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International

Attaque de drones en Crimée sur un dépôt de munitions

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Il y a cinq jours, une attaque ukrainienne avait déjà visé le pont reliant le continent à la Crimée (archives). (© KEYSTONE/AP)

L'Ukraine a mené samedi en Crimée une spectaculaire attaque de drones qui a fait exploser un dépôt de munitions. Cela a provoqué l'évacuation de la population alentour et la suspension du trafic ferroviaire dans cette péninsule annexée.

Le dirigeant bélarusse Alexandre Loukachenko, fidèle allié de Moscou présenté comme le médiateur entre le Kremlin et Evguéni Prigojine il y a près d'un mois lors de la rébellion avortée de Wagner en Russie, est lui arrivé à Saint-Pétersbourg (nord-ouest) où il doit rencontrer Vladimir Poutine dimanche.

Les deux dirigeants ont prévu notamment de discuter du "partenariat stratégique et d'alliance" entre Moscou et Minsk, selon les termes d'un communiqué publié vendredi par le Kremlin.

"Installations militaires" visées

La nouvelle attaque ukrainienne samedi en Crimée intervient quelques jours après un assaut contre le pont de Kertch, le seul ouvrage de ce genre qui relie la péninsule à la Russie et sert notamment à acheminer du matériel aux militaires russes sur le front ukrainien.

Cette frappe visait "des installations militaires" et "a été menée par les forces ukrainiennes", a confirmé à l'AFP une source interne à l'armée ukrainienne, sans donner de détails sur le déroulement de l'opération.

Kiev, qui a déclenché début juin une contre-offensive pour reprendre les territoires conquis par Moscou, affirme son intention de récupérer notamment la Crimée, que la Russie a unilatéralement rattachée en 2014 à son territoire. Vendredi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait estimé que le pont de Kertch, construit selon lui en violation du droit international, devait être "neutralisé".

Le gouverneur de Crimée choisi par Moscou, Sergueï Aksionov, a lui expliqué que "l'attaque de drones" avait provoqué une "explosion dans un dépôt de munitions (...) dans le district de Krasnogvardeïski", situé à l'intérieur des terres de la péninsule. "La décision a été prise d'évacuer les personnes habitant dans un rayon de cinq kilomètres", a-t-il ajouté.

Les autorités prorusses locales ont annoncé en fin de journée que le trafic ferroviaire, temporairement suspendu, était "rétabli". Selon le ministère de la Santé installé par Moscou, quatre personnes ont été hospitalisées, sans donner plus de détails sur la nature de leurs blessures.

"Crime odieux"

Les attaques ukrainiennes, rarement revendiquées, se sont multipliées ces dernières semaines dans cette péninsule. Dans la nuit du 16 au 17 juillet, une attaque aux drones navals a endommagé le pont de Crimée, déjà touché en octobre 2022. Vladimir Poutine avait dans la foulée promis "une réponse" de la part de son armée, appelant aussi à "améliorer la sécurité" de l'ouvrage.

Par ailleurs, l'armée russe a annoncé qu'un journaliste de l'agence de presse russe Ria Novosti, Rostislav Jouravlev, avait été tué samedi dans un bombardement ukrainien dans la région de Zaporijjia, dans le sud de l'Ukraine.

"Des unités des forces armées ukrainiennes ont lancé une attaque d'artillerie contre un groupe de journalistes", "blessant quatre journalistes plus ou moins gravement", a-t-elle accusé.

La diplomatie russe a dénoncé un "crime odieux" prémédité. "Les auteurs du massacre brutal du journaliste russe recevront inévitablement le châtiment qu'ils méritent", a-t-elle affirmé, assurant que "ceux qui ont fourni des armes à sous-munitions à leurs protégés à Kiev partageront également la pleine mesure de la responsabilité".

Egalement sur ces armes controversées, Viatcheslav Gladkov, le gouverneur de la région russe de Belgorod, frontalière de l'Ukraine et régulièrement la cible de frappes, a accusé Kiev d'avoir bombardé vendredi le village de Jouravlevka avec des armes à sous-munitions.

Appel Zelensky-Stoltenberg

Dans le nord-est de l'Ukraine, où les forces de Moscou a légèrement avancé ces derniers jours, un bombardement russe a tué une personne de 45 ans, blessant un homme de 70 ans, a annoncé le Parquet général ukrainien.

Au-delà de combats toujours intenses, la semaine a été surtout marquée par une escalade verbale concernant la mer Noire, après la sortie de la Russie d'un accord international sur les exportations de céréales ukrainiennes. Moscou et Kiev ont tour à tour mis en garde les navires naviguant sur la mer Noire, avertissant qu'ils pourraient être visés s'ils se dirigeaient vers les ports ennemis.

Samedi, Volodymyr Zelensky a indiqué avoir eu un échange téléphonique avec le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, sur le "déblocage" du couloir céréalier en mer Noire.

"Nous avons (...) identifié avec M. Stoltenberg les étapes prioritaires et futures nécessaires au déblocage et à l'exploitation durable du couloir céréalier en mer Noire", a indiqué le président ukrainien sur Twitter.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Schladming: Meillard mûr pour un succès en slalom

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Loïc Meillard et ses rivaux disputeront mercredi à Schladming la dernière épreuve technique avant les JO (© KEYSTONE/AP/Marco Trovati)

Les meilleurs slalomeurs du monde seront en lice mercredi soir à Schladming, 24 heures après les géantistes, avec une première manche programmée à 17h45 (deuxième manche à 20h45).

Cette course est la dernière épreuve technique prévue avant les JO de Milan-Cortina.

Champion du monde en titre de slalom, Loïc Meillard est toujours en quête d'un premier succès dans la discipline cet hiver. Le skieur d'Hérémence a néanmoins déjà obtenu trois podiums dans la spécialité en 2025/26, dont une 2e place dimanche dernier à Kitzbühel.

Loïc Meillard est mûr pour une victoire en slalom. Elle lui ferait le plus grand bien dans l'optique des Jeux, mais aussi dans la lutte pour le petit globe de cristal: 6e de la Coupe du monde de slalom après huit des onze épreuves programmées cette saison, il n'accuse que 89 points de retard sur le leader Lucas Pinheiro Braathen.

Le Genevois Tanguy Nef, dont la constance fait merveille, lorgne quant à lui son premier podium sur le Cirque blanc. Il est pour l'heure 11e du classement de la discipline. Daniel Yule devrait pour sa part évoluer l'esprit libéré après sa sélection pour les JO. Non retenu pour le rendez-vous italien, Ramon Zenhäusern espère lui aussi s'illustrer sur une piste où il avait terminé 2e en 2023.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Ligue des champions: Une dernière journée qui promet

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Le Paris Saint-Germain de Luis Enrique doit battre Newcastle mercredi pour espérer éviter de jouer un 16e de finale (© KEYSTONE/EPA/ANTONIO COTRIM)

La phase de ligue de la Ligue des champions rendra son verdict mercredi soir aux alentours de 23h. Les 18 rencontres de cette 8e journée sont toutes programmées dès 21h.

Douze équipes seulement ne poursuivront pas l'aventure en Ligue des champions, mais seuls les huit premiers se qualifieront directement pour les 8es de finale. Arsenal, qui a gagné ses sept premiers matches, et le Bayern Munich sont assurés de faire partie du Top 8. Le Real Madrid, qui défie le Benfica au Portugal, devrait les rejoindre, tout comme Liverpool qui accueillera le Qarabag Agdam.

Tenant du titre, le PSG doit pour sa part battre Newcastle à Paris pour se retrouver à coup sûr dans le bon wagon. Le FC Barcelone, 9e du classement avant d'accueillir le FC Copenhague, n'est en revanche pas totalement maître de son destin. Le choc entre le Borussia Dortmund de Gregor Kobel (16e) et l'Inter de Milan du duo Sommer/Akanji (14e) sera également à suivre de près.

Si la majorité des "grands" d'Europe devrait pouvoir figurer dans le Top 24 et disputer ainsi au pire les 16es de finale (17/18 et 24/25 février), certains cadors sont en danger avant cette 8e journée. Le Napoli, 25e et pour l'heure premier éliminé avec ses 8 points, n'a ainsi pas le droit à l'erreur face à Chelsea (8e). Marseille, 19e avec 9 points, joue également gros à Bruges.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

USA: l'élue Ilhan Omar, cible de Trump, visée par un jet de liquide

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L'individu qui a projeté un liquide sur Ilhan Omar a été plaqué au sol par le service de sécurité. (© KEYSTONE/AP/Richard Tsong-Taatarii)

L'élue démocrate Ilhan Omar, très régulièrement ciblée par Donald Trump, a été interrompue mardi lors d'une réunion publique à Minneapolis. Un homme a projeté un liquide sur elle, avant que l'individu ne soit plaqué au sol, a constaté une journaliste de l'AFP.

Alors que l'élue de gauche parlait derrière un pupitre, un homme s'est avancé et a projeté à l'aide d'une seringue un liquide non identifié en sa direction, avant d'être interpellé par un agent de sécurité, a constaté une journaliste de l'AFP.

"La sécurité et la police de Minneapolis ont rapidement interpellé l'individu, qui est désormais détenu", a précisé le bureau de l'élue dans un communiqué. "L'élue va bien. Elle a poursuivi sa réunion publique parce qu'elle ne laisse pas les petites brutes l'emporter".

Elle tenait cet événement dans sa ville de Minneapolis, une ville secouée depuis des semaines par les opérations de la police de l'immigration et la mort de deux personnes s'y opposant.

"Nous allons continuer, ces connards ne vont pas s'en tirer comme ça", a-t-elle déclaré quelques secondes plus tard, et après avoir demandé une serviette.

"Nous devons une fois pour toutes abolir" la police de l'immigration, cible des manifestations à Minneapolis, et la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem "doit démissionner", lançait-elle à la foule auparavant.

Ilhan Omar, figure de la gauche américaine d'origine somalienne, est depuis longtemps une cible privilégiée de la droite américaine et particulièrement de Donald Trump.

Le président l'a encore mentionnée mardi dans un discours dans l'Iowa. "Elle vient d'un pays qui est une catastrophe, ce n'est même pas un pays, franchement", a dit Donald Trump, qui multiplie depuis des mois les attaques contre la Somalie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Carney estime qu'il n'y a "plus rien de normal aux Etats-Unis"

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Le Premier ministre canadien Mark Carney estime "qu'il n'y a plus rien de normal" aux Etats-Unis. (© KEYSTONE/AP/Adrian Wyld)

Le Premier ministre canadien Mark Carney a nié mardi avoir fait machine arrière sur son discours critique de Donald Trump prononcé la semaine dernière à Davos. Il a ajouté qu'aujourd'hui "il n'y a plus rien de normal aux Etats-Unis".

Des déclarations qui montrent que les tensions restent très fortes entre les grands voisins nord-américains malgré un échange téléphonique lundi entre les deux leaders qualifié de "bon" par Mark Carney.

Ce dernier a assuré mardi qu'il avait réitéré ses propos de Davos, lors de cet échange téléphonique avec le président américain.

"Pour être absolument clair, et je l'ai dit au président (Trump), je pensais exactement ce que j'ai dit à Davos", a déclaré Mark Carney.

Dans l'après-midi devant le Parlement canadien, interrogé pour savoir s'il pouvait garantir que "des négociations normales étaient en cours" avec Washington, il a ajouté: "Le monde a changé. Washington a changé. Il n'y a presque rien de normal maintenant aux Etats-Unis. C'est la vérité."

Mais "nous avons quand même des discussions continues avec les Américains" y compris commerciales, a-t-il encore précisé.

Selon lui, le Canada a été "le premier pays à comprendre le changement de politique commerciale initié par Donald Trump" et cherche aujourd'hui à s'y adapter.

Dans son allocution, très remarquée, au Forum économique mondial de Davos, Mark Carney avait estimé que l'ordre mondial des décennies passées était "fracturé" et appelé les "puissances moyennes" à s'unir pour faire face aux forces "hégémoniques".

Ces propos avaient provoqué la colère de Donald Trump, qui avait prévenu, le lendemain à la même tribune, le Premier ministre canadien de "faire attention à ce qu'il disait", estimant que "le Canada existait grâce aux Etats-Unis".

Lundi sur Fox News, Scott Bessent avait affirmé qu'il était dans le Bureau ovale lorsque Donald Trump s'était entretenu avec Mark Carney et que ce dernier était "franchement revenu en arrière sur certaines des remarques très regrettables qu'il avait faites à Davos".

Lors de cette conversation, le Premier ministre canadien a indiqué avoir également "expliqué" au président américain l'accord commercial entre son pays et la Chine.

Samedi, Donald Trump s'était en effet dit prêt à déclencher une nouvelle bataille douanière avec le Canada si Ottawa continuait de vouloir développer ses échanges avec Pékin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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