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Corinne Suter, la dame des grands rendez-vous

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Corinne Suter est la dame des grands rendez-vous (© KEYSTONE/EPA/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La cote de Corinne Suter, qui est de plus en plus à l'aise en Coupe du monde, pointe vers le haut aux Mondiaux de Saalbach. Mais la Schwytzoise de 30 ans a trop d'expérience pour s'emballer.

On ne sait pas si du sang de coucou suisse coule dans les veines de Corinne Suter, mais depuis 2019 la Schwytzoise répond toujours présente à l'heure des grands rendez-vous. On dit que l'argent n'a pas d'odeur, et pourtant la championne olympique de descente à Pékin en 2022 repart toujours avec du métal quand ça compte.

Lors des Mondiaux d’Are en 2019, la Schwytzoise avait débarqué en Suède sans jamais être montée sur un podium de Coupe du monde. Elle était repartie avec deux médailles: l’argent en descente et le bronze en Super-G. Deux ans plus tard à Cortina, Corinne Suter ne faisait pas spécialement partie du cercle des favorites avec des courses correctes à Crans et à Garmisch avant d'arriver dans les Dolomites, mais pas de podium. Seulement elle avait à nouveau su inverser la tendance au meilleur moment avec l'or en descente et l’argent en Super-G derrière Lara Gut-Behrami.

Rebelote l’année suivante aux JO de Pékin avec une montée en puissance juste avant de voler vers la Chine. Un succès en descente à Garmisch avant le plus beau des titres sur la piste de Yanqing. Et cette capacité à se surpasser le jour J fut encore d'actualité en 2023 à Méribel avec le bronze en descente, alors qu’à peine trois semaines plus tôt, elle avait été victime d'une commotion après une lourde chute à Cortina.

Concentration et calme

Corinne Suter sait être prête au bon moment et tente de l’expliquer: "Les personnes proches de moi disent que j’ai une grande capacité de concentration sur un objectif précis." La Schwytzoise se définit comme une personne plutôt calme, capable d'accumuler de l'énergie et de la restituer quand il le faut. Peut-être aussi parce qu’elle aborde ces grands rendez-vous comme des courses "normales". "Je ne cherche pas à trop en faire, ni à inventer quoi que ce soit, confie-t-elle. J'essaie juste de produire mon meilleur ski."

En ce début février, Corinne Suter peut à nouveau sourire. Elle semble avoir abandonné sa nervosité quelque part où personne ne pourra aller la chercher. Avant le début de la saison, elle a dû se reconstruire physiquement. Les mauvaises pensées sont derrière elle, même si elle ne peut pas totalement oublier ce qui lui est arrivé. Les souvenirs de sa rééducation après sa grave blessure au genou gauche - une rupture du ligament croisé et une lésion du ménisque survenues fin janvier 2024 lors de la première descente de Cortina - sont logiquement encore bien présents.

Ecouter son corps et les médecins

Les athlètes de haut niveau possèdent une tolérance à la douleur plus élevée que le commun des mortels. Ils savent aussi écouter leur corps. Pour Suter, cette convalescence fut "une immense épreuve de patience". Elle a su avancer selon le calendrier établi par les spécialistes, étape par étape. "J’ai choisi d’être prudente et de suivre à la lettre ce qui avait été décidé avec les médecins", explique-t-elle. Un choix certainement judicieux, puisqu'elle reconnaît ne plus ressentir de limites sur le plan physique.

Objectif atteint pour celle qui ambitionnait d'être prête en février. "J’ai réussi ce que j’espérais, poursuit-elle. Je suis là et je peux courir en étant compétitive." Pourra-t-elle monter sur la boîte du Super-G de jeudi et/ou de la descente samedi? "Je manque de kilomètres d'entraînement parce que je n'ai pas pu me préparer idéalement l'été dernier et en début de saison, avoue-t-elle avec honnêteté. Or, je suis une skieuse qui s'entraîne beaucoup."

Pour compenser ce manque de pratique, Corinne Suter compte sur son expérience. "Etre au départ, ne pas trop réfléchir, juste skier, résume-t-elle. Je ne suis pas encore là où je veux être, mais j’y travaille." Peut-être cela suffira-t-il pour aller récolter une sixième médaille mondiale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Six European Film Awards pour Joachim Trier à Berlin

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Joachim Trier a été récompensé samedi à Berlin. (© Keystone/dpa/Christoph Soeder)

Le drame "Sentimental Value" a remporté six European Film Awards, dont celui du meilleur film. Le cinéaste norvégien Joachim Trier y raconte la relation compliquée d'un réalisateur avec ses deux filles.

Les acteurs principaux, le Suédois Stellan Skarsgård et la Norvégienne Renate Reinsve, ont tous deux remporté des prix d'interprétation. Joachim Trier a lui-même été récompensé pour la meilleure réalisation.

Cinq prix ont été décernés au road movie "Sirât" du réalisateur français Oliver Laxe, dans lequel un père et son fils partent à la recherche de la fille disparue dans le désert.

La contribution allemande aux Oscars, "In die Sonne schauen" (Regarder le soleil) de la réalisatrice Mascha Schilinski, a remporté un prix pour les meilleurs costumes, mais n'a rien remporté d'autre malgré plusieurs nominations. Nominé, le directeur de la photographie de ce film, le suisse Fabian Gamper, n'a pas été retenu.

Solidarité avec l'Iran

Le discours d'ouverture de cette 38e édition du Prix du cinéma européen, samedi à Berlin, a été prononcé par le réalisateur iranien Jafar Panahi ("Ein einfacher Unfall"), qui a évoqué la situation dans son pays natal. Le gouvernement iranien a récemment réprimé avec une grande sévérité les manifestants.

"Si le monde ne réagit pas aujourd'hui à cette violence flagrante, ce n'est pas seulement l'Iran, mais le monde entier qui est en danger", a déclaré M. Panahi. Sur le tapis rouge, plusieurs cinéastes ont également manifesté leur solidarité avec le peuple iranien.

Les European Film Awards sont décernés alternativement à Berlin et dans une autre ville. Les quelque 5400 membres de l'Académie européenne du cinéma ont pu voter pour de nombreux lauréats, comme c'est le cas pour les Oscars aux Etats-Unis.

Les autres récompenses

Le prix du meilleur documentaire a été décerné à "Fiume o Morte!". Le prix pour l'ensemble de sa carrière a été remis à l'actrice et réalisatrice norvégienne Liv Ullmann ("Scènes de la vie conjugale") .

Maren Ade, Janine Jackowski et Jonas Dornbach, de la société de production berlinoise Komplizen Film, ont également été récompensés. La réalisatrice italienne Alice Rohrwacher ("Heureux comme Lazzaro") a été honorée pour sa contribution à l'influence mondiale du cinéma européen.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Le bronze européen pour Natalie Maag

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Natalie Maag a obtenu le bronze à Oberhof (© KEYSTONE/EPA/TOMS KALNINS)

Natalie Maag a créé la surprise aux Européens d’Oberhof. La lugeuse zurichoise a décroché le bronze.

Elle a aussi marqué des points de Coupe du monde dans cette épreuve disputée sur sa piste d’entraînement où elle réside temporairement durant la saison.

Maag n’a cédé que 0''28 à la Championne d’Europe allemande Merle Fräbel. Il ne lui a manqué que 0''02 pour l’argent qui est allé à l’Autrichienne Lisa Schulte.

La Zurichoise remporte sa deuxième médaille individuelle lors d’un grand rendez-vous après l'argent du sprint en 2024. Elle confirme sa bonne préparation en vue des JO de Cortina dans trois semaines. Après une fin de saison dernière tonitruante avec deux podiums, une 5e au général de la Coupe du monde et aux Mondiaux de Whistler, Maag avait lancé cette l’année olympique avec de grandes ambitions.

Elle n'avait jusqu’ici pas obtenu les résultats espérés. Lors de ses cinq premières courses de Coupe du monde, elle s’est classée 7e, 7e, 11e, 15e et 8e.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Coup d'envoi d'une manifestation "Le Groenland n'est pas à vendre"

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A Nuuk, la manifestation contre la vente du Groenland a réuni quelques milliers de participants (Archives). (© KEYSTONE/AP/Evgeniy Maloletka)

Quelques milliers de manifestants, dont le premier ministre Jens-Frederik Nielsen, se sont rassemblés samedi dans le centre de Nuuk, capitale du Groenland. Ils dénoncent les ambitions de Donald Trump qui continue de vouloir s'emparer du territoire autonome danois.

Sous une pluie fine, les manifestants - dont le chef du gouvernement juché sur un tas neige et agitant le drapeau groenlandais - coiffés de casquettes avec les mots "Make America Go Away" ("Faites Partir les Etats-Unis", détournement du slogan MAGA) se dandinaient en chantant des chants traditionnels inuits, a constaté un journaliste de l'AFP sur place.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

"Pas touche au Groenland": milliers de manifestants à Copenhague

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Sous un ciel gris et brumeux, les manifestants, munis de drapeaux groenlandais et danois, formaient une marée rouge et blanche aux couleurs de ces drapeaux. (© KEYSTONE/AP/Emil Helms)

Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés samedi à Copenhague au Danemark pour dénoncer les ambitions territoriales de Donald Trump. Ce dernier continue d'afficher son intention de s'emparer du Groenland.

Sous un ciel gris et brumeux, les manifestants, munis de drapeaux groenlandais et danois, formaient une marée rouge et blanche aux couleurs de ces drapeaux sur la place de l'hôtel de ville, scandant le nom du Groenland en groenlandais: "Kalaallit Nunaat!", ont constaté des journalistes de l'AFP.

Des pancartes étaient brandies par les manifestants sur lesquelles on pouvait lire "Make America Go Away", un détournement du slogan MAGA, ou "Les Etats-Unis ont déjà assez de glace" ("USA already has too much ice").

D'autres manifestations sont prévues dans le pays scandinave, à Aarhus (centre), Aalborg (nord) et Odense (sud), sur initiative de plusieurs organisations groenlandaises.

"Autodétermination"

"C'est important pour moi d'y participer, car il s'agit fondamentalement du droit du peuple groenlandais à l'autodétermination. On ne peut pas être intimidé par un État, par un allié. C'est une question de droit international", a expliqué à l'AFP Kirsten Hjoernholm, 52 ans, employée de l'ONG Action Aid Danemark, venue manifester à Copenhague samedi.

Les organisateurs Uagut, le mouvement citoyen "Ne touchez pas au Groenland" et Inuit - un regroupement d'associations locales groenlandaises - veulent profiter de la présence d'une délégation du Congrès américain à Copenhague pour faire entendre leurs voix.

Depuis son retour au pouvoir, il y a un an, Donald Trump évoque régulièrement la prise de contrôle de l'immense île arctique rattachée au Danemark, stratégique, mais peu peuplée. Il a assuré qu'il s'en emparerait "d'une manière ou d'une autre", pour contrer selon lui les avancées russes et chinoises en Arctique.

Vendredi soir, son proche conseiller Stephen Miller a réaffirmé les vues américaines sur ce territoire.

"Le Groenland est grand comme un quart des Etats-Unis. Le Danemark, sans lui manquer de respect, est un petit pays avec une petite économie et une petite armée. Il ne peut pas défendre le Groenland", a-t-il déclaré sur Fox News.

Soutien d'une délégation

A Copenhague, les 11 parlementaires du Congrès américain ont au contraire affiché leur soutien, au dernier jour de leur visite où ils ont rencontré la Première ministre danoise, le chef du gouvernement groenlandais, des chefs d'entreprises et des représentants au Parlement danois.

Le sénateur démocrate Chris Coons, qui dirige la délégation, a salué samedi devant la presse "225 années" d'alliance avec le Royaume du Danemark. Il a assuré qu'il n'existait "pas de menaces immédiates pesant sur le Groenland".

"Mais nous partageons de réelles préoccupations concernant la sécurité dans l'Arctique à l'avenir, à mesure que le climat change, que la banquise recule et que les routes maritimes évoluent", a-t-il dit, soulignant qu'il fallait "examiner des moyens de mieux investir dans la sécurité arctique".

Les protestations samedi interviennent trois jours après une réunion à Washington où les autorités danoises ont constaté l'impossibilité de s'entendre dans l'immédiat avec les dirigeants américains sur l'avenir du territoire autonome.

Alors que plusieurs dirigeants européens ont affiché leur soutien au Danemark, membre fondateur de l'Otan, le président américain a menacé vendredi de droits de douane les pays qui ne soutiendraient pas son plan visant à acquérir le Groenland.

"Sous pression"

"Les événements récents ont mis le Groenland et les Groenlandais, tant au Groenland qu'au Danemark, sous pression", a constaté Julie Rademacher, présidente du mouvement Uagut dans une déclaration transmise à l'AFP.

"Lorsque les tensions montent et que les gens sont en état d'alerte, nous risquons de créer plus de problèmes que de solutions", a-t-elle relevé.

Un appel à manifester à Nuuk samedi, à 16h00 (heure suisse), a également été lancé. Sur la page Facebook de l'événement, quelque 900 personnes ont indiqué leur intention d'y participer, dans un territoire qui compte environ 57'000 habitants.

Selon le dernier sondage publié en janvier 2025, 85% des Groenlandais sont opposés à leur rattachement aux États-Unis. Seuls 6% y sont favorables.

La France, la Suède, l'Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande, la Slovénie et le Royaume-Uni, ont annoncé cette semaine l'envoi de personnel militaire pour une mission de reconnaissance qui s'inscrit dans le cadre de l'exercice danois "Arctic Endurance" organisé avec des alliés de l'Otan.

Les Etats-Unis ont été invités à participer à des exercices militaires au Groenland, a affirmé vendredi soir le chef du Commandement arctique danois à l'AFP, assurant que ces manoeuvres se déroulaient en rapport avec la Russie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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