International
Craintes d'"embrasement" en France après la mort d'un ado tué par un policier
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Les autorités françaises ont appelé au calme mercredi après une nuit de violences en région parisienne, notamment à Nanterre, où Nahel, 17 ans, a été tué par la police après un refus d'obtempérer. Ce drame suscite une forte émotion à travers le pays.
Députés et membres du gouvernement ont observé en début d'après-midi une minute de silence dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, en hommage à l'adolescent.
Dans un premier temps, des sources policières avaient affirmé qu'un policier avait tiré lorsqu'un véhicule avait foncé sur deux motards de police mardi, à Nanterre, dans le département des Hauts-de-Seine (à l'ouest de Paris).
Vidéo
Mais une vidéo sur les réseaux sociaux, authentifiée par l'AFP, a montré qu'un des deux policiers tenait le conducteur en joue et avait tiré à bout portant quand la voiture avait redémarré. On y entend "tu vas te prendre une balle dans la tête", sans que l'on puisse identifier l'auteur de cette phrase. Atteint au thorax, Nahel M. est décédé peu de temps après.
"Les images choquantes (...) montrent une intervention qui n'est manifestement pas conforme aux règles d'engagement de nos forces de l'ordre", a estimé la Première ministre Elisabeth Borne tandis que le président Macron a dénoncé un acte "inexplicable" et "inexcusable".
Forces de l'ordre mobilisées
Les principaux syndicats de police ont fustigé les déclarations de l'exécutif, mettant l'accent sur la "présomption d'innocence". Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a, lui, annoncé la mobilisation dans la soirée de 2000 membres des forces de l'ordre à Paris et en proche banlieue, 800 de plus que la nuit précédente.
A Nanterre, où les heurts ont été les plus violents, "plusieurs bâtiments publics et privés, parmi lesquels des écoles, ont subi d'importantes et inacceptables dégradations parfois irrémédiables", a déploré la mairie, appelant à arrêter "cette spirale destructrice".
"Confiance rompue"
Devant le centre de santé municipal, Juliette (qui a requis l'anonymat), 55 ans, raconte qu'elle n'a "pas dormi" à cause des heurts près de chez elle et dit ressentir "tristesse, colère et incompréhension". Nahel "n'était pas un délinquant", dit-elle, précisant l'avoir croisé à de multiples reprises dans un centre de loisirs de quartier.
"La confiance est rompue entre les jeunes et les policiers, dans les deux sens", déplore Fatiha Abdouni, cofondatrice d'une association locale qui accompagne les mères. Les affrontements, qui ont commencé en fin d'après-midi, se sont terminés vers 03h30, s'étendant à plusieurs communes tout autour de Paris.
Troubles en province aussi
Quelques troubles et actes de vandalisme ont également été constatés en province, selon une source policière. Mercredi en début de soirée, dans un quartier sensible de Toulouse (sud-ouest), une centaine d'individus ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre et un véhicule léger a été incendié, selon une source policière.
A Nantes (ouest), une centaine de personnes se sont réunies vers 18h00 devant le commissariat aux cris de "Justice pour Nahel". A Lille (nord), une centaine de manifestants également se sont rassemblés devant la préfecture contre "les crimes de la police", et une action de "caillassage" était en cours vers 20h00, selon une source policière, qui a déploré "un véhicule brûlé".
La mère de Nahel a appelé à une marche blanche jeudi à 14h00 devant la préfecture des Hauts-de-Seine.
Treize décès en 2022
Cette affaire a relancé la controverse sur l'action des forces de l'ordre en France, où un nombre record de 13 décès a été enregistré en 2022 après des refus d'obtempérer lors de contrôles routiers.
"J'ai mal à ma France. Une situation inacceptable", a notamment écrit le footballeur vedette du Paris-Saint-Germain (PSG) Kylian Mbappé, sur Twitter.
Un autre international français, le défenseur du FC Barcelone Jules Koundé, a déploré une situation "dramatique". "Qu'une justice digne de ce nom honore la mémoire de cet enfant", a aussi tweeté l'acteur Omar Sy.
Policier interrogé
Le policier soupçonné du tir mortel, âgé de 38 ans, est interrogé par l'Inspection générale de la police nationale dans le cadre d'une enquête ouverte pour homicide volontaire. Sa garde à vue a été prolongée, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Nanterre.
Le drame a également provoqué de nombreuses réactions de responsables politiques. "Assez ! Ces meurtres engagent l'autorité de l'Etat ! Cette police doit être entièrement refondée, ses meurtriers punis", a tweeté le chef de La France insoumise (gauche radicale) Jean-Luc Mélenchon.
Les représentants du Rassemblement National (extrême droite) Jordan Bardella et Sébastien Chenu ont invoqué une "tragédie" et demandé à respecter "le temps de l'enquête", ainsi que "la présomption d'innocence".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Présidentielle au Pérou: Keiko Fujimori ne peut plus être rattrapée
La candidate de droite à la présidentielle au Pérou Keiko Fujimori apparaît mardi comme la gagnante du scrutin. Elle a creusé une avance sur le candidat de gauche Roberto Sanchez qui ne peut plus être comblée lors du dépouillement.
Avec 99,86% des procès-verbaux dépouillés, Keiko Fujimori recueillait 50,12% des voix contre 49,88% pour M. Sanchez, d'après les données publiées par l'office national des processus électoraux (ONPE).
La fille de l'ancien président Alberto Fujimori devance son rival de plus de 43'000 voix, sur plus de 19 millions de suffrages comptabilisés. Il reste 131 procès-verbaux à dépouiller, représentant environ 39'300 votes, un nombre insuffisant pour permettre à M. Sanchez de combler son retard.
M. Sanchez a déclaré qu'il ne reconnaîtrait pas un éventuel gouvernement de Keiko Fujimori et a assuré qu'il y avait eu une "grave atteinte au processus électoral", en particulier lors du vote à l'étranger. Des irrégularités administratives et dans la conservation du matériel électoral auraient, selon lui, affecté le vote à l'étranger, qui représente environ 300'000 suffrages et a largement bénéficié à sa rivale.
Vote "calme et ordonné"
Selon lui, en excluant les votes émis hors du pays, il aurait une avance d'environ 25'000 voix sur Keiko Fujimori.
Le parti de la candidate de droite, Fuerza Popular, a indiqué qu'il attendrait le dépouillement complet avant de se proclamer vainqueur.
Une mission de l'Union européenne a estimé que le second tour s'était déroulé de manière "calme et ordonnée", dans le contexte d'une campagne fortement polarisée.
Le second tour du 7 juin a donné lieu à l'un des scrutins les plus serrés de l'histoire récente de l'Amérique latine. Les deux candidats se succédant en tête du comptage avant que Keiko Fujimori ne prenne progressivement l'avantage.
Le scrutin était particulièrement attendu dans un pays marqué par une forte instabilité politique. Depuis 2016, huit présidents se sont succédé à la tête du Pérou, sur fond de crises institutionnelles à répétition.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Iran: Trump fustige une résolution pour le retrait des troupes
Le président américain Donald Trump a dénoncé mardi soir la résolution symbolique adoptée par le Congrès américain pour ordonner le retrait des forces américaines dans le conflit contre l'Iran. Il affirme avoir poussé la République islamique "dans les cordes".
L'Iran est "prêt à s'effondrer [...] et le Sénat américain décide d'organiser un vote inopportun et insensé sur la loi sur les pouvoirs de guerre", s'est agacé le président américain sur son réseau social Truth Social.
Alors que Washington et Téhéran ont entamé des négociations sur une fin durable au conflit au Moyen-Orient, le Sénat américain a adopté mardi une résolution pour ordonner le retrait des forces américaines dans le conflit face à l'Iran, un revers avant tout symbolique pour Donald Trump puisque le texte n'aura pas force de loi.
La résolution, déjà validée par la chambre des représentants, a été approuvée avec 50 voix pour et 48 contre. En raison des règles du Congrès, Donald Trump n'aura même pas besoin d'y mettre son veto.
Lors du passage du texte à la chambre des représentants au début du mois, le président américain avait fustigé un vote "antipatriotique" de la part de l'opposition démocrate et des quatre élus républicains qui les avaient rejoints. Les démocrates "préfèreraient voir notre pays échouer plutôt que de m'accorder une nouvelle, parmi tant d'autres, victoire", avait-il alors déclaré.
60 jours
L'opposition tente depuis de nombreuses semaines de restreindre les pouvoirs militaires de Donald Trump dans le conflit face à l'Iran, dénonçant un contournement du pouvoir législatif par l'exécutif qu'il incarne. D'après la constitution américaine, seul le Congrès est en effet habilité à déclarer la guerre.
Si la loi permet au président de déclencher des hostilités pour répondre à une menace imminente, elle exige qu'il obtienne l'autorisation du Congrès sous 60 jours.
Or, au début mai, Donald Trump est passé outre cette date limite en arguant que le conflit, débuté le 28 février par des frappes américaines et israéliennes, était terminé en raison du cessez-le-feu en cours.
Les démocrates contestent cet argument et rétorquent que des forces américaines sont toujours engagées sur place et ce, même si le blocus des ports iraniens par des navires de guerre américains a été levé après la signature d'un protocole d'accord la semaine dernière.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Ukraine: une femme tuée dans une frappe russe à Kharkiv
Une femme a été tuée dans une frappe russe sur la ville de Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine, a écrit mercredi le chef de l'administration militaire de la région de Kharkiv, Oleg Synegubov, sur le réseau social Telegram.
"Quatre maisons individuelles, un magasin et une dépendance ont été endommagés. Des incendies se sont déclarés sur les lieux des frappes", a-t-il ajouté, précisant que les services d'urgence étaient à pied d'oeuvre.
Une attaque ukrainienne sur Sébastopol, important port de la Crimée annexée par la Russie en 2014, a provoqué une coupure de courant temporaire, a indiqué sur Telegram le gouverneur de la ville nommé par Moscou, Mikhaïl Razvojaïev.
La Russie bombarde l'Ukraine quasi quotidiennement depuis le déclenchement de son invasion à grande échelle en février 2022, conflit le plus sanglant en Europe depuis la seconde guerre mondiale, alors que les efforts diplomatiques pour y mettre fin sont à l'arrêt.
Kiev a également intensifié depuis quelques mois ses frappes contre la Russie pour tenter de réduire les capacités militaires de Moscou et le financement de la guerre, visant notamment les infrastructures d'hydrocarbures russes.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Climat
France: près de 100 hectares brûlés dans le Maine-et-Loire
97 hectares de forêt ont brûlé mardi dans le Maine-et-Loire, un département français placé en vigilance rouge "canicule", a-t-on appris auprès de la préfecture. Les pompiers luttaient encore contre l'incendie dans la nuit de mardi mercredi.
L'alerte a été donnée dans l'après-midi dans la commune de Saint-Macaire-du-Bois. Un des flancs de l'incendie a pu être fixé, a indiqué le directeur de cabinet de la préfecture, joint peu avant minuit. "Sur la dernière heure, l'incendie a parcouru un seul hectare", a-t-il précisé.
Aucune habitation n'a été menacée et il n'y a pas eu d'évacuations, a-t-il ajouté. L'origine du sinistre n'est pas connue dans l'immédiat.
Dans le département du Lot-et-Garonne, deux feux de forêt ont parcouru respectivement 5 hectares pour le premier, désormais fixé, et 87 hectares pour le second, toujours "en propagation" mardi soir, a-t-on appris auprès des autorités.
Les deux foyers, distants de cinq kilomètres, sont situés à proximité de Boussès, village d'une quarantaine d'habitants situé dans le massif des Landes de Gascogne.
Les habitants présents à Boussès ont été confinés et cinq occupants d'une habitation évacués. Un camion du Sdis 47 a été détruit par les flammes et un sapeur-pompier légèrement blessé, a précisé la préfecture, faisant état de 180 sapeurs-pompiers et 80 engins mobilisés, avec le renfort de deux Canadair et trois avions Dash.
Le Lot-et-Garonne, en vigilance rouge canicule, a par ailleurs été placé en alerte orange au risque d'incendie.
Dans l'Aveyron, à Nant, la progression d'un incendie, qui avait commencé dimanche et qui a parcouru 35 hectares, a été arrêtée mardi, a indiqué la préfecture de l'Aveyron. Trois sapeurs-pompiers ont été légèrement blessés au cours de l'intervention.
La France a connu mardi sa journée la plus torride jamais enregistrée, au septième jour d'une vague de chaleur exceptionnelle dans son intensité et sa durée, avec des températures élevées et une humidité faible qui alimentent le risque de feux de forêt.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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