International
Attentat de Nice: tous les accusés déclarés coupables
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Des peines allant de deux à dix-huit ans de prison ont été prononcées mardi contre les huit personnes jugées au procès de l'attentat de Nice, qui avait fait 86 morts le 14 juillet 2016. Les nombreuses parties civiles ont exprimé leur satisfaction.
La cour d'assises spéciale de Paris a été au-delà des réquisitions du Parquet national antiterroriste (Pnat) en condamnant à dix-huit années de réclusion criminelle Chokri Chafroud et Mohamed Ghraieb, reconnus coupables d'association de malfaiteurs terroriste (AMT).
Leurs avocats ont aussitôt annoncé leur intention de faire appel de ce verdict. "C'est une peine monstrueuse parce qu'elle est déconnectée du dossier", a réagi William Bourdon, avocat de Mohamed Ghraieb, qui a déploré que la cour ait répondu à "l'émotion nationale".
L'accusé, qui comparaissait libre sous contrôle judiciaire, a été placé en détention à l'issue de l'audience.
"Nous considérons que cette décision est une erreur, et en conséquence nous en faisons appel", a brièvement déclaré Florian François-Jacquemin, avocat de Chokri Chafroud, en détention provisoire depuis six ans et demi.
Lors de leurs plaidoiries, ces deux avocats avaient demandé l'acquittement de leurs clients, alors que le Pnat avait requis quinze ans de réclusion à leur encontre.
Abattu par la police
"La cour a eu l'intime conviction que 'l'auteur de l'attentat' Mohamed Lahouaiej Bouhlel avait été associé, dans la détermination puis la réalisation de son projet criminel, tant à Mohamed Ghraieb qu'à Chokri Chafroud", a estimé la cour dans son verdict lu par le président Laurent Raviot.
Mohamed Lahouaiej Bouhlel, un Niçois de nationalité tunisienne de 31 ans, avait foncé au volant d'un camion-bélier sur la foule rassemblée Promenade des Anglais avant d'être abattu par la police au terme de sa course meurtrière.
Le troisième accusé qui comparaissait pour AMT, Ramzi Arefa, a été condamné à douze ans de réclusion pour association de malfaiteurs, sans qualification terroriste, et trafic d'armes. Il a déjà effectué six ans et demi de détention provisoire.
Le Pnat avait également requis l'abandon de la qualification terroriste à son encontre, mais réclamé quinze ans de réclusion.
"Particulière sévérité"
"On est satisfait de l'abandon de l'association de malfaiteurs terroriste, c'était vraiment important pour M. Arefa (...) que cette étiquette (de terroriste) avec laquelle il a dû vivre six ans pendant sa détention provisoire lui soit retirée du front", s'est réjouie son avocate, Adélaïde Jacquin.
"En revanche, on note aussi une particulière sévérité de la peine", a-t-elle ajouté, disant n'avoir "pas pris de décision à ce stade" sur un éventuel appel.
Ramzi Arefa, un Niçois de 28 ans, avait reconnu avoir fourni un pistolet semi-automatique au tueur qui s'en était servi le soir de l'attentat sans toutefois blesser quiconque.
La cour a souligné la "gravité" de cette transaction mais reconnu qu'il n'y avait "pas d'éléments permettant de déterminer qu'il pouvait avoir idée de la détermination djihadiste de Mohamed Lahouaiej Bouhlel", leur relation étant récente.
Dans son verdict, la cour a estimé que l'acte du chauffeur avait "une inspiration terroriste évidente", même si aucune allégeance ni aucun lien avec une organisation terroriste n'ont pu être mis en évidence. Son acte avait été revendiqué par le groupe Etat islamique (EI).
Applaudissements
Souvent clairsemée depuis le début des débats le 5 septembre, la salle d'audience "grands procès" du Palais de justice de Paris était pour la première fois bondée mardi.
Des applaudissements ont retenti à l'annonce de la peine infligée à Chokri Chafroud. "Pas de manifestations s'il vous plaît, on est dans un salle d'audience, ce n'est pas admissible", les a tancé le président Raviot, "la justice a besoin de sérénité".
La plupart des parties civiles, crispées avant l'annonce du verdict, affichaient un large sourire en sortant de la salle d'audience.
"Dix-huit ans, c'est rien pour ceux qui ont perdu quelqu'un, mais je suis quand même contente. Je pensais pas qu'ils prendraient autant", a réagi en larmes une victime, Laurence Bray.
"Je suis content de voir que la justice a été rendue", a indiqué Ali Charrihi, qui a perdu sa mère, "arrachée par la haine de celui qui a foncé sur tous les citoyens quelle que soit leur couleur de peau, leur religion".
Les cinq autres accusés ont été reconnus coupables de délits de droit commun (trafic d'armes ou association de malfaiteurs) et condamnés à des peines de deux à huit ans d'emprisonnement.
Le Pnat avait requis de deux à dix ans à leur encontre.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Aya Nakamura donne trois concerts au Stade de France
Célébration XXL pour la "queen": la chanteuse franco-malienne Aya Nakamura lance vendredi soir le premier de ses trois concerts d’affilée au Stade de France à Paris. Elle devient la deuxième artiste féminine noire, après Beyoncé, à réaliser cette performance.
L'interprète de "Djadja", "Pookie" et "Copines" doit aussi fouler l'antre de Saint-Denis samedi et dimanche, soit trois soirées réunissant plus de 200'000 spectateurs au total.
Elle rejoint ainsi le cercle très fermé des chanteuses qui ont joué en solo dans l'enceinte dyonisienne, comme Madonna, Mylène Farmer et Beyoncé. La superstar américaine avait rempli ce stade pour trois concerts successifs en juin 2025.
Le triplé d'Aya Nakamura "dépasse largement le cadre de la musique et raconte quelque chose de beaucoup plus fort. C'est la preuve qu'une femme noire, avec du travail, de la détermination et une vision, peut atteindre les sommets les plus prestigieux de l'industrie musicale", a estimé auprès de l'AFP Angelo Gopee, directeur général de Live Nation France, producteur des concerts.
Pour ses premières parties, elle a voulu mettre uniquement en avant des chanteuses, soit une quinzaine de nouvelles artistes des scènes afro, RnB ou encore bouyon (Just Shani, Merveille, Miimii KDS...).
"Ça montre qu'elle est consciente de son impact et désireuse d'ouvrir la voie à toutes celles qui sont derrière elle", a souligné Angelo Gopee.
Le concert de samedi sera par ailleurs retransmis gratuitement en direct sur Amazon Music.
Un medley devenu viral
Chanteuse francophone la plus écoutée dans le monde, Aya Nakamura a sorti en novembre un cinquième album, "Destinée", un peu plus d'un an après avoir participé à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris, dans un medley devenu viral.
Les rumeurs sur sa participation avaient déclenché une vague de cyberharcèlement, des propos racistes et une levée de boucliers de l'extrême droite.
Avec ses mélodies accrocheuses et ses paroles en argot, la star de 31 ans, aux manettes de son propre label, dérange autant qu'elle fascine. Selon Live Nation, son répertoire dépasse les sept milliards d'écoutes dans le monde.
Après le Stade de France, elle jouera dans plusieurs festivals, dont les Vieilles Charrues et Golden Coast.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
L'étape-reine pour Sepp Kuss
Equipier fidèle de Jonas Vingegaard chez Visma, Sepp Kuss a remporté en solitaire l'étape-reine du Tour d'Italie. L'Américain s'est imposé au sommet de Piani di Pezzè.
La journée a été parfaite pour l'équipe néerlandaise alors que Vingegaard s'est contenté de contrôler facilement son avance de plus de quatre minutes au classement général à deux jours de l'arrivée finale à Rome. Parti dans l'échappée, Kuss a rattrapé et aussitôt doublé l'Italien Giulio Ciccone à deux kilomètres de l'arrivée de cette éprouvante étape de montagne.
Déjà vainqueur d'étape sur le Tour de France et la Vuelta, l'Américain devient à 31 ans le 116e coureur de l'histoire à avoir levé les bras sur les trois grands Tours.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Gel provisoire du fonds "anti-instrumentalisation" de Trump
Une juge fédérale américaine a provisoirement gelé vendredi le fonds d’indemnisation "anti-instrumentalisation" tout juste créé par l’administration Trump. Ce fonds, doté d’environ 1,8 milliard de dollars, est décrié par ses adversaires comme une "caisse noire".
Le ministère américain de la Justice a annoncé le 18 mai la création de ce fonds censé réparer ce que l'administration Trump présente comme une instrumentalisation de la justice contre les partisans de Donald Trump sous son prédécesseur démocrate Joe Biden.
Les démocrates ont pour leur part dénoncé une "caisse noire" destinée à rétribuer les partisans de Donald Trump, y compris des personnes condamnées pour l'assaut du Capitole, sanctuaire de la démocratie américaine, le 6 janvier 202. Des élus républicains eux-mêmes ont laissé percer leur embarras face à cette initiative.
La création de ce fonds est contestée en justice, notamment par un ancien procureur fédéral ayant instruit des dossiers contre des participants au 6 janvier 2021, des policiers qui ont défendu le Capitole, une collectivité locale ou des organisations.
Une juge d'un tribunal d'Alexandria, près de Washington, leur a donné partiellement satisfaction vendredi.
Elle a interdit jusqu'à nouvel ordre au gouvernement toute action concernant ce fonds, y compris de l'alimenter financièrement ou d'en retirer de l'argent, ou d'examiner les demandes d'indemnisation, afin de s'assurer qu'aucune somme ne soit "irréversiblement versée" avant qu'elle ne se soit prononcée.
La juge a fixé une nouvelle audience au 12 juin sur une possible extension de ce gel.
"Manipulation"
Ce fonds a été créé en vertu d'un accord conclu entre le ministère de la Justice, actuellement dirigé à titre intérimaire par Todd Blanche, un ancien avocat personnel de Donald Trump, et le président américain, ainsi que ses deux fils aînés, dans un litige les opposant au fisc.
En échange du retrait de sa plainte contre l'administration fiscale (IRS), à laquelle il réclamait 10 milliards de dollars pour des fuites sur ses déclarations d'impôts, Donald Trump a aussi obtenu que lui-même, sa famille et ses entreprises bénéficient d'une immunité fiscale rétroactive, c'est-à-dire que l'IRS ne puisse pas contester leurs déclarations fiscales passées.
Cette semaine, 35 anciens juges fédéraux ont réclamé la réouverture de ce dossier clos le 18 mai par la justice, estimant que le "tribunal avait été trompé".
Ils font valoir que les plaignants, à savoir Donald Trump et ses fils, n'ont pas avisé le tribunal de l'accord conclu aussitôt après avec le ministère de la Justice, pointant une possible "manipulation du système judiciaire".
Dès son retour à la Maison Blanche le 20 janvier 2025, Donald Trump a gracié par décret quelque 1250 condamnés pour l'assaut du Capitole, commuant la peine de 14 autres et ordonnant l'arrêt des poursuites contre des centaines d'accusés encore en instance de jugement.
Il a ainsi rayé d'un trait de feutre la plus vaste enquête jamais menée par le ministère de la Justice.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Jil Teichmann élimine la no 10 mondiale et file en 1/8 de finale
Extraordinaire Jil Teichmann ! 170e mondiale, la gauchère disputera pour la deuxième fois les huitièmes de finale de Roland-Garros.
Admise dans le tableau principal de ces Internationaux de France grâce à son classement protégé, Jil Teichmann s’est imposée 6-1 7-5 devant la no 10 mondiale Karolina Muchova. Finaliste il y a trois ans, la Tchèque se demandera encore longtemps comment elle a pu perdre la seconde manche après avoir mené 5-1. Mais c’était sans compter sur la combattivité et la science de jeu de son adversaire.
"J’étais, c’est vrai, menée 5-1 mais les jeux étaient serrés et cela aurait pu 3-2 pour moi, expliquait Jil Teichmann lors de son interview avec l’ancienne gagnante du Masters Caroline Garcia après la rencontre. Je me disais que je pouvais encore faire tourner ce set. J’ai tout donné."
Demi-finaliste à Rabat juste avant cette quinzaine de Roland-Garros, Jil Teichmann a retrouvé la magie de son jeu qui lui avait permis de se hisser au 21e rang mondial en juillet 2022. "Mais après 2022, j’ai traversé des moments difficiles, poursuivait-elle. J’ai compris que j’avais besoin de prendre du temps pour moi. J’ai donc coupé quelques mois l’an dernier."
Revenue à l’entraînement en janvier et en compétition en avril, Jil Teichmann aborde la seconde phase de sa carrière avec une fraîcheur nouvelle et sans doute un appétit féroce. Dimanche, elle ne partira pas battue d’avance face à Mirra Andreeva (WTA 8) qu’elle affrontera pour la première fois.
La Russe de 19 ans accuse, en effet, parfois d’étonnants trous d’air, comme l’an dernier à Roland-Garros d’ailleurs lors de son quart de finale face à Loïs Boisson. A Jil Teichmann toutefois d’aborder ce deuxième huitième de finale à Paris d’une autre manière que le premier qui l’avait vu ne marquer que... deux malheureux jeux à Sloane Stephens.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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