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Économie

Au Grand Canyon, Biden en champion de l'environnement

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Joe Biden, qui briguera un second mandat lors de la présidentielle de 2024, utilise notamment ce déplacement pour bien se distinguer de l'opposition républicaine. (© KEYSTONE/AP/John Locher)

Joe Biden s'offre mardi un cadre somptueux, celui du Grand Canyon, pour se poser en champion de la lutte contre le changement climatique. Et, campagne oblige, pour se distinguer ainsi de la droite républicaine.

Le président américain, entamant dans l'Arizona une tournée de trois jours dans le sud-ouest des Etats-Unis, a créé un nouveau "monument national", une zone protégée autour de cette merveille naturelle.

Faisant face au Grand Canyon, le démocrate de 80 ans, protégé du soleil par sa casquette et ses lunettes noires, a signé face au Grand Canyon l'acte de naissance de cette zone protégée dans un paysage de broussailles et de formations rocheuses.

"Préserver ces terres n'est pas seulement bon pour l'Arizona et la planète. C'est bon pour l'économie. C'est bon pour l'âme de notre nation", a-t-il déclaré.

Un "monument national" désigne une zone dont la richesse naturelle, ou la signification historique, ou les deux, valent une protection particulière de l'Etat fédéral.

"Les pas de nos ancêtres"

Le territoire créé mardi, de plus de 400'000 hectares, portera le nom de Baaj Nwaavjo I'tah Kukveni. Baaj Nwaavjo, dans la langue des indiens Havasupai, signifie "la terre des tribus", tandis que I'tah Kukveni, en langage hopi, veut dire: "Dans les pas de nos ancêtres".

Les tribus locales, pour qui ces terres ont une grande importance spirituelle, réclamaient qu'elles soient à l'avenir protégées de toute extraction d'uranium. Ce sera donc chose faite, même si la Maison Blanche a précisé que les droits d'exploitation existants ne seraient pas retirés.

Le Sierra Club, influente organisation de défense de l'environnement, a salué une "décision historique", qui "assure que ces terres seront protégées pour les générations futures."

Joe Biden a ensuite prévu de s'offrir mardi un moment de contemplation du Grand Canyon lui-même, cette gorge plongeant à plus de 1500 mètres, creusée par le fleuve Colorado dans des strates de roche aux couleurs changeantes. Cette attraction touristique mondiale est déjà protégée par son statut de parc national, officialisé en 1919.

"Nous avons encore beaucoup de travail pour combattre la menace existentielle du changement climatique", a dit le démocrate, évoquant les épisodes de chaleur extrême, les incendies et la sécheresse qui frappent en plusieurs endroits le territoire américain.

Joe Biden, qui briguera un second mandat lors de la présidentielle de 2024, utilise aussi ce déplacement pour bien se distinguer de l'opposition républicaine.

"Sur la bonne voie"

Faisant référence aux tribus indiennes chassées de leurs terres, il a par exemple fustigé, sans les nommer, les responsables de certains Etats conservateurs qui "cherchent à interdire des livres et à enterrer l'histoire."

Il a aussi reproché aux élus les plus radicaux du Parti républicain de vouloir "défaire" la pièce maîtresse de son mandat, l'"Inflation Reduction Act". Ce texte, ainsi nommé parce qu'à l'époque le pays subissait une flambée des prix, a été signé le 16 août 2022.

La Maison Blanche veut marquer l'anniversaire de cet énorme plan de subventions et d'incitations à la transition énergétique, que Joe Biden a une fois encore qualifié mardi de "plus grande loi en faveur du climat non seulement de l'histoire des Etats-Unis, mais de l'histoire du monde."

L'exécutif américain promet de diviser par deux d'ici 2030 les émissions de CO2 du pays d'ici. "Nous sommes sur la bonne voie", a clamé mardi Joe Biden, même si de nombreux experts, tout en applaudissant les initiatives du démocrate, estiment que le compte n'y sera pas tout à fait.

L'"Inflation Reduction Act" promet 370 milliards de dollars d'investissements dans la transition énergétique, notamment pour la fabrication de batteries pour voitures électriques ou les panneaux solaires.

Alors que les créations d'usines s'accumulent aux Etats-Unis, c'est sur cet aspect économique qu'insistera Joe Biden pendant son déplacement, mercredi, au Nouveau-Mexique.

"Les Américains ne croient pas aux messages de Biden sur les Bidenomics", du nom donné par la Maison Blanche aux réformes économiques du démocrate, a taclé mardi le parti républicain dans un communiqué, promettant de "continuer à proposer aux électeurs un choix clair à l'automne prochain: celui de la raison face à la folie".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Construction à Genève: bras de fer entre le SIT et la SSE

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A Genève, les salaires des maçons sont menacés par la résiliation d'une convention spécifique au canton (photo d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, le syndicat SIT dénonce mercredi une "attaque sans précédent contre les salaires des maçons". En cause, la résiliation d'une convention spécifique au canton par la Société suisse des entrepreneurs (SSE), section Genève. Les partenaires sociaux se rejettent la responsabilité.

"Concrètement, la résiliation des accords locaux aura pour conséquence d’amputer les salaires des maçons genevois de près de 400 francs par mois dans une des villes les plus chères du monde", relève mercredi le SIT dans un communiqué. Leurs indemnités seront diminuées, les pauses payées supprimées. Le syndicat annonce organiser la riposte.

Selon le SIT, un accord signé en 2009 avec la SSE Genève prévoyait une pause payée de 15 minutes et une indemnité pour les frais de repas et de déplacement qui a atteint au fil des ans 25 francs par jour. C'est précisément cette convention, qui est annexée à convention collective nationale de la branche, que la SSE Genève veut résilier pour la fin 2026.

Dans un communiqué diffusé le 24 mars, la SSE Genève affirme qu'aucun accord n'a pu être trouvé avec la partie syndicale sur une solution genevoise compatible avec un alignement sur la convention nationale. Le montant de l'indemnité était au coeur des négociations, qui ont échoué.

Au final, les membres de la SSE Genève ont voté pour une résiliation de l'annexe spécifique à Genève au profit d'une stricte application de la Convention nationale. Cette dernière prévoit notamment des indemnités pour les frais de repas et de déplacement à hauteur de 16 francs.

Au niveau national, la nouvelle convention a été approuvée par les syndicats en janvier dernier. Cet accord de branche, d'une durée de six ans (2026-2031), régit les conditions de travail de quelque 80'000 travailleurs. Cet accord avait été obtenu après d'intenses négociations et d'importantes manifestations l'automne dernier.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Swiss réaffecte ses capacités inutilisées vers l'Europe

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La compagnie aérienne Swiss étend son réseau de vols vers l'Europe (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

A cause de l'annulation de vols vers le Moyen-Orient, la compagnie aérienne Swiss renforce ses liaisons courtes en Europe pendant les mois d'été. Ces nouveaux vols desservent des destinations touristiques en Europe du Sud ainsi que Stockholm, a annoncé Swiss mercredi.

Entre mai et septembre 2026, 74 liaisons supplémentaires au total vont être assurées entre la Suisse et différentes destinations européennes, a indiqué la compagnie aérienne. Swiss décide ainsi de réaffecter les capacités libérées par la suppression des liaisons vers le Moyen-Orient.

Parmi les destinations, on retrouve Málaga, Alicante, Stockholm, Athènes, Malte, Porto, Palma de Majorque, Palerme et Thessalonique. De juin à septembre, l'accent sera mis sur les marchés particulièrement prisés tels qu'Alicante, Thessalonique et Venise.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le Parlement européen veut ratifier l'accord Suisse-UE cette année

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Bernd Lange (à droite), qui menait la délégation européenne en visite à Berne, veut aller vite sur le dossier Suisse-UE. Il était accompagné de la députée européenne Zeljana Zovko (à gauche) notamment. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Les parlements européen et suisse veulent aller vite sur l'accord Suisse-UE. Bruxelles compte ratifier l'accord cette année, a déclaré mercredi Bernd Lange, qui menait la délégation européenne en visite à Berne. En Suisse, les débats devraient commencer en septembre.

"Nous allons certainement ratifier l'accord cette année", a déclaré le président de la commission du commerce international du Parlement européen. "Je pense que cela ira très vite. Et jusqu'à présent je n'ai entendu aucune voix critique au Parlement", a-t-il ajouté.

En Suisse, les débats devraient démarrer en septembre au Conseil des Etats. Les travaux se préparent selon cet agenda, a indiqué le conseiller aux Etats Carlo Sommaruga à Keystone-ATS. Au National, ce n'est pas encore clair si les débats auront lieu en décembre ou en mars 2027, a-t-il ajouté.

Le président de la commission en charge du dossier a participé à la rencontre entre les délégations parlementaires suisse et européenne. Le besoin de renforcer les liens dans le contexte géopolitique actuel a été rappelé des deux côtés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Nouvelle étape "cruciale" pour le Campus AgriCo à St-Aubin (FR)

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La Préfecture de la Broye a octroyé aussi le permis de construire à Micarna (Migros) pour son nouvel atelier de traitement de volaille sur le Campus AgriCo de St-Aubin (FR) (photo d'illustration). (© KEYSTONE/ALEXANDRA WEY)

Les permis de construire pour les infrastructures mutualisées et Micarna ont été octroyés par le Préfecture de la Broye sur le Campus AgriCo, à St-Aubin (FR). Toutes les oppositions ont été rejetées concernant le site dédié au secteur agroalimentaire et à la biomasse.

Les permis concernent notamment les équipements d’approvisionnement en eau potable, de l’épuration, de la plateforme de mobilité et de la galerie couverte, ont fait savoir, réjouies, la Direction de l’économie, de l’emploi et de la formation professionnelle (DEEF) et l’Etablissement cantonal de promotion foncière (ECPF) mercredi.

Avec les montants prévus par Micarna, entité de Migros active dans la volaille, AgriCo représentent des investissements publics et privés de l'ordre de 500 millions de francs, dont 80 millions pour l’ECPF. Le nombre d’emplois passera alors de 150 actuellement à plus de 700 en 2029, pour un objectif à terme de 1600 emplois.

La Préfecture de la Broye a également octroyé le permis de construire à Micarna, pour son nouvel atelier de traitement de volaille (ATV).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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