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Genève accepte la nouvelle loi controversée sur la laïcité

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Les opposants à cette nouvelle loi, initiée par Pierre Maudet, ont d'ores et déjà déposé des recours devant la justice. (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les Genevois ont accepté dimanche la nouvelle loi sur la laïcité. Ce texte sur un sujet sensible, qui interdit notamment les signes extérieurs d’appartenance religieuse aux fonctionnaires et aux élus, a été approuvé par 55,05% des votants. Notre suivi en continu.

16h30: M.Poggia pour un « règlement pacificateur »

Le Conseil d’Etat genevois est très satisfait de l’approbation de la loi sur la laïcité qui constitue un « jalon historique ». Le chef du département de la sécurité Mauro Poggia veut un règlement d’application « pacificateur » pour tenir compte des craintes exprimées pendant la campagne.

Le Conseil d’Etat doit encore débattre de ce règlement qui est en cours d’élaboration, a toutefois précisé devant la presse M.Poggia. « Mais en mettant en pratique la nouvelle loi, on ne va pas balayer les 44,95% de la minorité », a assuré le conseiller d’Etat MCG.

Il faudra vraisemblablement un délai de quelques mois avant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi et du règlement, étant donné que leur entrée en vigueur doit être concomitante. Leur teneur finale dépendra également des deux recours qui devront être tranchés par la justice.

Le conseiller d’Etat Pierre Maudet, qui avait initié en 2013 le processus ayant abouti à cette loi, estime qu’elle « va laisser son empreinte dans le corpus législatif ». Conséquence directe de la nouvelle Constitution, elle marque l’abrogation des lois anticléricales du passé, a relevé M.Maudet.

15h45: « l’esprit de Genève trahi »

La coordination référendaire à cette loi sur la laïcité estime que l’esprit de Genève a été « trahi ». Pour ces référendaires, qui rassemblent les partis de gauche ainsi que des associations syndicales, féministes ou encore musulmanes, la victoire de dimanche est celle « des partisans de la Genève de la peur de l’autre », écrivent-ils dans un communiqué. Ils y déplorent un choix « rétrograde ».

Les référendaires ne s’avouent toutefois pas vaincus. Selon eux, la victoire des partisans de cette nouvelle loi n’est que « temporaire ». Ils rappellent ainsi que plusieurs recours en justice ont été activés et que de nouvelles propositions législatives ont été apportées. « Aucune des questions controversées figurant dans la loi n’est réglée aujourd’hui », relèvent-ils à propos notamment de l’interdiction des signes extérieurs d’appartenance religieuse.

Les syndicats se disent « inquiets » pour les conditions de travail des personnes croyantes dans la fonction publique et les secteurs subventionnés. A commencer pour « les femmes musulmanes voilées, particulièrement visées dans cette loi », poursuit le communiqué.

Les opposants à la loi affirment que leur combat va continuer. Une association « pour une laïcité démocratique » va être lancée pour « mener jusqu’au bout la bataille d’idées engagées par ces référendums dans le sens de l’égalité et de la démocratie. »

15h00: la PS déplore

Le Parti socialiste genevois regrette le verdict des urnes au sujet de la loi sur la laïcité. « La Constitution genevoise garantit déjà le principe de laïcité de l’État et il n’est pas nécessaire de légiférer davantage », note le PS.

Selon lui, cette nouvelle loi risque d’entraîner le licenciement de nombreux employés, majoritairement des femmes, qui se verront exclus au motif de leur apparence religieuse. « Le risque d’une appréciation arbitraire – ainsi que des dérives qui peuvent en découler – est trop grand », ajoute le PS dans son communiqué.

De son côté, SolidaritéS Genève estime que l’acceptation de la loi constituait « un résultat mitigé pour le Conseil d’Etat et l’ensemble de la droite bourgeoise qui défendait cette loi Maudet comme un seul homme. » Le verdict du peuple montre « un scepticisme dont il faudra tenir compte à l’avenir », ajoute solidaritéS au sujet d’une loi qualifiée de « liberticide ».

14h30: « une avancée pour la paix religieuse »

Les Eglises catholique chrétienne, catholique romaine et protestante saluent l’approbation de la loi sur la laïcité. Ce résultat représente une « avancée pour la paix religieuse », relèvent-elles dans un communiqué.

La loi sur la laïcité de l’Etat clarifie les termes de la neutralité de l’Etat et établit des règles communes pour l’ensemble des communautés religieuses établies dans le canton, soulignent les Eglises. Bien que satisfaites de ce nouveau dispositif, elles relèvent aussi que cette loi est perfectible.

Elles suivront ainsi avec intérêt les recours déposés contre les articles limitant le port de signes religieux extérieurs, et plus particulièrement celui concernant les élues. Elles resteront aussi particulièrement attentives à la mise en œuvre des articles sur l’usage du domaine public pour des activités culturelles.

Elles veilleront également à ce que les dispositions d’exception concernant les restrictions des signes extérieurs pour prévenir des troubles graves à l’ordre public soient appliquées avec parcimonie et discernement.

14h15: les Verts confirment leur recours

Les Verts regrettent l’acceptation de cette nouvelle loi qui, selon eux, « a amené la confusion et a attisé la haine. » Ils ont confirmé qu’ils maintenaient leur recours devant la justice au sujet d’un texte qu’ils jugent anticonstitutionnel. « Le recours à la Chambre constitutionnelle entre en force. Il s’agit désormais de confronter cette loi inique à la justice et au respect des droits politiques », écrivent les Verts dans leur communiqué.

Pour les Verts, cette loi « bafoue les libertés individuelles, porte atteinte aux droits fondamentaux et ne respecte pas la Constitution », notamment car elle interdit aux élus de porter des signes religieux. L’élue Verte Sabine Tiguemounie, conseillère municipale à Meyrin, est directement concernée par cette loi, elle qui porte le voile.

13h45: les défenseurs de la laïcité sont soulagés

Le comité et l’association « La laïcité, ma liberté » a pris acte avec « une grande satisfaction » de la victoire du oui à la loi sur la laïcité. Le comité parle d’un vote « sans appel » des électrices et électeurs genevois, qui « ont confirmé que le droit à la différence ne peut et ne doit jamais constituer une différence de droits », écrit-il dans un communiqué.

« La laïcité, ma liberté » estime que cette campagne a été « éprouvante », marquée par « les outrances, les menaces et les contre-vérités de l’alliance référendaire », juge le comité. Il ajoute qu’il restera « attentif aux suites juridiques », les opposants à la loi ayant déjà déposé des recours devant la justice.

13h30: satisfaction au PLR et à l’UDC

Le PLR genevois s’est réjoui dimanche de l’acceptation de cette nouvelle loi sur la laïcité. « Si le droit à la différence doit être respecté, il ne peut constituer une différence de droit », note le parti dans un communiqué. « Contrairement à ce que n’ont eu de cesse de répéter les comités référendaires, cette loi n’est pas discriminatoire, mais s’adresse à toutes les religions sur pied d’égalité », ajoute le PLR.

L’UDC, qui a également soutenu cette nouvelle loi, relève que « le laïcisme n’a jamais posé de problèmes à Genève avant d’être confronté à l’arrivée de nombreux musulmans dont certains forment des revendications inacceptables » pour la société. « Il est donc normal qu’au sein de l’administration mais aussi dans le parlement et les délibératifs aucun signe religieux ne soient affichés, respectant une paix confessionnelle à laquelle les Genevois sont attachés », ajoute l’UDC dans un communiqué. Le parti sera attentif à une application rigoureuse de la nouvelle loi.

13h15: l’élue verte voilée ne renonce pas

Une élue municipale est directement concernée par la nouvelle loi sur la laïcité, acceptée dimanche à Genève. La Verte Sabine Tiguemounine, qui porte le voile, ne s’estime toutefois pas battue.

« Des recours devant la justice ont été déposés par les Verts et le Réseau évangélique genevois, et ils vont désormais être activés », rappelle Sabine Tiguemounine, interrogée par Keystone-ATS. « J’ai bon espoir que la justice nous donne raison, sachant que cette loi va à l’encontre de la Constitution suisse et de la Convention européenne des droits de l’homme », estime-t-elle.

Conseillère municipale à Meyrin, Sabine Tiguemounie ne se dit pas inquiète pour sa carrière politique, sachant que le port du voile ne sera plus toléré pour les élus si la loi entre en vigueur. « Ma situation personnelle n’a pas d’importance. Ce qui compte, c’est le signal que cette loi donne à notre jeunesse. Il n’est pas positif, et c’est la raison pour laquelle je vais continuer à m’engager », remarque-t-elle.

« Cette loi remet en cause des droits fondamentaux. Mon devoir est de rester auprès de celles et ceux qui seront directement affectés au quotidien par cette loi », ajoute-t-elle.

12h30: recours en vue

Sur le point d’être acceptée, la nouvelle loi sur la laïcité va désormais devoir passer devant la justice. Le Réseau évangélique genevois et les Verts avaient déjà déposé des recours. Ils jugent cette loi anticonstitutionnelle.

Ce texte pourrait aussi se retrouver confronté à un autre projet de loi, déposé fin janvier par Ensemble à gauche. Ce nouveau projet ne contient pas les aspects controversés de la loi soumise dimanche au peuple, soit l’interdiction des signes extérieurs d’appartenance religieuse.

12h00: vers une acception de la loi

La nouvelle loi sur la laïcité devrait être acceptée dimanche par les Genevois. Le texte est approuvé par 55,56% des votants, selon des résultats partiels basés sur 95% des bulletins rentrés.

11h30: une loi âprement discutée

Portée à l’origine par le conseiller d’Etat Pierre Maudet, la nouvelle loi sur la laïcité, qui doit remplacer celle de 1907, a été adoptée en avril dernier par la majorité de droite du Grand Conseil au terme de longs débats. Pour ses partisans, elle permet de prévenir le repli identitaire.

Cette loi est toutefois loin de faire l’unanimité. Elle a fait l’objet de quatre référendums, issus des partis de gauche ainsi que des associations syndicales, féministes et musulmanes. Ceux-ci dénoncent une loi liberticide et discriminatoire.

Attaquée par référendums, la loi l’a aussi été en justice. Le Réseau évangélique genevois et les Verts ont d’ores et déjà déposé des recours. Ils seront activés en cas d’acceptation dans les urnes.

(KEYSTONE-ATS)

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Le Grand Genève a éteint la lumière

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L'agglomération genevoise vue depuis le Salève lors de l'opération "La nuit est belle". (©KEYSTONE/MAGALI GIRARDIN)

L’agglomération genevoise a été plongée dans le noir dans la nuit de jeudi à vendredi pour sensibiliser la population aux méfaits de la pollution nocturne. Au total 45 communes genevoises, 25 vaudoises et 79 françaises ont adhéré à cette initiative inédite en Europe.

Place Neuve, 20h30, l’obscurité rend la marche hésitante. Des piétons utilisent leurs téléphones portables pour traverser. La plupart des automobilistes ralentissent. Dans les transports publics, la centrale rappelle aux conducteurs cet événement particulier qui impose une intense concentration.

Si les collectivités publiques ont joué le jeu en renonçant à allumer leurs éclairages publics, il n’en va pas de même pour les commerçants. Dans les rues basses, les vitrines et les enseignes sont allumés pour attirer les clients. La lumière est tellement forte qu’on ne remarque même pas que les lampadaires sont éteints. Les grandes chaînes de restaurants ne sont pas en reste.

Même si l’obscurité n’était pas totale et que les étoiles ont joué à cache-cache avec les nuages, le public n’a pas boudé son plaisir pour admirer le ciel. Des dizaines de personnes sont ainsi venues sur la Plaine de Plainpalais écouter les explications des astronomes de l’Observatoire de la Faculté des sciences de l’UNIGE.

Des stars

Jupiter, Saturne et Arcturus, une géante rouge en fin de vie, étaient les stars de la soirée. Les questions ont fusé, notamment sur les recherches en cours pour trouver de la vie ailleurs dans l’univers. Les plus chanceux ont aussi pu apercevoir la queue de la Grande Ourse. Des observations du ciel étaient organisées depuis une trentaine de sites.

L’initiative « La nuit est belle! » a été lancée par le Grand Genève en partenariat avec le Musée d’histoire naturelle de Genève, la Société d’astronomie de Genève et la Maison du Salève à Présilly (F). Pour Pascal Moeschler, conservateur au Muséum, ce projet permet à chacun de trouver un espace de réflexion sur ce qui constitue un paysage nocturne.

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Genève: compensation des places de parc assouplie

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A Genève, jusqu'à 4000 places de stationnement en surface pourront disparaître afin de fluidifier la circulation (photo symbolique). (©KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA BELLA)

A Genève, jusqu’à 4000 places de stationnement en surface pourront disparaître afin de fluidifier la circulation. Le Grand Conseil a accepté jeudi d’assouplir le principe de compensation des places supprimées dans l’espace public.

Inscrit dans la loi genevoise d’application de la législation fédérale sur la circulation routière (LaLCR), ce principe exige que toute place de stationnement sur la voirie doit être remplacée, à certaines conditions, par une place dans un parking public. « Cette loi est très restrictive », a relevé le rapporteur de majorité, le PLR Alexandre de Senarclens.

La modification de la LaLCR permettra la mise en application de la loi pour une mobilité cohérente et équilibrée (LCME). Selon M. de Senarclens, il s’agit d’améliorer l’attractivité des transports publics et d’accompagner l’arrivée du Léman Express le 15 décembre.

En 28 ans

« Datant de 2011, le principe de compensation a bloqué beaucoup de projets, comme la création de voies de bus en site propre et d’aménagements cyclables ou piétonniers », a déploré la Verte Delphine Klopfenstein Broggini. Et d’indiquer que le taux d’occupation des parkings souterrains publics est de 68%. A ses yeux, le taux de vacance de 32% constitue un énorme potentiel.

« Sans cet assouplissement, il faudrait 28 ans pour mettre en oeuvre la LCME », a calculé le socialiste Thomas Wenger. Pour le PDC Jacques Blondin, il ne s’agit pas de « tuer la voiture mais de fluidifier le trafic ». Le député estime toutefois qu’il manque des places de stationnement pour les deux-roues et de livraison. De plus, le contrôle du parking doit être renforcé.

Autre son de cloche au MCG et à UDC, qui estiment que la suppression de places de stationnement ne va rien résoudre. « Ce projet de loi vise à forcer les gens à prendre le Léman Express », a critiqué l’UDC Stéphane Florey. « Le Léman Express n’aura aucun effet sur le trafic pendulaire qui nous pourrit la vie », a renchéri le MCG Patrick Dimier.

« Raison et pragmatisme »

« Dans cette enceinte, les lignes sont en train de bouger. Pendant trop longtemps, on était dans la confrontation idéologique en matière de mobilité », a constaté le conseiller d’Etat Serge Dal Busco, en charge des Infrastructures. Et d’inviter les députés à suivre la voie de « la raison et du pragmatisme », afin de permettre à l’Etat de concrétiser la LCME en quatre à cinq ans.

Jugeant l’assouplissement trop timoré, Ensemble à Gauche a déposé des amendements pour aller plus loin. La formation n’a pas été suivie. Au final, la modification de la LaLCR a été adoptée par 68 oui, 11 abstentions et 18 non (MCG et UDC).

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Nombreux élus genevois face à la justice

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Le président du gouvernement genevois Antonio Hodgers a évoqué la situation dans plusieurs médias. (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, six des douze membres qui composent les exécutifs de la Ville et du canton doivent répondre d’une manière ou d’une autre aux questions du Ministère public. Cette proportion hors norme met à mal la confiance de la population envers ses élus.

Antonio Hodgers, président du Conseil d’Etat genevois, a rappelé mercredi cette situation inédite dans plusieurs médias. Il revenait sur la dernière affaire en date: la convocation de son collègue Serge Dal Busco en tant que personne appelée à donner des renseignements.

Cette audition, agendée au 27 septembre mais qui pourrait avoir lieu plus tôt à la demande du conseiller d’Etat, est liée au volet Manotel de l’affaire Maudet. Mis sous pression, l’élu PDC a reconnu avoir reçu 10’000 francs du groupe hôtelier en 2018, entre les deux tours de l’élection à l’exécutif. Il assure avoir restitué la somme à la mi-septembre, soit juste après l’éclatement de l’affaire Maudet.

Procédure classée

Pour sa part, le conseiller d’Etat PLR Pierre Maudet a été mis en prévention pour acceptation d’un avantage. En cause: son voyage en famille à Abu Dhabi en novembre 2015 payé par le prince héritier de l’Emirat. La procédure se poursuit. Une nouvelle audition du magistrat aura lieu le 6 septembre. Interrogée jeudi en tant que témoin, son épouse a choisi de garder le silence, selon plusieurs médias.

Les procureurs qui investiguent sur ce voyage à Abu Dhabi se sont intéressés à deux associations, le Cercle Fazy-Favon et l’Association de soutien à Pierre Maudet. Il ressort de leur enquête que Manotel avait viré à ces associations des montants d’un total de 105’000 francs. Le groupe hôtelier a aussi financé une soirée d’anniversaire pour Pierre Maudet à hauteur de 20’000 francs.

L’affaire Maudet a aussi provoqué des remous en Ville de Genève. Le conseiller administratif PDC Guillaume Barazzone a révélé avoir été invité à Abu Dhabi en 2017 par un ami. Une procédure pénale contre inconnu pour acceptation d’un avantage a été ouverte par le Ministère public, pour être finalement classée. Le Parquet a conclu que le voyage du magistrat, appelé à donner des renseignements, était bel et bien privé.

Aussi prévenus

Mais une autre affaire empoisonne l’exécutif de la Ville depuis novembre 2018. Un audit de la Cour des comptes a révélé de curieuses pratiques en matière de frais professionnels. Le Ministère public a rapidement empoigné le dossier en procédant à des perquisitions dans les bureaux des membres du conseil administratif.

Résultat: deux magistrats sont mis en prévention pour gestion déloyale des intérêts publics – Guillaume Barazzone (PDC) et Rémy Pagani (Ensemble à Gauche) – et deux autres appelés à donner des renseignements – Sami Kanaan (PS) et Esther Alder (Verts). Des auditions ont eu lieu au printemps. Contacté, le Ministère public ne commente pas cette procédure en cours.

Epinglé pour un usage excessif de sa carte de crédit professionnelle et des frais de téléphonie très élevés, M. Barazzone a remboursé 51’896 francs « sur une base volontaire », après avoir analysé ses frais depuis son entrée en fonction en 2012. Il a admis des « erreurs involontaires » et a décidé de ne pas briguer de nouveau mandat fédéral et municipal cet automne et le printemps prochain.

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L’alliance entre le PBD et Eric Stauffer confirmée

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Eric Stauffer estime que son alliance avec le PBD Genève peut être une stratégie gagnante pour les élections fédérales de l'automne. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Eric Stauffer briguera un siège genevois au Conseil national sur une liste apparentée au Parti bourgeois démocratique (PBD). La stratégie a été confirmée lundi par le président ad interim de la section genevoise du PBD André Leitner. Le PBD suisse laissera faire.

En revanche, l’adhésion d’Eric Stauffer au PBD Suisse est « pour l’instant suspendue ». Surpris par la démarche, le parti s’est jusqu’à présent montré hostile à accueillir l’ex-figure emblématique du MCG (Mouvement citoyens genevois) dans ses rangs. Eric Stauffer garde toutefois espoir de pouvoir encore changer le cours des choses.

« A moi de faire mes preuves » durant la campagne électorale, a fait savoir M.Stauffer, à l’occasion d’une conférence de presse organisée devant les locaux du service des votations et des élections de Genève. A ses yeux, les lignes politiques communes existent entre lui et le PBD Genève.

Eric Stauffer cite notamment les dossiers de l’assurance-maladie et de la mobilité. Pour lui, il serait temps que Genève, grand contributeur à Berne, touche aussi des subventions fédérales. Eric Stauffer n’a, en revanche, pas pipé mot au sujet des travailleurs frontaliers, un thème sur lequel avait été bâti le succès du MCG.

Oser

Le président ad interim du PBD Genève André Leitner admet que l’apparentement avec une liste où figure Eric Stauffer pourrait s’avérer risqué. « Mais il faut oser », a-t-il déclaré. La liste d’Eric Stauffer, qui comprend aussi le nom de l’ancien député Pascal Spühler, s’intitule « Parti citoyen démocrate Genève d’abord ».

La décision du PBD Genève n’a pas déclenché l’enthousiasme PBD Suisse. Son vice-président et conseiller national Lorenz Hess (BE) a déclaré à l’émission « Rendez-vous » de la radio alémanique SRF qu’il n’y aura pas d’intervention du parti dans ce dossier.

Les valeurs d’Eric Stauffer ne correspondent pas à celles du PBD Suisse et c’est sur ces valeurs que le parti doit faire campagne. Mais le fédéralisme vaut aussi pour les partis politiques. Malgré tout, le PBD, en tant que formation centriste, a toujours refusé de s’allier avec les extrêmes.

La section genevoise a choisi une autre stratégie. Elle cherche une solution locale à des problèmes locaux. On verra si cette option sera fructueuse.

Eric Stauffer avait d’abord approché le PDC du Valais romand, mais le 1er mars dernier, celui-ci avait fait savoir qu’il ne voulait pas de l’ex-patron du MCG et de Genève en marche (GeM) dans ses rangs.

(KEYSTONE-ATS)

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Remous autour de la candidature de Stauffer

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Eric Stauffer veut faire campagne pour les élections fédérales sur une liste alliée au PBD (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L’annonce de la candidature d’Eric Stauffer au Conseil national sur une liste alliée au Parti bourgeois démocrate (PDB) à Genève provoque des remous. La direction nationale du parti émet de sérieuses réserves par rapport à sa demande d’adhésion.

Le cofondateur et ancien patron du Mouvement citoyens genevois (MCG) a annoncé lundi, dans une interview à la Tribune de Genève, qu’il brigue l’un des douze sièges genevois au Conseil national. Il dit avoir adhéré au PBD suisse et vouloir faire campagne pour les élections fédérales sur une liste alliée au parti, baptisée « Parti citoyen démocrate Genève d’abord ».

La secrétaire générale du PBD suisse Astrid Bärtschi a confirmé mardi à Keystone-ATS une information de la radio SRF, selon laquelle Eric Stauffer a déposé sa demande d’adhésion il y a quelques jours. Le parti précise dans un communiqué qu’il traitera cette demande « sous peu » et décidera de son affiliation.

« Au vu de l’état actuel des connaissances concernant le positionnement politique d’Eric Stauffer, il semble très douteux qu’il soit accepté comme membre du PBD et qu’il puisse donc se présenter comme candidat », écrit toutefois le parti. « Beaucoup de ses positions ne correspondent pas aux nôtres », précise Mme Bärtschi.

Joint par Keystone-ATS, Eric Stauffer a indiqué s’être entretenu avec le conseiller national et vice-président du PBD Suisse Lorenz Hess par téléphone mardi. Il lui a rappelé qu’à Genève, les listes pour les élections fédérales peuvent être modifiées jusqu’à lundi prochain. Le PBD tranchera d’ici à cette date butoir.

Eric Stauffer a estimé que la section genevoise du PBD, en s’alliant avec lui, n’a commis aucun impair en regard des statuts du parti. Les sections cantonales disposent d’une large autonomie, a-t-il affirmé. Elles peuvent choisir assez librement leurs candidats aux élections. Il aurait toutefois souhaité une meilleure communication avec les instances nationales du PBD.

Deux candidats PBD à Genève

Lundi, le parti bourgeois-démocratique genevois a annoncé qu’il va lancer deux candidats aux élections législatives fédérales d’octobre pour le Conseil des Etats. Il s’agit d’André Leitner et de Thierry Vidonne.

Les deux mêmes hommes sont également en lice pour le Conseil national. Le parti explique qu’aucune femme n’a voulu prendre l’un des deux postes réservées pour elles.

Elections ouvertes

Les élections fédérales de l’automne s’annoncent très ouvertes dans le canton du bout du lac. Au Conseil des Etats, la socialiste Liliane Maury Pasquier et le Vert Robert Cramer ne se représentent pas. Elus en 2007, ils ont siégé à la chambre des cantons pendant trois législatures.

Les conseillers nationaux sortants Carlo Sommaruga et Lisa Mazzone feront campagne ensemble pour conserver les deux sièges à gauche. Mais ils devront faire face aux candidats plus à droite sur l’échiquier politique, qui vont tenter de reconquérir une place aux Etats.

Au Conseil national, la lutte s’annonce aussi acharnée. Genève a droit cette année à un douzième siège. Actuellement, le canton y est représenté par deux UDC, un MCG, trois socialistes, trois libéraux radicaux, un démocrate-chrétien et une écologiste.

(KEYSTONE-ATS)

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