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Économie

Les Européens s'engagent à renforcer leur défense

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Les 27 de l'UE ont approuvé le plan baptisé "réarmer l'Europe" qui vise à mobiliser quelque 800 milliards d'euros pour muscler la défense. (© KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

Déterminés à réagir face au désengagement américain, les dirigeants de l'UE ont affiché jeudi à Bruxelles leur volonté de renforcer les capacités de défense du continent. Ils ont donné leur feu vert au plan de la Commission européenne, baptisé "Réarmer l'Europe".

"Nous allons de l'avant de façon décisive vers une Europe de la défense forte et plus souveraine", s'est félicité Antonio Costa, président du Conseil européen à la fin du sommet exceptionnel.

Les 27 ont donné leur feu vert au plan de la Commission européenne, baptisé "Réarmer l'Europe", qui vise à mobiliser quelque 800 milliards d'euros, soulignant "la nécessité d'accroître substantiellement les dépenses en matière de défense".

Appelant la commission à transcrire rapidement ces idées en propositions concrètes, ils se sont engagés à examiner en priorité la proposition de mettre à disposition quelque 150 milliards d'euros sous forme de prêts.

Parmi les autres pistes, la possibilité pour les Etats membres d'accroître sensiblement leurs dépenses militaires sans que cela soit pris en compte dans le calcul de leur déficit public, en principe limité à 3% de leur produit intérieur brut (PIB).

"Pas seuls"

Dans une illustration frappante des doutes croissants des Européens sur l'attitude des Etats-Unis, le président américain Donald Trump a une nouvelle fois jeudi remis en cause l'engagement américain au sein de l'OTAN.

Estimant que son pays ne devait pas venir au secours de ceux qui, à ses yeux, ne dépensent pas assez pour leur propre défense, il s'est aussi ouvertement interrogé sur le fait de savoir si la France par exemple viendrait en aide aux Etats-Unis.

"Nous avons toujours été là l'un pour l'autre. Nous sommes des alliés loyaux et fidèles", a rétorqué le président français Emmanuel Macron, soulignant que la France éprouvait "respect et amitié" pour les Etats-Unis et leurs dirigeants et était "en droit de réclamer la même chose".

"Nous sommes très reconnaissants de ne pas être seuls. Et ce ne sont pas seulement des mots. Nous le ressentons", avait lancé le président ukrainien à son arrivée à Bruxelles. Dans un contraste saisissant avec l'image d'un Donald Trump menaçant dans le bureau ovale, il était entouré du président du Conseil européen António Costa et de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, qui ont insisté sur leur détermination à soutenir Kiev.

Sans la Hongrie

L'Europe et l'Ukraine sont à un "moment décisif", a martelé cette dernière, promettant de donner aux Ukrainiens "les moyens de se protéger et d'oeuvrer en faveur d'une paix juste et durable". En écho, le chancelier allemand Olaf Scholz a refusé toute paix qui serait "imposée".

Sans surprise, le premier ministre hongrois nationaliste Viktor Orban, ardent soutien de Donald Trump, n'a pas donné son aval aux conclusions écrites sur l'Ukraine, qui ont donc été validées par 26 Etats-membres, et non 27. "Un pays isolé ne crée pas une division", a commenté António Costa.

Ce texte souligne notamment qu'"il ne peut y avoir de négociations sur l'Ukraine sans l'Ukraine".

Dans un contexte géopolitique totalement chamboulé, les initiatives se multiplient. L'émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a annoncé qu'il rencontrerait une délégation ukrainienne la semaine prochaine, à Ryad ou à Jeddah, pour définir "un cadre pour un accord de paix et un cessez-le-feu initial". La rencontre est prévue mardi, a précisé un responsable ukrainien à l'AFP.

"Prudemment optimiste"

Près d'une semaine après la très vive altercation entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, les deux parties manifestent leur volonté de reprendre le dialogue. Selon M. Witkoff, le locataire de la Maison-Blanche a estimé que la lettre rédigée par le chef de l'Etat ukrainien comportait "des excuses" et était "un premier pas très positif".

Quelques heures plus tôt, le secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte s'est dit "prudemment optimiste" sur la tournure que prenait la séquence mouvementée entre l'Ukraine et les Etats-Unis, avant de recevoir chez lui à Bruxelles le président ukrainien.

Londres a de son côté annoncé discuter avec une vingtaine de pays "intéressés" à contribuer à un maintien de la paix dans le cadre d'un éventuel accord avec la Russie. Paris réunira mardi des chefs d'état-major des armées des nations européennes prêtes à garantir un futur arrêt des combats sur le sol ukrainien.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Économie

France: le déficit commercial réduit à 5,6 milliards d'euros

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Le déficit commercial français s'est réduit en avril grâce à une forte hausse des exportations (archives). (© KEYSTONE/EPA/CAROLINE BLUMBERG)

Le déficit commercial de la France s'est réduit de 800 millions d'euros pour s'établir à 5,6 milliards d'euros (5,1 milliards de francs) en avril.

Cela s'explique par une forte hausse des exportations et une réduction des importations en énergie depuis le Moyen-Orient, ont indiqué vendredi les douanes.

Les exportations ont atteint 54,6 milliards d'euros en avril (+1,7 milliard d'euros) tandis que les importations ont progressé plus modérément, à 60,2 milliards d'euros (+900 millions d'euros).

Les livraisons de matériels de transport (+700 millions d'euros), notamment de produits aéronautiques, ainsi que des équipements électriques, électroniques et informatiques (+600 millions) ont été les locomotives des exportations en avril.

Côté importations, les hausses s'expliquent "par la croissance des approvisionnements en hydrocarbures naturels (+400 millions), en produits informatiques, électroniques et optiques (+400 millions), ainsi qu'en produits chimiques, parfums et cosmétiques (+300 millions)".

Après un mois de mars marqué par une forte augmentation (de 1,3 milliard d'euros) du déficit commercial, alourdi par la hausse des prix énergétiques liée à la guerre au Moyen-Orient, les importations depuis cette zone, principalement en énergie, se sont "réduites de moitié" en avril, soulignent les douanes.

Il s'agit de leur niveau le plus bas depuis décembre 2020.

La France a compensé en s'approvisionnant auprès d'autres pays fournisseurs, principalement aux Etats-Unis et en Afrique.

Ainsi, la balance commerciale s'est améliorée avec le Proche et Moyen-Orient (+800 millions) mais s'est détériorée avec l'Afrique (-600 millions) et, dans une moindre mesure l'Amérique (-100 millions).

Au sein de l'Union européenne, les importations sont stables, la baisse des achats depuis l'Allemagne (-600 millions) étant en partie compensée par une hausse depuis l'Italie (+300 millions).

Cumulée sur 12 mois, de mai 2025 à avril 2026, la balance commerciale française "reprend son redressement" à -58,3 milliards d'euros.

Par ailleurs, le solde des transactions courantes, qui intègre la balance des biens, celle des services et des revenus, s'est établi à -200 millions d'euros en avril, se réduisant par rapport à mars (-900 millions d'euros), a indiqué vendredi la Banque de France.

Le déficit des échanges de biens a diminué à 3,9 milliards d'euros, après 4,1 milliards en mars, aidé par l'excédent des échanges de biens hors énergie (+600 millions d'euros) tandis que la facture énergétique demeure élevée et augmente (4,5 milliards d'euros en avril après 4,2 milliards d'euros en mars).

Quant au surplus des échanges de services, il a atteint 4,5 milliards d'euros en avril, en augmentation par rapport au mois précédent (3,9 milliards).

afp/rr

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

SEF 2026: Sergio Ermotti réaffirme sa volonté de rester en Suisse

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Sergio Ermotti a une nouvelle fois démenti les rumeurs de délocalisation du siège d'UBS. (archive) (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

Présent au Swiss Economic Forum (SEF) à Interlaken, le directeur général d'UBS, Sergio Ermotti, a une nouvelle fois démenti les rumeurs de délocalisation et réaffirmé son attachement à la Suisse comme siège du groupe.

"Nous voulons absolument rester en Suisse et y prospérer", a affirmé jeudi Sergio Ermotti au Swiss Economic Forum (SEF) à Interlaken. Selon lui, une UBS forte renforce la Suisse, et une Suisse forte renforce UBS.

Le différend qui oppose le numéro un bancaire suisse à la Confédération concernant le renforcement des fonds propres a alimenté à plusieurs reprises des rumeurs de délocalisation. Alors que le Conseil fédéral exige que les filiales étrangères d'UBS soient intégralement couvertes avec des fonds propres, la banque s'y oppose fermement.

Les premières discussions sur la "Lex UBS" ont débuté au Parlement au niveau des Commissions et le processus démocratique suit désormais son cours. M. Ermotti a souligné qu'UBS entendait contribuer à ce que la décision finale repose sur des faits plutôt que sur "les émotions et les discours alarmistes". Et lorsque le Parlement aura tranché, UBS "acceptera et respectera" sa décision.

Concernant l'initiative populaire de l'UDC "Pas de Suisse à 10 millions!", soumise au vote le 14 juin, le patron de la banque aux trois clés a déclaré "qu'elle n'était pas la bonne solution". Il a toutefois insisté sur la nécessité de prendre au sérieux les préoccupations de la population avant qu'elles ne débouchent sur des initiatives plus radicales.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

SEF 2026: Parmelin pas surpris par l'annonce des droits de douane

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Pour le président de la Confédération Guy Parmelin, l'annonce faite mercredi sur les nouveaux droits de douane américains n'a pas été une surprise. (archive) (© KEYSTONE/EPA/SALVATORE DI NOLFI)

Pour le président de la Confédération Guy Parmelin, l'annonce faite mercredi sur les nouveaux droits de douane américains n'a pas été une surprise. Les négociations entre la Suisse et les Etats-Unis se poursuivent en vue d'obtenir un accord commercial.

"Nous savions que des enquêtes étaient en cours concernant la section 301 de la loi américaine sur le commerce et nous nous attendions à une décision", a déclaré jeudi le ministre de l'Économie lors d'une table ronde à l'ouverture du Swiss Economic Forum (SEF) à Interlaken.

"Nous rejetons les reproches formulés par les Etats-Unis et nous leur avons déjà répondu par écrit", a poursuivi M. Parmelin. Mercredi, les États-Unis ont accentué la pression sur la Suisse au sujet des droits de douane. Se basant sur le reproche de ne pas en faire assez pour lutter contre l'importation de produits issus du travail forcé, Washington a menacé la Suisse et de nombreux autres pays de droits de douane de 12,5%.

Les propositions relatives aux futurs droits de douane américains n'ont pas encore été finalisées. Une période de consultation se déroulera jusqu'au 6 juillet.

La rencontre avec Jamieson Greer

Guy Parmelin a précisé que la rencontre la veille à Paris avec le ministre américain du commerce Jamieson Greer avait été planifiée avant même cette décision. La délégation suisse y a réaffirmé sa position et discuté des arguments américains ayant conduit à ces nouveaux tarifs douaniers.

Lors de son intervention au SEF, le président de la Confédération a rappelé que la Suisse avait déjà pris des mesures pour empêcher l'importation de produits issus du travail forcé. "Les entreprises et les autorités helvétiques veillent scrupuleusement à ce que cela ne se produise pas", a-t-il déclaré.

Au cours de l'entretien avec M. Greer, la question de savoir si une simple annonce d'adaptation de la législation suisse concernant le travail forcé pouvait entraîner une réduction des droits de douane envisagés par les États-Unis a été soulevée. Selon Guy Parmelin, cela a déjà été le cas pour d'autres pays.

Poursuite des négociations

Au total, 54 pays, dont la Suisse, sont visées par des droits de douane de 12,5%. Le taux prévu pour l'Union européenne (UE), le Royaume-Uni et quelques autres États, est de 10%.

"Nous devons garder notre calme et poursuivre les négociations en vue d'un accord commercial. Après tout, les États-Unis aspirent eux aussi à une solution contraignante", a conclu le conseiller fédéral. Interrogé sur la date de conclusion d'un accord douanier avec les États-Unis, il a déclaré: "Une chose est sûre: tout est incertain".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Partners Group: vers un problème plus large dans le crédit privé

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Le président de la société de recherche indépendante AlphaValue, Pierre-Yves Gauthier, livre son point de vue sur les difficultés que rencontre le gestionnaire d'actifs Partners Group avec certains fonds d'investissement. (archive) (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Le président de la société de recherche indépendante AlphaValue, Pierre-Yves Gauthier, livre son point de vue sur les difficultés que rencontre le gestionnaire d'actifs Partners Group avec certains fonds d'investissement dont il y a dû limiter les remboursements.

AWP: Quelle conséquence a l'annonce de Partners Group de limiter les remboursements de certains fonds "Evergreen"?

Pierre-Yves Gauthier: Partners Group est le premier à avoir agi et restreint la liquidité des fonds, mais l'ensemble des entreprises qui gèrent des fonds dans les marchés privés vont être confrontées à la même difficulté. C'est un très mauvais signal pour eux-mêmes et le secteur.

Partners Group aurait souhaité éviter d'être le premier à faire cette communication, mais tout le monde attendait qu'il y ait quelqu'un qui sorte du bois et parle. C'est peut-être aussi une tactique de Partners Group d'être les premiers à annoncer la nouvelle, ce qui crée une forme de respectabilité pour l'entreprise. Et cela crée un problème pour les acteurs qui sont en difficulté dans ce segment. Partner Group est mieux configuré pour absorber ce choc que certains de leurs grands concurrents.

AWP: Quel est le problème avec les fonds "Evergreen"?

P-Y G: La croissance des fonds Evergreen est venue ces dernières années des investisseurs privés, qui présentent une plus grande fragilité structurelle que les investisseurs institutionnels orientés sur le long terme. Les investisseurs privés se retournent facilement.

Depuis environ deux ans, les doutes montent sur la qualité des sous-jacents dans le crédit privé. Depuis le début de l'année, la crise est avérée et l'ensemble des fonds de crédit privé a été obligée de limiter les retraits. Les vibrations sur la classe d'actif du marché privé sont devenues très négatives. Le crédit privé, qui était en zone de croissance, pose désormais des problèmes de valorisation.

Dans un contexte de taux qui montent et d'inquiétudes, un certain nombre d'investisseurs se sont précipités et ont essayé de récupérer leurs fonds. Tous les grands gérants de fonds de crédit privé se sont trouvés confrontés à des retraits très importants.

Partners Group n'est pas très exposé au crédit privé et n'avait pas jusqu'à présent de difficulté dans cette activité. La nouveauté, c'était l'effet d'annonce qu'il représente pour la classe d'actifs, le private equity, sur lesquels ils paraissent les plus solides quand même.

AWP: Existe-t-il un risque d'effet domino vers d'autres acteurs du crédit privé et d'autres classes d'actifs?

P-Y G: Oui, il y a un risque d'effet domino vers d'autres fonds et d'autres acteurs du secteur. La classe d'actifs du marché privé est une classe sur laquelle il y a des interrogations sur la façon dont sont comptabilisées les performances, sur la qualité des sous-jacents, notamment dans le crédit privé.

La Suisse est surexposée dans le marché privé, non seulement avec Partners Group, mais aussi en raison des fonds d'investissement, et d'établissements comme UBS, Julius Bär ou encore EFG. Si cette classe d'actifs recule ou plafonne, cela aura un impact sur les commissions enregistrées par ces acteurs.

AWP: Les difficultés du marché du crédit privé peuvent-elles devenir systémiques et conduire à une crise financière plus large?

P-Y G: Il y a une dimension systémique sur le crédit privé. Ce dernier assure la liquidité des entreprises avec un financement que n'accordent plus les banques. Si ce mécanisme de financement est bloqué, cela peut avoir un effet de plus grande ampleur.

Le crédit privé représente à peu près 2000 milliards de dollars d'encours. C'est énorme à l'échelle d'un pays comme la France ou la Suisse, mais c'est infime à l'échelle globale. Il existe des effets de gâchette qui peuvent transposer les risques à toutes les classes d'actifs. Si les entreprises, qui sont financées en crédit privé, ne sont pas refinancées, elles déposent leurs bilans. Les effets domino sont absolument instantanés.

C'est une crise qui est là depuis probablement deux ans, qui mûrit, mais dont les bulles ne sont pas vraiment visibles, qui ne remontent pas complètement à la surface. S'il y a une crise dans le secteur des crédits privés, cela va réduire la circulation de flux dans ce secteur, mais il ne va pas y avoir de grande explosion. Il y a un effet systémique, mais il n'y a pas de choc systémique.

Les nouvelles pourraient être de plus en plus mauvaises pendant les deux années qui viennent. Avec en point d'orgue, la spéculation sur l'IA. Si ça se passe bien avec l'IA, l'illusion collective va se poursuivre et on va oublier un petit peu la problématique des engagements dans les marchés privés. Si par contre il y a un retour de bâton sur l'IA, on aurait un effet d'écho assez prononcé sur le marché du crédit privé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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