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Économie

Bruxelles dégrade ses prévisions de croissance et d'inflation

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Cependant, la Commission prévient que la situation pourrait encore empirer en cas d'interruption des approvisionnements de gaz par Moscou, l'Europe restant encore très dépendante des hydrocarbures russes.(KEYSTONE/Martin Ruetschi) (© KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

La Commission européenne a abaissé jeudi ses prévisions de croissance dans la zone euro pour 2022 et 2023. Celles-ci passent à respectivement 2,6% et 1,4%, contre 2,7% et 2,3% anticipés jusqu'ici, en raison de l'impact croissant de la guerre en Ukraine.

L'inflation a, elle, été propulsée à des plus hauts historiques en raison de l'offensive russe et des sanctions occidentales qu'elle a entraînées. Bruxelles a relevé ses prévisions de hausse des prix à la consommation à 7,6% en 2022 et à 4% en 2023, contre 6,1% et 2,7% attendus précédemment, dans les 19 pays partageant la monnaie unique européenne.

Dans l'ensemble, l'économie en zone euro "devrait poursuivre son expansion, mais à un rythme nettement plus lent" que celui prévu lors des dernières prévisions publiées en mai, souligne l'exécutif européen. Cependant, la Commission prévient que la situation pourrait encore empirer en cas d'interruption des approvisionnements de gaz par Moscou, l'Europe restant encore très dépendante des hydrocarbures russes.

"L'évolution de la guerre et la fiabilité des approvisionnements en gaz étant inconnues, cette prévision est soumise à une forte incertitude et à des risques de baisse", a souligné le commissaire européen à l'Economie, Paolo Gentiloni, lors d'une conférence de presse. "L'invasion de l'Ukraine par la Russie a exercé des pressions supplémentaires à la hausse sur les prix de l'énergie et des produits alimentaires de base. Celles-ci (...) érodent le pouvoir d'achat des ménages", a relevé la Commission dans ses prévisions.

Ressserrement monétaire

Parmi les autres facteurs se répercutant négativement sur la croissance, la Commission note le resserrement "plus rapide que prévu" de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), nécessaire pour endiguer l'inflation. S'y ajoutent "la décélération continue de la croissance aux États-Unis" et l'impact de la politique de Pékin contre le Covid-19 qui a entraîné confinements et fermetures d'usines en Chine.

La guerre en Ukraine a mis fin au fort rebond de l'économie européenne entamé au printemps 2021, après la récession historique provoquée par la pandémie en 2020. "La dynamique de la réouverture de nos économies devrait soutenir la croissance annuelle en 2022, mais pour 2023, nous avons nettement revu nos prévisions à la baisse", a expliqué Paolo Gentiloni.

Sur le front de l'inflation, la Commission estime que le pic devrait être atteint au troisième trimestre, avec un taux annuel estimé à 8,4%. Il se réduirait ensuite progressivement jusqu'à tomber sous la barre des 3% fin 2023. La hausse des prix à la consommation a battu en juin un nouveau record dans la zone euro, à 8,6% sur un an.

Les prévisions de croissance et d'inflation, annoncées jeudi, "dépendent fortement de l'évolution de la guerre et en particulier de ses implications pour l'approvisionnement en gaz de l'Europe", prévient Bruxelles. "De nouvelles augmentations des prix du gaz pourraient augmenter encore l'inflation et étouffer la croissance", souligne l'exécutif européen.

En outre, les hausses de salaires décidées en Europe pour compenser la hausse du coût de la vie pourraient à leur tour renforcer la flambée des prix et enclencher un cercle vicieux inflationniste. Cela pourrait entraîner un relèvement encore plus fort des taux d'intérêt, susceptible non seulement de ralentir la croissance, mais aussi de faire peser "des risques accrus pour la stabilité financière", s'inquiète la Commission.

Alors que l'Europe affronte cet été une nouvelle vague de contaminations au Covid-19, la Commission note aussi "la possibilité que la résurgence d'une pandémie dans l'UE apporte de nouvelles perturbations à l'économie".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Guerre en Iran: faut-il craindre une explosion du prix de l'essence ?

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Les automobiles craignent pour une hausse du prix de l'essence à la pompe. Ce mardi, le prix du baril a grimpé à 84 dollars. (Photo d'illustration). (© KEYSTONE/DPA/DANIEL REINHARDT)

La guerre au Moyen-Orient fait peser des incertitudes sur le marché de l'énergie. Alors que le baril de brut a bondi à 84 dollars ce mardi matin, Samy Chaar, chef économiste chez Lombard Odier, analyse les risques pour le porte-monnaie des Vaudois. Pour l'heure, la mesure semble l'emporter sur la panique.

La situation géopolitique actuelle, marquée par des tensions croissantes autour du détroit d'Ormuz, zone de transit pour 20% de la production mondiale de pétrole, inquiète les automobilistes. L’Iran insiste pour qu’il reste ouvert, mais plusieurs compagnies maritimes ont déjà commencé à détourner leurs navires. Selon le président américain Donald Trump, l’opération pourrait durer « quatre à cinq semaines », ce qui risque de ralentir les exportations de pétrole. Faut-il s’attendre à une hausse des prix à la pompe en Suisse ?

Samy Chaar Chef économiste chez Lombard Odier

Pour Samy Chaar, l'impact sur les prix à la pompe dépendra avant tout de la durée des perturbations : « Tout dépend en fait de la durée et de l'intensité de la variation des prix du pétrole. Si la situation dure quelques semaines plutôt que quelques mois, l'impact sur les prix à la pompe devrait être quand même très modéré. » Reste à savoir comment les importateurs de carburants vont réagir à la hausse du prix du baril ?

Samy Chaar Chef économiste chez Lombard Odier

Le détroit d'Ormuz sous surveillance

Le point de friction majeur reste ce passage maritime stratégique. Une fermeture prolongée pourrait propulser le baril bien au-delà des 100 dollars, un scénario qui n'est toutefois pas privilégié par les experts. Aujourd'hui, le sentiment est qu'Ormuz ne restera pas fermé très longtemps et les prix ne devraient pas aller au-delà des 100 dollars », rassure l'économiste. Il précise toutefois que « si par des attaques répétées le détroit venait à être fermé, évidemment que ça se répercuterait assez fortement sur le prix moyen dans les mois à venir. »

« Il est un peu tôt pour penser que le prix à la pompe sera durablement affecté pour l’usager Suisse. »

La Suisse protégée par ses réserves et sa monnaie

Conformément aux directives de l'OCDE, le pays maintient des stocks de sécurité équivalents à 90 jours d'importation. Ce rôle de tampon est assuré par l'Office fédéral pour l'approvisionnement économique du pays (OFAE), garantissant que le pays ne se retrouve pas à sec au moindre soubresaut mondial. Doit-on s’inquiéter ou la Suisse dispose-t-elle de réserves suffisantes ?

Samy Chaar Chef économiste chez Lombard Odier

Au-delà des stocks physiques, notre économie bénéficie d'un atout structurel : la monnaie nationale. « Un franc suisse fort, ça permet d'acheter aussi des biens énergétiques un peu moins cher », souligne Samy Chaar. Cette robustesse du franc compense partiellement la hausse des cours internationaux libellés en dollars.

Pas de panique immédiate pour les automobilistes

Pour l'usager vaudois, la répercussion d'une hausse du brut n'est jamais instantanée ni totale, en raison des contrats d'approvisionnement à moyen terme passés par les importateurs de carburant. Les fluctuations du brut ne se retrouvent pas « un pour un » dans les tarifs affichés dans les stations-service de la région.

En conclusion, Samy Chaar se veut rassurant pour les semaines à venir : « Il est un peu tôt pour penser que le prix à la pompe sera durablement affecté pour l’usager suisse. » Si la vigilance reste de mise, le mix entre réserves stratégiques et stabilité monétaire devrait, pour l'heure, préserver le pouvoir d'achat des Romands.

Interview réalisée par Sophie Vassutine

Adaptation web avec IA

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Économie

Nouveau bond des taux d'intérêt en zone euro

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Le pétrole bondit depuis le début de la semaine, en raison des perturbations que provoque la guerre au Moyen-Orient dans le détroit d'Ormouz, où transite une partie du commerce mondial des hydrocarbures. (© KEYSTONE/AP/VIRGINIA MAYO)

Les taux d'intérêt des emprunts des Etats européens grimpent nettement mardi, après avoir déjà bondi la veille, sur fond de craintes d'une hausse de l'inflation avec la flambée des prix des hydrocarbures en raison de la guerre au Moyen-Orient.

Vers 10H50 GMT, le taux d'intérêt à échéance dix ans de la dette française bondissait de 0,11 point de pourcentage, à 3,40%. Vendredi, avant le début de la guerre en Iran, il évoluait autour de 3,20%.

Son équivalent allemand, référence en Europe, grimpait lui de 0,09 point par rapport à la veille, atteignant un taux de 2,79%. L'obligation italienne, aussi à échéance dix ans, bondissait de 0,14 point de pourcentage, à 3,78%.

Hors zone euro, le taux d'intérêt britannique atteignait 4,51%, contre 4,37% lundi soir.

Les taux avaient déjà bondi lundi. Les échéances à long terme, à 30 ans, ou à court terme, à 2 ans, connaissent aussi d'importantes hausses.

Considérés traditionnellement comme une valeur refuge, les emprunts d'Etat sont boudés depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par les frappes israélo-américaines sur l'Iran et les représailles de Téhéran sur plusieurs pays de la région.

"Les investisseurs craignent un choc d'inflation, en raison de la flambée des prix des hydrocarbures que les pays européens importent massivement", explique à l'AFP Kevin Thozet, membre du comité d'investissement chez Carmignac.

Or, une inflation plus élevée réduit la valeur réelle des sommes versées par un emprunteur à ses créanciers. Ces derniers exigent par conséquent des taux d'intérêt plus élevés pour compenser cette perte.

Le pétrole bondit depuis le début de la semaine, en raison des perturbations que provoque la guerre au Moyen-Orient dans le détroit d'Ormouz, où transite une partie du commerce mondial des hydrocarbures.

Les prix européens du gaz naturel s'envolent eux aussi, après l'annonce par la compagnie énergétique publique du Qatar, QatarEnergy, de l'arrêt de sa production de GNL à la suite d'une attaque de drones iraniens.

Une guerre prolongée au Moyen-Orient pourrait entraîner une forte poussée de l'inflation dans la zone euro, tout en pesant sur la croissance économique, a prévenu mardi Philip Lane, chef économiste de la BCE, dans une interview accordée au Financial Times.

L'inflation a déjà accéléré en février dans la zone euro, remontant à 1,9% sur un an, et s'établissant ainsi juste en dessous de l'objectif de la BCE, selon une première estimation publiée mardi par Eurostat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Italie: l'inflation a réaccéléré en février à 1,6%

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L'inflation italienne reste cependant en-dessous de la moyenne européenne, qui est remontée en février à 1,9%, juste en dessous de l'objectif de la BCE, selon une première estimation publiée par Eurostat. (© KEYSTONE/AP LaPresse/STEFANO PORTA)

L'inflation a accéléré en Italie au mois de février, à 1,6% sur un an contre 1% en janvier, selon une première estimation publiée mardi l'Institut national des statistiques (Istat).

Cette accélération est due notamment à une hausse des prix dans les services (de 2,5% à 3,6%), des transports aux soins à la personne, mais aussi des produits alimentaires non transformés.

La baisse continue des prix de l'énergie avant le début de la guerre en Iran (de -6,2% en janvier à -6,6% en février) n'a pas compensé la hausse des services.

L'inflation sous-jacente, qui exclut les prix des éléments les plus volatils (énergie et alimentation), et fait référence pour les experts, a ainsi augmenté de 2,4% (+0,7 point sur un mois).

L'inflation italienne reste cependant en-dessous de la moyenne européenne, qui est remontée en février à 1,9%, juste en dessous de l'objectif de la BCE, selon une première estimation publiée par Eurostat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Vers une meilleure information sur les produits Temu et Shein

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Le Conseil des Etats veut mieux contrôler les produits Temu ou Shein qui arrivent en Suisse (archives). (© KEYSTONE/DPA/OLIVER BERG)

Les consommateurs qui achètent des produits sur des plateformes étrangères de commerce en ligne telles que Temu ou Shein doivent être clairement au courant que ces produits ne sont pas conformes en Suisse. Le Conseil des Etats a adopté mardi une motion en ce sens.

Il s'agit d'une thématique importante de protection des consommateurs, a indiqué le motionnaire Benedikt Würth (Centre/SG), rappelant que ces plateformes attirent de nombreux consommateurs en pratiquant des prix très bas. Or beaucoup de tests comparatifs montrent que de nombreux produits importés en Suisse ne correspondent pas aux prescriptions légales en raison de la sécurité des produits ou de la protection des marques et de l'environnement.

M. Würth demande donc que les consommateurs suisses sachent s'ils commandent des produits non conformes, grâce à un étiquetage clair. Les plateformes doivent être obligées de signaler clairement et distinctement tous les produits concernés.

Sans cette transparence, le Saint-Gallois a craint des distorsions de la concurrence au détriment des prestataires qui se conforment aux règles ainsi qu'une perte de confiance dans la validité des normes existantes.

Le Conseil fédéral opposé

Le ministre de l'économie Guy Parmelin a concédé qu'il était difficile de faire respecter la conformité des produits sur ces plateformes, notamment en raison du principe de territorialité, malgré les contrôles existants en la matière.

Le Conseil fédéral était toutefois opposé au texte. Comme un produit doit toujours être conforme lorsqu'il est mis sur le marché, l'obligation de signalement demandée est contraire à ce principe. En outre, les contrefaçons présumées peuvent déjà être retenues à la douane et détruites.

Par ailleurs, les sites Internet des services fédéraux concernés sensibilisent déjà la population aux risques dans ce domaine et déconseillent d'acheter des produits sur une plateforme non européenne. Enfin, le gouvernement entend suivre les révisions légales en cours dans l'UE et s'adapter en fonction. Sans succès.

La motion a été validée à l'unanimité. Le Parlement a déjà accepté en décembre dernier une motion visant à serrer la vis en matière d'achat sur Internet par des Suisses d'objets soumis à la loi sur les armes, comme des armes factices.

Meilleurs contrôles à la frontière

Par 37 voix contre 1, le Conseil des Etats a accepté une autre motion, de Fabio Regazzi (Centre/TI). Celui-ci demande de renforcer les contrôles sur les petits colis en provenance d'Asie afin d'améliorer leur sécurité, de garantir leur conformité aux normes minimales suisses et de mettre fin à la concurrence déloyale qui pénalise les PME suisses.

Un système de contrôle renforcé à l'importation doit permettre de vérifier que tous les produits entrant sur le territoire helvétique respectent les mêmes exigences en matière de sécurité, de qualité et de réglementation. Il faut en outre envisager que la Confédération participe aux coûts découlant de ces contrôles supplémentaires.

Le Conseil fédéral rejetait aussi ce texte. Des travaux répondant aux préoccupations du motionnaire sont déjà en cours. Parallèlement, les contrôles à la frontière ont été intensifiés et optimisés. En vain.

Le National doit encore se prononcer sur les deux motions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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