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A Pékin, von der Leyen veut aborder "différends" entre Chine et UE

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C'est la première fois depuis 2019 que des dirigeants de Bruxelles rencontrent en personne le président chinois Xi Jinping (archives). (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET)

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a appelé jeudi à traiter "les déséquilibres et différends" entre Chine et Union européenne, à l'occasion du premier sommet en face-à-face Chine-UE en plus de quatre ans.

"La Chine est le plus important partenaire commercial de l'UE", a rappelé Ursula von der Leyen, "mais il y a clairement des déséquilibres et différends que nous devons traiter".

Le président chinois Xi Jinping a lui appelé à "répondre ensemble aux défis mondiaux et travailler ensemble pour promouvoir la stabilité et la prospérité dans le monde", lors d'une rencontre avec Mme von der Leyen et le président du Conseil européen Charles Michel à Diaoyutai, la villa d'Etat du gouvernement chinois à Pékin.

"Relation stable"

"La Chine et l'UE devraient être des partenaires dans le cadre d'une coopération mutuellement bénéfique", a-t-il ajouté, soulignant l'importance de la "confiance politique" entre les deux partenaires.

De son côté, Charles Michel a assuré que l'UE souhaitait "une relation stable et mutuellement profitable avec la Chine".

Mais "très naturellement, nous allons promouvoir aujourd'hui nos valeurs européennes y compris les droits humains et la démocratie", a-t-il assuré.

Le sommet - le premier en face-à-face en plus de quatre ans - survient à un moment de reprise des échanges diplomatiques entre Bruxelles et Pékin, au sortir de la pandémie de Covid-19 qui avait isolé la Chine du reste du monde.

Depuis plusieurs mois, plusieurs commissaires européens ont ainsi fait le déplacement dans le pays pour renouer le dialogue en personne.

"Rééquilibrage"

Mais les sujets de division restent nombreux entre l'UE et son premier partenaire économique, qu'il s'agisse de l'important déficit commercial ou encore de la guerre en Ukraine, deux sujets qui devraient être au coeur des discussions jeudi.

Lors d'une rencontre dans l'après-midi avec le Premier ministre Li Qiang, Ursula von der Leyen a réitéré ses inquiétudes quant au "déséquilibre" des échanges commerciaux.

"Nous devons nous attaquer aux causes profondes de cette situation et gérer l'impact qui en résulte", a-t-elle déclaré.

Le déficit commercial de l'Union européenne avec la Chine a doublé en deux ans pour atteindre le chiffre record de 390 milliards d'euros en 2022, selon Mme Von der Leyen.

"Nous espérons pouvoir parler du rééquilibrage de ces relations économiques, nous pensons qu'il est important, pour nous qui voulons développer notre autonomie stratégique, de réduire un certain nombre de dépendances et de vulnérabilités", a ajouté Charles Michel, disant espérer "avoir un débat franc et direct sur ces sujets".

L'objectif de la Chine lors de ce sommet est de "protéger son image d'acteur mondial et de rassurer les acteurs européens sur l'orientation que prend l'économie chinoise", estime Grzegorz Stec, un analyste du groupe de réflexion sur la Chine Merics.

Mais quelques jours seulement avant le sommet, elle a appris une mauvaise nouvelle, avec le retrait de l'Italie des Nouvelles Routes de la soie, a indiqué à l'AFP une source au sein du gouvernement de Giorgia Meloni.

Ce vaste projet d'infrastructures est critiqué par ses opposants comme un cheval de Troie destiné à obtenir une influence politique.

En réaction, Pékin a fustigé jeudi le "dénigrement" de son projet, lancé en 2013 sous l'impulsion de Xi Jinping.

"Aucune confiance"

La guerre entre Israël et le Hamas et l'offensive russe en Ukraine devaient aussi figurer à l'ordre du jour du sommet.

Pékin a régulièrement été critiqué par les Occidentaux sur le dossier ukrainien.

Car si la Chine appelle au respect de l'intégrité territoriale de tous les pays - sous-entendu Ukraine comprise -, elle n'a jamais condamné publiquement Moscou.

En octobre, Vladimir Poutine a également été accueilli à Pékin par M. Xi qui a salué leur "profonde amitié".

Par contraste, l'analyste Nicholas Bequelin se montre peu optimiste sur l'issue du sommet UE-Chine, relevant que l'UE n'a "aucune confiance" en Pékin.

"Il est peu probable que les deux parties obtiennent ce qu'elles veulent de l'autre", souligne cet expert du Paul Tsai China Center, un cercle de réflexion.

"La Chine et l'Europe sont des partenaires, pas des rivaux, et leurs intérêts communs l'emportent largement sur leurs différends", a insisté cette semaine le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin.

Les tensions autour de l'île autonome de Taïwan devaient également être au menu des discussions.

Sur fond de négociations sur le changement climatique à Dubaï pour la COP28, les dirigeants européens entendent aussi pousser la Chine, premier producteur mondial de gaz à effet de serre, à redoubler d'efforts pour le climat.

Enfin, les dirigeants européens devaient évoquer le dossier des voitures électriques produites en Chine, visées par une enquête de la Commission européenne sur des subventions jugées illégales.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Demi Vollering renverse la donne et remporte le Giro

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Demi Vollering a remporté le Giro féminin (© KEYSTONE/AP/Davide Spada)

La Néerlandaise Demi Vollering a remporté son premier Tour d'Italie dimanche à Saluzzo. Ceci en renversant sa compatriote Anna van der Breggen lors d'une dernière étape à grand suspense.

Après ses victoires dans le Tour de France en 2023 et dans la Vuelta en 2024 et 2025, la leader de l'équipe française FDJ-Suez complète sa trilogie dans les grands Tours.

Deuxième du général au matin de la dernière étape à 50 secondes de Van der Breggen, elle a renversé la vapeur dimanche en passant à l'offensive à plusieurs reprises pour décrocher définitivement la maillot rose à 39 km de l'arrivée.

C'est l'Italienne Elisa Longo Borghini qui a remporté cette dernière étape, réglant au sprint un groupe de quatre dans lequel Vollering a pris le soin de savourer, sans se mêler à la lutte pour la victoire d'étape.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Présidentielle au Pérou: ouverture des bureaux de vote

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Les Pérouviens doivent départager lors d'un second tour qui s'annonce serré la candidate de droite Keiko Fujimori de son rival de gauche Roberto Sanchez, ici lors d'un débat le 1er juin à Lima. (© KEYSTONE/EPA/PAOLO AGUILAR)

Les bureaux de vote ont ouvert dimanche matin au Pérou pour le second tour de l'élection présidentielle qui oppose la candidate de droite Keiko Fujimori au candidat de gauche Roberto Sanchez dans un scrutin qui s'annonce extrêmement serré.

Les bureaux de vote ont commencé à ouvrir peu après 07h00 (14h00 en Suisse), a constaté l'AFP. Ils fermeront à 17h00 (minuit en Suisse).

Les sondages donnent les deux candidats au coude-à-coude, dans un contexte de désillusion politique et d'exaspération face à la criminalité. Aucun des deux n'a suscité un large soutien au premier tour, où ils ont recueilli ensemble moins de 30% des suffrages.

Keiko Fujimori, 51 ans, fille de l'ancien président Alberto Fujimori, qui a dirigé le pays d'une main de fer dans les années 1990, brigue la présidence pour la quatrième fois consécutive.

Elle revendique l'héritage contrasté de son père, crédité par ses partisans d'avoir stabilisé l'économie et vaincu les guérillas des années 1980 et 1990, mais condamné pour corruption et crimes contre l'humanité.

Roberto Sanchez, ancien ministre de 57 ans, se présente pour la première fois, porté par un fort soutien dans les régions andines, où de nombreux électeurs s'estiment délaissés par le pouvoir central de Lima.

Alliances nécessaires

Un juge a décidé vendredi de le renvoyer en procès pour de présumées irrégularités dans le financement de campagnes locales entre 2018 et 2020, des accusations qu'il rejette.

Quel que soit le vainqueur dimanche, il héritera d'un pays plongé dans une crise politique persistante qui a vu se succéder huit présidents depuis 2016.

Au centre de cette instabilité figure une disposition constitutionnelle permettant au Parlement de destituer le président pour "incapacité morale permanente", une notion aux contours flous.

Aucun des deux candidats ne disposera d'une majorité au Parlement, ce qui obligera le futur président à nouer des alliances pour espérer terminer son mandat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Au 100e jour de guerre, les Etats-Unis abattent des drones iraniens

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A Téhéran, les figures des ex-guides suprêmes Ayatollah Ruhollah Khomeini et Ayatollah Ali Khamenei trônent toujours majestueusement, mais au quotidien, Farhad, un chef cuisinier de 35 ans confie à l'AFP que la vie est devenue "de plus en plus difficile, même avant cette guerre. (© KEYSTONE/EPA/ABEDIN TAHERKENAREH)

L'armée américaine a annoncé avoir abattu deux drones d'attaque iraniens qui menaçaient selon elle le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, aucune solution ne se profilant pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient qui entre dimanche dans son 100e jour.

Si les négociations de paix semblent au point mort, le médiateur pakistanais poursuit ses efforts, avec une nouvelle visite à Téhéran du ministre de l'Intérieur, Mohsen Naqvi, qui a remis une "lettre spéciale" au chef de la diplomatie iranienne, selon la télévision d'Etat.

Adressée au guide suprême Mojtaba Khamenei, elle contient "un message très important", a souligné M. Naqvi sans en dévoiler le contenu.

L'Iran et les Etats-Unis sont restés peu prolixes ces derniers jours sur les pourparlers, loin des déclarations positives de fin mai sur un protocole d'accord en phase de finalisation.

En 100 jours, la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines, a embrasé le Moyen-Orient et fait vaciller l'économie mondiale. Et pendant que Donald Trump cherche une issue à ce conflit impopulaire aux Etats-Unis, la République islamique se targue de leur avoir infligé un "revers cuisant" malgré la mort dans les bombardements de plusieurs de ses hauts dirigeants et de milliers de civils.

Depuis la trêve du 8 avril, les hostilités avaient quasiment cessé. Mais elles ont récemment repris, en particulier autour du détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour les hydrocarbures verrouillée par Téhéran.

"Etat suspendu"

"J'ai l'impression que cette situation va perdurer pour un moment: une sorte d'état suspendu, où les uns tirent des missiles, les autres lancent des drones, et je doute que tout cela aboutisse à une véritable stabilité", confie à l'AFP Farhad, un chef cuisinier de 35 ans à Téhéran.

La vie est devenue "de plus en plus difficile, même avant cette guerre, ajoute-t-il. "Des choses que l'on aurait pu envisager d'acheter il y a quelques mois seulement sont désormais devenues des rêves et des contes de fées".

Dans la nuit, l'armée américaine a annoncé avoir abattu deux drones d'attaque iraniens à usage unique qui menaçaient le trafic maritime international dans le détroit".

"Les forces américaines restent en alerte et prêtes à continuer de se défendre contre l'agression iranienne", a déclaré le Commandement central américain au Moyen-Orient(Centcom).

Vendredi soir déjà, le Centcom avait abattu quatre drones d'attaque iraniens lancés en direction du détroit, puis frappé des sites de radars de surveillance côtiers iraniens.

En représailles, l'Iran avait tiré une salve de missiles contre des installations militaires au Koweït et au Bahreïn, alliés des Etats-Unis qui ont dénoncé "une dangereuse escalade".

Liban

Parallèlement, les hostilités se poursuivent sur l'autre front du conflit, au Liban, d'où ont été tirés dimanche des projectiles vers Israël, malgré un cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

La veille, des bombardements israéliens ont fait au moins cinq morts, dont trois soldats de l'armée libanaise, Israël annonçant de son côté la mort de deux de ses militaires.

Les frappes sur le Liban ont fait plus de 3560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 29 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.

Téhéran exige que tout accord avec Washington englobe la fin des hostilités sur le sol libanais entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, tandis que les Etats-Unis voudraient traiter les deux dossiers séparément.

Et le chef de l'armée libanaise est en visite au Pakistan pour rencontrer son homologue Asim Munir, principal médiateur dans les pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran.

Question des avoirs

Liban, avoirs iraniens gelés à l'étranger, nucléaire, contrôle du détroit d'Ormuz: les positions des deux camps restent éloignées.

Selon une source proche du dossier, le Trésor américain examine la possibilité que les avoirs puissent, au lieu d'être versés à l'Iran, servir à compenser les pays du Golfe pour les dommages causés par les frappes iraniennes.

De quoi tendre encore le climat entre les deux pays, qui s'affrontent aussi sur le terrain footballistique.

L'Iran, qui participe à la Coupe du Monde organisée conjointement par les Etats-Unis, le Mexique et le Canada, dénonce un "traitement discriminatoire" de sa délégation alors que plusieurs membres de l'encadrement n'ont pas obtenu le visa pour entrer sur le sol américain.

L'équipe est attendue dans quelques heures à Tijuana, au Mexique, son camp de base. Mais ses trois rencontres de la phase de groupes sont prévues aux Etats-Unis: à Los Angeles le 15 juin face à la Nouvelle-Zélande et le 21 juin face à la Belgique, et le 26 juin à Seattle contre l'Egypte

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Plus de 1,2 million de personnes à Madrid pour la messe de Léon XIV

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La messe de Léon XIV a rassemblé 1,2 million de personnes à Madrid dimanche matin, lors du deuxième jour de sa visite en Espagne. (© KEYSTONE/AP/Manu Fernandez)

Plus de 1,2 million de personnes se sont rassemblées dimanche matin dans les rues du centre de Madrid pour suivre une messe célébrée par le pape Léon XIV. Il participera à d'autres rassemblements au cours de ses sept jours dans le pays.

Le roi Felipe VI et la reine Letizia se sont joints aux foules de fidèles brandissant des drapeaux espagnols et du Vatican sur la place de Cibeles - habituellement le lieu de célébrations des supporters de football du Real Madrid.

Le pape Léon y a appelé les Espagnols à ne pas considérer la religion comme "un musée du passé, mais (comme) une école de foi où on peut encore s'abreuver".

Cet office est le temps fort du deuxième jour de la visite de sept jours du pape Léon en Espagne, bastion catholique traditionnel où la pratique religieuse a fortement décliné ces dernières années, comme dans une grande partie de l'Europe occidentale.

Le pape est arrivé pour la messe à bord de la papamobile, empruntant des rues bordées de croyants enthousiastes.

Une vaste opération logistique et de sécurité avait été mise en place pour la messe. Après l'office, chargé de symbolisme religieux, le pape a conduit une procession traditionnelle sur quelques centaines de mètres, à proximité de la grande artère commerciale de la Gran Vía, le long d'un parcours bordé d'oeillets blancs et jaunes, les couleurs du drapeau du Vatican.

Pour Nico Aldeanueva, 28 ans, en visite depuis Philadelphie aux Etats-Unis, le pape est "une force très unificatrice à un moment où nous sommes divisés sur tant de fronts différents".

"Nous connaissons, semble-t-il, des conflits sans fin et, pour le moment, ici, on peut appuyer sur pause, profiter de l'instant et ressentir la foi", a-t-il salué.

"Il essaie de tous nous aider"

Ana Milagros, 64 ans, qui agitait un drapeau du Vatican, a confié qu'elle trouvait que le pape, né aux Etats-Unis, semblait "abordable" et "très sincère".

"Il y a beaucoup de polarisation et de divergences en politique, dans les questions sociales, dans l'économie", a-t-elle regretté: "Le pape essaie avec cette visite de nous aider tous".

Plus tard dimanche, Léon rencontrera des figures de la culture, du sport et de l'économie dans une enceinte sportive et de concert, dans le but de favoriser le dialogue entre la foi et la société civile moderne.

Environ 90% des Espagnols se déclaraient catholiques dans les années 1970, contre 56,1% dans une enquête menée en mai par le Centre de recherches sociologiques (CIS), un organisme public, selon la télévision et la radio publiques RTVE.

Samedi soir, 500'000 participants, pour la plupart jeunes, s'étaient déjà rassemblés avec Léon XIV au pied du stade Santiago Bernabéu du Real Madrid pour une veillée de prières qui s'est prolongée tard dans la nuit.

Le souverain pontife avait entamé sa visite samedi au Palais royal de Madrid, où il a appelé à mettre fin aux "discours qui divisent" la société et aux "simplifications stériles" lors de la première journée de sa visite en Espagne qui sera notamment centrée sur la question des migrants, un sujet qui polarise le débat dans de nombreux pays parmi lesquels l'Espagne.

Léon a aussi salué l'Espagne, dont le gouvernement de gauche s'est opposé à son pays natal, les Etats-Unis, ainsi qu'à Israël au sujet des guerres au Moyen-Orient, pour son "engagement constant en faveur de la paix et de la solidarité entre les peuples".

Mardi, Léon XIV se rendra à Barcelone, où il célébrera mercredi une messe à la Sagrada Família, devenue depuis quelques mois l'église la plus haute du monde.

Le pape achèvera sa visite jeudi et vendredi aux îles Canaries, principale porte d'entrée en Espagne des migrants en situation irrégulière, où il rendra hommage aux milliers d'entre eux qui ont péri lors de la dangereuse traversée de l'Atlantique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp / belga

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