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International

Colombie: Alvaro Uribe déclaré coupable de subornation de témoin

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Des partisans de l'ancien président colombien Alvaro Uribe ont manifesté lundi à Bogota, devant le tribunal. (© KEYSTONE/AP/Fernando Vergara)

L'ex-président colombien Alvaro Uribe a été reconnu coupable lundi d'avoir tenté de faire pression sur un témoin pour éviter d'être associé aux milices ayant mené une guerre sanglante contre les guérillas, dans le premier procès visant un ex-chef de l'Etat colombien.

L'homme politique de 73 ans, président de 2002 à 2010, était accusé d'avoir cherché à faire changer de version des témoins dans une enquête le concernant. Son procès était très suivi à moins d'un an de la prochaine présidentielle.

La juge en charge de l'affaire a déclaré M.Uribe coupable de subornation de témoin, lors d'une audience lundi à Bogota suivie à distance par l'ancien dirigeant.

Egalement poursuivi pour fraude procédurale, il encourt jusqu'à 12 ans de prison.

Cette décision en première instance peut faire l'objet d'un appel.

Témoignage compromettant

En 2012, Alvaro Uribe a accusé devant la Cour suprême le sénateur de gauche Ivan Cepeda d'avoir ourdi un complot pour le lier à tort à des groupes paramilitaires d'extrême droite impliqués dans le long conflit armé colombien.

La cour a décidé de ne pas poursuivre M.Cepeda et s'est plutôt penchée sur les accusations portant sur M.Uribe, soupçonné d'avoir contacté d'anciens combattants emprisonnés pour qu'ils mentent en sa faveur.

L'ancien dirigeant affirme qu'il voulait seulement les convaincre de dire la vérité.

L'enquête contre Alvaro Uribe a commencé en 2018 et a connu de nombreux rebondissements, plusieurs procureurs généraux ayant cherché à classer l'affaire.

Son procès, ouvert en mai 2024 et diffusé en direct par les médias locaux, a vu défiler plus de 90 témoins.

Selon le témoignage d'un paramilitaire condamné, Alvaro Uribe et son frère Santiago Uribe ont participé à la création d'un groupe paramilitaire connu sous le nom de Bloc Metro dans le département d'Antioquia dans les années 90.

Ce témoin affirme que Diego Cadena, l'un des avocats de M.Uribe, a fait pression lors de visites en prison pour qu'il change ses déclarations et a tenté de le soudoyer. L'avocat fait l'objet d'un procès distinct.

Figure clé

Les groupes paramilitaires sont apparus dans les années 1980 en Colombie pour combattre les guérillas marxistes qui avaient pris les armes contre l'Etat deux décennies plus tôt avec l'objectif déclaré de lutter contre la pauvreté et la marginalisation politique, notamment dans les zones rurales.

Ces dernières décennies, une pléthore de groupes armés ont adopté la cocaïne comme principale source de revenus, alimentant une rivalité sanglante qui perdure en Colombie.

La décision de justice concernant l'ex-président, apprécié d'une partie de la population pour sa fermeté à l'égard des guérillas mais également critiqué pour des soupçons de violations des droits de l'Homme pendant sa présidence, porte un coup dur à la droite colombienne en vue de l'élection présidentielle de mai 2026.

Washington a dénoncé lundi une "instrumentalisation du pouvoir judiciaire" par des "juges radicaux", estimant que "le seul crime de l'ancien président colombien Uribe est d'avoir défendu et s'être battu sans relâche pour son pays".

Alvaro Uribe, à la tête du parti Centro Democratico, demeure une figure clé de la scène politique de son pays et exerce une grande influence sur la droite colombienne, dans l'opposition depuis l'arrivée au pouvoir en 2022 du premier président de gauche du pays, Gustavo Petro.

L'ex-dirigeant clame son innocence et estime qu'il s'agit d'un procès politique motivé par un désir de "vengeance" de la gauche, de l'ancienne guérilla des Farc et de l'ancien président Juan Manuel Santos, signataire de l'accord qui a désarmé les Farc en 2017.

Il fait l'objet d'enquêtes dans d'autres affaires. Ainsi, il a témoigné devant les procureurs dans une enquête préliminaire sur un massacre paramilitaire de petits agriculteurs en 1997, quand il était gouverneur du département occidental d'Antioquia.

Une plainte a également été déposée contre lui en Argentine, où la juridiction universelle permet de poursuivre des crimes commis n'importe où dans le monde, pour son implication présumée dans plus de 6000 exécutions et disparitions forcées de civils par l'armée quand il était président.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Bon nul d'Arsenal à Madrid

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Viktor Gyökeres célèbre son penalty (© KEYSTONE/EPA/JUANJO MARTIN)

Arsenal a obtenu un bon nul 1-1 à Madrid face à l'Atlético en match aller de la demi-finale de Ligue des Champions. Ce fut une histoire de penalties.

La VAR a tourné à plein régime pour ce choc des demi-finales entre les Gunners et les Colchoneros. Parce que ce duel fut une histoire de penalties.

Ce sont les Londoniens qui ont ouvert le score à la 44e par le Suédois Viktor Gyökeres. Les Espagnols ont répliqué à la 56e par l'Argentin Julian Alvarez. Mais les supporters madrilènes ont eu des sueurs froides à la 78e lorsque l'arbitre néerlandais Danny Makkelie a indiqué le point de penalty à la suite d'une faute de Hancko sur Eze. Mais après visionnage de la VAR, le directeur de jeu est revenu en arrière et a signifié qu'il n'y avait pas de penalty pour le plus grand soulagement des supporters espagnols.

Les joueurs de Diego Simeone ont eu la possibilité de prendre l'avantage à la 63e par Griezmann, mais le Français a glissé au moment de sa frappe et le ballon a rebondi sur la transversale de David Raya. Les Londoniens ont eu connu leur meilleure chance à la 87e grâce à Mosquera, mais Oblak a parfaitement paré cette tentative.

Le retour dans une semaine à Londres verra les joueurs de Mikel Arteta certainement plus offensifs et ceux de Simeone attendant le contre pour surprendre et filer en finale contre le vainqueur du duel entre le PSG et le Bayern Munich.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Fed: Powell prend acte de sa dernière réunion comme président

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Prenant acte de sa dernière réunion en tant que président de la Fed, Jerome Powell a félicité son successeur prévu, Kevin Warsh. (© KEYSTONE/EPA/JIM LO SCALZO)

Jerome Powell a acté mercredi le fait qu'il venait de prendre part à sa dernière réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) en tant que président. Il a félicité son successeur attendu, Kevin Warsh.

Sous réserve de confirmation par un vote du Sénat, Kevin Warsh prendra ses fonctions le 15 mai en remplacement de Jerome Powell, qui aura présidé la Fed durant plus de huit ans.

M. Powell a par ailleurs annoncé qu'il restera comme gouverneur de la Fed, il fera "profil bas". Il a salué la clôture de la procédure judiciaire à son encontre, restant néanmoins vigilant pour la suite. M. Powell a souligné l'importance d'avoir une Fed "affranchie des influences politiques".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Partage des virus: Tedros salue la "bonne foi" de tous les côtés

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Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus estime toujours possible un consensus sur l'annexe à l'accord contre les pandémies d'ici vendredi à Genève. (© KEYSTONE/EPA/MARTIAL TREZZINI)

Le chef de l'OMS salue la "bonne foi" de tous côtés dans les négociations à Genève sur le système de partage des agents pathogènes (PABS). Mercredi à Genève, Tedros Adhanom Ghebreyesus a rappelé que les discussions pourraient se poursuivre au-delà de vendredi.

Les Etats membres "travaillent très dur" mais "il reste encore du travail à faire" et "des différences importantes subsistent sur des questions clés", a affirmé le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) aux correspondants accrédités à l'ONU à Genève (ACANU). Il reste persuadé qu'un consensus reste possible d'ici la fin de semaine de négociations vendredi.

Mais plusieurs options sont sur la table. Soit les membres actent une division insurmontable dès vendredi. Soit ils ont encore du temps avant l'Assemblée mondiale de la santé dans deux semaines à Genève pour conclure. "J'espère qu'ils trouveront un consensus cette semaine", dit encore M. Tedros.

Le processus est toutefois ouvert et pourrait même se prolonger au-delà de mai si les pays le souhaitent, a fait remarquer une autre responsable de l'OMS. Cette annexe à l'accord historique contre les pandémies arraché l'année dernière est la condition pour que le processus de ratification de celui-ci puisse démarrer.

Les discussions achoppent toujours sur la volonté des pays en développement d'obtenir des garanties sur le fait qu'ils recevront bien une part équitable de vaccins à l'avenir en cas de pandémie. Ceux-ci en font une condition pour accepter de partager les agents pathogènes en cas de nouveaux virus importants.

Milliards injectés

D'autres pays doutent de la collaboration de l'industrie pharmaceutique dans l'application de l'accord. Les pays en développement proposent un mélange "hybride" de dispositifs obligatoires et volontaires, une approche ciblée par d'autres Etats.

Le traité arraché prévoit que chaque laboratoire participant volontairement au PABS devra garantir un accès rapide à 20% de la production, 10% gratuitement et 10% à prix abordables. Les initiatives prises depuis la pandémie "sont la bonne chose", affirme M. Tedros. "Nous préparons le monde et rendons le monde plus sûr", a-t-il insisté.

Le laboratoire de Spiez (BE) oeuvre comme dépôt international d'échantillons biologiques. Et un Fonds contre la pandémie aide les Etats en développement à préparer la réponse face à de futures pandémies. Mercredi, le directeur général a annoncé le lancement de six centres régionaux pour aider à aboutir à une production locale de vaccins et autres technologies.

Après avoir dû licencier près de 1300 personnes et n'avoir pu remplacer un millier d'autres, la situation de l'organisation est stable. En cas de besoin, des départs naturels pourraient ne pas être réattribués, selon M. Tedros.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Pays-Bas: Un incendie ravage un terrain d'entraînement militaire

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L'incendie dans l'est des Pays-Bas ravage une zone d'entraînement militaire. (© KEYSTONE/EPA/STRINGER)

Un incendie ravageait mercredi une zone d'entraînement militaire dans l'est des Pays-Bas, avec de la fumée visible jusqu'à la région d'Amsterdam, en raison du vent.

Le feu s'est déclenché mercredi matin sur un champ de tir d'artillerie de l'armée néerlandaise de la localité de 't Harde (Gueldre), selon les autorités locales.

"Plusieurs équipes de pompiers ont été déployées pour maîtriser l'incendie", a indiqué l'institut de sécurité du Gueldre sur son site, demandant aux riverains de rester loin de la fumée, tandis qu'une portion de l'autoroute A28 a été fermée temporairement.

Un porte-parole de la maréchaussée royale a déclaré à l'agence de presse locale ANP que l'incendie s'était produit lors d'un exercice militaire, mais on ignorait encore s'il avait été provoqué par cet exercice.

L'armée de l'air néerlandaise a quant à elle indiqué sur son compte X avoir déployé trois hélicoptères pour aider à combattre les flammes.

"Pour les Pays-Bas, il s'agit vraiment d'un incendie d'une ampleur exceptionnelle, a déclaré à l'ANP Edwin Kok, coordinateur national de la lutte contre les feux de forêt de l'Institut néerlandais de la sécurité publique (NIPV).

Selon M. Kok, l'extinction pourrait encore prendre plusieurs jours, compte tenu des conditions météorologiques.

"Le centre d'appel reçoit actuellement de nombreux signalements de personnes gênées par la fumée", a indiqué le département de sécurité de la région d'Amsterdam-Amstelland sur son site.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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