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Économie

La Russie accepte de prolonger l'accord céréalier pour deux mois

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Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Verchinine a quitté le Palais des Nations sans faire de déclaration. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Russie accepte de prolonger l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes. Au terme d'une réunion lundi à Genève, elle a toutefois précisé qu'elle n'acceptait qu'une extension de deux mois.

"Notre position à l'avenir sera établie sur des avancées tangibles sur la normalisation de nos exportations agricoles", affirme le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Verchinine dans une déclaration écrite. "Pas en mots, mais dans les faits", ajoute-t-il.

La Russie exige des améliorations sur les paiements bancaires, les transports, les questions d'assurance ou encore le dégel des activités financières. Elle demande aussi des avancées sur l'acheminement de composantes chimiques par un oléoduc entre l'Ukraine et elle.

Moscou reste fâchée parce qu'elle estime que les Occidentaux n'honorent pas l'arrangement entre l'exemption des sanctions pour les exportations de ses engrais. Ces aménagements américains et britanniques "sont largement inactifs", a déploré M. Verchinine.

Pour autant, elle ne va opposer aucune objection à un prolongement de l'accord sur les exportations ukrainiennes qui arrive à échéance samedi prochain. Au lieu de quatre mois jusqu'à présent, l'extension n'est garantie que pour la moitié de cette période, selon la décision russe.

Négociations "franches"

L'ONU était elle représentée à la fois par le chef des affaires humanitaires Martin Griffiths, qui était arrivé le visage fermé dans la matinée, et par la secrétaire générale de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) Rebeca Grynspan. Aucun de ces deux responsables ne s'était en revanche exprimé dans l'immédiat au terme de la réunion.

Avant sa déclaration, M. Verchinine avait lui quitté le Palais des Nations vers 16h30 sans répondre aux questions de Keystone-ATS. Il a ensuite mentionné des discussions "entières" et "franches".

L'accord, qui sera renouvelé pour la seconde fois, garantit l'exportation de céréales depuis l'Ukraine depuis quelques mois. Ce dispositif a permis d'acheminer près de 25 millions de tonnes de céréales vers d'autres pays, notamment dans l'Est de l'Afrique qui en dépend largement.

M. Griffiths n'avait pas caché récemment que l'accord était dans une "situation difficile". En colère, Moscou renâclait sur le nombre de personnes qu'elle déléguait dans le cadre de l'accord pour vérifier les chargements, selon des sources convergentes.

Guterres à la manoeuvre

Très important, l'accord a contribué à éviter une crise alimentaire mondiale. La Russie, en contrepartie, avait obtenu un autre arrangement, sans limite de temps, pour que ses exportations d'engrais échappent aux sanctions.

La semaine dernière, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'était rendu en Ukraine pour aborder la situation avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il s'était également entretenu par téléphone avec M. Verchinine.

L'accord "a contribué à faire baisser le coût mondial des denrées alimentaires et a apporté une aide cruciale aux populations qui paient également un lourd tribut à cette guerre, en particulier dans les pays en développement", avait souligné le chef de l'ONU.

Il avait rappelé que les céréales et engrais ukrainiens, mais aussi russes, étaient "essentiels pour la sécurité alimentaire mondiale et les prix des denrées alimentaires", sur fond d'inflation généralisée dans de nombreux pays du monde.

Plusieurs Etats occidentaux, dont les Etats-Unis, appelaient de leur côté les Russes à ne pas bloquer le renouvellement de l'accord. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avait de son côté affirmé jeudi dernier que les négociations étaient "compliquées".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Économie

Avenches doit renoncer à une parcelle destinée au Musée romain

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Le nouveau Musée romain doit remplacer le musée actuel, installé depuis 1838 dans la tour de l'amphithéâtre (archives). (© KEYSTONE/MAXIME SCHMID)

Une parcelle convoitée en vue de la construction du nouveau Musée romain d'Avenches échappe à la commune. Le Tribunal fédéral rejette son recours portant sur l'exercice de son droit de préemption. Le prix d'achat est jugé insuffisant.

Le litige porte sur un terrain de plus 20'000 mètres carrés situé en zone industrielle, au nord-ouest de la voie de chemin de fer. Cette parcelle avait été vendue en 2013 pour un montant comprenant un prix fixe auquel s'ajoutait un supplément déterminé par l'indice d'utilisation du sol.

La transaction était assortie d'un "droit de réméré", permettant à la société venderesse de racheter le fond si l'acheteuse n'avait pas obtenu de permis de construire d'ici juillet 2022.

A cette échéance, la venderesse a exercé son droit de réméré au prix déterminé par le contrat - soit 3,36 millions de francs. Ce montant se situait légèrement au-dessus du prix fixe de 2013. A la faveur de cette vente, la commune a exercé son droit de préemption et voté un crédit de 3,4 millions. Agissant sur recours de la venderesse, le Tribunal cantonal vaudois a annulé cette décision.

Prix trop bas

Dans un arrêt publié jeudi, le Tribunal fédéral confirme la position de l'instance précédente. En fixant le prix à 3,4 millions, la commune entendait acquérir le terrain pour un montant nettement inférieur à celui convenu par les parties.

En effet, le prix de référence pour l'exercice du droit d'emption par la commune ne devait pas s'orienter sur le droit de réméré, mais sur le prix de vente décidé en 2013, soit le prix fixe et le supplément. Soit un montant pratiquement deux fois plus élevé que celui décidé par Avenches.

Le projet de nouveau musée n'est pas enterré pour autant puisqu'un autre site est envisagé par le canton, à proximité du Théâtre romain. Il remplacera le musée actuel, installé depuis 1838 dans une tour de l'enceinte médiévale. (arrêt 1C_300/2025 du 18 décembre 2025)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Un comité interpartis défend le projet d'imposition individuelle

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Deux jours avant le comité interpartis "Oui à l'imposition individuelle", la ministre des finances Karin Keller-Sutter a aussi défendu le projet (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

"Chaque heure de travail rémunéré en vaut la peine" avec la réforme de l'imposition individuelle, estime un comité interpartis. Le projet, soumis au vote le 8 mars, garantit l'équité fiscale, mais favorise aussi l'activité lucrative.

Actuellement, un couple marié paie plus d'impôts qu'un couple non marié, dans une situation économique équivalente. Dans un communiqué, le comité parle de "pénalisation du mariage".

Avec la réforme, les époux rempliraient chacun une déclaration d'impôts séparée. Le deuxième revenu le plus faible du couple marié, généralement celui de la femme, ne serait plus absorbé par la progression fiscale, explique le comité. Cela encourage à travailler, ce qui permet de lutter contre la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée et d'améliorer les rentes de vieillesse.

Le comité regroupe le PLR, le PVL, les Vert-e-s et le PS ainsi que leurs sections "Jeunes", mais aussi des politiciens du Centre et de l'UDC, ainsi que des organisations économiques. Deux référendums ont été déposés contre le projet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Implenia remporte des contrats en Allemagne et Norvège

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Implenia va participer à la construction de plusieurs ponts en Allemagne et en Norvège (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Le groupe de construction Implenia a remporté plusieurs contrats d'infrastructure routière en Allemagne et en Norvège. Les ordres se montent au total à environ 350 millions d'euros (326,4 millions de francs).

L'entreprise zurichoise va participer à la construction d'un pont à Wolgast, dans le nord-est de l'Allemagne, d'une longueur de 1,4 km et bâti 42 mètres au-dessus du détroit de Peenestrom, a-t-elle détaillé jeudi dans un communiqué.

La construction de cet édifice, qui doit devenir une artère principale pour l'activité économique et touristique en Mer baltique, a débuté en décembre dernier et doit être achevée en février 2030.

Implenia va par ailleurs démolir et remplacer un pont autoroutier au-dessus de l'A7 à Markbreit, au centre de l'Allemagne. Le nouvel édifice, long de 925 mètres, doit permettre d'absorber l'augmentation de la circulation, notamment des poids-lourds, sur cet axe routier.

La société va par ailleurs participer à une co-entreprise pour la construction d'un tunnel routier long de 1,1 km sous le quartier Riederwald à Francfort.

"Grâce au programme d'infrastructure lancé en Allemagne et le besoin énorme en rénovation de ponts, nous nous attendons ces prochaines années à une forte demande en remplacements de ponts" outre-Rhin, a indiqué Erwin Scherer, responsable de l'unité ingénierie civile d'Implenia.

Un pont de 552 mètres de long doit également être construit au-dessus de la rivière Lagen, dans l'ouest de la Norvège, qui fait partie de l'autoroute E6 reliant Roterud à Storhove.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Geberit prudent, après une poussée de croissance en 2025

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Geberit se veut prudent pour 2026, le secteur du bâtiment, en repli depuis 2022, ne devant pas connaître de véritable rétablissement (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

L'équipementier de salles d'aisance Geberit a engrangé en 2025 des revenus de 3,16 milliards de francs, en hausse de 2,5% ou de 4,8% hors effets de change sur un an. La direction devise la marge brute opérationnelle (Ebitda) à près de 29,5%.

Les ventes sur le seul dernier trimestre ont atteint 715 millions de francs, à la faveur d'une progression de 4,4%, relève jeudi Geberit dans un compte-rendu préliminaire. La performance commerciale correspond pile à la moyenne des projections formulées par les analystes du consensus AWP.

Constatant une amorce de stabilisation encore hétérogène l'an dernier dans un secteur du bâtiment en repli depuis 2022, les responsables doutent à ce stade d'un véritable rétablissement dès l'exercice en cours.

Le segment de la rénovation, qui représente quelque 60% des revenus du groupe doit connaître une modeste croissance. La demande risque en revanche de continuer à s'étioler sur le gigantesque marché chinois.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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