Rejoignez-nous

International

Au moins 100 morts dans un double attentat à la voiture piégée en Somalie

Publié

,

le

Au moins 300 personnes ont été blessées dans l'attentat. (© KEYSTONE/EPA/SAID YUSUF WARSAME)

Au moins cent personnes ont été tuées samedi dans un double attentat à la voiture piégée revendiqué par les shebab sur une artère très fréquentée du centre de la capitale Mogadiscio. Des enfants figurent parmi les victimes.

Environ 300 personnes ont également été blessées, a précisé le président Hassan Sheikh Mohamud, après s'être rendu sur le site des attentats, soulignant que "le nombre des morts et de blessés continuait à augmenter".

Deux véhicules piégés ont explosé samedi à quelques minutes d'intervalle. Les explosions, qui ont soufflé les fenêtres des bâtiments voisins, ont submergé les hôpitaux et cliniques, dans ce pays au système sanitaire ravagé par des décennies de conflit.

Couloirs encombrés de victimes

A la recherche de sa belle-soeur, Mohamed Ganey décrit des couloirs encombrés de victimes laissées presque sans soins. Sa joie de l'avoir trouvée a été de courte durée. "Elle est morte de ses blessures quelques minutes après".

L'officier de police Adan Mohamed a du mal à contrôler ses émotions. Il a été l'un des premiers à arriver sur les lieux, après l'explosion du second véhicule piégé.

"Je n'ai pas pu dormir de la nuit, à cause de l'horreur de la scène", confie-t-il à l'AFP en se souvenant du bébé qu'il a découvert avec ses collègues au côté de sa maman morte.

"J'ai pleuré et pleuré sans arrêt après avoir vu son visage couvert du sang de sa mère. Il ne pouvait même pas pleurer tellement il était sous le choc. Il restait là, à cligner des yeux, le regard fixe".

Revendiqué par les shebab

L'attaque a eu lieu au même carrefour qui avait déjà été frappé par le plus grave attentat jamais commis en Somalie : 512 personnes avaient été tuées le 14 octobre 2017 par l'explosion d'un camion bourré d'explosifs.

Le double attentat a été revendiqué par les shebab qui a déclaré que leurs combattants avaient visé le ministère de l'Education. Le groupe islamiste, lié à Al-Qaïda, combat depuis 2007 le gouvernement fédéral soutenu par la communauté internationale.

Il a été chassé de Mogadiscio en 2011, mais reste solidement implanté dans de vastes zones rurales, notamment dans le sud du pays et mène régulièrement des attaques dans la capitale et les grandes villes de Somalie.

Condamnations à l'étranger

La double attaque a été notamment condamnée par l'ONU, l'UE ainsi que l'Union africaine et la mission de l'ONU en Somalie qui s'est engagée à se tenir "résolument aux côtés de tous les Somaliens contre le terrorisme".

A Bruxelles, le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell, a condamné "fermement" ce double attentat, réaffirmant la détermination des Européens à lutter contre le terrorisme et à défaire le groupe shebab".

Le pape François a lui présenté dimanche ses condoléances aux victimes, comme le président de la Confédération Ignazio Cassis sur Twitter. "Avec la communauté internationale, nous avons le devoir d'améliorer la paix et la stabilité dans la région", a écrit le chef de la diplomatie suisse.

Besoin de soutien

Le Haut Commissaire de l'ONU pour les réfugiés, Filippo Grandi, a déclaré que cet acte "lâche" démontrait que la Somalie avait besoin de plus de soutien pour mettre fin à la violence et à la sécheresse. L'Organisation mondiale de la santé s'est dite pour sa part prête à apporter son aide pour soigner les blessés et fournir des soins de traumatologie aux victimes.

Les shebab ont revendiqué l'attaque la semaine dernière contre un hôtel dans la ville portuaire de Kismayo qui a fait neuf morts et 47 blessés.

"Guerre totale"

Ces derniers mois, les shebab ont redoublé d'activité en Somalie, pays pauvre et instable de la Corne de l'Afrique, avec notamment un spectaculaire assaut, long d'une trentaine d'heures, fin août sur un hôtel de Mogadiscio.

Après cette attaque qui avait fait au moins 21 morts et 117 blessés, le président Hassan Cheikh Mohamoud avait promis une "guerre totale" pour éliminer les shebab et appelé la population à se "tenir à l'écart" des zones contrôlées par les islamistes qui allaient être visés par de prochaines offensives.

Les forces de sécurité et des milices claniques locales ont notamment lancé des opérations militaires dans le centre du pays, qui ont permis selon les autorités de reprendre du terrain aux combattants islamistes.

Outre l'insurrection shebab, la Somalie est également menacée par une famine imminente, provoquée par la plus grave sécheresse observée depuis plus de 40 ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Économie

Trump impose 25% de droits de douane à qui commerce avec l'Iran

Publié

le

Donald Trump promet 25% de droits de douane à quiconque commercera avec l'Iran. (© KEYSTONE/AP/Julia Demaree Nikhinson)

Donald Trump, qui continue à envisager l'option militaire face à la répression des manifestations par Téhéran, a annoncé lundi que tout pays commerçant avec l'Iran serait frappé de droits de douane de 25% par les Etats-Unis.

La Chine est le principal partenaire commercial de l'Iran.

"Cette décision est définitive" et "prend effet immédiatement", a affirmé le président américain sur son réseau Truth Social.

La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG, la République islamique faisant face à l'un de ses plus importants mouvements de contestation depuis sa proclamation en 1979.

Donald Trump a plusieurs fois menacé de "frapper très fort" en Iran en cas de répression sanglante, mais n'est pas passé à l'acte.

"Les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef", a affirmé lundi à la presse la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

Toutefois, elle a assuré que "la diplomatie (était) toujours la première option pour le président".

Selon elle, une voie diplomatique reste ouverte avec l'Iran, le pouvoir adoptant un "ton très différent" lors de discussions privées avec l'émissaire américain, Steve Witkoff.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Missile Orechnik: les Etats-Unis dénoncent une escalade dangereuse

Publié

le

Tammy Bruce, au centre, la représentante des Etats-Unis au Conseil de sécurité de l'ONU (Archives). (© KEYSTONE/EPA/KENA BETANCUR)

Les Etats-Unis ont dénoncé lundi devant le Conseil de sécurité de l'ONU l'utilisation par la Russie en Ukraine du missile balistique de dernière génération Orechnik, une "escalade dangereuse et inexplicable".

"Grâce au leadership du président Trump, nous sommes plus près d'un accord que jamais depuis le début de la guerre. Malgré cela, la Russie a lancé plus d'attaques sur l'Ukraine, y compris le lancement de son missile balistique Orechnik à capacité nucléaire, qui a frappé une zone en Ukraine proche de la frontière avec la Pologne et l'Otan", a déploré l'ambassadrice américaine adjointe à l'ONU, Tammy Bruce.

"Cela constitue une nouvelle escalade dangereuse et inexplicable, alors que les Etats-Unis travaillent avec Kiev, d'autres partenaires et Moscou pour mettre un terme à la guerre via un accord négocié", a-t-elle dénoncé.

"Les deux parties devraient chercher des voies vers la désescalade, mais les actions de la Russie menacent d'étendre et d'intensifier la guerre", a-t-elle ajouté, accusant Moscou de "tourner la cause de la paix en ridicule".

Kiev pas découragée

Cette frappe proche de la frontière polonaise est "dangereuse, elle menace la sécurité régionale et internationale et pose un risque grave d'escalade et d'erreur de calcul", a renchéri l'ambassadeur britannique par intérim, James Kariuki.

"L'Ukraine survivra cette nouvelle attaque comme beaucoup d'autres avant. Et si le président Poutine pense que cette violence va décourager les alliés de l'Ukraine, il a tort", a-t-il insisté.

Le ministère russe de la Défense a affirmé lundi que son missile de dernière génération Orechnik, utilisé vendredi pour la deuxième fois en Ukraine, avait ciblé une usine aéronautique à Lviv (ouest).

De nombreux membres du Conseil de sécurité ont également condamné les attaques massives de la Russie en fin de semaine dernière, qui ont notamment privé des milliers de personnes de chauffage dans la capitale ukrainienne.

L'ambassadrice lettonne, Sanita Pavluta-Deslandes, a ainsi dénoncé des attaques "barbares" en plein milieu d'un hiver rigoureux.

"Il est important de noter une tendance perturbante: plus nous approchons de la paix et de la justice, plus éhontés sont les attaques et les mensonges russes", a-t-elle ajouté, accusant Moscou de vouloir "tester les limites de la détermination internationale".

Les bombardements massifs russes de vendredi avaient provoqué des coupures de chauffage dans près de 6000 bâtiments à Kiev, selon la municipalité qui avait appelé les habitants qui le pouvaient à évacuer "temporairement" la ville, en proie à des températures glaciales oscillant entre -7 et -15°C.

"Ce que nous voyons aujourd'hui rappelle les pires précédents de l'Histoire humaine, quand des empires malfaisants tentaient de briser la résistance des civils en utilisant le froid, la faim et les ténèbres comme armes", a lancé l'ambassadeur ukrainien, Andriï Melnyk, décrivant des méthodes dignes des sièges de l'époque "médiévale".

L'ambassadeur russe, Vassili Nebenzia, a rejeté toutes les critiques en bloc, assurant que l'armée russe ne visait pas les civils.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Accord UE-Mercosur: la colère agricole persiste en France

Publié

le

Les agriculteurs français ne relâchent pas la pression face à la signature annoncée de l'accord entre l'UE et le Mercosur. (© KEYSTONE/EPA/GUILLAUME PINON)

Après une semaine d'intense mobilisation, les agriculteurs français en colère, notamment contre l'accord européen avec le Mercosur sud-américain, ont entamé lundi une nouvelle semaine de manifestations en ciblant les ports et plusieurs autoroutes.

À l'approche de la signature de ce traité samedi au Paraguay, les actions continuent d'essaimer un peu partout en France: barrage filtrant sur le port du Havre (nord-ouest), blocages sur ceux de Bayonne et La Rochelle, dans le sud-ouest, ou encore opération près de Lille (nord) sur l'autoroute A1, la plus fréquentée du pays selon son concessionnaire.

Une fédération de syndicats agricoles de l'Ile-de-France, dont les départements ceinturent Paris, a appelé à une manifestation dans la capitale mardi.

Au Havre, premier port français en trafic de conteneurs, des filtrages ont été mis en place avec des pneus en flammes, des troncs d'arbres et quelques tracteurs, sans bloquer l'activité portuaire: depuis ce week-end, les agriculteurs contrôlent les camions frigorifiques et vérifient la provenance des produits.

Ces contrôles, prévus au moins jusqu'à lundi soir, ont permis de découvrir "de la farine étrangère, des soupes avec des légumes thaïlandais, des produits qui n'ont pas les mêmes normes de production" que les nôtres, a déploré Justin Lemaître, un responsable syndical local, qui réclame "que l'importation respecte nos standards de production".

Normes environnementales

Les partisans de l'accord avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), fruit de plus de 25 ans de négociations, le jugent essentiel pour stimuler les exportations, soutenir l'économie du continent et renforcer les liens diplomatiques dans un contexte d'incertitude mondiale.

Mais pour ses détracteurs, ce traité va bousculer l'agriculture européenne avec des produits importés d'Amérique latine moins chers et pas forcément respectueux des normes de l'UE, faute de contrôles suffisants.

D'où le blocage d'un site céréalier d'exportation lundi jusqu'à la mi-journée sur le port de Bayonne par une centaine d'agriculteurs. Ce site de l'entreprise Maïsica, dédié au stockage, séchage et chargement de maïs et autres céréales pour l'export, est un "symbole fort", avancent les manifestants qui rappellent leur opposition "historique" à ces accords de libre-échange.

"Immense détresse"

A La Rochelle, une soixantaine de manifestants ont établi un barrage de ballots de paille devant des installations pétrolières sur le port industriel.

Et près de Nantes (ouest), une zone industrielle est bloquée depuis dimanche soir, les manifestants contrôlant les camions près d'une plateforme frigorifique de la grande distribution.

Le mouvement, débuté il y a un mois en opposition à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine, concerne aussi des axes routiers, notamment sur l'A64 au sud de Toulouse (sud-ouest), et surtout sur l'A1 avec un barrage filtrant dans le sens Lille-Paris.

"C'est à se demander si l'Etat français veut encore de ses paysans", déplore Franck Hembert, exploitant maraîcher dans le nord et présent sur l'A1. "Qu'il y ait Mercosur ou pas Mercosur, les paysans sont déjà dans une immense détresse".

Outre la France, des manifestations ont eu lieu en Italie, Pologne ou Irlande pour protester contre l'accord avec le Mercosur, qui créerait l'une des plus grandes zones de libre-échange au monde, avec plus de 700 millions de consommateurs.

La ratification du traité dépend encore d'un vote, qui s'annonce serré, au Parlement européen, pas avant février. Un grand rassemblement d'agriculteurs est prévu devant son siège strasbourgeois le 20 janvier.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Football

Xabi Alonso quitte le Real Madrid, Alvaro Arbeloa le remplace

Publié

le

Xabi Alonso n'aura passé que huit mois à la tête du Real Madrid. (© KEYSTONE/AP/Altaf Qadri)

Xabi Alonso n'est plus l'entraîneur du Real Madrid. Le club espagnol a annoncé lundi la résiliation du contrat de l'entraîneur de 44 ans, d'un commun accord. Il est remplacé par Alvaro Arbeloa.

"Le Real Madrid annonce que, d'un commun accord entre le club et Xabi Alonso, il a été décidé de mettre fin à son mandat d'entraîneur de l'équipe première", a écrit le géant espagnol dans un bref communiqué.

L'ex-défenseur espagnol Alvaro Arbeloa, champion du monde en 2010 aux côtés de Xabi Alonso et jusqu'ici à la tête de l'équipe réserve, va le remplacer sur le banc, a annoncé le Real dans un second communiqué.

Cette double annonce intervient au lendemain de sa défaite en finale de Supercoupe d'Espagne face au FC Barcelone (3-2). Xabi Alonso quitte donc la capitale espagnole seulement huit mois après son arrivée en grande pompe en provenance du Bayer Leverkusen.

Venu pour relancer le Real Madrid, son ancien club comme joueur, avec un projet collectif ambitieux, l'ancien milieu de terrain était menacé depuis le début de l'hiver après une série de mauvais résultats.

La situation n'est pas critique

La défaite dimanche face à l'éternel rival a sûrement été jugée comme celle de trop par les dirigeants madrilènes, qui ne lui ont pas accordé le temps qu'il réclamait pour faire progresser son équipe.

La révolution tactique promise lors du dernier Mondial des clubs aux Etats-Unis, dans la lignée de ses succès en Allemagne, n'aura jamais réellement pris, malgré des débuts très encourageants avec 13 victoires sur les 14 premiers matches.

La situation du Real, deuxième de Liga à quatre points du FC Barcelone, et bien parti pour finir dans le top 8 de la phase de ligue de la Ligue des champions, synonyme d'une qualification directe pour les huitièmes de finale, est loin d'être désastreuse.

Mais les résultats, et surtout le niveau collectif affiché par le géant madrilène, sont globalement jugés insuffisants dans la capitale espagnole, où deux défaites de rang peuvent avoir la tête d'un entraîneur.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Bélier

Vous marchez sur des œufs concernant une négociation au travail, et vous avez raison. Rien n’est perdu mais tout doit se faire prudemment !

Les Sujets à la Une