International
Guatemala: plusieurs enfants repris aux membres d'une secte
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Plusieurs enfants, enlevés par des membres de la secte juive ultra-orthodoxe Lev Tahor là où ils étaient placés par les services sociaux du Guatemala, ont été récupérés et placés sous mesure de protection judiciaire lundi, a indiqué le parquet.
Ils font partie d'un groupe de 160 enfants et adolescents secourus vendredi après une descente de police dans la ferme de cette secte à Oratorio, à environ 60 km au sud-est de la capitale, dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de grossesses forcées, viols et autres abus.
Dimanche, une centaine de membres du groupe Lev Tahor ("Coeur pur" en hébreu) avaient tenté de reprendre de force les enfants placés, se massant devant le centre de la capitale Guatemala où ils étaient hébergés pour exiger leur retour.
Dans l'après-midi, certains ont même "fait irruption" à l'intérieur en "forçant la porte", et "enlevé" plusieurs enfants, a expliqué le procureur général de la nation sur X.
Certains enfants se sont alors échappés "avec l'aide d'adultes", selon le secrétariat aux Affaires sociales, et sont restés introuvables plusieurs heures. L'"alerte" spéciale pour la recherche de mineurs disparus a été activée par les autorités.
Au prix de heurts avec des membres adultes de la secte, la police et l'administration ont finalement récupéré tous les enfants le lendemain matin, a constaté un photographe de l'AFP. Ils se trouvaient dans une rue voisine en compagnie d'adeptes adultes de Lev Tahor.
Selon le procureur général chargé de la protection des mineurs, leur transfert vers un tribunal a été ordonné par un juge, afin de les placer sous mesure de protection de l'enfance.
"Tout a été fait dans le respect des droits de l'homme", a assuré le bureau du procureur dans un communiqué, sans préciser le nombre d'enfants concernés. Ces derniers ont été ramenés au centre où ils se trouvaient depuis vendredi.
Soupçons de traites d'humains
Lev Tahor est implantée au Guatemala depuis 2013. Fondée dans les années 1980, elle pratique une forme ultra-orthodoxe de judaïsme, selon laquelle les femmes doivent notamment porter des tuniques noires qui les recouvrent de la tête aux pieds.
Le groupe s'était installé à Oratorio en 2016 après plusieurs descentes de police contre ses locaux. A l'époque, les autorités avaient indiqué agir à la demande d'Israël, dont la police était à la recherche d'une mineure disparue.
En 2014, la secte avait été expulsée d'une localité maya en raison de conflits avec les habitants.
La perquisition de la propriété de Lev Tahor à Oratorio est motivée par des soupçons de traite d'êtres humains "sous forme de grossesses forcées, de maltraitance d'enfants et de viol", selon le procureur Dimas Jiménez.
Les recherches ont permis de découvrir les ossements présumés d'un mineur, a indiqué le parquet.
En octobre, les autorités avaient déjà perquisitionné la ferme pour enquêter sur l'état de santé des mineurs, après une première tentative infructueuse en août.
La secte de son côté s'estime victime de "persécution religieuse".
"Les autorités ont mené une enquête très importante ici au Guatemala", a critiqué dimanche Uriel Goldman, un représentant des familles. Selon lui, Lev Tahor est la cible "de mensonges" et de "fausses dénonciations".
"Il y a une pression extérieure (pour) détruire la communauté", qui compte quelque 50 familles, principalement du Guatemala, des Etats-Unis et du Canada, a-t-il assuré.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
L'AfD ne peut pas être classé parti "extrémiste" de droite
Le renseignement intérieur allemand ne peut pas "pour l'instant" classer l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) comme "extrémiste avérée" de droite, malgré un "fort soupçon", selon le tribunal administratif de Cologne. La justice donne raison au parti anti-immigration.
Première force d'opposition à la coalition du chancelier conservateur Friedrich Merz, l'AfD n'est pas marquée pour l'heure "dans son ensemble" par "une tendance de fond hostile à la Constitution", affirme le tribunal dans sa décision publiée jeudi. Il désavoue le classement décidé début 2025 par l'Office de protection de la Constitution.
Il aurait permis au service de renseignement lié au ministère de l'Intérieur - mais agissant de manière autonome selon la loi - d'intensifier la surveillance policière du parti, y compris en interceptant, si nécessaire, les communications privées de ses dirigeants.
L'Office avait ensuite suspendu la classification dans l'attente d'une décision de justice en référé. Il ne s'agit pas encore d'un jugement au fond.
"Fort soupçon"
Si le tribunal de Cologne se dit "convaincu qu'il subsiste un fort soupçon" que le parti "développe des tendances anticonstitutionnelles", il "n'est toutefois pas possible, à l'heure actuelle, de constater" que cette orientation "domine" son "image globale", peut-on lire dans le communiqué.
Alice Weidel, la codirigeante de l'AfD, a salué sur X une "grande victoire" pour le parti, "la démocratie et l'état de droit". La décision judiciaire "a aussi indirectement mis un frein aux fanatiques de l'interdiction" de la formation anti-immigration, réclamée par certains responsables politiques, estime-t-elle.
Interdiction?
Les avis sur l'opportunité d'une procédure en interdiction divergent alors que le parti, deuxième des législatives début 2025, est en plein essor.
Juridiquement, les obstacles pour faire valider une telle décision par la Cour constitutionnelle sont très élevés, et politiquement, elle pourrait accroître encore la popularité du mouvement qui se présente en victime.
Son aile la plus radicale est régulièrement accusée de proximité avec la mouvance néo-nazie et de révisionnisme historique sur les crimes du IIIe Reich.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
La BCE réduit sa perte en 2025, vise l'équilibre cette année
La Banque centrale européenne (BCE) a fait état jeudi d'une perte nette de 1,25 milliard d'euros pour 2025, bien inférieure à celle de 2024 grâce à la baisse des charges d'intérêts. Elle vise un retour à l'équilibre au plus tôt cette année.
La perte de 2025, considérablement réduite par rapport aux 7,9 milliards (7,2 milliards de francs) un an plus tôt, "restera inscrite au bilan de la BCE pour être compensée par les profits futurs", explique l'institution dans un communiqué.
La politique monétaire menée pour ramener l'inflation à 2%, après le pic à plus de 10% en 2022 dans la lignée de la guerre d'invasion russe en Ukraine, a eu comme conséquence de creuser les comptes de la BCE, comme ceux de la Banque de France et d'autres banques centrales de la zone euro.
La hausse drastique des taux en 2022 et 2023 a fait augmenter immédiatement les intérêts que la BCE doit payer, surtout via le système de paiement entre banques de la zone euro et, un peu moins, sur les dépôts des banques commerciales à son guichet.
Le taux d'intérêt de référence, payé par la BCE, a culminé à 4% en 2023, avant d'être ramené depuis l'an dernier à 2%.
Hausse des effectifs
Parallèlement, elle perçoit des revenus d'intérêts de plus en plus faibles sur les obligations souveraines acquises dans le cadre de programmes de sauvetage - pandémie de Covid 19, crise de la dette - qui, arrivées à échéance, ne sont plus renouvelées.
La situation s'est améliorée en 2025, principalement grâce à une baisse des charges d'intérêt, relève la BCE.
L'institution comptait en 2025 près de 4400 emplois (équivalents en temps plein), en hausse de 2%.
La présidente Christine Lagarde a perçu une rémunération de 492'204 euros, soit une hausse de 5,5% sur un an, détaille le rapport annuel de l'institution.
La Française a reçu en supplément 130'457 francs de la Banque des règlements internationaux (BRI), à Bâle, en tant que membre de son conseil d'administration.
Suite à des articles de presse pointant ce cumul de rémunérations, Mme Lagarde a expliqué jeudi au Parlement européen que le versement de la BRI avait été communiqué de "manière transparente", dans une lettre adressée le vendredi précédent à l'eurodéputé Fabio de Masi et publiée sur le site de l'institution.
Les 21 banques centrales nationales de la zone euro, actionnaires de la BCE, ne percevront quant à elles aucun dividende au titre de l'année 2025.
La BCE prévoit un retour à la rentabilité en 2026 ou 2027, en fonction de la trajectoire des taux directeurs, des variation de changes et de la composition de son bilan.
Le retour au versement de dividendes prendra plusieurs années, le temps de compenser plus de 10 milliards de pertes accumulées depuis 2022 et de reconstituer les provisions pour risques financiers.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
Américains et Ukrainiens dialoguent à Genève
Les émissaires américains Jared Kushner et Steve Witkoff et la délégation ukrainienne emmenée par Roustem Oumerov ont entamé leur rencontre informelle à Genève. La réunion a démarré jeudi vers 13h30 dans un grand hôtel genevois.
"Une rencontre bilatérale" a commencé, a affirmé sur les réseaux sociaux M. Oumerov. "Nous continuons notre travail dans le cadre du processus de négociation", a-t-il ajouté.
Au centre des discussions, le volet économique pour le soutien et la reconstruction de l'Ukraine, les investissements et la collaboration à long terme. Mais cette discussion doit aussi permettre de préparer la troisième série de pourparlers entre Washington, Kiev et Moscou début mars, avait annoncé mercredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Des questions humanitaires et les prisonniers de guerre seront aussi abordés à Genève. "Nous attendons des résultats concrets pour le retour de nos citoyens", explique le chef négociateur ukrainien.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Merz appelle la Chine à surmonter "ensemble" les défis commerciaux
Le chancelier Friedrich Merz a achevé jeudi une visite de deux jours en Chine, premier partenaire commercial de l'Allemagne. Il a vanté la "bonne relation" bilatérale, tout en soulignant son désir de relever avec Pékin les "défis" posés par la concurrence chinoise.
Ce déplacement de M. Merz dans le pays asiatique, le premier depuis son arrivée au pouvoir en 2025, illustre la volonté commune de Berlin et Pékin de faire front face aux droits de douane et revirements diplomatiques du président américain, Donald Trump.
Mais M. Merz doit trouver le bon équilibre, car la Chine, débouché historique majeur pour le "Made in Germany", est également pour le monde industriel allemand de plus en plus une rivale, de l'automobile aux nouvelles technologies.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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