International
Climat: "meilleure dernière chance" à la COP26 avec un rôle suisse
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Dirigeants et militants du monde entier se réunissent dès dimanche à Glasgow pour trouver la voie d'une limitation du réchauffement climatique à moins de 2°C d'ici 2100. La COP26 est la "meilleure dernière chance". La Suisse s'est vue confier un rôle de premier plan.
Pendant deux semaines, du 31 octobre au 12 novembre, des dizaines de milliers de participants vont tenter d'avancer contre le réchauffement climatique, six ans après l'Accord de Paris. Les discussions s'annoncent difficiles et le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est dit "très inquiet" face au scénario d'un échec.
Actuellement, toutes les indications sont mauvaises. Le monde s'achemine vers une augmentation de 2,7°C par rapport à l'ère préindustrielle d'ici 2100, bien plus que le maximum de 2°C souhaité. Pour atteindre cet objectif, il faudrait réduire de 30% les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 par rapport aux engagements les plus récents des différents pays. Et même de plus de 50% pour une limitation à 1,5°C.
Dans son récent rapport, le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC) a brandi la menace d'une augmentation de 1,5°C dès 2030, plus tôt que prévu. Avec comme conséquences, la multiplication des inondations ou les sécheresses qui vont déplacer des millions de personnes. La Suisse sera elle confrontée à une extinction de nombreux glaciers d'ici 2100.
Beaucoup voient dans cette conférence "la meilleure dernière chance" pour des solutions, même si les négociateurs estiment de telles déclarations contreproductives. M. Guterres a appelé tous les pays à une neutralité carbone d'ici 2050, comme l'a prévu la Suisse, 88e émetteur mondial. Et à réduire de 45%, par rapport à il y a 10 ans, leurs émissions d'ici 2030. Une date à laquelle le Conseil fédéral veut avoir atteint une diminution de moitié sur une trentaine d'années.
Mandat à Sommaruga
A Glasgow, les objectifs seront à nouveau discutés. Comme toujours, la Suisse va présider l'un des quatre groupes de pays. Mais le chef négociateur, l'ambassadeur Franz Perrez, admet que le rejet récent de la loi sur le CO2 fragilise les possibilités pour elle d'exiger des efforts d'autres gouvernements.
La question de la contrainte pour les Etats de relayer les avancées vers leurs objectifs s'annonce agitée, alors que celles-ci seront évaluées tous les 5 ans dès 2023. Au centre des tensions, la Chine, qui a promis une neutralité carbone d'ici 2060, souhaite de la flexibilité, alors qu'elle n'en fait pas suffisamment selon les Etats-Unis.
De son côté, Washington va chercher à Glasgow à rétablir une réputation entachée après son retrait de l'Accord de Paris sous la présidence de Donald Trump. Le retour sous Joe Biden "a provoqué une dynamique mondiale et incité probablement certains pays à établir des objectifs volontaires sur le climat plus ambitieux", a dit à Keystone-ATS la directrice de l'Institut des sciences de l'environnement de l'Université de Genève, Géraldine Pflieger.
Mais il en faut davantage, selon cette chercheuse qui fera partie de la délégation suisse. Elle souhaite un plan concret sur la réduction des émissions par chaque pays d'ici 2050. Le président de la COP Alok Sharma a chargé la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, ainsi que son homologue rwandaise de l'environnement, de trouver un calendrier acceptable pour tous sur les étapes communes dans les prochaines décennies.
Autre problème, la question du financement pour accompagner les efforts des pays en développement au-delà de 2025. Les pays riches n'ont pas réussi, malgré leur engagement, à mobiliser 100 milliards de dollars par an, privés ou publics, dès 2020.
Parmelin prévu au sommet des dirigeants
Avant Glasgow, le sommet du G20, dont les pays rassemblent l'immense majorité des émissions, doit donner samedi et dimanche en Italie une première réponse. Après plus de 600 millions de francs, publics et privés, en 2020, la Suisse va annoncer jusqu'à près de 430 millions de francs d'argent public jusqu'en 2024.
Elle a fait sa part, avait dit récemment un responsable du Départment fédéral des affaires étrangères (DFAE). Un rapport la met au deuxième rang des efforts pour le climat, notamment sur le financement, derrière la Grande-Bretagne.
La Suisse a promis de s'engager pour des solutions ambitieuses. Après le président de la Confédération Guy Parmelin au sommet de plus de 100 dirigeants lundi et mardi, Mme Sommaruga doit la représenter dès le 10 novembre. Et pour Berne, il faut éviter que ne démarre un véritable commerce mondial des émissions de gaz à effet de serre.
De plus en plus de réductions sont menées à l'étranger en échange d'une compensation financière pour compléter l'effort interne. Berne va se battre pour qu'elles ne puissent être comptabilisées deux fois. En Suisse, les discussions portent sur un maximum de 25% qui pourraient faire l'objet d'un dispositif.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Séoul annonce un plan colossal d'investissements dans l'IA
Le gouvernement sud-coréen a dévoilé lundi un plan colossal d'investissement pour construire des usines de semi-conducteurs avancés et des data-centers pour l'intelligence artificielle (IA).
Le montant total de ce projet, 1800 millions de milliards de wons, est l'équivalent des deux tiers du produit intérieur brut (PIB) nominal en 2025 de la Corée du Sud, 13e économie mondiale.
Un premier projet, d'un montant de 800'000 milliards de wons (419 milliards de francs) sur une durée non précisée, comprendra quatre usines de semi-conducteurs, dont deux construites par le géant Samsung Electronics et les deux autres par son concurrent SK hynix, et d'autres infrastructures, a déclaré le ministre de l'Industrie, Kim Jung-kwan, au cours d'une présentation devant les médias.
Un autre projet, d'un montant total de 1000 millions de milliards de wons (524 milliards de francs), vise à construire d'ici 2035 de nouveaux centres de données dédiés à l'IA d'une puissance totale de 10 gigawatts (GW), ce qui portera la capacité totale du pays à 18,4 GW, a annoncé le ministre des Sciences, Bae Kyung-hoon au cours de ce même événement au siège de la présidence sud-coréenne.
Il s'agit du troisième méga-investissement dans l'IA annoncé en Corée du Sud en moins d'un an, et de loin le plus gigantesque. Il dépasse les 450.000 milliards de wons promis par Samsung et les 125.000 milliards de wons annoncés par Hyundai Motor fin 2025.
"Grâce à cela, nous conserverons une position de leader écrasante sur le marché et un avantage technologique décisif dans le secteur des semi-conducteurs de mémoire", a affirmé M. Kim.
Ces investissements s'accompagneront d'une stratégie visant à "prendre les devants" sur les marchés des semi-conducteurs à plus forte croissance, a précisé le ministère de l'Industrie dans un communiqué.
Parmi ces marchés, le ministère a cité les semi-conducteurs d'IA en périphérie (c'est-à-dire fonctionnant directement dans un appareil ou dans un capteur, sans passer par l'internet ou le cloud), les mémoires de nouvelle génération, plus rapides et économes en énergie, ou encore les semi-conducteurs destinés à la défense.
Les usines seront construites dans la région du Honam, dans le sud-ouest de la Corée du Sud, relativement peu développée.
"Les délais d'obtention des permis et de construction seront considérablement réduits afin d'augmenter rapidement les capacités de production", a assuré le ministre.
Deuxième pôle industriel coréen
Le choix de cette région vise à "établir une deuxième base de production" de semi-conducteurs en Corée du Sud après la région métropolitaine de Séoul, a expliqué le ministère de l'Industrie dans un communiqué.
Selon les analystes, le Honam présente l'avantage de disposer d'abondantes ressources en électricité renouvelable, ce qui permettrait aux entreprises impliquées dans ce plan de tenir leurs engagements en matière d'énergie verte.
Mais ces analystes avertissent aussi que le pari de construire ces usines loin des bassins industriels de Séoul et du sud-est, qui se sont développés dans les années 1960 et 1970 au début du "miracle" économique sud-coréen, ne sera pas facile à tenir.
La région choisie "ne dispose actuellement d'aucun écosystème de semi-conducteurs", a déclaré à l'AFP Lee Jong-hwan, professeur d'ingénierie des semi-conducteurs à l'université Sangmyung. "Le plus grand défi, c'est que la plupart des travailleurs qualifiés et des fournisseurs restent concentrés dans la région métropolitaine de Séoul", a-t-il noté.
Cette annonce intervient alors que la Corée du Sud débat de la manière dont les profits colossaux générés par le boom mondial des semi-conducteurs engendré par le développement de l'IA devraient être redistribués plus largement dans la société.
Kim Yong-beom, le secrétaire principal à la politique du président de centre-gauche sud-coréen Lee Jae-myung, a pour la première fois évoqué en mai l'idée d'un "dividende national", affirmant que la Corée du Sud était en train de devenir une "économie de monopole technologique" centrée sur les profits des semi-conducteurs.
Il a proposé d'utiliser les recettes fiscales excédentaires liées à l'IA pour financer le soutien aux start-up destinées aux jeunes, des programmes de revenu de base pour les communautés rurales et de pêcheurs, ainsi qu'une aide aux artistes.
"A l'ère de l'IA, les profits excédentaires sont structurellement voués à se concentrer entre les mains de quelques-uns", a déclaré Kim Jung-nam, professeur à l'Institut supérieur coréen des sciences et technologies, lors d'un récent forum.
"Le pays qui concevra avec minutie la manière de répartir la richesse générée par l'IA sera celui qui fixera les normes mondiales en matière d'IA", a-t-il prédit.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Football
Noah Okafor l'assure, il n'est pas une "bombe à retardement"
La gestion de Noah Okafor par Murat Yakin fait jaser en Suisse alémanique. Privé de temps de jeu au Mondial, le Bâlois a toutefois assuré dimanche qu'il n'était pas une "bombe à retardement".
L'expression a été utilisée par un journaliste alémanique après la victoire de l'équipe de Suisse contre le Canada (2-1), un match qu'Okafor a intégralement suivi du banc. Même Christian Fassnacht et Cédric Itten lui ont été préférés, Yakin expliquant après coup avoir voulu privilégier "l'expérience" pour assurer la victoire.
Beaucoup ont alors craint que le joueur formé au FC Bâle puisse afficher la même frustration qu'à l'Euro 2024, lorsqu'il n'avait déjà pas disputé la moindre minute. L'épisode avait largement détérioré sa relation avec Yakin, le poussant même à prendre publiquement la parole en novembre dernier pour se plaindre du manque de considération de l'ASF.
Les deux parties se sont depuis réconciliées et Okafor a fait son retour en sélection en mars, sur la lancée de sa bonne saison à Leeds, en Angleterre. Ce printemps, juste avant le Mondial, il a marqué six buts en sept matches, dont un doublé sur la pelouse d'Old Trafford. Gêné par une blessure au mollet, il a toutefois dû se contenter d'un court caméo en préparation, contre l'Australie.
"J'ai fait un grand pas en avant"
Mais le Noah Okafor de 2026 n'est plus celui de 2024. "J'ai fait un grand pas en avant, que ce soit sur le plan humain ou footballistique, a-t-il assuré dimanche lors d'une conférence de presse à San Diego. Evidemment, je suis un peu agacé de ne pas jouer, mais je reste positif et prêt à saisir ma chance."
L'ailier de 26 ans a donc balayé l'idée qu'il pourrait être une "bombe à retardement" au sein de l'équipe de Suisse: "Ce n'est pas du tout le cas. Je suis heureux d'être ici, sur le terrain ou en dehors. Je suis de très bonne humeur, ça devrait se voir à mon sourire."
Il s'est également dit très fier de son pote Ruben Vargas, qui a fait trembler les filets contre la Bosnie et le Canada, et avec lequel il est en concurrence directe. "Ça me procure une énergie positive, parce que c'est l'un de mes meilleurs amis", a-t-il glissé.
Okafor a également dit comprendre les choix du sélectionneur. "On en a parlé ce matin (réd: dimanche). Il m'a expliqué pourquoi je n'étais pas entré en jeu contre le Canada. C'était prévu que j'entre, mais les plans ont changé en raison du scénario du match", a-t-il dit. Avant de conclure, optimiste et visiblement sans rancune: "C'est le football. Les choses peuvent changer à tout moment. Il faut simplement que je continue à travailler."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Emma Raducanu doit renoncer à Wimbledon
La Britannique Emma Raducanu, ancienne gagnante de l'US Open et actuelle 33e mondiale, a annoncé dimanche soir son forfait pour le tournoi de Wimbledon. Elle souffre d'une fracture de fatigue.
"La petite douleur que je gérais s'est transformée en fracture de fatigue" et "jouer à Wimbledon, à domicile, représente tout pour moi, donc c'est vraiment dur à accepter", a écrit sur Instagram la joueuse de 23 ans.
Récente finaliste du tournoi sur gazon du Queen's, battue par la Croate Donna Vekic, Raducanu était tête de série numéro 30 du Grand Chelem londonien et devait entrer en lice lundi contre une autre Croate, Antonia Ruzic (61e).
La numéro un britannique revenait au premier plan après un passage à vide qui a suivi son début de carrière fulgurant, avec une victoire à l'US Open 2021 à seulement 18 ans alors qu'elle était issue des qualifications.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
L'irrésistible ascension de Johan Manzambi en huit dates
En un an et demi, Johan Manzambi est passé de la quatrième division allemande aux pelouses de la Coupe du monde. Retour, en huit dates, sur l'ascension éclair du phénomène de l'équipe de Suisse.
12 avril 2025
Début 2025, Johan Manzambi est intégré à la première équipe du SC Fribourg après avoir passé l'automne avec la réserve, en quatrième division allemande. Son premier but tombe dès sa sixième entrée en jeu, à Mönchengladbach. Alors âgé de 19 ans, le Genevois offre la victoire à son équipe en marquant de la tête à la 90e minute (2-1). Son entraîneur Julian Schuster ne le renverra presque plus jamais sur le banc.
4 mai 2025
Pour sa deuxième titularisation, Johan Manzambi affronte le Bayer Leverkusen de Granit Xhaka sous les yeux de Murat Yakin, venu superviser les deux Suisses. L'international espoir impressionne et provoque un but contre son camp pour le 2-0. Leverkusen arrache finalement le match nul (2-2), mais Manzambi a séduit "Muri". Le 22 mai, il est appelé par le sélectionneur pour participer à la tournée américaine de l'équipe de Suisse.
10 juin 2025
Après avoir fêté sa première cape en entrant contre le Mexique à Salt Lake City, le Genevois est titulaire avec la Suisse pour affronter les Etats-Unis à Nashville. Placé dans un rôle d'ailier inédit pour lui, il illumine une première mi-temps à sens unique (4-0, score final). Il délivre un caviar pour Michel Aebischer puis, entre trois Américains, trouve la lucarne avec son mauvais pied. "Je reviendrai avec plaisir si le sélectionneur fait à nouveau appel à moi", dira-t-il, modeste, à la fin du match.
15 novembre 2025
Devenu un titulaire indiscutable en Bundesliga, Johan Manzambi doit se contenter d'un statut de remplaçant avec la Suisse lors des qualifications pour la Coupe du monde. Il parvient toutefois à s'illustrer en marquant deux fois contre la Suède, d'abord à Stockholm puis chez lui, à Genève, devant ses amis et sa famille. Entré en jeu à la 85e, il scelle une victoire (4-1) qui qualifie pratiquement la Suisse pour l'Amérique du Nord. Il ne fait déjà aucun doute que le gamin de la Servette sera du voyage.
7 février 2026
Le mois de février est celui des premières turbulences. Déjà expulsé pour un pied trop haut en septembre, Manzambi fait à nouveau preuve d'un excès d'engagement contre le Werder Brême, laissant traîner sa semelle sur le tibia d'un adversaire. Jugé "récidiviste", il écope d'une sévère suspension de trois matches en Bundesliga. Trois jours plus tard, en quart de finale de la Coupe d'Allemagne, il se rate lors de la séance de tirs au but. Mais Fribourg gagne malgré tout les deux matches, comme si une bonne étoile veillait sur le Genevois.
4 avril 2026
Après une période moins flamboyante, Manzambi frappe fort lors de la venue du Bayern Munich dans la Forêt-Noire. Face au leader incontestable du championnat allemand, le numéro 44 ouvre le score d'une frappe lointaine à 25 mètres du but de Manuel Neuer. Le gardien du Bayern, idole de jeunesse du Genevois, reste scotché à sa ligne. Malgré ce "Wundertor", Fribourg s'effondre après la sortie du jeune Suisse et s'incline 3-2. Une illustration de l'influence qu'il exerce déjà sur son équipe.
7 mai 2026
Johan Manzambi brille également en Europa League, où le SC Fribourg réalise un excellent parcours. Il réussit l'un de ses meilleurs matches lors de la demi-finale retour contre Braga (3-1, défaite 2-1 à l'aller), marquant un nouveau but splendide depuis l'extérieur de la surface. En finale, à Istanbul, les Allemands sont surclassés par Aston Villa (défaite 3-0), mais Manzambi surnage. Il se console en étant désigné "révélation" de la compétition européenne.
18 juin 2026
A la Coupe du monde, le Genevois ambitionne une place de titulaire, mais Murat Yakin le considère toujours comme un joker. Il achève de convaincre le sélectionneur avec sa deuxième entrée en jeu, celle de tous les superlatifs. Une reprise de volée, un plat du pied: Johan Manzambi libère une Suisse bien empruntée contre la Bosnie (4-1). Homme du match en vingt minutes, il est ensuite titularisé au Canada et récidive avec un but et une passe décisive (2-1). "Je n'ai pas les mots", lâche-t-il devant la presse. Pas grave, le reste du monde les a.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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