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Des milliers de réfugiés en Arménie, garanties d'Aliev

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Pas moins de 6650 personnes sont entrées en Arménie depuis dimanche, après la défaite des combattants séparatistes, selon le gouvernement arménien. (© KEYSTONE/EPA/NAREK ALEKSANYAN)

Des milliers d'habitants du Nagorny Karabakh se sont réfugiés en Arménie. Ce malgré la promesse réitérée lundi par le président de l'Azerbaïdjan que seraient "garantis" les droits des Arméniens qui resteraient dans ce territoire séparatiste enclavé.

Lundi soir, les autorités séparatistes ont par ailleurs fait état de l'explosion d'un dépôt de carburant qui a fait plus de 200 blessés au Nagorny Karabakh, et demandé une assistance extérieure urgente pour faire face à cette catastrophe.

"Le nombre de blessés après l'explosion d'un dépôt de carburant dépasse les 200. La majorité sont dans un état grave ou très grave", a déclaré le chargé des droits de l'homme de la république autoproclamée, Gegham Stepanyan, sur les réseaux sociaux.

"Les possibilités médicales (du Nagorny Karabakh) sont insuffisantes. Il faut que des avions médicalisés atterrissent au plus vite pour sauver des vies", a ajouté ce responsable. Tous les habitants du Nagorny Karabakh, "quelle que soit leur ethnie, sont des citoyens de l'Azerbaïdjan", a déclaré Ilham Aliev.

"Leurs droits seront garantis par l'Etat azerbaïdjanais", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse commune avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan au Nakhitchevan, une bande de terre azerbaïdjanaise nichée entre l'Arménie et l'Iran. "Nous espérons que l'Arménie saisira la main pacifique qui lui est tendue", a de son côté lancé M. Erdogan.

Valeur symbolique

La visite du chef de l'Etat turc, qui joue un rôle majeur dans cette partie du Caucase, a une valeur symbolique forte, quelques jours seulement après la victoire éclair des soldats azerbaïdjanais contre les troupes de la "république" autoproclamée du Nagorny Karabakh. Cette région en majorité peuplée d'Arméniens et rattachée en 1921 à l'Azerbaïdjan par le pouvoir soviétique échappait de facto au contrôle de Bakou depuis une guerre au tournant des années 1990.

La Russie, qui voit le Caucase comme son pré carré et avait déployé il y a trois ans une force de maintien de la paix dans ce territoire après une brève offensive de l'Azerbaïdjan, a de son côté rejeté lundi les critiques émises la veille par le Premier ministre arménien Nikol Pachinian, qui a accusé les forces de paix russes de ne pas avoir rempli leur mission. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, rejetant tout "reproche" sur des manquements supposés.

La diplomatie russe est allée jusqu'à accuser l'Arménie, "otage des jeux géopolitiques de l'Occident", de chercher à "détruire" les relations entre les deux pays, dénonçant une "énorme erreur". Les Etats-Unis ont pour leur part estimé lundi soir que les événements avaient démontré que la Russie n'était pas un "pas un partenaire de sécurité fiable".

"Inquiétude profonde"

Le porte-parole du département d'Etat, Matthew Miller, a fait part de "l'inquiétude profonde" des Etats-Unis concernant le sort des habitants arméniens du Nagorny Karabakh. Il a évoqué des "discussions actives" sur l'envoi d'une "mission internationale" visant à "assurer la transparence, rassurer et donner confiance aux habitants" de la région.

L'Union européenne doit de son côté recevoir mardi à Bruxelles de hauts représentants des deux anciennes républiques soviétiques, qui se sont affrontées militairement au Nagorny Karabakh de 1988 à 1994 (30'000 morts) et à l'automne 2020 (6500 morts).

A Erevan, comme tous les soirs depuis une semaine, des manifestants ont dénoncé l'inaction, selon eux, de M. Pachinian face à l'attaque de l'Azerbaïdjan. Ils étaient plusieurs milliers lundi soir, agitant le drapeau des séparatistes arméniens du Nagorny Karabakh sur la place centrale de la capitale arménienne.

Afflux de réfugiés

L'afflux sur le sol arménien de réfugiés du Nagorny Karabakh s'est poursuivi lundi, avec d'immenses files de véhicules signalées sur l'unique route reliant sa "capitale" Stepanakert à l'Arménie. Au total, ce sont 6650 personnes "déplacées de force" de cette enclave qui sont entrées depuis dimanche en Arménie après la défaite des combattants séparatistes, selon le dernier bilan du gouvernement arménien.

Dans la ville arménienne de Goris, le centre humanitaire installé dans les locaux du théâtre municipal ne désemplissait pas, a constaté un journaliste de l'AFP. Toute la nuit, des réfugiés venaient pour se faire enregistrer, trouver une solution d'hébergement ou un transport vers d'autres régions d'Arménie.

Anabel Ghoulassian, 41 ans, originaire du village de Rev (Chalva en azéri), tout juste arrivée en minibus à Goris avec cinq de ses sept enfants et son mari, a raconté leur périple. Au début des combats, la semaine dernière, ils sont tous allés chercher protection dans la base russe de l'aéroport de Stepanakert.

Mais ils s'en sont fait expulser après la première nuit et ont ensuite vécu dans un bâtiment à l'abandon. "C'étaient des jours horribles, on était simplement assis les uns à côté des autres. Riches ou pauvres, tous au même endroit", a-t-elle raconté.

L'Azerbaïdjan s'est pour sa part engagé à permettre aux rebelles qui rendraient les armes de regagner l'Arménie. Beaucoup craignent que les Arméniens ne fuient massivement le Nagorny Karabakh, au moment où les forces azerbaïdjanaises resserrent leur emprise sur le petit territoire montagneux qui était peuplé de quelque 120'000 habitants. La situation humanitaire y demeure très tendue.

"Retourner au Karabakh"

Côté azerbaïdjanais, dans les localités proches du Nagorny Karabakh, comme Terter et Beylagan, beaucoup de ceux qui avaient dû à l'inverse quitter la région il y a trois decennies veulent y revenir. "Bien sûr, je veux retourner au Karabakh, nous sommes fatigués de la guerre et de la peur", lâche Nazakat Valieva, 49 ans, une ancienne ouvrière qui a perdu son mari au cours du conflit.

"Si les Arméniens quittent le Karabakh, ce n'est pas grave, s'ils restent, c'est très bien pour eux, s'ils acceptent notre citoyenneté", commente Chemil Valiev, un commerçant de 40 ans à Gandja, la deuxième plus grande cité d'Azerbaïdjan. Le bus dans lequel il s'apprête à monter porte une affiche montrant le visage juvénile d'un soldat azerbaïdjanais tué dans les affrontements de 2020.

L'Azerbaïdjan a annoncé lundi que deux de ses soldats avaient été tués la veille par l'explosion d'une mine. Côté arménien, le bilan annoncé est de 200 morts dans les affrontements de la semaine dernière.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Vers une reconnaissance de la sortie de l'Argentine de l'OMS

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L'Argentine a obtenu un premier succès pour faire valider sa sortie de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève (archives). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

La volonté de l'Argentine de sortir de l'OMS est en partie reconnue par les autres membres. Vendredi à Genève, le Conseil exécutif, dont fait partie la Suisse, a recommandé à l'Assemblée mondiale de la santé en mai de valider ce retrait.

La Constitution de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de 1946 ne prévoit pas la sortie d'un Etat membre. Les Etats-Unis sont le seul pays à avoir négocié en 1948 un accord avec l'institution qui permet de la quitter dans un délai d'un an et après paiement de tous les montants dus. Le président américain Donald Trump avait annoncé en janvier 2025 le retrait de son pays d'ici janvier 2026.

Mais l'organisation affirme que Washington doit encore 260 millions de dollars d'arriérés avant que celui-ci ne puisse être appliqué. Les Etats-Unis contestent et se considèrent comme étant partis de l'institution. Ils ont annoncé que la collaboration serait limitée avec l'institution.

Vendredi matin, le Conseil n'a pris aucune décision sur la discussion sur les Etats-Unis. Celle-ci devrait se poursuivre en mai à Genève.

En revanche, le Conseil exécutif a recommandé à l'Assemblée mondiale de la santé de valider le retrait argentin. Plusieurs pays ont relayé des réserves et la Suisse a souhaité avoir davantage d'indications avant une décision en mai. Mais personne n'a bloqué le consensus pour la résolution du Conseil.

L'Argentine, dont le président est proche de Donald Trump, avait annoncé en mars 2025 sa volonté de quitter l'organisation un an plus tard. "Nous avons entièrement honoré toutes les exigences", a aussi estimé l'ambassadeur argentin devant le Conseil exécutif.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les Schwaller largement battus par l'Italie en double mixte

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Briar Schwaller-Hürlimann et Yannick Schwaller joueront gros samedi en vue d'une qualification pour les demi-finales. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Briar Schwaller-Hürlimann et Yannick Schwaller ont été largement battus par l'Italie jeudi aux Jeux olympiques (12-4). La Suisse compte deux victoires et deux défaites dans le tournoi de double mixte.

Les Schwaller devront oublier au plus vite ce quatrième match disputé à Cortina d'Ampezzo, lors duquel ils ont multiplié les imprécisions et les pierres ratées. L'Italie a ainsi mené 3-0 dès le 1er end à la suite d'une pierre illicite lâchée trop tardivement par Briar Schwaller-Hürlimann.

Les Suisses ont certes bien réagi à la manche suivante en égalisant à 3-3, mais ils ont ensuite encaissé un coup de quatre fatal au 4e end. Les Italiens ont même corsé l'addition en "volant" deux puis trois pierres lors des deux ends suivants, forçant le couple helvétique à l'abandon.

Avec deux défaites en quatre matches, les Schwaller ont vu leur marge de manoeuvre se réduire en vue d'une qualification pour les demi-finales. Ils doivent encore disputer cinq parties, les deux prochaines auront lieu samedi contre la Suède (10h05) et la Tchéquie (19h05).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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New Start: Washington accuse Pékin de tests cachés

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Le président américain Donald Trump veut un accord "amélioré" sur les armes nucléaires. (© KEYSTONE/EPA/AARON SCHWARTZ / POOL)

Les Etats-Unis accusent la Chine d'avoir mené, notamment en 2020, des tests cachés sur des "centaines de tonnes" d'armement nucléaire. Vendredi à Genève, ils n'ont pu promettre que des négociations après l'expiration de New Start seraient "rapides" ou "faciles".

Le dispositif nucléaire chinois "n'a pas de limite, pas de transparence, pas de déclaration, pas de contrôle", a affirmé devant la Conférence du désarmement (CD) le sous-secrétaire d'Etat américain au désarmement Thomas DiNanno. Selon les estimations américaines, il pourrait dépasser le millier de têtes nucléaires en 2030, le double de la situation actuelle.

Le sous-secrétaire américain a accusé Pékin d'avoir mené plusieurs tests cachés sur le rendement de la production nucléaire. Notamment en juin 2020. Le président Donald Trump, qui souhaite un accord "amélioré" et "modernisé", a répété à de nombreuses reprises vouloir associer la Chine à de futures négociations, mais Pékin estime être loin d'approcher le volume des armes nucléaires.

Légalement pas possible

"Les Etats-Unis continuent d'exagérer la menace nucléaire de la Chine", lui a rétorqué l'ambassadeur chinois auprès de la CD, répétant cette position. Il estime que son pays a toujours fait preuve de "retenue" et demande à Washington "d'arrêter ses accusations sans preuves".

Pékin promet de ne pas recourir en premier à une arme nucléaire et estime que les négociations doivent être "raisonnables" pour garantir la sécurité de tous. L'ambassadeur a appelé les Etats-Unis à s'engager, comme la Russie, à une retenue malgré l'expiration du traité et à relancer un dialogue militaire plus général avec Moscou.

Selon M. DiNanno, les Etats-Unis ne pouvaient honorer leurs engagements de protéger leur population et leurs alliés avec New Start. Ils "font face à des menaces de multiples puissances nucléaires", a-t-il affirmé, excluant une seule discussion avec Moscou.

Approche "responsable" des deux pays

Il a aussi expliqué vendredi qu'une nouvelle extension de cinq ans était juridiquement impossible. "Même si elle avait été possible, elle n'aurait pas été profitable aux Etats-Unis et au monde", a-t-il dit. "C'est la fin d'une période pour le contrôle des armements. C'est la fin de la retenue unilatérale des Etats-Unis", a-t-il insisté.

A Moscou, le Kremlin a affirmé vendredi que les Etats-Unis et la Russie étaient d'accord pour conserver une approche "responsable" après des pourparlers à Abou Dhabi. Mais, en cas de format élargi, il souhaite que Paris et Londres, alliés des Etats-Unis, y participent également, a affirmé le responsable russe devant la CD à Genève.

New Start était le dernier traité de limitation des armes nucléaires entre les deux pays. Pendant son premier mandat, Donald Trump avait déjà mis un terme aux accords sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (FNI). Moscou a admis de son côté que la Russie n'appliquait plus "New Start" depuis 2023, blâmant à nouveau l'administration de l'ex-président américain Joe Biden pour des violations.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les Wizards s'imposent chez le leader de la Conférence Est

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Kyshawn George (au centre) et les Wizards ont réussi leur coup dans le Michigan. (© KEYSTONE/AP/Duane Burleson)

Les Washington Wizards ont fêté une probante victoire jeudi en NBA sur le parquet des Detroit Pistons, leaders de la Conférence Est (126-117). Le Canado-Valaisan Kyshawn George a marqué 8 points.

Il s'agit de la quatrième victoire en six matches des joueurs du District of Columbia, qui avaient auparavant essuyé neuf défaites de rang. Les perspectives s'améliorent pour les Wizards, qui ont accueilli mercredi Anthony Davis, l'une des stars de la ligue, dans le cadre d'un échange retentissant.

Mais Washington n'a pas eu besoin d'"AD", blessé à la main gauche et "out" jusqu'à fin février au moins, pour signer une victoire de prestige à Detroit. Les Wizards ont pu compter sur un excellent banc, qui a marqué la bagatelle de 69 points, soit plus de la moitié de leur total.

Clint Capela et Houston se sont quant à eux inclinés à domicile face au Utah Jazz (109-99), malgré les 31 points de sa vedette Kevin Durant. Le pivot genevois des Rockets Clint Capela a joué pendant 17 minutes, marquant 6 points et captant 5 rebonds.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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