International
Décès de Ruth Westheimer, la sexologue devenue phénomène culturel
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La sexologue américaine Ruth Westheimer est décédée à l'âge de 96 ans, ont annoncé samedi plusieurs médias américains. Elle était devenue un phénomène culturel dans les années 1980 pour ses conseils sans tabou sur comment pimenter la vie de couple.
Connue simplement sous le nom de "Dr Ruth", elle est morte vendredi à son domicile de Manhattan selon son porte-parole Pierre Lehu, cité notamment par le New York Times.
Ruth Westheimer atteint la célébrité dès les années 1950 avec une émission de radio pionnière à New York.
Elle offre alors un franc-parler sur l'orgasme féminin, la masturbation, l'homosexualité, le consentement, et bien d'autres sujets intimes à un public avide de réponses sur des sujets considérés comme tabous.
Emission et livres
La sexologue profite de sa rapide ascension pour animer par la suite une émission de télévision, écrire une quarantaine de livres, et apparaître dans de nombreux films ou séries.
Femme à la petite carrure (elle faisait environ 1m40), son apparence était pleine de bonhomie maternelle, l'aidant à gagner la confiance de millions de couples de tous âges.
Née en Bavière
Née en Bavière en 1928 dans une famille juive, Ruth Westheimer connaît une vie aux nombreux chapitres. Elle quitte l'Allemagne nazie en 1938 mais ses parents mourront dans l'Holocauste. Après la guerre, elle devient franc-tireur dans une branche paramilitaire juive avant la création d'Israël, et en 1950 émigre à Paris et étudie à la Sorbonne.
Elle part en 1956 pour New York où elle élève sa fille et travaille comme femme de ménage, avant d'obtenir son doctorat de la prestigieuse université Columbia et de devenir sexologue à temps plein.
Conseils concis et directs
Les conseils de Ruth Westheimer étaient souvent concis et directs: faites l'amour avant de dîner, partagez vos fantasmes si vous le souhaitez et soyez flexibles avec votre partenaire aux appétits sexuels différents.
Elle rejetait notamment l'idée d'une sexualité qualifiée de "normale", avançant que tout ce qui se passait entre deux adultes consentants dans l'intimité était parfaitement acceptable. Une idée qui lors de l'émergence de l'épidémie de VIH dans les années 1980 était alors loin d'être partagée.
Dans le sillage du mouvement #MeToo, certains ont rejeté certaines positions de la sexologue sur le consentement. Celle-ci disait notamment au Guardian en 2019: "Personne n'a à être tout nu au lit, si cette personne n'est pas décidée à faire l'amour".
Même nonagénaire, Ruth Westheimer est restée bien active, expliquant au magazine People en 2023 comment rester plein de vigueur: "Parlez de sexe du matin au soir! Ça vous fait rester jeune!"
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp
International
Procès libyen: Sarkozy insiste sur la "vérité" de son innocence
Nicolas Sarkozy a entrepris mardi de répondre devant la cour d'appel de Paris à "la souffrance" des familles de victimes de l'attentat du DC-10 d'UTA. Il a clamé "la vérité" de son innocence dans l'affaire d'un financement libyen présumé de sa campagne de 2007.
Depuis l'ouverture du procès à la mi-mars, l'ex-chef de l'Etat (2007-2012) était resté sur la réserve, dans une attitude tranchant avec celle du procès en première instance, où on avait pu le voir prolixe et bouillonnant.
Au premier jour de son interrogatoire, qui pourrait s'étendre sur quatre journées au total, sobre et précis, il a répondu de manière détaillée à chacune des questions du président Olivier Géron, mais avec beaucoup moins de verve, laissant parfois percer une certaine fatigue.
Avant d'entrer dans le vif du sujet, le magistrat l'a invité à réagir aux témoignages de proches des victimes de l'attentat du DC-10, qui ont dénoncé la semaine dernière à la barre "le déni" et "le mensonge" des prévenus.
"Injustice"
Nicolas Sarkozy est notamment soupçonné d'avoir laissé ses plus proches collaborateurs, Claude Guéant et Brice Hortefeux, négocier fin 2005 un financement de sa campagne présidentielle avec un haut dignitaire libyen, Abdallah Senoussi, condamné à perpétuité pour avoir commandité cet attentat qui, en 1989, avait coûté la vie à 170 personnes, dont 54 Français, au-dessus du Niger.
A la place des parties civiles, "j'aurais eu la même colère, le même chagrin", a déclaré, grave, le prévenu. "C'est impossible d'avoir une réponse à la hauteur des souffrances qui ont été exprimées", a-t-il ajouté. "En dire trop c'est de la comédie, en dire pas assez c'est être insensible."
"On ne répond à une souffrance aussi indicible que par la vérité" mais "on ne répare pas une souffrance par une injustice: je suis innocent", a-t-il répété, sous les yeux de son épouse Carla Bruni-Sarkozy, venue pour la première fois à ce procès qui doit s'achever fin mai.
"Pas un centime"
"La vérité c'est qu'il n'y a pas un centime d'argent libyen dans ma campagne", "la vérité c'est que jamais, jamais, je n'ai promis ou agi en faveur de M. Senoussi", qui était en quête d'une grâce ou d'une amnistie après sa condamnation, a martelé l'ex-président. Et de rappeler son rôle moteur pour mettre en place une coalition internationale qui a contribué à la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.
Puis le président de la cour commence à l'interroger sur les prémices de sa campagne présidentielle de 2007 et ses relations avec deux protagonistes clés de l'affaire, les intermédiaires franco-libanais Ziad Takieddine - décédé en septembre dernier - et franco-algérien Alexandre Djouhri. Il évoque aussi ses relations exécrables avec son rival à droite, Dominique de Villepin.
En première instance, le tribunal correctionnel a relaxé Nicolas Sarkozy de trois des quatre infractions pour lesquelles il était jugé, mais condamné pour association de malfaiteurs à cinq ans de prison ferme avec exécution provisoire - ce qui lui a valu d'être incarcéré une vingtaine de jours avant d'être libéré sous contrôle judiciaire. Une première pour un ancien président de la République.
Les juges ont estimé que le financement libyen de la campagne électorale de 2007 n'était pas établi, malgré l'envoi corroboré de 6,5 millions d'euros par la Libye en janvier et novembre 2006. Pour les magistrats, il n'a pas été apporté la preuve que ces fonds ont effectivement atterri dans les caisses de la campagne de Nicolas Sarkozy.
Rendez-vous secrets
Toutefois, ils ont jugé que Nicolas Sarkozy avait effectivement laissé Claude Guéant et Brice Hortefeux démarcher le pouvoir libyen en ce sens à l'occasion de rendez-vous secrets en Libye fin 2005 avec Abdallah Senoussi, directeur des renseignements libyens.
A ce nouveau procès, la cour d'appel n'entendra pas Claude Guéant, qui selon une expertise médicale "n'est pas en capacité de comparaître".
Elle a en revanche pu interroger Brice Hortefeux. L'ex-ministre, qui s'est exprimé trois jours durant à la barre où il a souvent semblé en difficulté, a maintenu avoir été piégé par Ziad Takieddine et assuré qu'il n'avait absolument pas été question de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy lors de cette entrevue avec le dignitaire libyen.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Allemagne: le marché auto confirme sa reprise grâce à l'électrique
Le marché automobile allemand a poursuivi son redressement en mars, soutenu par la forte croissance du secteur électrique, tout en restant nettement en deçà de ses niveaux d'avant la pandémie du Covid19, selon des chiffres officiels publiés mardi.
Selon l'agence fédérale de l'automobile KBA, environ 294'000 voitures ont été immatriculées en Allemagne le mois dernier, soit une hausse de 16% par rapport à mars 2025.
Cette croissance a été permise par une forte poussée de l'électrique, avec une augmentation de 66,2% des immatriculations de voitures électriques, portant la part de marché de ce secteur à près d'un quart des véhicules (24%).
Selon le cabinet EY, le bond s'explique en partie par la nouvelle prime à l'achat de voitures électriques et hybrides allant jusqu'à 6000 euros, rétablie en début d'année par le gouvernement allemand.
A l'inverse, les motorisations essence (-4,9%) et diesel (-0,6%) ont reculé, bien que leur part de marché commune s'élève encore à 35,6%.
Mais la croissance en mars ne doit pas faire oublier que "le niveau des ventes en Allemagne reste faible par rapport à l'année d'avant-crise 2019", selon le cabinet EY.
"Les conditions restent mauvaises et il est peu probable que cela change change pour l'instant", estime un de ses analystes, Constantin Gall, soulignant qu'en période d'incertitude avec notamment la guerre au Moyen-Orient et la hausse des prix des carburants en découlant, "les entreprises comme les particuliers restent prudents lorsqu'il s'agit de gros achats".
"Nous nous dirigeons donc vers une nouvelle année morose pour le marché automobile", a-t-il ajouté.
En mars, la marque Volkswagen est restée leader avec 17,9% de part de marché. D'autres marques allemandes ont gagné du terrain, comme Smart affichant la plus forte progression (+189,6%), Opel (+43%), Mini (+42,3%).
Dans le segment du luxe en déclin, Porsche a subi une baisse d'environ 12% de ses immatriculations.
A l'international, les constructeurs chinois, comme BYD (+327,1%) et XPENG (+211,9%) ont poursuivi leur percée sur le marché, renforçant la pression qu'ils exercent sur les groupes européens en crise, malgré des volumes encore faibles.
Tesla, propriété du milliardaire Elon Musk, a également affiché une croissance à trois chiffres (+315,1%).
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
Un championnat du monde annuel de marathon dès 2030
Les marathoniens auront droit dès 2030 à leur propre championnat du monde, alors que l'épreuve fait pour l'heure partie des Mondiaux d'athlétisme qui ont lieu tous les deux ans.
C'est ce qu'a annoncé mardi World Athletics, la fédération internationale, qui parle d'une "décision stratégique favorable à l'avenir de la course de fond".
En 2027 et 2029, les médailles seront encore décernées lors des Championnats du monde d'athlétisme en plein air. Athènes est déjà en pourparlers pour accueillir la première édition du Mondial de marathon en 2030.
"Nous sommes ravis d'étudier, en collaboration avec Athènes - berceau de cette discipline légendaire -, la possibilité d'y disputer un championnat du monde autonome de marathon", a déclaré le Britannique Sebastian Coe, président de World Athletics, cité dans un communiqué.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / dpa
Football
Conte ouvre la porte pour le poste de sélectionneur
L'entraîneur de Naples Antonio Conte pourrait être intéressé par le poste de sélectionneur de l'Italie. Son président semble prêt à ne pas lui mettre de bâtons dans les roues.
"C'est normal que mon nom apparaisse dans la liste des candidats pour la Nazionale. Si j'étais président de la fédération, je prendrais mon nom en considération", a déclaré le technicien italien en conférence de presse lundi soir à l'issue de la victoire du Napoli face à l'AC Milan (1-0).
"J'ai déjà été sur le banc de la Nazionale (de 2014 à 2016), je connais son fonctionnement. Mais, a prévenu l'ancien entraîneur de la Juventus, de Chelsea, de l'Inter Milan ou de Tottenham, vous connaissez ma situation contractuelle, je rencontrerai mon président en fin de saison et on verra".
Sacré champion d'Italie en mai dernier dès sa première saison à Naples, Antonio Conte (56 ans) est sous contrat avec le Napoli jusqu'en juin 2027. Mais il avait été proche de quitter le club napolitain à l'intersaison, en raison de désaccords avec son président.
Aurelio De Laurentiis qui est aussi le propriétaire du club, a déclaré mardi au site spécialisé Calcionapoli24 que "si Conte me demandait de le libérer pour redevenir sélectionneur, je pense que je dirais oui".
"Mais comme il est très intelligent, tant qu'il n'y aura pas un interlocuteur sérieux - et jusqu'à présent il n'y en a pas -, je pense qu'il ne va pas s'imaginer à la tête d'une entité complètement désorganisée", a estimé le producteur de cinéma.
Allegri, l'autre option
Conte est présenté dans la presse italienne comme l'homme providentiel pour relancer la Nazionale. Battue par la Bosnie-Herzégovine aux tirs au but, celle-ci vient d'échouer pour la troisième fois de suite en barrages à se qualifier pour la Coupe du monde. L'autre nom évoqué est celui de Massimiliano Allegri, aux commandes lui de l'AC Milan.
La nomination du prochain sélectionneur, le quatrième depuis juin 2023, n'aura pas lieu avant juin prochain, puisque la Fédération italienne n'a plus de président après la démission de Gabriele Gravina. Son successeur sera élu le 22 juin lors d'une assemblée extraordinaire élective à Rome.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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