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Extrême tension lors de l'audition du Premier ministre espagnol

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L'échange était tendu entre le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez et la commission à laquelle il faisait face jeudi. (© KEYSTONE/EPA/Chema Moya)

Interruptions constantes, remarques acerbes et ton agressif: la comparution devant une commission d'enquête sénatoriale du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez sur un scandale de corruption a donné lieu jeudi pendant cinq heures à des échanges très tendus.

L'audition n'aura en tout cas pas permis d'en savoir plus sur "l'affaire Koldo", du nom de Koldo García Izaguirre, l'assistant d'un ancien ministre des Transports et ex-bras droit de M. Sánchez, José Luis Ábalos, une escroquerie sur des contrats publics dans laquelle est également impliqué un autre ancien haut responsable socialiste et ex-proche de M. Sánchez, Santos Cerdán.

"Oui ou non ? Répondez !". Malgré les tentatives répétées de sénateurs de droite de le déstabiliser, le chef de l'exécutif s'en est tenu à sa ligne de défense, assurant qu'il ne savait rien des turpitudes des deux hommes.

"Je peux répondre ?", a souvent lancé M. Sánchez alors qu'il se faisait couper la parole par les différents sénateurs qui l'ont passé sur le grill.

Sans se départir de son calme, et allant parfois jusqu'à exploser de rire pour réagir à des questions qu'il jugeait absurdes, il n'a pratiquement rien lâché à ses adversaires.

Tout juste a-t-il admis avoir perçu quelques fois de l'argent liquide de la part du parti socialiste, dans sa fonction de secrétaire général, en remboursement de frais professionnels et sur présentation de factures, affirmant que cela n'avait jamais dépassé 1000 euros et qu'il s'agissait d'une procédure légale.

"Un cirque"

Mais il est aussi souvent parti à l'offensive, dénonçant la commission d'enquête comme "un cirque" et "une commission inquisitoriale digne de Torquemada", du nom du célèbre inquisiteur espagnol du XVe siècle.

"Ce n'est pas une commission de diffamation comme vous dites", l'a rappelé à l'ordre le président de la Commission, Eloy Suárez, membre du Parti populaire (PP, droite), qui l'a appelé à faire preuve de "respect".

L'audition avait commencé à 09h00 avec les questions très incisives de la sénatrice María Mar Caballero (UPN, droite).

"Jusqu'à quand allez-vous prétendre que vous ne saviez rien de tout ce que faisaient tous ceux qui vous entouraient ? Vous avez nommé Ábalos, fait confiance à Koldo (García), nommé Cerdán, proposé un procureur général qui est aujourd'hui sur le banc des accusés. Vous avez votre frère, votre femme mis en examen", a énuméré la sénatrice, citant les différentes affaires touchant l'entourage du Premier ministre.

"Nous sommes face à une instrumentalisation grossière d'une institution nécessaire à notre démocratie, le Sénat, un autre abus finalement de la part du Parti Populaire et de Vox" (extrême-droite), a conclu Pedro Sánchez à la fin de l'audition.

L'audition avait été réclamée par le PP, qui voulait prouver que le Premier ministre était au courant des malversations au sein de son parti et était même complice, et qu'il ment depuis le début en affirmant ne rien savoir.

Elle n'aura finalement pas permis d'en savoir plus sur "l'affaire Koldo", du nom de Koldo García Izaguirre, ex-assistant de M. Ábalos et acteur central de cette affaire.

Englué

Révélée au grand jour en février 2024 lors de l'arrestation de Koldo García, l'affaire a mis au jour une escroquerie ayant permis à une petite société d'obtenir pendant la pandémie de Covid-19 des contrats d'un montant de 53 millions d'euros pour fournir des masques à diverses administrations. Ces contrats avaient dégagé des commissions illégales de plusieurs millions d'euros.

La justice est vite remontée jusqu'à José Luis Ábalos, qui, en plus d'être ministre, était secrétaire à l'Organisation du Parti socialiste, poste clé qui en faisait l'homme de confiance de M. Sánchez.

Expulsé du Parti, il a été remplacé par Santos Cerdán, mais celui-ci a été mis en cause en juin dernier et emprisonné le mois suivant pour avoir touché des pots-de-vin en échange de contrats publics dans un autre volet de ce scandale tentaculaire.

Face à ce séisme, M. Sánchez a demandé pardon à plusieurs reprises aux Espagnols, assurant qu'il ignorait tout de l'affaire et que le Parti socialiste, dont il est secrétaire général depuis 2017, n'avait jamais bénéficié de financements illégaux.

Outre cette affaire Koldo, M. Sánchez est englué dans d'autres affaires judiciaires qui touchent son épouse, Begoña Gómez, qui devrait être jugée pour une affaire de corruption et trafic d'influence, son frère David, qui le sera pour trafic d'influence, et le procureur général de l'État, Álvaro García Ortiz, qu'il a nommé, et dont le procès pour violation du secret judiciaire s'ouvrira lundi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Des fossiles vieux de 773'000 ans éclairent nos origines africaines

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Les fossiles d'Homo antecessor (cliché) et des homininés de Casablanca sont proches, mais ne sont toutefois pas totalement similaires (archives). (© KEYSTONE/EFE EPA/NATURAL SCIENCES MUSEUM)

Des fossiles, découverts au Maroc et récemment datés de 773'000 ans, renforcent l'hypothèse d'une origine africaine d'Homo sapiens, selon une étude publiée mercredi dans Nature.

Le plus vieux fossile d'Homo sapiens, découvert à Jebel Irhoud (Maroc), date de 300'000 ans. Mais nos ancêtres se seraient séparés bien plus tôt, il y a 750'000 à 550'000 ans, des lignées eurasiennes ayant donné naissance aux Néandertaliens et aux Dénisoviens, des cousins aujourd'hui disparus.

Jusqu'à présent, les principaux fossiles d'homininés archaïques datant de cette époque avaient été retrouvés en Espagne, à Atapuerca. Daté d'environ 800'000 ans, cet "Homo antecessor" combinait des traits rappelant ceux plus anciens d'Homo erectus et d'autres se rapprochant des Sapiens et des Néandertaliens et Dénisoviens.

Il y avait un "trou dans la documentation fossile en Afrique", explique à l'AFP le paléoanthropologue Jean-Jacques Hublin, principal auteur de l'étude. Celle-ci vient le combler en datant les fossiles de la "grotte aux hominidés", découverte en 1969 à Casablanca sur la côte atlantique du Maroc. Les scientifiques préfèrent aujourd'hui le terme d'"homininés" pour qualifier les humains et leurs ancêtres.

Inversion du pôle magnétique

Une trentaine d'années de fouilles menées par une équipe maroco-française a permis de mettre au jour des vertèbres, des dents et des fragments de mâchoires humaines, dont la morphologie a immédiatement intrigué les chercheurs.

En particulier, une mandibule "très gracile", découverte en 2008. "Les hominines qui vivaient il y a un demi-million ou un million d'années, n'avaient généralement pas de petites mandibules. Là, on voyait bien que c'était quelque chose de bizarre. Et on se demandait quel âge ça pouvait avoir", se souvient M. Hublin.

Plusieurs tentatives de datation se sont révélées infructueuses. Jusqu'à l'utilisation en 2022 d'une méthode s'appuyant sur l'inversion de polarité magnétique de la Terre.

Il y a 773'000 ans, le champ magnétique terrestre s'est inversé. Jusque-là, le pôle Nord magnétique était proche du pôle Sud géographique. Partout dans le monde, des roches ont gardé la trace de ce changement.

Les fossiles de la "grotte aux hominidés" ont été trouvés exactement dans les niveaux qui correspondent à cette inversion, permettant une datation "très, très précise", explique M. Hublin. Grâce à cette datation, l'"absence d'ancêtres" plausibles d'Homo sapiens en Afrique est "abolie", se félicite M. Hublin.

Comme Homo antecessor, les hominines de Casablanca présentent une "mosaïque de caractères primitifs et de caractères dérivés", explique M. Hublin, qui préfère qualifier ces derniers d'"Homo erectus tardifs sensu lato", au sens large.

Proches, les fossiles marocains et espagnols ne sont toutefois pas totalement similaires, signe de "populations qui sont en train de se séparer, de se différencier", ajoute le paléoanthropologue.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Séoul se tourne vers la diplomatie du pingouin pour rencontrer Kim

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"Pororo le petit pingouin" est un dessin animé populaire en Corée du Sud (archives). (© KEYSTONE/EPA/STRINGER)

Le président sud-coréen Lee Jae-myung a publié une photographie de deux pingouins enlacés dans un message de voeux du Nouvel An destiné à Pyongyang. Il a appelé le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un de le rencontrer.

Sur le réseau social X, le dirigeant de la Corée du Sud a écrit mercredi espérer voir un jour surmonté "l'état anormal de tumulte et d'hostilité sur la péninsule coréenne". "Rencontrez-vous, Po Jae-myung et Po Jong-un", a-t-il suggéré, dans une allusion aux personnages de "Pororo le petit pingouin", un dessin animé sud-coréen populaire mettant en scène des pingouins.

Cette série à succès sud-coréenne a sous-traité une partie de sa phase initiale de production au début des années 2000 à des studios nord-coréens. Mais depuis lors, les relations entre les deux pays se sont détériorées. La Corée du Nord s'est déclarée un "Etat nucléaire irréversible".

Le prédécesseur M. Lee, le président déchu Yoon Suk-yeol, qui avait tenté de suspendre le pouvoir civil, est accusé d'avoir cherché à provoquer Pyongyang afin de créer un prétexte pour instaurer la loi martiale.

Le message conciliant de Lee Jae Myung a été publié à son retour d'un voyage en Chine, au cours duquel il a indiqué avoir demandé l'aide du dirigeant chinois Xi Jinping pour ramener la Corée du Nord à la table des négociations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Trump réclame six millions à une procureure qui l'avait poursuivi

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Au cours d'un appel téléphonique, en janvier 2021, Donald Trump avait notamment demandé à un haut responsable de Géorgie de "trouver" les 12'000 bulletins de vote qui lui manquaient pour remporter les 16 grands électeurs de l'Etat (archives). (© KEYSTONE/AP/Evan Vucci)

Le président américain Donald Trump réclame plus de six millions de dollars après l'annulation d'une procédure en Géorgie pour tentatives illégales d'inverser les résultats de l'élection présidentielle de 2020, selon un document judiciaire.

La requête, déposée mercredi devant un tribunal de cet Etat du sud des Etats-Unis, et dont l'AFP a obtenu une copie, vise le bureau de la procureure Fani Willis, à l'origine de cette procédure initiée en 2023 contre Donald Trump et 14 autres personnes. Elle en avait été dessaisie en décembre 2024, après l'élection de Donald Trump, à cause de sa relation intime avec un enquêteur qu'elle avait engagé dans cette affaire.

Le président américain demande le remboursement de 6,2 millions de dollars d'honoraires d'avocat et de frais de défense.

La justice de Géorgie avait annulé à la fin novembre cette procédure, mettant un point final à l'ultime inculpation pénale du président américain. "Il n'est pas dans l'intérêt des citoyens de la Géorgie de poursuivre ce dossier pendant encore cinq à dix ans", avait expliqué le nouveau procureur chargé de l'affaire, soulignant que le dossier était "sous assistance respiratoire" depuis des mois.

Appel et pression

"La loi et la justice l'ont emporté dans le grand Etat de Géorgie", s'était félicité le président américain après cette annonce, qualifiant les poursuites de "chasse aux sorcières" et réitérant ses affirmations sans fondement selon lesquelles l'élection de 2020 aurait été "truquée" au profit du démocrate Joe Biden.

L'acte d'accusation tentaculaire visait une série de manoeuvres présumées illégales lors du scrutin dans sept Etats cruciaux, dont la Géorgie.

Au cours d'un appel téléphonique, en janvier 2021, Donald Trump avait notamment demandé à un haut responsable local de "trouver" les 12'000 bulletins de vote qui lui manquaient pour remporter les 16 grands électeurs de Géorgie.

Après son premier mandat (2017-2021), le milliardaire républicain avait également fait l'objet d'enquêtes fédérales pour tentatives illicites d'inverser les résultats de l'élection de 2020 et pour rétention de documents classifiés. Ces enquêtes avaient été abandonnées lorsqu'il a été réélu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Des frappes russes provoquent des coupures d'électricité en Ukraine

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Depuis le début de son invasion de l'Ukraine en 2022, la Russie pilonne sans relâche les infrastructures électriques ukrainiennes avec drones et missiles (archives). (© KEYSTONE/EPA Dnipropetrovsk Regional State Ad/DNIPROPETROVSK REGION)

L'électricité a été coupée dans les régions ukrainiennes de Dnipropetrovsk et Zaporijjia (centre-est) après des frappes massives de drones russes sur des infrastructures, a indiqué le fournisseur d'énergie ukrainien dans la nuit de mercredi à jeudi.

"La plupart des consommateurs des régions de Dnipropetrovsk et de Zaporijjia, y compris les centres régionaux, sont privés d'électricité", a publié le fournisseur Ukrenergo sur le réseau social Telegram vers 23h00 mercredi, heure en Suisse.

"À la suite de l'attaque ennemie, une infrastructure critique qui alimentait en électricité la majeure partie de la région a été endommagée", corrobore le gouverneur de Dnipropetrovsk Vladyslav Gaïvanenko sur Telegram, rapportant que la "situation est difficile".

Le gouverneur de Zaporijjia, Ivan Fedorov, a pour sa part publié un message sur Telegram indiquant que "l'électricité a été rétablie dans les installations clés". "Nous travaillons sans relâche pour rétablir l'électricité chez tous les consommateurs dès que possible", a-t-il ajouté.

Depuis le début de son invasion de l'Ukraine en 2022, la Russie pilonne sans relâche les infrastructures électriques ukrainiennes avec drones et missiles. Mais ces derniers mois, avec l'arrivée des températures négatives, les attaques se sont intensifiées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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