Rejoignez-nous

Économie

Etats-Unis: le Black Friday en temps d'inflation

Publié

,

le

Face à l'inflation, les consommateurs américains font la chasse aux bonnes affaires et certaines enseignes ont ces dernières années débuté leurs promotions du Black Friday dès octobre. (© KEYSTONE/EPA/Sebastiao Moreira)

Au lendemain de Thanksgiving et de sa dinde, la journée de promotions du Black Friday est toujours très attendue par les consommateurs aux Etats-Unis, mais ils devraient être cette année plus regardants que d'habitude avant de sortir leur carte bancaire.

Ils sont "encore plus préoccupés et concentrés sur le prix et les remises" que les années précédentes, affirme Vivek Pandya, analyste principal chez Adobe Digital Insights.

L'inflation, qui avait flambé immédiatement après la pandémie de Covid-19, avant de lentement ralentir, a grévé leur pouvoir d'achat.

Et, même si le taux d'inflation a retrouvé un niveau acceptable, les prix, en revanche, ne redescendront pas. Ils sont désormais supérieurs de plus de 20% en moyenne à ceux de janvier 2020.

Les consommateurs font donc la chasse aux bonnes affaires et certaines enseignes comme les grandes surfaces Target ont, ces dernières années, débuté leurs promotions du Black Friday dès octobre.

"Nous constatons une plus grande sensibilité aux prix de la part des consommateurs et ils sont très réactifs aux promotions et aux offres liées à des événements", ajoute Vivek Pandya.

Le Black Friday, journée qui suit le jeudi de Thanksgiving, donne traditionnellement le coup d'envoi de la saison des achats des fêtes de fin d'année aux États-Unis.

Elle marque également l'ouverture d'un long week-end de promotions, avec le Small Business Saturday et le Cyber Monday.

Budget "tendu"

Le mécontentement des ménages américains face à l'inflation est l'une des raisons de la victoire de Donald Trump lors de l'élection du 5 novembre.

Et les détaillants ont aussi dû s'adapter à cette colère.

Ainsi, Target organise chaque trimestre une semaine de promotions qui voit affluer les consommateurs. Mais, ont expliqué les dirigeants du groupe, les achats sont plus faibles la semaine d'avant et celle d'après.

Après une longue période d'inflation, "les consommateurs nous disent que leur budget reste tendu", a déclaré Brian Cornell, PDG de Target, aux analystes au début du mois.

"Ils deviennent de plus en plus inventifs dans leurs comportements d'achat, attendant jusqu'au dernier moment pour acheter, se concentrant sur les bonnes affaires et s'approvisionnant lorsqu'ils les trouvent", avait-il précisé.

Les prix de l'essence, cependant, ont baissé, ainsi que ceux de certains produits alimentaires, relèvent des économistes, y voyant un soutien bienvenu pour le porte-monnaie des ménages.

La fédération nationale des détaillants (National Retail Federation, NRF) prévoit une croissance des dépenses de fin d'année comprise entre 2,5 et 3,5% par rapport à l'an passé, pour atteindre 989 milliards de dollars sur les deux mois.

Ventes en ligne plus compétitives

Les ménages aux revenus les plus faibles ont été les plus lourdement touchés par l'épisode d'inflation, mais la situation semble évoluer.

"Pour la première fois depuis 2021 peut-être," lorsque l'inflation a commencé à grimper, "il semble que leurs revenus réels augmentent enfin", a déclaré le directeur général de l'enseigne de vêtements à bas prix Burlington Stores, Michael O'Sullivan, lors d'une conférence téléphonique cette semaine.

Certaines des ventes les plus fortes de la chaîne ont eu lieu dans les magasins situés dans des régions à faible revenu, a souligné M. O'Sullivan.

"Au cours de cette année, ce que nous avons constaté, c'est qu'à mesure que leurs revenus réels se sont stabilisés et ont commencé à remonter, (ces consommateurs) ont dépensé davantage", a ajouté le responsable.

Et sur les ventes en ligne, la saison des fêtes a démarré en trombe, avec un bond de 9,6% sur les 24 premiers jours de la saison, quand une croissance de 8,4% seulement est prévue pour l'ensemble de la saison, a indiqué Adobe Digital Insights mercredi.

Cela pourrait s'expliquer par une saison des fêtes qui a commencé plus tard cette année, Thanksgiving tombant à la toute fin du mois de novembre. Mais surtout, cela reflète la manière dont la compétitivité des produits en ligne fait baisser les prix, selon Vivek Pandya.

En effet, le taux d'inflation pour l'ensemble des biens de consommation reste supérieur à 2%, mais Adobe estime que les prix des biens vendus en ligne ont en fait chuté de 2,9% sur un an en octobre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Économie

Corriger la pénalisation du mariage sans changement radical

Publié

le

Pour le président de la CdC, Markus Dieth, les conséquences de la réforme sont incertaines (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La pénalisation du mariage peut être corrigée sans réformer complètement le système, estiment vendredi les cantons. Ils rejettent l'imposition individuelle en votation le 8 mars, jugée trop radicale.

Dix cantons ont saisi référendum cantonal, le deuxième de l’histoire, contre cette réforme. Pour Markus Dieth, président de la Confédérence des gouvernements cantons (CdC), c'est "une preuve de la gravité de la situation. Il ne s'agit pas de questions de détail, mais de réserves fondamentales".

Ce projet est disproportionné, crée de nouvelles inégalités et engendre des coûts importants, estime la CdC. Le changement de système est problématique sur le plan du fédéralisme. Pourtant, une solution pragmatique aurait suffi.

Et de rappeler que les cantons ont déjà trouvé des solutions pour éliminer la pénalisation du mariage.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

La BNS réfute les soupçons US de manipulation des devises

Publié

le

La Suisse figure depuis juin dernier sur la liste de surveillance de Washington aux côtés de la Chine, du Japon, de la Corée, de Taïwan, de la Thaïlande, de Singapour, du Vietnam, de l'Allemagne et de l'Irlande, méritant "une attention particulière" (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Dans son dernier rapport semestriel, le département américain du Trésor a maintenu la Suisse sur la liste de surveillance des pays susceptibles de manipuler leur monnaie. La Banque nationale suisse (BNS) objecte une quelconque manoeuvre de ce type.

"La BNS ne se livre à aucune manipulation du franc", déclare l'institut d'émission vendredi à AWP dans une prise de position, ajoutant être toujours en contact avec les autorités américaines et helvétiques, afin d'expliquer sa politique monétaire. "Elle ne cherche ni à empêcher des ajustements de la balance des paiements ni à accroître de manière indue la compétitivité de son économie", peut-on encore lire.

Et de renvoyer à la déclaration commune sur des questions relatives à l'économie et aux cours de change adoptée l'automne dernier par la BNS, le Département fédéral des finances (DFF) et le département du Trésor des États-Unis. Dans ce texte, les trois parties avaient souligné que la Suisse n'utilisait pas sa politique monétaire à des fins concurrentielles et que les interventions sur le marché des changes servent à "garantir des conditions monétaires appropriées et assurer ainsi la stabilité des prix".

La Suisse figure depuis juin dernier sur la liste de surveillance de Washington aux côtés de la Chine, du Japon, de la Corée, de Taïwan, de la Thaïlande, de Singapour, du Vietnam, de l'Allemagne et de l'Irlande, méritant "une attention particulière". Dans son rapport, Washington déclare toutefois qu'aucun partenaire commercial majeur ne nécessite de faire l'objet d'une analyse approfondie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Économie

Les prix de l'immobilier résidentiel ont bondi en 2025

Publié

le

L'indice suisse des prix de l'immobilier résidentiel (Impi) a progressé en moyenne de 4,6% l'année dernière (archives). (© KEYSTONE/STEFFEN SCHMIDT)

Le renchérissement des prix de l'immobilier s'est poursuivi au 4e trimestre 2025, affectant aussi bien les maisons individuelles que les appartements en propriété. Sur l'ensemble de l'année, la hausse pour ces derniers a largement dépassé l'inflation.

L'indice suisse des prix de l'immobilier résidentiel (Impi) a progressé en moyenne de 4,6% l'année dernière, selon les indications fournies vendredi par l'Office fédéral de la statistique. A titre de comparaison, l'inflation a atteint +0,2%.

Sur le seul quatrième trimestre, l'Impi a pris 0,5% par rapport au partiel précédent et 3,9% sur un an, à 125 points.

Du côté des maisons individuelles, l'augmentation s'est élevée à 0,4% en comparaison trimestrielle et à +5,0% en rythme annuel. Le sous-indice s'est fixé à 125,6 points. Les prix ont connu les plus forte poussées dans les communes urbaines d'une grande agglomération (+1,9%), alors qu'ils ont baissé avant tout dans les communes urbaines d'une agglomération de taille moyenne (-1,6%), précise le communiqué.

Les prix des appartements en propriété ont gonflé dans les communes intermédiaires (+2,4%) et n'ont baissé que dans les communes urbaines d'une grande agglomération (-1,4%). Le sous-indice a gonflé de 0,6% ou de 3,0% sur un an à 124,4 points.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Culture

Les Trump à l'avant-première du documentaire consacré à Melania

Publié

le

Les époux Trump ont assisté à la Premiere du film documentaire "Melania" à Washington. (© KEYSTONE/AP/Jose Luis Magana)

Melania Trump, le président américain et une foule d'invités ont découvert jeudi à Washington le documentaire "Melania". Il retrace les dernières semaines de la Première dame avant l'investiture de son mari en 2025.

Dans ce long métrage, les spectateurs "vont voir ma vie en 20 jours, ce dont je dois m'occuper et je pense que ça leur plaira", a assuré la Première dame jeudi soir devant les journalistes.

Arrivé main dans la main avec sa femme, Donald Trump a lui assuré que le film, financé à hauteur de plusieurs millions de dollars par Amazon, "état très bon, glamour, très glamour".

"Elle est très influente, quelqu'un sur qui je peux compter", a-t-il ajouté au côté de l'ancienne mannequin de 55 ans, avant de se prêter longuement au jeu des questions des journalistes, s'exprimant sur de nombreux sujets de politique nationale comme internationale.

Tapis noir

Le documentaire était présenté jeudi soir en avant-première au Kennedy Center, haut lieu culturel de la capitale américaine récemment rebaptisé Trump-Kennedy Center. La sortie en salles est prévue vendredi à travers le monde, avant une mise en ligne ultérieure sur le service de streaming Amazon Prime Video.

Sur le tapis de couleur noire, correspondant à l'esthétique noire et blanche du film, plusieurs membres de l'administration Trump étaient au rendez-vous, comme le ministre de la Défense Pete Hegseth, l'émissaire diplomatique Steve Witkoff ou encore le ministre de la Santé Robert Kennedy Jr.

Le président républicain de la Chambre des représentants Mike Johnson avait également fait le déplacement. Il a dit espéré que le documentaire permette aux "Américains et au reste du monde de découvrir plus la Première dame", restée plutôt discrète depuis janvier 2025, "telle que nous la connaissons personnellement."

Les premières images de "Melania" dévoilées en décembre montrent la Première dame adresser un "c'est reparti pour un tour" directement à la caméra quelques instants avant la seconde prestation de serment de son mari.

Financé par Amazon, la sortie du documentaire s'inscrit dans le contexte d'un net rapprochement entre Jeff Bezos et Donald Trump depuis plusieurs mois.

Le fondateur du groupe américain a notamment bénéficié d'un siège au premier rang lors de la cérémonie d'investiture du 20 janvier 2025 au Capitole.

Selon les médias américains, Amazon aurait investi jusqu'à près de 40 millions de dollars dans le projet, dont plus de 70% reviendraient à Melania Trump. Une somme très supérieure à l'offre de Disney, qui aurait proposé 14 millions de dollars.

De la Première dame aux enfants, la famille Trump ne lésine pas sur les investissements dans une foule d'activités, dont elle n'hésite pas à faire la promotion.

"Formidable"

Amazon consacrerait en outre près de 35 millions de dollars à la promotion du documentaire, selon le média Puck.

Interrogé sur le budget engagé par le groupe américain pour financer le documentaire, Donald Trump a répondu que contrairement à d'autres productions, "Melania a réellement produit (le film), elle a accompli quelque chose de formidable".

Mais sur les réseaux sociaux, le documentaire et la publicité qui l'entoure ont été tournés en ridicule, certains internautes publiant des captures d'écran de sites de salles de cinéma américaines n'affichant aucun ticket acheté.

Les professionnels, eux, anticipent des recettes limitées en salles.

En Afrique du Sud, le film a été retiré des principales salles juste avant sa sortie, le distributeur invoquant "le climat actuel".

Le gouvernement sud-africain entretient des relations tendues avec l'administration Trump, qui a critiqué la position de Pretoria sur plusieurs questions de politiques intérieures et internationales.

Le film a par ailleurs été vivement critiqué pour le choix du réalisateur: Brett Ratner. Aux manettes des blockbusters "Rush Hour" et "X-Men l'affrontement final", il avait été accusé en 2017 de violences sexuelles par les actrices Natasha Henstridge et Olivia Munn, ainsi que quatre autres femmes, en plein mouvement #MeToo.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Bélier

Le moment est propice aux échanges amoureux. Entre vous, il règne une bonne entente et vos idées s'alignent parfaitement.

Les Sujets à la Une