Rejoignez-nous

International

Cinq militaires tués, 30 "terroristes abattus" au nord du Burkina

Publié

,

le

Le Burkina Faso, en particulier le nord et l'est, est depuis 2015 la cible d'attaques djihadistes perpétrées par des mouvements affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique (archives). (© KEYSTONE/AP/THEO RENAUT)

Des djihadistes présumés ont attaqué un détachement militaire samedi dans le nord du Burkina Faso. Cinq soldats ont été tués et trente "terroristes abattus" lors de cette attaque, a annoncé l'état-major burkinabè des armées.

"Le détachement militaire de Bourzanga", localité de la région du Centre-Nord, "a vigoureusement riposté à une attaque de sa base ce samedi" par des "terroristes venus en très grand nombre et lourdement équipés", selon un communiqué de l'armée.

"Cinq militaires ont été mortellement atteints et dix autres ont été blessés au cours des combats", indique le texte. "Le bilan provisoire établi fait état d'au moins trente terroristes abattus". Selon l'état-major, les assaillants "ont dû battre en retraite face à la puissance de feu des éléments du détachement et à l'intervention de l'aviation".

L'armée affirme que "dans leur débandade, plusieurs terroristes, dont certains blessés, se sont fondus aux populations civiles pour tenter d'échapper à la poursuite des militaires". "Les opérations de ratissage et de sécurisation se poursuivent dans la zone", ajoute-t-elle.

"Riposte héroïque"

Après la fuite des djihadistes présumés, "de l'armement (individuel et collectif), des munitions, des motos (une trentaine) et des moyens de communication (ont été) récupérés, un véhicule blindé et des pickup armés, utilisés par les terroristes pour attaquer la base, ont été également saisis", selon le communiqué.

Rendant hommage aux soldats tués, le chef d'état-major des armées, le colonel David Kabré, a salué "la riposte héroïque" des soldats. Il a appelé "toutes les unités engagées à rester mobilisées autour de notre objectif commun, qui est la reconquête de l'intégrité de notre territoire".

Jeudi, onze soldats avaient déjà été tués dans l'est du pays lors d'une attaque de djihadistes présumés contre un détachement militaire. Et il y a une semaine, une quarantaine de supplétifs de l'armée et de civils avaient été tués lors de trois attaques dans les mêmes régions.

Recrudescence des attaques

Le Burkina Faso, en particulier le nord et l'est, est depuis 2015 la cible d'attaques djihadistes perpétrées par des mouvements affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique (EI) qui ont fait plus de 2000 morts et 1,8 million de déplacés.

Le nouvel homme fort du pays, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui a renversé fin janvier le président élu Roch Marc Christian Kaboré accusé d'être inefficace face à la violence djihadiste, a fait de la question sécuritaire sa "priorité".

Après une relative accalmie lors de sa prise de pouvoir, M. Damiba fait depuis face à une recrudescence d'attaques de djihadistes présumés qui ont fait près de 200 morts, civils et militaires.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Football

Les Suissesses écrasées par les Allemandes en préparation

Publié

le

Pas de dérial pour les Allemandes face aux Suissesses en amical (© KEYSTONE/dpa/Hendrik Schmidt)

Deux semaines avant leur premier match de l'Euro en Angleterre, les Suissesses n'ont rien pu faire contre l'Allemagne en préparation à Erfurt. Elles se sont inclinées 7-0.

L'équipe du coach Nils Nielsen a dû laisser les Allemandes dominer le jeu au milieu du terrain pendant presque toute la rencontre. Les Suissesses ne se sont que très rarement approchées des buts adverses.

Le 1-0, marqué par la triple buteuse Klara Bühl dès la 6e minute, aurait pu être évité. Mais la défenseuse centrale Luana Bühler s'est trompée sur une passe en profondeur et la gardienne Gaëlle Thalmann n'est pas allée à la rencontre de l'Allemande. Les protégées de l'ancienne sélectionneuse suisses Martina Voss-Tecklenburg ont en revanche bien joué le coup en inscrivant le 2-0 juste avant la pause.

Une seule occasion de but

La seule occasion pour les Suissesses est venue à la 65e des pieds de Lara Marti. Mais sans doute fatiguée par sa longue course, elle n'a pas pu frapper assez fort. Cette lourde défaite face aux octuples championnes d'Europe et doubles championnes du monde fait remonter de vieux souvenirs. Les Suissesses n'avaient plus subi pareil affront depuis avril 2012. A l'époque, elles s'étaient également inclinées contre l'Allemagne, 6-0.

Les Suissesses disputeront leur dernier match amical avant l'Euro jeudi prochain au Letzigrund contre l'Angleterre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

L'obstacle Bautista Agut trop élevé pour Bellier

Publié

le

Antoine Bellier éliminé en demi-finale à Majorque (© KEYSTONE/EPA/CATI CLADERA)

Antoine Bellier (ATP 303) n'a pas réussi à se qualifier pour la finale du tournoi de Majorque. Il s'est incliné face à Roberto Bautista Agut (ATP 20) 7-6 (7/5) 6-2.

Le parcours du Genevois s'est donc arrêté au stade des demi-finales. Mais Antoine Bellier n'a rien à se reprocher puisqu'il s'est incliné face au 20e joueur mondial, demi-finaliste à Wimbledon en 2019!

Le droitier de 34 ans n'a jamais tremblé. Il n'a ainsi concédé aucune balle de break au gaucher de Jussy. Si Bellier voulait avoir sa chance, il aurait dû la saisir lors du premier set qui s'est joué au tie-break. Mais alors qu'il menait 4-3 dans ce jeu décisif, le Genevois s'est heurté à un Espagnol très à son affaire qui a su remporter quatre des cinq derniers points.

La deuxième manche a parfaitement commencé pour le grand gaucher qui a rapidement pris les devants en breakant blanc son adversaire pour mener 2-0. Puis la lumière s'est éteinte avec six jeux consécutifs gagnés par un Bautista Agut bien plus précis que le Genevois. L'Espagnol a conclu sur sa première balle de match à la suite d'une erreur de Bellier sur un revers slicé.

Mais l'essentiel est ailleur pour le tennisman du bout du Léman. Après cette belle semaine aux Baléares, Bellier sera classé à la 215e place mondiale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

La Cour suprême des Etats-Unis dynamite le droit à l'avortement

Publié

le

La Cour suprême américaine a révoqué le droit à l'avortement, une volte-face historique. Les Etats sont désormais libres d'interdire les interruptions de grossesse. (archives) (© KEYSTONE/AP/Jose Luis Magana)

Dans une volte-face historique, la très conservatrice Cour suprême des Etats-Unis a enterré vendredi un arrêt qui, depuis près d'un demi-siècle, garantissait le droit des Américaines à avorter mais n'avait jamais été accepté par la droite religieuse.

Cette décision ne rend pas les interruptions de grossesse illégales mais renvoie les Etats-Unis à la situation en vigueur avant l'arrêt emblématique "Roe v. Wade" de 1973, quand chaque Etat était libre de les autoriser ou non.

Compte tenu des fractures dans le pays, une moitié des Etats, surtout dans le Sud et le centre plus conservateurs et religieux, pourraient les bannir rapidement. Le Missouri est le premier à faire le pas, en annonçant dès vendredi l'interdiction des avortements.

"La Constitution ne fait aucune référence à l'avortement et aucun de ses articles ne protège implicitement ce droit", écrit le juge Samuel Alito au nom de la majorité. Roe v. Wade "était totalement infondé dès le début" et "doit être annulé".

"Il est temps de rendre la question de l'avortement aux représentants élus du peuple" dans les parlements locaux, écrit-il encore.

Cette formulation est proche d'un avant-projet d'arrêt qui avait fait l'objet d'une fuite inédite début mai, provoquant d'importantes manifestations dans tout le pays et une vague d'indignation à gauche.

Depuis le climat était extrêmement tendu autour de la Cour, où une imposante barrière de sécurité a été installée pour tenir les protestataires à distance. Un homme armé a même été arrêté en juin près du domicile du magistrat Brett Kavanaugh et inculpé de tentative de meurtre.

Vendredi, dès l'annonce de la décision, des manifestants ont afflué par centaines vers le temple du droit à Washington, avec des larmes de joie ou de tristesse.

Dans les rangs officiels, les réactions étaient également aux antipodes. La principale organisation de planning familial a promis de continuer à "se battre" pour garantir l'accès à l'avortement, l'ancien président démocrate Barack Obama a dénoncé une "attaque contre les libertés fondamentales de millions d'Américaines".

Mais l'ancien vice-président républicain Mike Pence, un fervent chrétien, a salué un arrêt qui "répare une erreur historique", tandis que le groupe d'opposants à l'avortement Pro-Life Campaign évoquait "une journée mémorable pour les droits humains".

Le président Joe Biden, fervent catholique qui a promis d'agir par décret pour protéger l'accès à l'interruption volontaire de grossesse, doit s'exprimer à 16h30 GMT (18h30 suisses).

Au bilan de Trump

L'arrêt publié vendredi "est l'un des plus importants de l'Histoire de la Cour suprême depuis sa création en 1790", remarque le professeur de droit de la santé Lawrence Gostin. "Il est déjà arrivé qu'elle change sa jurisprudence mais pour instaurer ou restaurer un droit, jamais pour le supprimer", dit-il à l'AFP.

La décision va à contre-courant de la tendance internationale à libéraliser les IVG, avec des avancées dans des pays où l'influence de l'Eglise catholique reste forte comme l'Irlande, l'Argentine, le Mexique ou la Colombie.

Elle couronne 50 ans d'une lutte méthodique menée par la droite religieuse, pour qui elle représente une énorme victoire mais pas la fin de la bataille: le mouvement devrait continuer à se mobiliser pour faire basculer un maximum d'Etats dans son camp ou pour essayer d'obtenir une interdiction au niveau fédéral.

Elle s'inscrit aussi au bilan de l'ancien président républicain Donald Trump qui, au cours de son mandat, a profondément remanié la Cour suprême en y faisant entrer trois magistrats conservateurs (Neil Gorsuch, Brett Kavanaugh et Amy Coney Barrett) signataires aujourd'hui de cet arrêt.

Concrètement, celui-ci porte sur une loi du Mississippi qui se contentait de réduire le délai légal pour avorter. Dès l'audience en décembre, plusieurs juges avaient laissé entendre qu'ils comptaient en profiter pour revoir plus fondamentalement la jurisprudence de la Cour.

Les trois magistrats progressistes se sont dissociés de la majorité qui, selon eux, "met en danger d'autres droits à la vie privée, comme la contraception et les mariages homosexuels" et "mine la légitimité de la Cour". La majorité "s'est émancipée de son obligation d'appliquer la loi de manière honnête et impartiale", dénoncent-ils dans un texte au ton acéré.

Le chef de la Cour, le conservateur modéré John Roberts, a pris dans un argumentaire distinct une "position plus mesurée": au nom de "la retenue judiciaire", il souhaitait donner raison au Mississippi et revoir les délais pour avorter sans faire tomber Roe v Wade.

Lois "zombies"

Selon l'institut Guttmacher, un centre de recherche qui milite pour l'accès à la contraception et à l'avortement dans le monde, 13 Etats disposent de lois dites "zombies" ou "gâchette": interdisant l'avortement, elles ont été rédigées pour entrer en vigueur quasi automatiquement en cas de revirement à la Cour suprême.

"Dans les prochains jours, semaines et mois, on devrait voir des cliniques fermer" dans ces Etats parfois très peuplés (Texas, Louisiane...), anticipe Lawrence Gostin.

Une douzaine d'autres Etats devraient suivre avec des interdits complets ou partiels.

Dans une partie du pays, les femmes désirant avorter seront donc obligées de poursuivre leur grossesse, de se débrouiller clandestinement notamment en se procurant des pilules abortives sur internet, ou de voyager dans d'autres Etats, où les IVG resteront légales.

Anticipant un afflux, ces Etats, le plus souvent démocrates, ont pris des mesures pour faciliter l'accès à l'avortement sur leur sol et les cliniques ont commencé à basculer leurs ressources en personnel et équipement.

Mais voyager est coûteux et la décision de la Cour suprême pénalisera davantage les femmes pauvres ou élevant seules des enfants, qui sont sur-représentées dans les minorités noires et hispaniques, soulignent les défenseurs du droit à l'avortement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

L'énergie hydroélectrique victime de la sécheresse

Publié

le

Le Pô, le principal fleuve d'Italie, est presque à sec, comme ici près de Piacenza. La sécheresse menace plus de 30% de la production agricole nationale, selon les experts. (© KEYSTONE/EPA/Pierpaolo Ferreri)

La production d'énergie hydroélectrique en Italie a chuté depuis le début de l'année en raison d'une forte sécheresse qui entraîne des restrictions d'eau et menace l'agriculture, ont indiqué vendredi des professionnels du secteur.

Les installations hydroélectriques, situées pour la plupart dans les massifs montagneux du nord du pays, fournissent près de 20% de la production énergétique de l'Italie.

Mais le manque de pluie a des conséquences déjà visibles, alors que l'Europe subit une vague de chaleur et que Rome tente de s'affranchir de sa dépendance au gaz russe en raison de la guerre en Ukraine.

"De janvier à mai 2022, la production hydroélectrique a chuté d'environ 40% par rapport à la même période en 2021", a indiqué à l'AFP un porte-parole d'Utilitalia, une fédération réunissant des compagnies distributrices d'eau.

"La production hydroélectrique est en baisse constante depuis juillet 2021", a-t-il ajouté, signalant une "grave pénurie d'eau, même à haute altitude".

Selon des estimations pour la première moitié de 2022, la production hydroélectrique à l'échelle nationale sera presque divisée par deux par rapport à la même période en 2021, a précisé à l'AFP une source professionnelle du secteur.

Centrale fermée

Le 21 juin, une centrale au sud-est de Milan a été fermée pour une durée indéterminée en raison des faibles niveaux du Pô qui l'alimente, a indiqué la compagnie énergétique Enel.

"Compte tenu de la sécheresse, d'autres centrales hydroélectriques ne fonctionnent pas à pleine capacité", a ajouté un porte-parole, sans plus de précisions.

Le Pô est le plus long fleuve d'Italie et son principal réservoir d'eau douce. Une grande partie de cette eau est utilisée par les agriculteurs, mais la plaine du Pô et le nord de la péninsule en général sont frappés par la pire sécheresse depuis 70 ans.

Selon le plus grand syndicat agricole d'Italie Coldiretti, la sécheresse menace plus de 30% de la production agricole nationale, et la moitié des élevages dans la plaine du Pô, où l'on produit notamment le jambon de Parme.

Dans le Piémont (nord-ouest), l'eau est rationnée dans plus de 200 municipalités, selon l'agence de presse Ansa.

Les lacs Majeur et de Garde affichent des niveaux d'eau inférieurs à la normale pour cette période de l'année, tandis que plus au sud, le niveau du Tibre qui traverse Rome a également baissé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Les forces ukrainiennes cèdent le verrou stratégique Severodonetsk

Publié

le

La Russie a intensifié depuis plusieurs jours son offensive sur la grande ville de Kharkiv, dans le nord-est. En image, un militaire ukrainien dans les ruines du complexe sportif de l'Université technique de la ville. (© KEYSTONE/AP/Andrii Marienko)

Les Ukrainiens ont donné l'ordre à leurs forces de se retirer vendredi de la ville stratégique de Severodonetsk, signe des avancées de Moscou vers son objectif de conquête totale du Donbass, au lendemain de la validation par l'UE de la candidature de Kiev.

Dans le sud sous contrôle russe, un fonctionnaire de l'administration d'occupation a été tué dans un attentat, selon les autorités prorusses. C'est la première fois qu'elles annoncent la mort d'un des leurs dans ce type d'attaques, qui se multiplient.

Vendredi matin, Serguiï Gaïdaï, gouverneur de la province de Lougansk (est), où se situe Severodonetsk, a annoncé sur Telegram que les forces armées ukrainiennes avaient "reçu l'ordre" de se retirer de la ville.

Bombardée par les forces russes depuis des semaines, Severodonetsk est une étape cruciale dans leur plan de conquête de l'intégralité du Donbass, un bassin industriel de l'est de l'Ukraine déjà en partie tenu par des séparatistes prorusses depuis 2014.

"Cela ne fait plus aucun sens de rester sur des positions qui ont été constamment bombardées depuis des mois" à Severodonetsk, alors que la ville a été "presque réduite à l'état de ruines" par les bombardements continuels, a expliqué le gouverneur.

Severodonetsk et sa ville-jumelle Lyssytchansk, située juste de l'autre côté de la rivière Donets, sont aujourd'hui quasiment encerclées par les forces russes, qui grignotent chaque jour un peu plus de territoire alentours.

Mykolaïvka, ville située à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Lyssytchansk, est "perdue" et aux mains de l'armée russe, a indiqué M. Gaïdaï, ajoutant que les Russes tentaient désormais de "conquérir Guirské", une commune voisine.

Mais dans le camp d'en face, un représentant des séparatistes prorusses, Andreï Marotchko, a indiqué vendredi sur Telegram que tous les villages de la zone de Guirské étaient déjà sous contrôle russe ou prorusse.

"L'été sera chaud"

Jeudi, des journalistes de l'AFP qui avaient quitté Lyssytchansk ont dû sauter par deux fois de leur voiture et s'allonger au sol sur la principale route d'accès à la ville, bombardée par les forces russes à coups de missiles Grad.

De nombreux véhicules se trouvaient alors sur la route: camions remorques chargés de tanks, véhicules blindés, jeeps et ambulances faisant des allers et retours.

Lyssytchansk semblait se préparer jeudi à l'arrivée des Russes. Le principal commissariat de police était fermé, après avoir été bombardé lundi. Les marches de l'entrée étaient pleines de débris et les murs très endommagés. "Les gens disent que tous les policiers sont partis", a déclaré à l'AFP un pompier interrogé dans la principale caserne municipale.

A l'entrée de la ville, en partie privée d'eau, de gaz et d'électricité, des soldats ukrainiens creusaient des tranchées, apparemment en préparation d'une assaut russe.

Autre signe des difficultés militaires ukrainiennes, Pavlo Kyrylenko, le gouverneur de Donetsk, l'autre province du Donbass, située plus au sud, a affirmé jeudi à l'AFP que plus "aucune ville" de la zone placée sous son administration n'était "sûre" pour ses habitants, les combats y étant trop violents.

A Kherson (sud), l'une des rares grandes villes du pays conquise par les Russes dans ce conflit, "le chef du département de la famille de la jeunesse et des sports, Dmitri Savloutchenko, est mort", a indiqué sur Telegram le chef adjoint de l'administration prorusse, Kirill Stremooussov, en dénonçant, comme Moscou, "un acte de terrorisme".

Selon l'administration locale, le responsable, tué dans l'explosion de sa voiture, a été victime d'une attaque "ciblée".

Ces dernières semaines, les forces ukrainiennes sont repassées à l'offensive dans la zone pour tenter de reprendre des territoires perdus depuis l'invasion du 24 février. Et les attaques visant des responsables de l'occupation, dont plusieurs ont été blessés, se sont multipliées en parallèle dans la région de Kherson et celle voisine de Zaporijjia.

La Russie a par ailleurs intensifié depuis plusieurs jours son offensive sur la grande ville de Kharkiv, dans le nord-est.

Une équipe de l'AFP sur place a entendu de fortes explosions dans le centre-ville dans la nuit, puis constaté vendredi matin que l'Institut polytechnique de Kharkiv avait été touché par plusieurs missiles. Toutes les vitres du bâtiment soviétique ont explosé et un immense gymnase en béton armé a été détruit. Son toit s'est partiellement effondré. Selon un militaire présent, il n'y a pas eu de victime.

Les Russes "ont pensé qu'il y aurait peut-être quelque chose de militaire là-dedans mais ce n'était pas le cas", a-t-il dit.

L'armée russe a affirmé vendredi avoir tué avec "des armes de haute précision" plus de 200 mercenaires étrangers et une centaine de nationalistes ukrainiens dans les région de Mykolaïv (sud) et Kharkiv.

Mises à mal par la puissance de feu russe, les forces ukrainiennes fondent désormais leurs espoirs sur l'arrivée d'armements lourds réclamés sans relâche aux alliés occidentaux, comme les lance-roquettes multiples américains Himars, dont Kiev a annoncé l'arrivée jeudi en prédisant que "l'été sera chaud pour les occupants russes".

A la frontière, le nombre d'Ukrainiens qui arrivent en Pologne dépasse cette semaine celui des retours, renversant la tendance observée depuis plus d'un mois, a-t-on appris vendredi auprès des garde-frontières polonais.

Cette évolution survient alors que les forces russes poursuivent les bombardements des grandes villes et que la destruction de certaines grandes entreprises, telle la raffinerie de pétrole de Krementchouk, laissent des milliers de personnes sans travail, a déclaré à l'AFP la dirigeante de l'organisation ukrainienne en Pologne "Euromajdan Varsovie", Natalia Panchenko.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Vierge

Ok, vous n’êtes pas matérialiste mais ne jamais vous soucier de votre compte bancaire est dangereux… Attention…

Les Sujets à la Une

X