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Économie

Chinois et Britanniques veulent mieux collaborer

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Royaume-Uni et Chine entendent mieux collaborer à l'avenir. (© KEYSTONE/EPA/JESSICA LEE)

Le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont affirmé jeudi la nécessité de renforcer les relations entre leurs pays. Une volonté affichée après des années de crispations et dans un contexte de tensions globales.

Les différends existants ne doivent pas empêcher la coopération, a déclaré M. Starmer lors d'une brève apparition devant les journalistes au début de son entretien avec M. Xi au Palais du peuple.

"La Chine est un acteur essentiel sur la scène internationale et il est vital de construire une relation plus sophistiquée dans laquelle nous identifions les opportunités de collaboration, tout en permettant un dialogue constructif sur les sujets sur lesquels nous ne sommes pas d'accord", a-t-il dit sans spécifier les différends (Ukraine, Hong Kong, accusations réciproques d'espionnage...).

"En tant que membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et de grandes puissances économiques mondiales, la Chine et le Royaume-Uni doivent renforcer leur dialogue et leur coopération", qu'il s'agisse de sécurité internationale ou d'économie, a abondé M. Xi.

Arrivé en Chine mercredi soir, M. Starmer effectue pendant trois jours la première visite en Chine d'un chef du gouvernement britannique depuis celle de la conservatrice Theresa May en 2018.

Pour Londres comme pour un certain nombre d'autres capitales occidentales, il s'agit d'explorer les voies d'une coopération plus soutenue avec la deuxième puissance économique mondiale, sur fond de rivalités internationales exacerbées, et alors que le président américain Donald Trump ébranle les alliances du passé.

Même la relation des Etats-Unis avec le traditionnel allié britannique se fait plus incertaine.

Le déplacement de M. Starmer en Chine intervient peu après ceux du Canadien Mark Carney et du Français Emmanuel Macron.

Donald Trump lui-même a indiqué qu'il se rendrait en Chine en avril. Une visite largement mise en avant par Downing Street pour déminer les questions sur la manière dont la venue de M. Starmer à Pékin pourrait être perçue par Donald Trump.

"Notre relation avec les États-Unis est l'une des plus étroites que nous ayons, notamment en matière de défense, de sécurité, de renseignement, mais aussi de commerce et dans bien d'autres domaines", a insisté Keir Starmer dans l'avion qui le menait en Chine.

"Intérêt national"

Mais il a jugé qu'il serait "absurde" pour le Royaume-Uni de se détourner de Pékin, malgré les critiques sur sa stratégie de rapprochement avec la Chine au Royaume-Uni.

En débutant sa visite en Chine, Keir Starmer a affiché sa volonté de développer une nouvelle relation "cohérente et globale" avec Pékin, loin des tensions qui ont marqué la période de ses prédécesseurs conservateurs, mais "sans compromettre" non plus la sécurité nationale britannique.

"C'est dans notre intérêt national de dialoguer avec la Chine. C'est la deuxième économie mondiale et, en incluant Hong Kong, c'est notre troisième partenaire commercial", a affirmé Keir Starmer à son arrivée à la cinquantaine de chefs d'entreprises qui l'accompagnent, notamment des secteurs de la pharmacie, de l'automobile et de la finance.

Le gouvernement travailliste de M. Starmer a fait de la relance de l'économie britannique sa priorité.

Selon Downing Street, MM. Xi et Starmer devaient évoquer les relations commerciales et les investissements, mais aussi des enjeux de sécurité nationale.

Interrogé par les journalistes dans l'avion qui le menait en Chine, le Premier ministre est resté évasif sur la manière dont il comptait aborder les sujets qui fâchent, comme la récente condamnation du magnat des médias hongkongais Jimmy Lai, la situation de la minorité ouïghoure dans le Xinjiang, ou les accusations réciproques d'espionnage.

Il y a également l'Ukraine, alors que Pékin, qui n'a pas condamné l'invasion russe, a affiché mardi sa volonté de "renforcer" sa coopération en matière de Défense avec Moscou.

Keir Starmer repartira de Chine samedi pour une courte étape au Japon, dont les relations avec Pékin se sont notablement tendues ces derniers mois.

Il doit s'entretenir jeudi après-midi avec le Premier ministre chinois Li Qiang, avant d'assister à la signature de plusieurs accords.

L'un d'entre eux, annoncé en amont par Downing Street, vise à renforcer la coopération des deux pays pour s'attaquer en amont à la chaîne logistique des réseaux de passeurs de migrants, qui traversent la Manche sur de petits bateaux pour se rendre au Royaume-Uni.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

L'inflation s'accélère encore aux Etats-Unis, l'épargne fond

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La hausse des prix aux Etats-Unis a atteint en avril son rythme le plus élevé en près de trois ans. (archive) (© KEYSTONE/AP/Ted Shaffrey)

La hausse des prix aux Etats-Unis mesurée par l'indice PCE a atteint en avril son rythme le plus élevé en près de trois ans. Le renchenrissement a été tiré par l'envolée du coût de l'essence, selon des données publiées jeudi.

Sur un an, l'inflation s'est accélérée à 3,8% contre 3,5% en mars. Cette évolution était anticipée par les investisseurs, la guerre au Moyen-Orient ayant fait bondir les prix à la pompe. Un autre indice d'inflation pour le mois d'avril, le CPI, avait donné le ton le 12 mai en s'affichant également au plus haut depuis mai 2023.

Le rapport, publié par le service statistique officiel américain BEA, fait aussi un état des lieux des dépenses et revenus des Américains. Ces derniers marquent un recul surprise (de -0,1% sur un mois) alors que les dépenses augmentent (+0,5% sur un mois).

Résultat: le taux d'épargne des ménages fond à 2,6%, contre 3,2% en mars. "Ouch", commente sur X l'économiste de la banque américaine Navy Federal Credit Union, Heather Long. "Cela montre à quel point les Américains sont actuellement sous pression financière", ajoute-t-elle, estimant "pas tenable" le fait que les rentrées d'argent ne suivent pas le rythme des dépenses.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Etats-Unis: la croissance revue à la baisse au premier trimestre

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L'économie américaine a progressé durant le premier trimestre, mais moins qu'initialement annoncé. (archive) (© KEYSTONE/EPA/SARAH YENESEL)

L'économie américaine a progressé durant le premier trimestre, mais moins qu'initialement annoncé, du fait d'une consommation plus faible des ménages et des investissements plus bas qu'attendu, d'après les données publiées jeudi par le département du Commerce.

Selon la deuxième estimation du produit intérieur brut (PIB) américain au premier trimestre, la croissance atteignait 1,6%, en rythme annuel, sur les trois premiers mois de l'année, contre 2% annoncé initialement. Les États-Unis mettent en avant le rythme annualisé qui projette sur l'ensemble de l'année l'évolution observée pendant trois mois.

Les analystes avaient eux anticipé une deuxième estimation inchangée, à 2% de croissance, selon le consensus publié par MarketWatch. Le service de statistiques du ministère, BEA, explique l'accélération de la croissance par rapport au dernier trimestre 2025 par une hausse des dépenses publiques et des exportations.

L'investissement est également reparti à la hausse même si à un niveau moins élevé donc qu'annoncé lors de la première estimation. Les importations ont aussi augmenté par rapport au trimestre précédent mais dans une proportion légèrement inférieure qu'anticipé lors de l'estimation initiale.

Plus largement, l'accélération de la croissance est avant tout portée par les investissements en équipement et en propriété intellectuelle, en lien notamment avec les dépenses liées au développement de l'intelligence artificielle (IA). A l'inverse, les investissements dans l'immobilier résidentiel sont en fort recul.

Autre signe inquiétant: les dépenses de consommation sont en deçà du rythme de la croissance, et ne progressent que très peu concernant les biens (+0,4% sur le trimestre), n'étant portées que par les services (+1,8%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Les immeubles du "carré Servette" seront démolis

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Le projet de démolition et de surélévation du "carré Servette" pourra se faire: le recours des opposants a été rejeté par le Tribunal fédéral (archive) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les immeubles du "carré Servette", situés à la rue des Lilas et à la rue Antoine-Carteret à Genève, seront démolis et les projets de rénovation et de surélévation pourront être réalisés. Le Tribunal fédéral a rejeté le recours contre l'autorisation de démolir et de construire.

Le "carré Servette" comprend quatre parcelles formant un quadrilatère ceint par les rues de la Servette, Antoine-Carteret, du Colombier et des Lilas. Les propriétaires comptaient démolir certains bâtiments (ceux situés aux rues des Lilas et Antoine-Carteret) pour construire de nouveaux immeubles.

Ils projetaient également de rénover les autres immeubles du quadrilatère et de les surélever pour créer au total 52 nouveaux logements. Les autorisations de démolir et de construire avaient été délivrées par les autorités genevoises en 2021.

Une association de locataires des immeubles concernés, l'ASRS Carré Servette, a fait recours contre cette décision jusqu'au Tribunal fédéral, qui a confirmé les autorisations dans une décision rendue jeudi.

Les juges relèvent l'intérêt public que constitue la création de logements au centre-ville dans un contexte de pénurie chronique. Ils constatent que si le projet n'observe pas les exigences en matière d'espace vert, il a toutefois obtenu une dérogation en bonne et due forme, au vu de l'intérêt public en question. En outre, le projet n'est pas dépourvu d'espace vert.

Le projet immobilier avait suscité une forte émotion auprès des habitants des immeubles: certains y habitent depuis plus de cinquante ans. Ils réclamaient une rénovation complète plutôt qu'une démolition des immeubles existants.

(arrêt 1C_174/2025 du 13 avril 2026)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le premier F-35 pour la Suisse est en cours d'assemblage

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Les premiers F-35 doivent être livrés en Suisse à partir de mi-2028 (archives). (© KEYSTONE/EPA/YURI GRIPAS / POOL)

La livraison des F-35 en Suisse passe une nouvelle étape importante, communique jeudi armasuisse. L'assemblage principal du premier jet a débuté dans l'usine de Lockheed Martin en Géorgie (Etats-Unis).

La production des premiers composants destinés aux avions suisses était déjà lancée. Les phases suivantes de production et d'assemblage suivront dans les prochains mois, précise armasuisse. Plus de 2100 sous-traitants répartis dans le monde sont actifs dans la chaîne de production.

Les huit premiers F-35 seront utilisés pour la formation des pilotes helvétiques dès mi-2027 en Arkansas (Etats-Unis). La livraison en Suisse est attendue un an après. Les F-35 restants seront livrés depuis le site d'assemblage final de Cameri, en Italie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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