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Climat: "meilleure dernière chance" à la COP26 avec un rôle suisse

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La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a reçu un mandat important de la présidence de la COP26 pour trouver un consensus entre les différents pays (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Dirigeants et militants du monde entier se réunissent dès dimanche à Glasgow pour trouver la voie d'une limitation du réchauffement climatique à moins de 2°C d'ici 2100. La COP26 est la "meilleure dernière chance". La Suisse s'est vue confier un rôle de premier plan.

Pendant deux semaines, du 31 octobre au 12 novembre, des dizaines de milliers de participants vont tenter d'avancer contre le réchauffement climatique, six ans après l'Accord de Paris. Les discussions s'annoncent difficiles et le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est dit "très inquiet" face au scénario d'un échec.

Actuellement, toutes les indications sont mauvaises. Le monde s'achemine vers une augmentation de 2,7°C par rapport à l'ère préindustrielle d'ici 2100, bien plus que le maximum de 2°C souhaité. Pour atteindre cet objectif, il faudrait réduire de 30% les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 par rapport aux engagements les plus récents des différents pays. Et même de plus de 50% pour une limitation à 1,5°C.

Dans son récent rapport, le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC) a brandi la menace d'une augmentation de 1,5°C dès 2030, plus tôt que prévu. Avec comme conséquences, la multiplication des inondations ou les sécheresses qui vont déplacer des millions de personnes. La Suisse sera elle confrontée à une extinction de nombreux glaciers d'ici 2100.

Beaucoup voient dans cette conférence "la meilleure dernière chance" pour des solutions, même si les négociateurs estiment de telles déclarations contreproductives. M. Guterres a appelé tous les pays à une neutralité carbone d'ici 2050, comme l'a prévu la Suisse, 88e émetteur mondial. Et à réduire de 45%, par rapport à il y a 10 ans, leurs émissions d'ici 2030. Une date à laquelle le Conseil fédéral veut avoir atteint une diminution de moitié sur une trentaine d'années.

Mandat à Sommaruga

A Glasgow, les objectifs seront à nouveau discutés. Comme toujours, la Suisse va présider l'un des quatre groupes de pays. Mais le chef négociateur, l'ambassadeur Franz Perrez, admet que le rejet récent de la loi sur le CO2 fragilise les possibilités pour elle d'exiger des efforts d'autres gouvernements.

La question de la contrainte pour les Etats de relayer les avancées vers leurs objectifs s'annonce agitée, alors que celles-ci seront évaluées tous les 5 ans dès 2023. Au centre des tensions, la Chine, qui a promis une neutralité carbone d'ici 2060, souhaite de la flexibilité, alors qu'elle n'en fait pas suffisamment selon les Etats-Unis.

De son côté, Washington va chercher à Glasgow à rétablir une réputation entachée après son retrait de l'Accord de Paris sous la présidence de Donald Trump. Le retour sous Joe Biden "a provoqué une dynamique mondiale et incité probablement certains pays à établir des objectifs volontaires sur le climat plus ambitieux", a dit à Keystone-ATS la directrice de l'Institut des sciences de l'environnement de l'Université de Genève, Géraldine Pflieger.

Mais il en faut davantage, selon cette chercheuse qui fera partie de la délégation suisse. Elle souhaite un plan concret sur la réduction des émissions par chaque pays d'ici 2050. Le président de la COP Alok Sharma a chargé la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, ainsi que son homologue rwandaise de l'environnement, de trouver un calendrier acceptable pour tous sur les étapes communes dans les prochaines décennies.

Autre problème, la question du financement pour accompagner les efforts des pays en développement au-delà de 2025. Les pays riches n'ont pas réussi, malgré leur engagement, à mobiliser 100 milliards de dollars par an, privés ou publics, dès 2020.

Parmelin prévu au sommet des dirigeants

Avant Glasgow, le sommet du G20, dont les pays rassemblent l'immense majorité des émissions, doit donner samedi et dimanche en Italie une première réponse. Après plus de 600 millions de francs, publics et privés, en 2020, la Suisse va annoncer jusqu'à près de 430 millions de francs d'argent public jusqu'en 2024.

Elle a fait sa part, avait dit récemment un responsable du Départment fédéral des affaires étrangères (DFAE). Un rapport la met au deuxième rang des efforts pour le climat, notamment sur le financement, derrière la Grande-Bretagne.

La Suisse a promis de s'engager pour des solutions ambitieuses. Après le président de la Confédération Guy Parmelin au sommet de plus de 100 dirigeants lundi et mardi, Mme Sommaruga doit la représenter dès le 10 novembre. Et pour Berne, il faut éviter que ne démarre un véritable commerce mondial des émissions de gaz à effet de serre.

De plus en plus de réductions sont menées à l'étranger en échange d'une compensation financière pour compléter l'effort interne. Berne va se battre pour qu'elles ne puissent être comptabilisées deux fois. En Suisse, les discussions portent sur un maximum de 25% qui pourraient faire l'objet d'un dispositif.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Guy Parmelin rencontre le pape Léon XIV

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Guy Parmelin a été reçu en audience mercredi matin par le pape Léon XIV. (© KEYSTONE/EPA/VATICAN MEDIA HANDOUT)

Le président de la Confédération Guy Parmelin a rencontré mercredi matin le pape Léon XIV. La discussion s'est déroulée dans une ambiance "ouverte et amicale", a déclaré M. Parmelin lors d'une conférence de presse à l'issue de son entretien avec le souverain pontife.

Les deux hommes ont notamment parlé du projet de construction de la nouvelle caserne de la Garde suisse pontificale au Vatican. L'objectif est que les travaux débutent l'année prochaine, à l'occasion du 500e anniversaire du sac de Rome, survenu le 6 mai 1527, a indiqué M. Parmelin. A l'époque 147 gardes suisses avaient perdu la vie en défendant avec succès le pape Clément VII contre les lansquenets de l'empereur Charles Quint.

Le Vatican attend encore le feu vert de l'UNESCO, a précisé le Vaudois. Comme le Vatican est inscrit à l'UNESCO, cette dernière doit valider les travaux de construction d'envergure.

"Il serait important que nous puissions donner symboliquement le coup d’envoi des travaux le 6 mai prochain. Nous espérons pouvoir collaborer avec le Vatican pour la préparation des célébrations du 500e anniversaire, qui revêtent une grande importance, non seulement pour l’Eglise catholique, mais aussi pour la Suisse", a relevé le président de la Confédération.

Atmosphère "ouverte et amicale"

L'entretien avec le pape s'est déroulé dans une atmosphère "ouverte et amicale", selon M. Parmelin. Les conflits internationaux ont été au centre des discussions. "La Suisse et le Vatican disposent tous deux d’une expertise diplomatique que nous pouvons mettre au service de la paix", a souligné le conseiller fédéral. Il s'est ensuite entretenu avec le secrétaire d’Etat du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, et le ministre des Affaires étrangères, Richard Gallagher.

Selon M. Parmelin, le rôle du pape est particulièrement pertinent en cette période de grandes tensions internationales. "Sa voix est extrêmement respectée. J’ai le sentiment que, dans les semaines, les mois et les années à venir, l’importance des paroles du pape en matière de paix ne fera que croître", a déclaré le Vaudois.

En fin d'après-midi, il doit assister à la cérémonie de prestation de serment de 28 gardes suisses. Il sera notamment accompagné du président du Conseil National Pierre-André Page et de son homologue des Etats Stefan Engler, ainsi que du chef de l'armée suisse Benedikt Roos. La Conférence des évêques suisses sera représentée par son président Son Excellence Mgr Charles Morerod.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / akr

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Culture

Des manifs contre la présence russe ouvrent la Biennale de Venise

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Une image du Pavillon suisse à la Biennale: "The Unfinished Business of Living Together" des artistes Gianmaria Andreetta, Luca Beeler, Nina Wakeford, Miriam Laura Leonardi, Lithic Alliance et Yul Tomatala. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Manifestation devant le pavillon russe, démission du jury, boycott du ministre de la Culture: la 61e édition de la Biennale de Venise a ouvert ses portes mercredi en avant-première à la presse dans un climat rendu inflammable par le retour de la Russie, absente 4 ans.

Le visage recouvert d'une cagoule rose, brandissant des fumigènes roses et dévoilant leur poitrine, le collectif féministe ukrainien Femen et le groupe russe Pussy Riot ont organisé leur toute première action commune devant le pavillon russe, mercredi matin, au début des visites réservées à la presse.

"Nous sommes ici pour rappeler que la seule culture russe, le seul art russe aujourd'hui, c'est le sang", a déclaré Inna Shevchenko, militante de Femen, aux journalistes. "Ce pavillon se dresse sur des fosses communes ukrainiennes", a-t-elle ajouté.

C'est la première fois depuis l'invasion de l'Ukraine que Moscou présente un projet artistique dans le cadre de la plus grande exposition d'art contemporain au monde, qui a lieu tous les deux ans dans la Cité des Doges.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le pape Léon XIV célèbrera une messe à la Sagrada Familia

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Le pape Léon XIV se rend en Espagne du 6 au 12 juin, où il donnera une messe à la Sagrada Familia (archives). (© KEYSTONE/EPA/LUCA ZENNARO)

Le pape Léon XIV célèbrera une messe à la basilique Sagrada Familia à Barcelone, dans le nord-est de l'Espagne, le 10 juin, selon l'agenda de son déplacement en Espagne (6-12 juin) rendu public mercredi par le Vatican et la Conférence épiscopale espagnole (CEE).

"Il y a une grande attente", a commenté lors d'une conférence de presse à Madrid l'archevêque de Barcelone, Juan José Omella.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'ONU demande la libération des militants de la flottille pour Gaza

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Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme dirigé par Volker Türk demande des investigations après des indications de graves abus contre des militants de la flottille pour Gaza (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'ONU demande la libération "immédiate" et "sans conditions" de deux militants de la flottille pour Gaza détenus par les autorités israéliennes. Mercredi à Genève, elle a souhaité des investigations après des indications de graves abus contre eux.

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention de l'Espagnol Saïf Abu Keshek et du Brésilien Thiago Avila, arrêtés jeudi dernier au large de la Grèce. Les deux hommes ont entamé une grève de la faim et se disent innocents face aux accusations de liens avec le Hamas.

"Ce n'est pas un crime de montrer de la solidarité et d'essayer d'acheminer de l'assistance humanitaire à la population palestinienne dans la bande de Gaza", a estimé un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme. L'agence onusienne demande à Israël de mettre un terme aux détentions arbitraires et à sa législation "vague" contre le terrorisme, en violation des droits humains.

L'Etat hébreu doit également laisser entrer suffisamment d'aide dans le territoire palestinien, ajoute le porte-parole. Plus de 70'000 personnes ont été tuées depuis octobre 2023 dans les offensives israéliennes. Largement plus d'un million d'habitants ont été déplacés dans le territoire palestinien.

Outre les deux militants arrêtés, près de 180 personnes avaient été interpellées la semaine dernière, avant d'être relâchées en Grèce. La flottille est constituée de dizaines de bateaux. Huit militants suisses se trouvent sur d'embarcations qui n'ont pas été arraisonnées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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