Climat
En proie aux feux, Los Angeles s'inquiète de vents "critiques"
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Le sud de la Californie était balayé lundi par de nouveaux vents puissants, créant des conditions météorologiques "critiques" autour de Los Angeles, toujours en proie à des incendies destructeurs. Certaines rafales de vent ont la puissance d'un ouragan.
Les pompiers continuent de faire des progrès face aux flammes, qui ont fait depuis le 7 janvier au moins 27 morts, détruit près de 16'000 hectares et dévasté certains quartiers et banlieues de la mégapole américaine. Mais le danger d'une reprise n'est toujours pas écarté, à cause du retour de vents violents.
Certaines rafales ont dépassé les 140 km/h lundi, une puissance comparable à celle d'un ouragan. Combiné au manque de pluie qui assèche la région depuis huit mois, cela crée des conditions propices à la propagation du feu.
"Nous nous attendons à ce que cela continue à créer des conditions météorologiques extrêmement critiques pour les incendies dans toute la région", a expliqué Ariel Cohen, des services météorologiques américains (NWS). "Tous les incendies qui se forment peuvent croître de manière explosive. Il s'agit donc d'une situation particulièrement dangereuse", a-t-il ajouté.
Critiquées pour leur gestion de la catastrophe, les autorités ont pré-déployé des pompiers et des camions dans les zones à risques.
"Je pense que nous serons très, très bien préparés au pire scénario possible au cours des deux prochains jours et j'espère que nous n'en arriverons pas là", a assuré la maire de Los Angeles, Karen Bass.
Trump attendu sur place
L'incendie le plus important, le Palisades Fire, était contenu à 59% lundi, et les autorités ont réduit l'étendue des zones concernées par un ordre d'évacuation. L'incendie d'Eaton, qui a notamment ravagé la ville d'Altadena, au nord de Los Angeles, était lui circonscrit à 87%.
Los Angeles recense toujours l'ampleur des dégâts, qui vont bouleverser la vie de milliers de personnes, bien au-delà des seules victimes d'incendies.
Endeuillée, la ville se pose aussi beaucoup de questions sur sa reconstruction et voit les querelles politiques autour de la gestion des feux s'envenimer.
Donald Trump est attendu en Californie en fin de semaine. Sa visite sera scrutée par les habitants, car le milliardaire républicain a par le passé menacé de couper les aides fédérales aidant la Californie à lutter contre les incendies.
"Nous regardons des incendies qui brûlent encore tragiquement depuis des semaines sans même un geste de défense", a lancé le tribun lundi, lors de son discours d'investiture comme nouveau président des Etats-Unis.
"Nous ne pouvons pas laisser faire cela. Tout le monde est incapable de faire quoi que ce soit. Cela va changer", a-t-il ajouté, en critiquant en creux la gestion de cet Etat démocrate.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Climat
La Suisse a vécu une nouvelle nuit tropicale
Dans la nuit de jeudi à vendredi, la Suisse a de nouveau connu une nuit tropicale dans de nombreuses régions. La région de Bâle a enregistré les températures les plus élevées après les 38 degrés atteints en journée jeudi à Binningen.
A la station de mesure de St. Chrischona, près de Bâle, le thermomètre n'est pas descendu en dessous de 25,6 degrés durant la nuit. Cette valeur a été relevée à 06h30, selon l'Office fédéral de météorologie et de climatologie (MétéoSuisse). Peu après minuit, la température y atteignait encore 29,8 degrés.
Le mercure n'est pas tombé en dessous de 24 degrés à Vevey (VD) et à Pully (VD), au Bouveret (VS), à Lägern (ZH) et Uetliberg (ZH). A Zollikofen, près de Berne, la température minimale nocturne, à 20,7 degrés, dépassait moins nettement la barre des 20 degrés nécessaire pour qualifier une nuit de "tropicale".
MétéoSuisse prévoit des journées de canicule jusqu’à lundi.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
Le changement climatique, coupable "sans équivoque" de la canicule
Le changement climatique est responsable "sans équivoque" de l'intensité de la canicule qui frappe l'Europe de l'Ouest, indique vendredi le World Weather Attribution (WWA). Des températures aussi élevées auraient été pratiquement impossibles il y a 50 ans.
Les chercheurs du WWA, qui étudient la responsabilité du dérèglement climatique d'origine humaine dans des événements météorologiques extrêmes, se sont penchés sur une canicule exceptionnelle à cette période de l'année en 1976. La température aurait été moins chaude de 3,5 degrés Celsius pendant la journée et de 2,4 degrés pendant la nuit, ont-ils calculé dans une étude publiée vendredi.
"Nous avons conclu qu'au cours de ces 50 dernières années, pendant lesquelles la planète s'est réchauffée de 1,1 degré, la probabilité d'une canicule comme celle-ci a changé immensément", a souligné Theodore Keeping, de l'Imperial College de Londres, l'un des auteurs. "Cet épisode n'aurait pas été possible en juin sans changement climatique", a-t-il affirmé.
L'Europe de l'Ouest, dont la Suisse, subit depuis plus d'une semaine des températures extrêmes, conséquence de la présence au-dessus de l'Europe de l'Ouest d'une immense masse d'air chaud en provenance d'Afrique et comprimée par de hautes pressions en altitude.
Températures exceptionnelles
"Le phénomène climatique n'est pas particulièrement inhabituel, mais les températures le sont, ou en tout cas l'étaient avant le changement climatique d'origine humaine", a commenté Friederike Otto, de l'Imperial College de Londres.
Ce changement climatique d'origine humaine découle de l'utilisation massive des énergies fossiles - charbon, pétrole et gaz fossile - ainsi dans une moindre mesure de la déforestation.
Pour leur étude, les scientifiques basés dans plusieurs pays européens ont comparé des données d'observation météorologiques actuelles, mais aussi des prévisions pour les prochains jours, puisque l'épisode est toujours en cours, avec les données d'observation de 2003 et de 1976.
Ce travail publié très rapidement n'a pas été revu par d'autres chercheurs extérieurs comme c'est normalement le cas pour les publications scientifiques. Mais la méthodologie utilisée a déjà été validée par la communauté scientifique, soulignent les auteurs.
En termes de probabilités, les nuits chaudes ont été rendues environ 100 fois plus probables aujourd'hui que lors de la canicule historique de 2003. Les pics de chaleur pendant la journée sont devenus environ 10 fois plus probables, ont calculé les chercheurs.
"Désagréable et dangereuse"
Ils ont aussi écarté toute responsabilité du phénomène naturel El Niño, qui réchauffe les températures de surface dans le centre et l'est de l'océan Pacifique équatorial, entraînant des épisodes de sécheresses, inondations et températures records dans le monde. Il n'a joué "aucun rôle" dans la vague de chaleur.
Le "stress thermique", qui regroupe températures élevées et niveau d'humidité, rend aussi cette canicule "particulièrement désagréable et dangereuse", remarque Friederike Otto.
Selon l'étude, près de 45% des 854 villes analysées dans 30 pays européens ont déjà battu, ou sont sur le point de battre, leur record historique de stress thermique.
Cette conclusion se réfère à un indice de température (dit "au thermomètre-globe mouillé" ou WBGT) qui prend en compte la température mais aussi l'humidité, l'ensoleillement ou la couverture nuageuse. Il est notamment très utilisé dans le monde sportif.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Climat
Le record de température pour le mois de juin en Suisse a été battu
La température la plus élevée jamais enregistrée en Suisse au mois de juin a été enregistrée jeudi. A Bâle-Binningen, le thermomètre a d'abord franchi la barre des 37 degrés puis celle des 38 degrés à 16h10. Selon MétéoSuisse, le record de juin 1947 a ainsi été battu.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
Intempéries 2024 en Valais: aides complémentaires attribuées
Dans le cadre des intempéries qui ont touché le Valais en juin et juillet 2024, 26 bénéficiaires d'une aide complémentaire pour les situations considérées comme des cas de rigueur vont être indemnisés. La somme totale des aides atteint près de 426'600 francs.
Ce montant sera prélevé sur le fonds cantonal mis à disposition par la Loterie romande en vue de venir en aide aux victimes de dommages non assurables causés par les forces de la nature. L’octroi de cette aide repose sur trois principes: indemnisation uniquement en faveur des personnes physiques et pour un montant maximal de 150’000 francs et 10% du dommage à la charge des sinistrés.
Globalement, ces intempéries ont touché 87 communes. Face à l’ampleur de cet événement, "différents soutiens ont été mis en place afin de garantir une prise en charge équitable des sinistrés sur l’ensemble du territoire cantonal", souligne l'Etat du Valais, dans un communiqué diffusé, jeudi.
Soutien des organismes d'entraide
Afin d’apporter un soutien aux particuliers et aux petites entreprises ayant subi des dégâts, l’Etat du Valais et les organismes d’entraide avaient prolongé le délai de dépôt des demandes de soutien auprès de la commune de lieu du sinistre, jusqu’à fin 2025.
Exactement 354 dossiers ont ainsi pu être traités par les organismes d’entraide (la Chaîne du Bonheur, la Croix-Rouge suisse et fondssuisse) qui ont distribué près de 4 millions de francs, dont les deux tiers dans les communes de Sierre et de Chippis. "Une aide d’urgence avait également été apportée par ces organismes immédiatement après la catastrophe", rappelle le canton.
Décision en faveur de Sous-Géronde
Compte tenu du caractère exceptionnel de la situation dans le quartier de Sous-Géronde à Sierre et afin d’apporter une réponse à la problématique du limon du Rhône, la Chaîne du Bonheur a pris en charge 80% des coûts de déblaiement, fondssuisse et l’Etat du Valais, chacun à 10%.
Cependant, en raison de l’absence de prise en charge par les organismes d’entraide, une parcelle n’avait pas pu être débarrassée du limon. Dans le cadre du dispositif de soutien aux cas de rigueur, il a été décidé d’accorder une aide financière aux trois copropriétaires de cette parcelle afin de permettre l’enlèvement de la vase.
Mesure à valider par le Parlement
Par ailleurs, l’Etat du Valais procède actuellement au préfinancement, sans intérêt, de 30% des coûts résiduels à charge des communes touchées par ces intempéries. Une démarche qui devra, dans un second temps, être validée par le Parlement. Cela représenterait une dépense d'environ 10 millions de francs sur un total de près de 200 millions de francs brut, le coût estimé pour l'ensemble des travaux en lien avec les mesures urgentes.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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