International
Des fragments d'os inhumés à Berlin ravivent la mémoire du nazisme
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2023/03/des-milliers-de-fragments-dos-ont-ete-retrouves-sur-le-site-de-luniversite-libre-de-berlin-1000x600.jpg&description=Des fragments d'os inhumés à Berlin ravivent la mémoire du nazisme', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
Des funérailles sans corps pour des victimes sans identité: une université de Berlin a enterré jeudi des milliers de fragments d'os découverts sur le campus, stigmates de "crimes" commis au nom de la science et des pratiques de l'ère nazie.
En 2014, des ouvriers du bâtiment ont fait une macabre découverte lors de travaux sur le site de l'Université libre de Berlin (Freie Universität, FU): des ossements humains.
Quelque 16'000 fragments d'os ont été mis au jour jusqu'en 2016.
Conclusion prudente des experts après plusieurs années de recherches: les ossements sont issus de "contextes criminels", remontant notamment à la période coloniale, et "une partie des os peut également provenir de victimes de crimes nazis".
Ces découvertes remettent en lumière les pratiques et l'idéologie du sulfureux Institut Kaiser Wilhelm d'anthropologie, de génétique humaine et d'eugénisme (KWIA), repaire de scientifiques nazis durant la Seconde Guerre mondiale, sur le site duquel se trouvait la fosse contenant les restes.
Au moins 54 personnes
"Il y a des crimes sur lesquels aucune herbe ne pousse ou ne doit pousser. Nous avons besoin de nous souvenir", a déclaré Günter Ziegler, président de la FU lors la cérémonie d'inhumation organisée dans un cimetière de l'ouest de la capitale, non loin du campus.
Les os, disposés dans cinq caisses en bois, ont été portés jusqu'à une stèle couverte de gerbes de fleurs.
Selon l'expertise des archéologues, les ossements appartiennent à au moins 54 adultes et enfants, hommes et femmes, la majorité de cette collection macabre datant d'il y deux siècles au minimum.
On y trouve aussi des fragments de squelettes de rats, de lapins, de porcs et de moutons.
Collections "ethnologiques"
Après de longues consultations, l'université a décidé de ne pas pousser plus loin les investigations sur l'identité des défunts.
Le risque aurait été, a expliqué M. Ziegler à l'AFP, d'aboutir à des catégories "selon les différents crimes et les différentes parties du monde", rappelant les classifications racistes du passé.
"Nous aurions alors reproduit exactement ce que nous voulions éviter", estime le responsable.
"J'aimerais bien sûr savoir qui étaient ces personnes, mais ça n'aurait pas été approprié", abonde Susan Pollock, qui a dirigé les recherches.
Aucun os n'a été retrouvé intact, décrit cette professeure d'archéologie: "certains ont la taille d'un ongle, d'autres font une dizaine de centimètres".
Les experts supposent que beaucoup pourraient provenir des collections dites ethnologiques de l'Institut Kaiser Wilhelm, incluant des ossements de crimes coloniaux.
Le premier directeur du KWIA, Eugen Fischer, "a mené des recherches dans les colonies allemandes d'Afrique australe au début du XXe siècle", rappelle Susan Pollock.
L'institut a également abrité la vaste collection de l'anthropologue Felix von Luschan, "impliqué dans la collecte de restes humains dans le monde entier".
Colis de Mengele
"Cet institut a manipulé des vies humaines comme des choses", observe Susan Pollock.
Sur un bâtiment du campus de la FU, une discrète plaque rouillée rappelle les exactions commises par les chercheurs du KWIA à l'époque nazie.
Josef Mengele, tristement connu pour ses expériences menées sur les déportés du camp d'Auschwitz, fut membre de cet institut, créé en 1927.
Depuis Auschwitz, Mengele envoyait "des yeux de cadavres aux responsables de l'institut", mais aussi d'autres organes, raconte Mme Pollock.
L'Allemagne a déjà mené des travaux nombreux, bien que tardifs, sur l'identification de milliers de personnes exterminées sous le IIIe Reich, dans le cadre des "programmes d'euthanasie" du régime nazi, auxquels ont collaboré des médecins et scientifiques.
Dans le cas des restes découverts à la FU, la décision de ne pas pousser plus loin les tentatives d'identification a été prise en concertation avec les groupes représentant les victimes supposées - dont le Conseil central des Juifs d'Allemagne, celui des Sinti et Roms d'Allemagne et celui de la communauté africaine.
"Les victimes sont des victimes. Nous ne voulons pas les distinguer ni déterminer leur origine. Nous aspirons simplement à la solidarité de notre société lorsque des minorités sont attaquées", a souligné lors de la cérémonie de jeudi Daniel Botmann, directeur du Conseil central des Juifs en Allemagne.
La stèle sous laquelle ils reposent rend hommage "aux victimes de crimes commis au nom de la science".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Cybersécurité: Anthropic reporte la sortie de sa nouvelle IA
La start-up d'intelligence artificielle (IA) Anthropic a annoncé mardi reporter la commercialisation de son nouveau modèle d'IA, Mythos, le temps de combler des milliers de failles informatiques identifiées par l'interface.
Selon l'entreprise californienne, lors de tests effectués en interne, Mythos a repéré "des milliers" de vulnérabilités "zero-day" dans des programmes accessibles en ligne, terme signifiant que leurs concepteurs et utilisateurs n'ont pas conscience du point de faiblesse considéré.
Sans intervention pour les combler, ces failles offriraient potentiellement à des pirates informatiques autant d'angles d'attaque informatique.
"Les potentialités de l'IA ont franchi un seuil qui change fondamentalement le niveau d'urgence requis pour protéger les infrastructures (informatiques) des attaques", a commenté Anthony Grieco, responsable de la sécurité au sein du spécialiste des réseaux informatiques Cisco.
Beaucoup d'observateurs ont souligné que le report de la sortie de Mythos était un événement notable car le déploiement des nouveaux modèles s'est nettement accéléré depuis six mois, dans un contexte de concurrence sans merci.
"Les failles qu'il trouve sont souvent subtiles et difficiles à détecter", a prévenu mardi Anthropic, prenant l'exemple d'un défaut dans un logiciel vidéo testé plus de cinq millions de fois par ses auteurs sans relever le problème.
Avant de mettre en ligne son modèle, la société créée par des anciens d'OpenAI a décidé de le partager avec les spécialistes de cybersécurité CrowdStrike et Palo Alto Networks, mais aussi notamment avec Amazon, Google, Nvidia, Apple ou Microsoft.
Quelque 40 organisations assurant la conception et la maintenance de systèmes informatiques ont aussi rejoint le groupe.
"Jusqu'ici, la détection des failles était un procédé nécessitant beaucoup d'intervention humaine, avec une efficacité qui n'était pas très élevée", a analysé Gang Wang, professeur d'informatique à l'université d'Illinois (UIUC).
"Mais avec l'IA qui travaille 24h sur 24, on peut faire de l'assainissement massif", dit-il, en référence à une technique aussi appelée CDR qui consiste à examiner tous les fichiers, en supprimer les éléments potentiellement dangereux pour les remplacer par une version plus sûre.
"Du bon côté"
Les partenaires du projet Glasswing "vont travailler avec la version test de Mythos sur la sécurité informatique et partageront leurs résultats pour qu'ils bénéficient à toute l'industrie", a expliqué Anthropic.
Cette dernière va offrir à ses partenaires des capacités de calcul d'une valeur de 100 millions de dollars pour utiliser Mythos.
"Tout le monde doit se préparer à l'arrivée de pirates aidés par l'IA", a déclaré Lee Klarich, responsable de la technologie chez Palo Alto Networks.
Pour Gang Wang, "la bonne nouvelle est que ces entreprises IA veulent être du bon côté" de la bataille de la cybersécurité. Le fait de mettre au point les interfaces d'IA leur donne de l'avance sur les pirates car elles peuvent les tester et anticiper leurs effets avant de les commercialiser.
Mais pour Luka Ivezic, du Forum sur la sécurité de l'information (ISF), organisme de recherche et de diffusion des bonnes pratiques de cybersécurité, l'IA "abaisse le coût de détection d'une faille (pour un cybercriminel) et permet de démultiplier les tentatives", avec davantage de sophistication, y compris pour des pirates de moindre calibre.
L'entreprise a indiqué que Mythos avait initialement été conçu comme un modèle généraliste et pas comme un outil dédié à la cybersécurité.
"Notre but final reste de déployer Mythos à grande échelle", soit pour le grand public, "à des fins de cybersécurité mais aussi pour la myriade d'autres possibilités que ce modèle va offrir", a annoncé Anthropic.
Avant cela, la start-up veut y ajouter des garde-fous supplémentaires et "empêcher les utilisations les plus dangereuses".
Anthropic indique avoir également eu des échanges avec le gouvernement américain au sujet de Claude Mythos.
Ces discussions ont eu lieu bien que l'administration Trump ait décrété, fin février, la rupture de tous les contrats qui la liait à la start-up de San Francisco, une décision suspendue fin mars en référé par un tribunal fédéral, en attendant l'examen de l'affaire au fond.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Blanche justifie les poursuites contre les adversaires de Trump
Le ministre américain de la Justice par intérim, Todd Blanche, a justifié mardi les poursuites visant des cibles désignées du président Donald Trump, lors de sa première conférence de presse depuis sa nomination.
Todd Blanche, ancien avocat personnel de Donald Trump, désigné le 2 avril pour assurer l'intérim à ce poste stratégique à la suite du limogeage de la ministre Pam Bondi, a par ailleurs affirmé que la transition avec cette dernière était achevée.
Mme Bondi avait évoqué une transition d'un mois avec Todd Blanche, jusqu'alors numéro 2 du ministère, avant de passer à "un rôle important dans le secteur privé".
"Les gens disent que le président veut s'en prendre à ses ennemis politiques. Non, le président le répète encore et encore, il ne veut que la justice", a déclaré le ministre par intérim.
"Il y a des milliers d'enquêtes et de poursuites en cours dans ce pays actuellement et il est vrai que certaines concernent des hommes, des femmes et des entités avec lesquels le président a été en conflit par le passé, et dont il considère qu'ils doivent faire l'objet d'enquêtes", a reconnu M. Blanche.
"C'est son droit et en fait c'est même son devoir de le faire", a-t-il assuré, balayant la traditionnelle conception, remontant au scandale du Watergate, d'une relative indépendance du ministère de la Justice vis-à-vis du président afin de garantir l'Etat de droit, largement battue en brèche par Donald Trump.
"C'est l'affirmation la plus fausse que j'ai entendue de ma vie", a lancé Todd Blanche, en réponse à une question sur l'existence d'un "sas de sécurité" entre la Maison Blanche et le ministère en matière d'enquêtes pénales.
"Il y a toujours une communication entre le président et ses priorités et ce sur quoi le ministère de la Justice doit ou pas se concentrer. Ce n'est pas une nouveauté introduite par cette administration", a-t-il insisté.
Donald Trump ne s'est pas expliqué sur les raisons du limogeage de Pam Bondi, largement critiquée pour sa gestion du dossier du criminel sexuel Jeffrey Epstein, mais plusieurs médias l'attribuent principalement à une série de piteux échecs de son ministère à faire aboutir des poursuites pénales téléguidées par le président.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
Ligue des champions: le Bayern Munich prend une option à Madrid
Le Bayern Munich a pris une option sur la qualification pour les demi-finales de la Ligue des champions en s'imposant 2-1 mardi à Madrid. Le Real devra inverser la tendance mercredi prochain à Munich.
Assommé par l'efficacité ébouriffante de l'attaque munichoise et frustré par un Manuel Neuer en état de grâce, les stars madrilènes ont finalement réduit la marque en deuxième période. Kylian Mbappé a repris un centre de Trent Alexander-Arnold (74e) pour donner au Real une chance de rallier le dernier carré.
Auparavant, tant le Français (16e/29e/68e) que Vinicius (18e/61e) avaient buté sur Manuel Neuer, toujours aussi impressionnant sur sa ligne. Le mur allemand de 40 ans a sorti pas moins de neuf arrêts lors de ce classique européen qui a tenu toutes ses promesses.
Buts de Diaz et Kane
Car le Bayern a également montré pourquoi il demeure l'un des principaux candidats au sacre avec son attaque létale qui a fait frissonner Bernabéu à de nombreuses reprises. Très aggressifs au pressing, ils ont profité des erreurs de relances madrilènes pour mener 2-0.
Après deux grosses occasions manquées de Dayot Upamecano (9e) et Serge Gnabry (28e), les Bavarois ont ouvert le score à la 41e par Luis Diaz, délicieusement lancé par Gnabry. Le Bayern a enfoncé le clou après 21 secondes en deuxième période sur une frappe précise d'Harry Kane à l'orée de la surface (46e).
Mené, le Real a poursuivi ses efforts malgré les exploits de Neuer, et aurait même pu égaliser après le but de Mbappé. Le portier allemand a encore sorti le grand jeu devant Vinicius à la 82e, et le Bayern a conservé son avantage jusqu'au bout.
Arsenal marque en fin de match
A Lisbonne, Arsenal a de son côté fait plier le Sporting Portugal en toute fin de match pour prendre l'avantage avant le match retour à Londres (1-0). Kai Havertz a marqué le seul but du match à la 91e minute, convertissant une offrande de Gabriel Martinelli.
Les Gunners s'en sortent bien après ce match fermé qu'ils n'ont pas franchement dominé. Ils ont dû cravacher après avoir cru ouvrir le score à la 63e par Martin Zubimendi, but refusé par la VAR pour un hors-jeu.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Lindsey Vonn laisse la "porte ouverte" à un retour
La star du ski Lindsey Vonn n'exclut pas la possibilité d'un retour à la compétition après sa grave chute aux Jeux olympiques de Milan-Cortina. La skieuse de 41 ans parle d'une "porte ouverte".
"Je n'ai jamais eu de course d'adieu. Cela laisse la porte un peu ouverte. Peut-être que je disputerai encore une course pour dire au revoir, ou peut-être que je recommencerai à courir. Ça pourrait être sympa de disputer encore une course. On verra bien", a déclaré l'Américaine dans une interview accordée à la chaîne NBC.
À la question de savoir si elle envisageait vraiment un nouveau "comeback", Lindsey Vonn a répondu: "Au grand dam de ma famille, je veux dire oui", rappelant ne pas avoir vécu le rêve espéré aux Jeux olympiques. Pour mémoire, elle s'est gravement blessée à la jambe gauche à Cortina et a dû subir de nombreuses opérations.
La "Speed Queen" a également déclaré qu'elle se sentait très isolée dans sa rééducation. "Je dois sortir, être en public et vivre ma vie. Cela me donnera une autre perspective", a-t-elle ajouté.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / dpa
-
Suisse RomandeIl y a 3 jours
Plainte de l'OCVS contre X en marge du drame de Crans-Montana
-
SuisseIl y a 2 jours
Un Français arrêté en flagrant délit de vol de voiture en Argovie
-
InternationalIl y a 2 jours
Plus de 70 migrants disparus après un naufrage en Méditerranée
-
SportIl y a 2 jours
Une centaine de véhicules mythiques attendent le public à Cossonay
-
InternationalIl y a 2 jours
La famille royale britannique se montre unie à une messe de Pâques
-
ÉconomieIl y a 3 jours
Culte de Pâques en Eurovision depuis la Collégiale de Neuchâtel
-
CultureIl y a 3 jours
Un "festival de spectacles" sur deux week-ends au théâtre de Vidy
-
VaudIl y a 1 jour
François Armada devrait devenir syndic d'Yverdon


