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Rare répit dans les combats à Khartoum en vertu d'une trêve

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La guerre a déjà fait plus de 1800 morts, selon l'organisation ACLED, spécialisée dans la collecte d'informations dans les zones de conflit, ainsi que deux millions de déplacés et réfugiés selon l'ONU. (© KEYSTONE/AP)

Un cessez-le-feu est entré en vigueur samedi matin au Soudan. Des habitants de Khartoum profitent d'un rare répit pour se ravitailler ou fuir la capitale, en proie depuis bientôt deux mois à un conflit armé qui a conduit à une grave crise humanitaire.

Les camps des deux généraux en guerre ont accepté une trêve de 24 heures, à partir de 06h00, avait annoncé vendredi le médiateur saoudien, qui accueille depuis des semaines des négociations entre les belligérants.

Plusieurs heures après son entrée en vigueur, des habitants de différents quartiers de la capitale soudanaise ont indiqué à l'AFP qu'ils n'avaient entendu ni bombardements ni affrontements. Et beaucoup en ont profité pour s'aventurer dans les rues, habituellement trop dangereuses en raison des combats.

Faire des courses

Mohamad Radwan, qui vit dans un quartier sud, est allé faire des courses. "La trêve est une chance pour nous pour aller acheter à manger après avoir dû rationner notre nourriture", dit-il à l'AFP. Alors que les précédentes trêves étaient généralement violées dès leur entrée en vigueur, il dit avoir voulu attendre "quatre heures" avant de sortir de chez lui, pour être certain qu'elle tenait.

"Depuis le début de la guerre, c'est la première fois que toutes ces heures passent sans entendre le bruit des armes. Aujourd'hui, c'était complètement différent", témoigne de son côté Hamed Ibrahim qui habite dans l'est de Khartoum.

"Calme total"

"Calme total" aussi dans la ville jumelle d'Omdourman, selon un habitant, Othman Hamed. Hajar Youssef, qui réside dans la même ville, dit être allée en quête d'une pharmacie. "Ma mère souffre de diabète et a besoin d'insuline. Mais je n'en ai trouvé aucune d'ouverte", raconte-t-elle.

Fuir

D'autres cherchent à fuir la ville. "Le nombre de gens voulant partir aujourd'hui à Madani, Gedaref, Sennar ou Kosti (des villes situées plus au sud, ndlr) a beaucoup augmenté, voire peut-être doublé", par rapport aux autres jours, indique Ali Issa, qui travaille dans une gare routière à Khartoum.

Il s'agit d'un énième cessez-le-feu dans cette guerre déclenchée le 15 avril entre l'armée, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane, et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdane Daglo.

Permettre l'arrivée de l'aide

Les parties se sont engagées à cesser les violences dans tout le pays pour permettre "l'arrivée de l'aide humanitaire", selon le ministère des Affaires étrangères saoudien.

Le commandement général des forces armées a toutefois déclaré qu'il se réservait le "droit de répondre à toute violation que les rebelles pourraient commettre". "Nous réitérons notre plein engagement en faveur du cessez-le-feu", ont affirmé de leur côté les paramilitaires.

La situation humanitaire se péjore

La guerre a déjà fait plus de 1800 morts, selon l'organisation ACLED, spécialisée dans la collecte d'informations dans les zones de conflit, ainsi que deux millions de déplacés et réfugiés selon l'ONU.

Dans les zones de combat, qui se déroulent principalement dans la capitale Khartoum et la vaste région du Darfour (ouest), les ONG ne cessent d'alerter sur la détérioration de la situation humanitaire.

"A Khartoum, nous estimons que seuls 20% des établissements de santé fonctionnent encore", a déploré vendredi le patron du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Alfonso Verdu Perez, lors d'une conférence de presse à Genève.

"Ces dernières semaines, nous avons réussi à livrer du matériel chirurgical à dix hôpitaux" de la capitale, "mais les besoins sont immenses et il reste encore beaucoup à faire", a-t-il ajouté.

Discussions de Djeddah

"Si les parties ne respectent pas le cessez-le-feu de 24 heures, les médiateurs devront envisager d'ajourner les discussions de Djeddah", ont prévenu les médiateurs saoudiens et américains qui supervisent des négociations depuis des semaines en Arabie saoudite entre camps rivaux.

Ryad avait déclaré la semaine dernière chercher avec les Américains à "poursuivre les discussions" pour parvenir à un cessez-le-feu "effectif", après que les négociations ont été officiellement suspendues.

Sur le plan diplomatique, le gouvernement soudanais a déclaré cette semaine persona non grata l'émissaire de l'ONU au Soudan, l'Allemand Volker Perthes, l'accusant d'avoir pris partie dans le conflit.

Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l'ONU, a jugé vendredi cette décision "contraire" aux principes des Nations unies et "pas applicable", notant que son statut était "inchangé".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Le no 1 mondial sur le flanc

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Jannik Sinner: un forfait regrettable. (© KEYSTONE/AP/Alberto Pezzali)

Coup dur pour Jannik Sinner ! Le no 1 mondial ne disputera pas les Jeux de Paris. Il souffre des amygdales.

Après une semaine de préparation à Monte-Carlo, l'Italien est tombé malade lundi soir. Le corps médical l'a fortement conseillé de renoncer à s'aligner au tournoi olympique. "Je suis très triste et très déçu. Les Jeux olympiques étaient l'un de mes grands objectifs de l'année", indique Jannik Sinner dans un communiqué.

Demi-finaliste face au futur vainqueur Carlos Alcaraz lors du dernier Roland-Garros, Jannik Sinner était, bien sûr, l'un des grands favoris à la course à la médaille d'or avec Alcaraz et Novak Djokovic. Il entend maintenant prendre le temps de se soigner pour être en pleine possession de ses moyens dans un mois à l'US Open.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

Les recherches continuent après un glissement de terrain meurtrier

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Le bilan provisoire est de 229 morts. (© KEYSTONE/AP)

Les opérations de secours se poursuivent mercredi, 48 heures après un glissement de terrain qui a tué près de 230 personnes dans une zone isolée du sud de l'Ethiopie. Des humanitaires acheminent de l'aide et 14'000 personnes doivent être évacuées urgemment.

Le dernier bilan en date, publié mardi après-midi par les autorités de la zone administrative de Gofa, fait état de 229 morts - 148 hommes et 81 femmes. Mais "on s'attend à ce que ce bilan augmente", indiquait mardi soir le Bureau des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) en Ethiopie dans un rapport, sans préciser le nombre de personnes encore portées disparues.

"Le bilan (provisoire) est toujours de 229 morts", a indiqué mercredi à l'AFP une source onusienne à Addis Abeba. "Les opérations de secours continuent et s'intensifient", a poursuivi cette source, alors que les rares images diffusées depuis lundi montraient des habitants creusant à l'aide de simples pelles ou de houes, voire à mains nues, l'épais amas de glaise rougeâtre, pour en extraire des corps.

Senait Solomon, responsable de la communication du gouvernement de l'Etat régional d'Ethiopie du Sud, où est situé la zone touchée, a indiqué à l'AFP qu'un nouveau bilan pourrait être publié plus tard mercredi, ajoutant que huit survivants avaient pu être extraits jusqu'ici. Le nombre de personnes toujours portées disparues n'est pas connu dans l'immédiat.

Evacuation urgente

Selon Firaol Bekele, directeur de la Division Alerte précoce à la Commission éthiopienne de Gestion des risques de catastrophe (EDRMC), les opérations de recherche ont été renforcées par "des drones pilotés par des spécialistes de l'INSA", l'agence éthiopienne de cybersécurité.

"Une équipe multidisciplinaire - réponse d'urgence, santé, hygiène et assainissement, notamment - de diverses agences fédérales est en route vers les zones touchées pour fournir une aide complète aux personnes affectées", a-t-il également expliqué à l'AFP. La catastrophe est survenue dans le kebele (plus petite division administrative) de Kencho Shacha Gozdi, zone rurale et vallonnée à quelque 480 km et une dizaine d'heures de route d'Addis Abeba.

"De l'aide alimentaire et non-alimentaire, fournie par le gouvernement fédéral et les régions voisines est parvenue aux populations touchées", a-t-il ajouté précisant que des "zones sûres ont été identifiées pour héberger les personnes qui se retrouvent sans abri".

Selon des images diffusées mercredi par la télévision officielle de l'Etat régional d'Ethiopie du Sud SRTA, la population a commencé à enterrer ses morts. Des hommes creusent des alignements de tombes, pendant que des femmes pleurent des corps enveloppés dans des linceuls et allongés sur des brancards de fortune, faits de branches.

Les images de la SRTA montrent aussi des membres de la Croix-Rouge éthiopienne en gilet rouge distribuer de l'aide.

Selon la source onusienne, 125 villageois ont été délogés par la catastrophe. Mais quelque 14'000 personnes - dont 5000 femmes enceintes ou allaitantes et 1'300 enfants - vivant alentour doivent désormais "être évacuées rapidement en raison des risques de nouveau glissement de terrain". Une équipe d'évaluation interagences de l'ONU, à laquelle doivent se joindre des ONG humanitaires, est également en route et doit arriver mercredi sur le site.

Transférer la population?

L'évaluation complète pour établir le bilan des morts, des blessés et des destructions n'est pas terminée mais "l'étendue des dégâts est énorme", selon Senait Solomon. Ce glissement de terrain est le plus meurtrier jusqu'ici publiquement signalé en Ethiopie, le deuxième pays le plus peuplé du continent africain (120 millions d'habitants), situé dans la Corne de l'Afrique.

Environ 18% de sa population (21,4 millions de personnes) dépend de l'aide humanitaire et 4,5 millions de personnes sont déplacées par les conflits ou les catastrophes climatiques (sécheresse, inondations...), selon l'ONU. Dans la zone touchée par le glissement de terrain, le sol "n'est pas ferme, donc, quand il y a de fortes pluies, il s'affaisse immédiatement et dégringole vers le bas", a expliqué mercredi à l'AFP un Ethiopien originaire d'un woreda (district) voisin de celui de la catastrophe.

Les habitants "vivent en contrebas des reliefs rendus peu habitables à cause du froid", avait-il ajouté. "Ce n'est pas la première catastrophe de ce type. L'an dernier, plus de 20 personnes ont été tuées. A chaque saison des pluies, des gens meurent à cause des glissements de terrain et des fortes pluies dans cette zone".

"Nous devons trouver une solution pour parer au risque de façon permanente. Cela pourrait inclure de transférer ailleurs la population de la zone, sur la base d'une étude exhaustive", selon M. Firaol. L'Etat régional d'Ethiopie du Sud fait partie des nombreuses zones qui ont été touchées par des inondations en avril et mai en Ethiopie, pendant la "petite" saison des pluies. La "longue" saison des pluies a commencé en juin et doit se poursuivre jusqu'en septembre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Musk nie dépenser 45 millions par mois pour soutenir Trump

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"Je fais des donations à Amercia PAC, mais à des niveaux beaucoup moins élevés" que ceux évoqués par le Wall Street Journal, a déclaré l'entrepreneur Elon Musk. (© KEYSTONE/AP/Susan Walsh)

Elon Musk a nié consacrer 45 millions de dollars par mois au soutien de la candidature de Donald Trump à la présidentielle américaine. Il a assuré que sa contribution était bien inférieure à ce montant.

Le Wall Street Journal avait rapporté, mi-juillet, que l'entrepreneur prévoyait de verser ce montant à un "comité d'action politique", baptisé America PAC, une entité juridique qui n'est pas reliée à une équipe de campagne.

America PAC ne peut pas financer directement un candidat, mais la loi l'autorise à mener des actions de soutien, comme des campagnes publicitaires ou de terrain. "C'est grotesque", a commenté, sur X (ex-Twitter), Elon Musk, mardi, au sujet de l'information du Wall Street Journal.

"Je fais des donations à America PAC, mais à des niveaux beaucoup moins élevés" que ceux évoqués par le quotidien financier, a-t-il assuré. Il a indiqué que le comité d'action politique visait à promouvoir la "méritocratie et les libertés individuelles".

Revirement après l'attaque de Trump

Selon des documents publiés par la Commission électorale fédérale (FEC), parmi les donateurs à America PAC figurent les frères Cameron et Tyler Winklevoss, connus pour leurs démêlées avec Mark Zuckerberg à la création de Facebook et, plus récemment, pour leurs investissements dans les cryptomonnaies.

La liste comprend également Douglas Leone, associé au sein de la société de capital-investissement Sequoia Capital, parmi les plus réputées dans la Silicon Valley, ainsi qu'Antonio Gracias, qui fut administrateur de Tesla de 2007 à 2021. Le nom d'Elon Musk n'apparaît pas dans la liste des contributeurs à America PAC, qui avait levé à la fin juin, selon un état financier, 8,75 millions de dollars.

En mars, Elon Musk, dont la fortune est estimée à 233 milliards de dollars par le site du magazine Forbes, avait affirmé qu'il ne soutiendrait financièrement aucun candidat. Quelques minutes après l'attaque dont a été victime Donald Trump, le 13 juillet, il a déclaré publiquement son soutien à l'ancien président.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

"Je ne suis pas là pour faire du tourisme"

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Jérémy Desplanches: des ambitions réelles pour son ultime rendez-vous. (© KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER)

Jérémy Desplanches mettra fin à sa carrière à l'issue des JO. Le Genevois savoure chaque moment depuis son arrivée à Paris. "Mais je ne suis pas là pour faire du tourisme", lâche-t-il.

En bronze en 2021 à Tokyo, Jérémy Desplanches n'affiche évidemment pas les mêmes ambitions. Il ne doit sa présence à Paris qu'à une invitation reçue à la dernière minute, à laquelle il ne croyait plus. Cette annonce l'a libéré totalement.

A-t-il un objectif concret sur le 200 m 4 nages, dont les séries sont programmées le 1er août? "C'est une question-piège", glisse-t-il. "Je me suis rendu compte que le plaisir provient de la performance en ce qui me concerne. Je pense que je peux aller en demi-finales. Plus loin peut-être?", se demande-t-il prudemment.

"Je me sens très heureux, apaisé. Je suis au bon endroit", sourit le Genevois, qui s'est confié aux médias mercredi après-midi. Mais je ne suis pas là pour faire du tourisme. Je prends toutes les bonnes énergies que je trouve ici", souligne le vice-champion du monde 2019, qui devrait entrer en lice le 30 juillet sur 4x200 m libre.

"Depuis que j'ai appris que j'avais une wild card pour le 200 m 4 nages, j'ai retranché six dixièmes à mes chronos à l'entraînement. C'est incompréhensible! Je ne sais pas si mon coach a exagéré", rigole-t-il. "Mais c'est une belle opportunité, que je vais essayer de saisir. Je veux juste faire de mon mieux."

Un vide à l'entraînement

Jérémy Desplanches avait évidemment continué à s'entraîner à fond pour ces Jeux, où il devait initialement être seulement aligné en relais (4x200 m libre et 4x100 m 4 nages). "Mais je sentais un vide en ne m'entraînant qu'en crawl et en dos. C'était plutôt bizarre", explique-t-il.

Cette chasse à la limite qualificative (1'57''94 sur 200 m 4 nages) avait pesé sur son mental. "Normalement, mon mental était toujours ma force", rappelle le double médaillé européen (or en 2018, argent en 2021). "J'espérais cette wild card, mais j'avais zéro plaisir lors de mes derniers 200 m 4 nages", raconte-t-il.

"J'étais perplexe lorsque j'ai appris que j'étais qualifié sur 200 m 4 nages. Mais je me suis vite rendu compte de ma chance. Et finalement, mon chrono de Doha (1'58''17 lors des Mondiaux 2024) n'était pas si mal", sourit Jérémy Desplanches, qui a décroché cette invitation grâce à ce temps réalisé en séries au Qatar en février.

La der' le 4 août

Recordman de Suisse du 100 m brasse, le Genevois se réjouit d'ores et déjà de disputer aussi le 4x100 m 4 nages le 4 août. "Si on (réd: Antonio Djakovic en crawl, Noè Ponti en papillon, Roman Mityukov ou Thierry Bollin en dos, et lui-même) est tous à notre meilleur niveau, on peut aller en finale", lâche-t-il.

"J'appréhende d'enlever ma combinaison pour la dernière fois. Cette course sera remplie d'émotions pour moi", et aussi pour ses coéquipiers, "mes petits frères" comme il les appelle. "C'étaient des garçons quand je les ai connus, ce sont maintenant des hommes qui jouent les médailles. Je suis fier d'eux", conclut-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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