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Économie

Allemagne: le moral des patrons allemands repart en octobre

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Les secteurs des services et du commerce se montrent aussi plus optimistes pour les mois à venir en Allemagne, contrairement au secteur de la construction, plombé par le manque de commandes. (archive) (© KEYSTONE/AP/MICHAEL PROBST)

Le moral des chefs d'entreprises allemands s'est légèrement redressé en octobre, porté par de meilleures attentes notamment dans l'industrie, bien que les entreprises expriment leurs doutes quant aux réformes promises par le gouvernement pour cet automne.

Le baromètre Ifo, qui mesure le climat des affaires en Allemagne, s'est établi à 88,4 points, en augmentation de 0,7 point par rapport à septembre, selon un communiqué publié lundi.

Cela signe une légère reprise de cet indicateur scruté par le milieu des affaires, qui avait grimpé pendant huit mois d'affilée avant de chuter en septembre.

"La raison [de cette embellie] est des attentes meilleures pour les mois à venir", en particulier dans l'industrie manufacturière où la "baisse des nouvelles commandes a cessé", a déclaré le président de l'Ifo, Clemens Fuest, dans le communiqué.

Les secteurs des services et du commerce se montrent aussi plus optimistes pour les mois à venir, contrairement au secteur de la construction, plombé par le manque de commandes.

En revanche, la situation actuelle des affaires, autre composante de l'indicateur, a été jugée moins bonne, notamment dans le secteur manufacturier et le commerce.

Jens-Oliver Niklasch, analyste de la banque LBBW, indique qu'il n'est "pas facile de partager l'optimisme" défendu par l'Ifo, "car les données économiques récentes ont été majoritairement défavorables".

L'office statistique Destatis publie jeudi une première estimation du Produit intérieur brut pour le troisième trimestre. Les analystes sondés par Factset tablent sur un léger rebond de 0,1% après le recul de 0,3% accusé au deuxième trimestre.

Le scepticisme demeure toutefois sur le terrain. Dans un sondage publié en octobre par la Fédération allemande des petites et moyennes entreprises (BVMW), plus de 81 % des PME ont jugé qu'aucune amélioration concrète n'était à attendre des annonces de réformes du gouvernement Merz.

Les chefs d'entreprise réclament, au-delà de la symbolique de sommets de crise comme dans l'automobile, des mesures tangibles, notamment une forte réduction de la bureaucratie, sous peine d'étouffer le tissu des PME, colonne vertébrale du pays.

Déjà plombée par les droits de douane, l'industrie allemande, l'automobile en premier, redoute désormais la possible pénurie de semi-conducteurs produits par le néerlandais Nexperia en Europe et qui passent par la Chine.

Pékin a interdit la réexportation de ces composants vers l'Europe alors que les Pays-Bas ont repris le contrôle de Nexperia fin septembre pour des raisons de sécurité nationale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

La fonction publique en grève et dans la rue à Genève

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Plusieurs entités de la fonction publique étaient largement représentées parmi les grévistes et manifestants à Genève. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

"Du fric, du fric pour les services publics". La fonction publique et le personnel subventionné est en grève contre les coupes budgétaires prévues à Genève. Mardi soir, environ 900 manifestants ont défilé.

"Grève, grève, c'est ça la solution"ou encore "pas d'austérité", scandaient les participants. "Allez chercher des économies ailleurs. Ne punissez pas les travailleurs", affichait une pancarte.

Les rangs étaient alimentés par une nuée bigarrée allant d'employés de l'Hospice général à ceux de l'Office médico-pédagogique (OMP) déjà en grève jeudi dernier et qui ont renommé leur entité en "Office du mépris professionnel". "C'est toute la société genevoise qui est touchée par les coupes budgétaires", résumait une manifestante active dans la santé, dénonçant les diminutions d'impôts successives.

La fonction publique est mobilisée depuis novembre dernier face aux mesures d'économies prévue dans le projet de budget 2026 bis, qui doit encore être débattu au Grand Conseil. Les syndicats et le personnel de l'Etat dénoncent notamment le blocage des annuités pour 2026 ainsi que le gel de l'indexation.

La présentation d'un catalogue de mesures d'économies par un groupe d'experts mandaté par le Conseil d'Etat les inquiètent également. Ce rapport Zuin, du nom de l'ancien président de la Cour des comptes, était largement épinglé sur les pancartes parmi les manifestants, alors que le gouvernement doit encore se prononcer.

Dernière revendication en date, les grévistes déplorent un projet de loi qui sera soumis aux députés jeudi et qui prévoit une augmentation des cotisations à la Caisse de prévoyance de l'Etat de Genève (CPEG). De quoi aboutir jusqu'à 12% de diminution du salaire net actuel, affirme le cartel intersyndical.

La grève a été annoncée pour trois jours. Après le défilé de mardi soir, un rassemblement est prévu mercredi, avant une nouvelle manifestation jeudi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Lausanne: nouveau crédit accepté pour la "banane" à l'UNIL

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Les travaux d'extension de l'Unithèque ont démarré en 2020 (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil vaudois a validé un nouveau crédit pour la rénovation et l'extension de l'Unithèque, sur le campus universitaire lausannois. Ce troisième crédit additionnel pour la "banane" se monte à 10,7 millions de francs et vise à mettre le bâtiment en conformité, et notamment sa cuisine.

Les discussions mardi lors du premier débat ont été rapidement expédiées. Elles ont toutefois vu le PLR Guy Gaudard critiquer la succession des crédits supplémentaires pour ce projet, dont "la complexité a été largement sous-estimée". Il a dénoncé "un délire financier" et une facture finale "pharaonique".

Le conseiller d'Etat Frédéric Borloz a reconnu que ce chantier avait été "un serpent de mer". Il a rappelé que la conception du projet remontait à environ quinze ans, ce qui expliquait les écarts entre les prévisions initiales et la réalité. Il a affirmé qu'il s'agissait désormais de "finaliser" ce chantier.

Doubler les places

Pour mémoire, le projet vise notamment à doubler les places de travail à l'Unithèque qui passeront de 900 à près de 2000, ce qui en fera la plus grande bibliothèque de Suisse romande. L'extension concerne aussi le stockage des livres et le restaurant. Le site est agrandi derrière le bâtiment actuel, qui a la forme d'une banane, d'où le surnom historique du bâtiment construit en 1983.

Le crédit d'ouvrage, d'un montant de 54,7 millions, a été voté en 2019 par le Grand Conseil. Deux crédits additionnels (5,8 millions et 2,1 millions) ont ensuite été nécessaires, avant celui de 10,7 millions validé mardi. En ajoutant le crédit d'étude (7,2 millions) et une subvention fédérale de 17,6 millions, la facture finale atteint environ 98 millions.

Selon le dernier planning, la fin des travaux de modernisation est attendue pour décembre prochain, tandis que la mise en exploitation complète est programmée pour avril 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Zone euro: l'inflation accélère en mai, à 3,2% sur un an

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Au sein de la zone euro, la hausse des prix a atteint 3,2% sur un an, contre 3% le mois précédent. (archive) (© KEYSTONE/EPA/BORIS ROESSLER)

L'inflation a accéléré en mai au sein de la zone euro, la hausse des prix atteignant 3,2% sur un an, contre 3% le mois précédent, selon des données publiées mardi par Eurostat.

Selon cette première estimation de l'institut européen de statistiques, les prix à la consommation ont été tirés par l'envolée des prix de l'énergie, en raison des répercussions du conflit au Moyen-Orient, mais aussi des services et des biens industriels.

Cette augmentation est conforme aux attentes des économistes interrogés par Bloomberg.

En revanche, l'inflation sous-jacente, qui exclut les biens les plus volatils (dont l'énergie et l'alimentation) a augmenté un peu plus fortement qu'attendu, à 2,5% sur un an, là où les économistes tablaient sur 2,4%.

D'après Eurostat, c'est la Bulgarie qui a enregistré le niveau le plus élevé d'inflation en mai, à 6,3% sur un an (+0,3 point), alors qu'elle n'atteint que 2,1% à Malte.

L'augmentation des prix en Europe risque d'obliger la Banque centrale européenne à relever son principal taux directeur, resté bloqué depuis l'été dernier à 2%, avec une hausse qui pourrait intervenir la semaine prochaine, selon certains économistes.

L'institution monétaire s'y est refusée jusqu'ici, compte tenu notamment du ralentissement de la croissance en zone euro, tombée à seulement 0,1% au premier trimestre, et de l'énorme incertitude quant à la durée et l'ampleur du "choc énergétique" lié au conflit au Moyen-Orient.

Malgré ce contexte délicat, Carsten Brzeski d'ING Research table sur une hausse des taux lors de la réunion de politique monétaire prévue la semaine prochaine, qui constituerait selon lui un "geste symbolique" de la BCE pour prouver aux marchés "sa détermination à agir".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Le Parlement décide d'accorder des allègements aux entreprises

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Marcel Dobler (PLR/SG), lui-même entrepreneur, a convaincu le National de valider ces allègements fiscaux (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Les entreprises obtiendront des allègements pour rendre le marché suisse plus attractif. Après le Conseil des Etats, le National a accepté de justesse deux motions qui prévoient des déductions fiscales pour les entreprises exportatrices.

Les deux textes de Benjamin Mühlemann (PLR/GL) ont pour but de rendre le marché économique suisse plus attractif dans un monde devenu plus incertain. Les investissements des entreprises en Suisse ainsi que la recherche, le développement et la production doivent être renforcés grâce à des allègements fiscaux.

Les députés ont accepté les deux textes par 98 voix contre 87, contre l'avis de leur commission. Le PLR et l'UDC ont fait bloc pour sauver le projet. Quelques centristes les ont rejoints.

La commission et le Conseil fédéral jugeaient peu opportun d'exiger maintenant des subventions fiscales au vu de la situation tendue des finances fédérales. D'autant que la Suisse fait déjà partie des places économiques les plus attrayantes dans le monde.

Ces arguments n'ont finalement pas convaincu.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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