Économie
Accord "de principe" de l'UE pour utiliser les avoirs russes gelés
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Les Vingt-Sept ont conclu mercredi un accord "de principe" pour saisir les revenus provenant des avoirs de la Russie gelés dans l'UE afin d'armer l'Ukraine. Cette manne représentera entre 2,5 et 3 milliards d'euros par an en faveur de Kiev.
"Cet argent servira à soutenir le rétablissement et la défense militaire de l'Ukraine", a indiqué la présidence belge tournante de l'UE sur X après une réunion des ambassadeurs des Etats membres.
Cet accord, qui devra encore être confirmé au niveau des ministres de l'UE, intervient après de longs et âpres débats sur la façon d'utiliser les avoirs de l'État russe bloqués après le déclenchement de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, qui représentent environ 210 milliards d'euros dans l'UE.
Symbole "puissant"
La Commission européenne avait proposé en mars un plan visant à saisir les revenus produits par ces colossaux avoirs, qui pourrait selon elle permettre de dégager jusqu'à environ trois milliards d'euros annuels.
"Il ne pouvait y avoir symbole plus puissant, ni un meilleur usage pour cet argent que (d'y recourir) pour rendre plus sûre l'Ukraine et l'Europe toute entière", a aussitôt salué mercredi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, dans un message sur X. Cet accord politique intervient alors que les Européens cherchent tous azimuts des financements pour leur aide militaire à l'Ukraine.
Selon le plan adopté, 90% des revenus saisis seront destinés à la Facilité européenne pour la paix (FEP), qui finance des achats d'armes, cruciaux à un moment où Kiev réclame des munitions et des systèmes de défense aérienne pour contenir une armée russe à l'offensive. Les 10% restants seront versés au budget de l'UE pour renforcer les capacités de l'industrie de défense ukrainienne.
Menaces de poursuites judiciaires
Parmi les Vingt-Sept, certains Etats avaient cependant indiqué redouter les conséquences d'une telle saisie, craignant le précédent que cela pourrait créer sur les marchés financiers, et les répercussions judiciaires qu'elle engendrerait.
La Russie avait d'ailleurs menacé en mars l'UE de lui intenter des poursuites judiciaires "sur des décennies" en cas d'utilisation des revenus de ses avoirs gelés au profit de l'Ukraine, ce qui s'apparenterait selon Moscou à un "vol".
Au total, l'UE et les pays du G7 ont gelé quelque 300 milliards d'euros d'actifs de la Banque centrale de Russie, en plus des saisies d'actifs privés de personnes liées au pouvoir russe comme les yachts et biens immobiliers des oligarques.
La Belgique en première ligne
L'immense majorité (plus de 90%) de ces avoirs russes gelés dans l'UE se trouvent en Belgique, où ils sont administrés par Euroclear, un organisme international de dépôts de fonds. Ce groupe a pu en tirer des revenus totalisant l'an dernier 4,4 milliards d'euros - une somme taxée par l'Etat belge au titre de l'impôt sur les sociétés.
Selon une source diplomatique, l'accord des Vingt-Sept consistera à saisir ces revenus des avoirs russes après imposition, mais la Belgique s'est engagée à ré-allouer à l'Ukraine l'ensemble des recettes fiscales générées sur son territoire par ces revenus exceptionnels.
Pour 2024, le Premier ministre belge Alexander De Croo a déjà promis d'octroyer à l'Ukraine le montant de 1,7 milliard d'euros correspondant au produit attendu de ces taxes.
Par ailleurs, selon l'accord trouvé mercredi, les frais qu'Euroclear facture pour la gestion de ces avoirs russes seront de nouveau fortement abaissés, à 0,3%. Le taux initial de 3% avait été déjà réduit de moitié, mais une partie des Vingt-Sept considéraient ces frais encore trop élevés.
"Un premier pas"
L'accord au sein de l'UE "ne doit être qu'un premier pas vers notre objectif d'utiliser les actifs gelés russes: ces 3 milliards annuels sont une goutte d'eau face à 200 milliards pour aider l'Ukraine à l'emporter", a réagi sur X le ministre estonien des Affaires étrangères Margus Tsahkna.
L'option d'une confiscation des avoirs russes reste jusqu'ici écartée par une majorité d'Européens, inquiets du risque d'ébranler les marchés internationaux et d'affaiblir l'euro.
Aux Etats-Unis en revanche, le plan d'aide à l'Ukraine validé fin avril par le Congrès autorise le président américain à confisquer et à vendre des actifs russes pour qu'ils servent à financer la reconstruction du pays en guerre, mais Washington a indiqué vouloir agir en coordination sur ce terrain avec les autres membres du G7.
La Banque mondiale évalue à plus de 486 milliards de dollars le coût pour reconstruire l'Ukraine dévastée par plus de deux années de guerre.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Dette: Fitch maintient la note de la France à A+
Fitch a maintenu vendredi la note de la dette souveraine de la France à A+ avec perspective stable. L'agence de notation souligne la solidité de l'économie et des institutions, tout en pointant une dette publique élevée et un contexte politique compliqué.
Fitch Ratings relève dans un communiqué que la France dispose d'une économie diversifiée avec un revenu par habitant et des indicateurs de gouvernance supérieurs à la médiane des pays notés dans la catégorie A+.
En revanche, "un niveau de dette publique élevé et en hausse, un contexte sociopolitique qui complique l'assainissement budgétaire à moyen terme et un potentiel de croissance relativement faible pèsent sur la notation", précise l'agence américaine.
La décision de Fitch "s'inscrit dans le prolongement des efforts engagés par le gouvernement dans le cadre du budget 2026 pour maîtriser les finances publiques", a salué le ministre de l'économie Roland Lescure dans une déclaration transmise à l'AFP. "Le gouvernement reste pleinement mobilisé pour poursuivre la réduction du déficit et de la dette", a-t-il assuré.
Discussions "difficiles" en 2027
Depuis septembre, Fitch Ratings note la France en A+, considérant ainsi sa dette comme "de qualité moyenne supérieure".
L'agence déplorait à l'automne "le faible bilan" français en matière de réduction du déficit public et de respect des règles budgétaires de l'Union européenne et s'inquiétait "de la fragmentation et de la polarisation croissantes de la vie politique française".
Six mois plus tard, on constate que la croissance française a été en 2025 un peu meilleure que ce que le gouvernement prévoyait, de 0,9% au lieu de 0,7%.
De plus, le premier ministre de centre-droit Sébastien Lecornu a réussi à faire adopter un budget "de compromis", avec l'appui des socialistes, en février.
Mais le budget 2026 n'a été adopté qu'au prix d'une réduction du déficit public moindre qu'espéré (5% du PIB inscrit dans la loi de finances au lieu de 4,7% dans le projet de budget), après 5,4% en 2025, car le gouvernement a dû faire des concessions importantes à la gauche, dont la suspension de la réforme des retraites.
"Les discussions sur le budget 2027 devraient être tout aussi difficiles", estime Fitch dans son communiqué, indiquant qu'il "existe peu de marge pour une consolidation budgétaire rapide avant l'élection présidentielle de 2027".
Côté déficit public, Fitch l'attend à 4,9% du PIB en 2026, "proche de l'objectif gouvernemental de 5%". "Cela représenterait une légère amélioration par rapport aux 5,4% estimés pour 2025, mais resterait supérieur à la médiane de 3,3% pour les pays notés A", précise l'agence.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Carl-Vogt: la PKBS va évaluer le calendrier des rénovations
La caisse de pension des fonctionnaires de Bâle-Ville (PKBS), propriétaire depuis 2020 des immeubles du boulevard Carl-Vogt à Genève où de nombreux baux ont été résiliés, veut à nouveau évaluer le calendrier des rénovations prévues dès mai 2027. Mais elle ne remet pas en cause la fin des contrats de location.
La résiliation massive, révélée en janvier, pour des rénovations liées à la loi genevoise sur l'énergie, avait provoqué une importante polémique. Dans une réponse à une interpellation parlementaire, les autorités de Bâle-Ville affirment vendredi qu'un échelonnement des travaux doit également être davantage examiné.
Elles affirment toutefois maintenir leur confiance dans la PKBS et ne s'immisceront pas dans cette affaire. Or, la caisse de pension fait remarquer que les travaux sont indispensables et réitère que ceux-ci ne peuvent avoir lieu en laissant les locataires rester dans leur habitation. Cette question a été tranchée juridiquement, selon les autorités.
Elles répètent que sur la centaine de logements, moins de 60 baux ont été résiliés. Le reste était provisoire ou n'était pas loué. Selon la réponse du gouvernement qui s'appuie sur la PKBS, les personnes affectées ont été prévenues en avance et les délais de résiliation ont été étendus jusqu'au début des travaux en mai 2027.
La caisse de pension a aussi lancé un dispositif de soutien aux locataires. Ceux-ci auront la primauté s'ils souhaitent revenir après les rénovations. En revanche, la menace d'une augmentation des loyers après les travaux n'est pas écartée. Mais la loi genevoise sera honorée, affirme la PKBS.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Début d'importants travaux de rénovation des immeubles des Grottes
La Ville de Genève va débuter d'importants travaux pour rénover ses immeubles des Grottes. Devisé à près de 12 millions de francs, ces travaux devraient durer près de deux ans. L'oeuvre lumineuse qui orne les façades de ces bâtiments sera démontée.
L'installation de chantier sera mise en place dès lundi, soit avant que les sites de nidification des martinets soient occupés, indique vendredi la Ville de Genève dans un communiqué. Des nichoirs temporaires seront immédiatement installés sur les échafaudages. Les travaux débuteront de manière effective fin avril.
Construits à la fin du 19e siècle, les bâtiments sont dans un état vétuste avancé. L'ensemble étant protégé, les travaux de rénovation devront conserver la substance bâtie tout en recomposant la typologie des logements afin d'améliorer la qualité de vie des habitants. La rénovation permettra notamment de répondre à toutes les normes actuelles, notamment en matière d'énergie.
Une oeuvre temporaire
Ces immeubles de la Ville de Genève, situé au 6 et 6 bis de la rue des Grottes ainsi qu'au 5 et 7 de la rue des Amis, sont emblématiques dans le quartier, notamment en raison de la célèbre oeuvre "Pinta Cura" qui illumine leur façade. Installée en 2016, cette structure inspirée du chamanisme colombien devait être temporaire. En raison de son succès, elle a été maintenue jusqu'au début des travaux.
Une pétition, qui demande notamment de sauver cette oeuvre lumineuse, est actuellement examinée par le Conseil municipal. En attendant l'issue de vote des élus, les éléments de l'oeuvre seront démontés et stockés. Propriétaire de l'oeuvre, le Fonds municipal d'art contemporain de la Ville de Genève (FMAC) est ouvert à la reprise et au réemploi des matériaux par l'artiste.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
La hausse des prix des logements a subi un coup d'arrêt en février
Les prix des logements en propriété ont repris leur souffle en février. Pour les maisons individuelles et les appartements en copropriété, une légère baisse est constatée par Immoscout24 et le cabinet de conseil immobilier Cifi. Les disparités régionales demeurent.
"Reste à voir s'il s'agit d'un renversement de tendance ou simplement d'une courte pause", explique Martin Waeber, responsable immobilier chez SMG Swiss Marketing Group, société propriétaire de la plateforme Immoscout24, cité dans un communiqué diffusé vendredi.
Le prix des maisons individuelles a reculé en moyenne de 0,4% en rythme mensuel, à comparer au repli de 0,1% pour les appartements en copropriété. Le nombre de biens mis en vente a augmenté depuis janvier, soulignent les auteurs de ces statistiques.
Des situations étonnantes sont ainsi identifiées, comme à Zurich, la région la plus chère de Suisse, où le prix des maisons individuelles s'est tassé de 2,2% en moyenne. La partie orientale du pays enregistre un recul de 1,7%, contre -0,7% pour le Mittelland. La Suisse du Nord-Ouest (+2,1 %) et le Tessin (+1,0 %) présentent des hausses, plus marquées que dans la région lémanique (+0,3%) et la Suisse centrale (+0,2%).
Dans cette dernière région, la fuite en avant s'est calmée en ce qui concerne les appartements en copropriété. Les prix se sont ainsi repliés de 2,3% sur un mois, contribuant à la stabilisation de la moyenne nationale en février, tout comme le Mittelland (-0,7%) et la Suisse orientale (-0,3%), dans une moindre mesure. En revanche, Zurich et sa couronne (+1,1%), la région lémanique (+0,7%) et en Suisse du Nord-Ouest (+0,4%) affichent des hausses des prix pour les appartements en vente.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
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