamment insisté sur le fait que les victimes ont toutes continué à fréquenter Harvey Weinstein après les violences dont elles l'accusent.

"Elles savaient qu'il fallait rester de son côté" et ont préféré "enterrer leur traumatisme" pour ne pas subir de représailles d'un homme tout-puissant à Hollywood, a justifié la procureure Nicole Blumberg. Mais quand, en octobre 2017, des enquêtes du New York Times et du New Yorker ont révélé que de nombreuses femmes l'accusaient, "elles n'étaient plus seules", a-t-elle ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le cinéma germanophone s'invite en terres vaudoises

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La cérémonie d'ouverture du Filmfest aura lieu au Cinéma Capitole à Lausanne, en collaboration avec la Cinémathèque suisse (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La huitième édition du Filmfest, consacré au cinéma germanophone contemporain, revient à Lausanne du 27 au 31 janvier prochain. La programmation, qui compte huit films, se déploie en deux volets, l'un destiné au grand public, l'autre aux élèves du secondaire II.

Le volet scolaire a pour objectif de "lier apprentissage de l'allemand, plaisir et culture", écrivent les organisateurs mardi dans un communiqué. Les trois films qui le composent, - "Jenseits der blauen Grenze" de Sarah Neumann, "Heldin" de Petra Volpe et "22 Bahnen" de Mia Maariel Meyer seront projetés à Lausanne, Yverdon et Vevey. Plus de 3000 élèves des gymnases, écoles professionnelles et écoles privées du canton y assisteront.

Le programme public compte cinq films. "Was Marielle weiss", de Frédéric Hambalek sera projeté en ouverture et en première suisse au cinéma Capitole à Lausanne. Les films "Miroirs no.3" de Christian Petzold, "Friedas Fall" de Maria Brendle, "Stiller" de Stefan Haupt et "How to be Normal and the Oddness of the Other World" de Florian Pochlatko seront quant à eux à voir à la salle du Cinématographe, au casino de Montbenon.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Veronica Fusaro chantera pour la Suisse au 70e Concours Eurovision

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Agée de 28 ans, Veronica Fusaro a déjà une grande expérience de la scène. Elle a donné plus de 500 concerts en Suisse et à l'étranger et s'est produite dans des festivals renommés (archives). (KEYSTONE/Anthony Anex)

La chanteuse bernoise Veronica Fusaro représentera la Suisse en mai à Vienne au 70e Concours Eurovision de la chanson. Agée de 28 ans, l'artiste est une adepte de la pop alternative aux accents soul, accompagnée de guitare. Sa chanson sera dévoilée le 11 mars.

Originaire de Thoune (BE), établie à Berne, Veronica Fusaro a été sélectionnée dans le cadre d'une procédure en plusieurs étapes, impliquant un jury international composé de spécialistes et d'un panel de fans de l'Eurovision. Le vote a été pondéré à parts égales entre le jury et le public, indiquent mardi les responsables du projet chapeauté par la télévision alémanique SRF.

Veronica Fusaro est reconnue pour ses performances sur scène. En 2016, elle est désignée meilleur talent par la radio alémanique SRF3. Depuis, elle a donné plus de 500 concerts en Suisse et à l’étranger et s’est produite sur des scènes et festivals renommés. Elle a également assuré les premières parties de concerts de Mark Knopfler à l’amphithéâtre de Nîmes.

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Petra Volpe et Pierre Monnard en tête dans les salles suisses

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"En première ligne", de la réalisatrice italo-suisse Petra Volpe, avec l'actrice allemande Leonie Benesch (à g.), est le film helvétique qui a attiré le plus de monde dans la salle en Suisse l'an dernier. (© KEYSTONE/DPA/CHRISTOPH SOEDER)

"En première ligne", "Hallo Betty" et "Wisdom of Happiness" sont les trois films suisses ayant rassemblé le plus de spectateurs dans les salles helvétiques en 2025. Le film de Petra Volpe arrive largement en tête avec 204’780 entrées, selon les chiffres de ProCinema.

Au-delà de la Suisse, "En première ligne", hommage au personnel soignant dans un hôpital helvétique, a attiré près de 650’000 spectateurs dans les pays germanophones. Le film figure également sur la liste restreinte des candidats à l’Oscar du meilleur film international, une première pour une production suisse depuis "L’enfant d’en haut" d’Ursula Meier en 2013. On saura le 22 janvier s'il figure parmi les cinq derniers finalistes.

Le Festival du film de Zurich a par ailleurs rendu hommage à Petra Volpe à Los Angeles, le 12 janvier dernier, en lui décernant le Golden Eye Award pour "En première ligne". En 2024, cette distinction avait été remise à Tim Fehlbaum.

Succès confirmés pour Pierre Monnard

Habitué des classements, le réalisateur fribourgeois Pierre Monnard se hisse à la deuxième place avec "Hallo Betty" (128’961 entrées), sorti à l’échelle nationale fin novembre. Le film retrace l’histoire vraie d’Emmi Creola-Maag, la publicitaire à l’origine du personnage culinaire fictif Betty Bossi dans les années 1950.

La troisième place revient au documentaire "Wisdom of Happiness" (88’048 entrées), consacré à Tenzin Gyatso, le 14e dalaï-lama. Coproduit par l’acteur américain Richard Gere, le film donne la parole au chef spirituel tibétain, âgé de 89 ans, qui y livre une réflexion face caméra sur le monde et le bonheur.

Documentaires et animation dans le top 10

Parmi les dix premiers figurent encore "Sauvages" (48’106), film d’animation en stop-motion du Valaisan Claude Barras, qui suit le périple d’une fillette et d’un bébé orang-outan dans une jungle menacée. Deux documentaires se distinguent également, dont "Typisch Emil" (46’341), consacré à l’humoriste Emil, et "Wir erben" (33’643), portrait du couple d’anciens conseillers nationaux Ruedi et Stephanie Baumann, réalisé par leur fils Simon.

Toutes périodes confondues, "Les faiseurs de Suisses" demeure le plus grand succès du cinéma helvétique avec 942’452 entrées, tandis que "En première ligne" se classe au 23e rang. Petra Volpe et Pierre Monnard ont toutefois déjà fait mieux, avec "L’ordre divin" (10e) et "Les enfants du Platzspitz" (12e).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le styliste et grand couturier italien Valentino est mort à 93 ans

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Le styliste Valentino Garavani, ici au centre photographié en 1991, est décédé à l'âge de 93 ans (archives). (© KEYSTONE/AP/Remy de la Mauviniere)

Le styliste et grand couturier italien Valentino est mort à 93 ans, a indiqué lundi l'agence de presse italienne Ansa.

Cette figure majeure de la haute couture et emblème de la dolce vita des années 60, est décédé à son domicile à Rome, a ajouté l'agence, citant la Fondation Valentino Garavani ainsi que le compagnon et partenaire de longue date du créateur, Giancarlo Giammetti.

Les funérailles se tiendront vendredi à la Basilique Sainte-Marie-des-Anges-et-des Martyrs, à Rome, à 11h00, selon la Fondation.

Valentino s'était fait une spécialité d'habiller et de sympathiser avec le tout Hollywood, d'Elisabeth Taylor à Ava Gardner, Lana Turner ou Audrey Hepburn en passant par Sharon Stone, Julia Roberts ou encore Gwyneth Paltrow.

Le déclic Jackie Kennedy

Son carnet d'adresse rassemblait tout le gotha. Sa rencontre avec Jackie Kennedy en 1964 est déterminante. Il lui refait sa garde-robe et elle choisit, pour se marier avec Onassis en 1968, un modèle ivoire réhaussé de dentelle tirée de sa fameuse "Collection blanche".

Le succès est immense aux Etats-Unis. En 1970, il est le premier couturier italien à ouvrir une boutique à New York. Dès lors, Valentino, considéré comme le porte-parole de la haute-couture de son pays, associe l'artisanat italien, la couture française et le prêt-à-porter américain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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