International
France: incertitudes et tensions à trois jours du verdict des urnes
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A trois jours du second tour de législatives historiques, les incidents s'accumulent dans une France sous très haute tension, qui pourrait basculer à l'extrême droite ou devenir ingouvernable faute de majorité claire dimanche.
La crainte d'une arrivée au pouvoir de l'extrême droite, pour la première fois en 80 ans, a poussé jeudi le capitaine de l'équipe de France de foot Kylian Mbappé à prendre de nouveau la parole et à exhorter ses compatriotes à aller voter.
"Il y a vraiment urgence. On ne peut pas mettre le pays entre les mains de ces gens-là, c'est vraiment urgent. On a vu les résultats, c'est catastrophique", a affirmé l'attaquant.
La campagne, qui s'achèvera vendredi, est marquée par une multiplication des accrochages verbaux et physiques. En Savoie, dans les Alpes, la candidate du Rassemblement national (RN, extrême droite) Marie Dauchy a porté plainte après avoir été violemment prise à partie par un commerçant sur un marché. En Isère voisine, l'ancien ministre Olivier Véran a dénoncé jeudi l'agression d'un élu local qui collait des affiches pour sa campagne.
Mercredi soir, c'est la porte-parole du gouvernement Prisca Thevenot, candidate dans la région parisienne, qui a été victime, avec son équipe, d'une agression lors d'une opération de collage d'affiches.
Mobilisation policière
Signe de l'inquiétude ambiante, le gouvernement a annoncé que "30'000 policiers et gendarmes dont 5000 à Paris et sa banlieue" seraient mobilisés dimanche pour la soirée du second tour.
Des témoignages font également état d'une multiplication des incidents et des insultes racistes dans le pays depuis le début de cette campagne, lancée après la dissolution surprise décidée par le président Macron le soir du 9 juin, après la victoire de l'extrême droite aux européennes.
Un député sortant de Bourgogne (centre) a ainsi lâché qu'un "Maghrébin binational" n'avait pas "sa place dans les hauts-lieux" du pouvoir tandis qu'une candidate a jugé "archi faux" que le RN soit raciste en avançant qu'elle-même a "comme ophtalmo un juif et (...) comme dentiste un musulman". Un autre a estimé qu'il n'y avait rien "d'antisémite" à dire que les chambres à gaz seraient un détail de la Seconde Guerre mondiale.
La violence se déploie aussi en ligne. La justice a été saisie après qu'un un site d'ultradroite a appelé à "éliminer" des avocats signataires d'une tribune anti-RN.
Interrogée sur ces dérapages, la figure de proue de l'extrême droite, Marine Le Pen, a fait un distinguo entre "des propos qui sont inadmissibles et qui, très certainement, entraîneront des sanctions" et "des propos qui sont des maladresses" face aux "grands inquisiteurs de la presse".
Les candidats RN sont "des braves gens", a-t-elle lancé.
"Front républicain"
La dynamique en faveur du RN, arrivé en tête du premier tour dimanche dernier, pourrait être freinée par les quelque 200 désistements de candidats de droite, centre-droit et gauche, consentis pour empêcher l'extrême droite de gouverner en France pour la première fois depuis 80 ans.
Ulcérée par ce nouveau "front républicain", Marine Le Pen a dénoncé jeudi la mise en place d'un "parti unique" réunissant "ceux qui veulent conserver le pouvoir contre la volonté du peuple".
L'Association des médecins urgentistes de France (Amuf), entre autres organisations, a appelé jeudi à "faire barrage" à l'extrême droite "pour protéger notre système de santé", après plusieurs tribunes signées de milliers d'autres soignants, inquiets aussi du sort des médecins étrangers en cas de victoire de l'extrême droite.
Selon les derniers sondages, la possibilité pour le RN d'accéder à la majorité absolue de 289 députés semble s'éloigner.
Le Rassemblement national et ses alliés obtiendraient entre 210 et 240 sièges à l'issue du second tour des législatives, selon un sondage de l'institut Ifop paru jeudi.
Mais, partout en France, des électeurs de gauche hésitent à faire une nouvelle fois barrage à l'extrême droite.
"Macron a été élu par des voix de gauche. Il aurait dû faire des concessions à gauche, mais il n'en a fait qu'à droite", regrette Michel, 66 ans, devant un stand de fruits et légumes dans le Calvados, dans l'ouest du pays.
Ancienne institutrice, Claude se résignera à voter pour le camp macroniste, inquiète de ceux qui veulent "essayer" l'extrême droite. "L'isoloir n'est pas une cabine d'essayage", dit-elle.
Malgré ces appels au barrage, le jeune président du RN Jordan Bardella croit à la victoire de son camp, qui le propulserait au poste de Premier ministre à 28 ans.
Pays ingouvernable?
En face, la coalition de gauche du Nouveau Front populaire (NFP) et le camp macroniste (centre-droit) en profitent pour alerter sur le péril de l'extrême droite. Mais, sauf basculement improbable, aucun de ces deux blocs n'obtiendra de majorité claire dimanche, au risque de rendre le pays ingouvernable à un mois des JO de Paris.
Pour échapper à la paralysie, certains responsables du centre-droit et de la gauche envisagent une vaste coalition transpartisane, courante en Allemagne mais inédite en France.
Les contours d'une telle alliance restent toutefois extrêmement flous et sept années de pouvoir macroniste ont creusé de profonds fossés politiques.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
Leverkusen voudrait bien faire dérailler Arsenal
Le Bayer Leverkusen a récemment prouvé qu'il pouvait tenir tête aux équipes de très haut niveau. Contre Arsenal, le club allemand reste outsider mardi en 8e de finale retour de la Ligue des champions.
La devise pour ce choc chez le grand favori londonien a été résumée à la perfection par Robert Andrich. "Nous nous rendons là-bas pour nous qualifier pour le tour suivant. Sinon, nous n'avons qu'à rester chez nous", a déclaré le capitaine du Bayer Leverkusen avant le match retour des 8es de finale de Ligue des champions contre Arsenal.
Les Londoniens, leaders incontestés de Premier League et seule formation invaincue de la compétition-reine, partent nettement favoris mardi. Pourtant, après de récentes bonnes performances, Leverkusen aborde ce match avec confiance.
Compétitif même contre les grands
Lors du 1-1 à l'aller la semaine passée, les Allemands ont raté la victoire de peu sur un penalty controversé, transformé en fin de rencontre par l'ancien de Leverkusen, Kai Havertz. Le récent nul (1-1) obtenu contre le Bayern Munich, leader de Bundesliga, confirme aussi la bonne dynamique du 6e du championnat.
Comparé au début de saison, où le Werkself avait été impuissant face à des cadors comme le PSG (7-2) et le Bayern (3-0), l'équipe de l'entraîneur Kasper Hjulmand semble désormais nettement plus stable. Leverkusen est compétitif, même contre les plus grands poids lourds européens.
Sur les traces de Ballack, Kirsten & cie
L'espoir est de se qualifier pour la première fois depuis 24 ans pour les quarts de finale de la Ligue des champions. En 2002, Michael Ballack, Ulf Kirsten & cie avaient même atteint la finale, perdue 2-1 contre le Real Madrid de Zinédine Zidane.
Face aux Gunners, Leverkusen compte aussi sur les avantages d'un outsider. "Je pense que la pression est énorme sur Arsenal, pas seulement pour passer au tour suivant, mais pour peut-être gagner la Ligue des champions", a déclaré le directeur sportif du Bayer, Simon Rolfes.
Pour le vainqueur de ce choc, la suite du voyage se fera certainement en Norvège. Dans le duel des deux possibles prochains adversaires, l'équipe surprise de Bodö/Glimt a remporté l'aller 3-0 à domicile contre le Sporting.
C'est sur ce même score que le Real Madrid a surpris Manchester City. Chelsea devra également remonter trois buts contre le PSG, tenant du titre, après le 5-2 de la semaine dernière à l'aller.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / dpa
International
Images dénudées par Grok: trois jeunes américaines assignent xAI
Trois adolescentes du Tennessee, aux Etats-Unis, ont déposé lundi une plainte collective contre xAI, la société d'intelligence artificielle d'Elon Musk, accusant son IA Grok d'avoir généré des images pornographiques d'elles à partir de véritables photographies.
Cette action en justice, susceptible de s'étendre à plus d'un millier de victimes mineures, est directement liée à la prolifération, autour du Nouvel An, de montages très réalistes (deepfake en anglais) de femmes et d'enfants dénudés, qui a suscité un tollé mondial et l'ouverture d'enquêtes dans plusieurs pays et en Californie.
La plainte, déposée devant un tribunal fédéral de San José (Californie), cite le cas d'un auteur, depuis lors arrêté, qui a utilisé Grok pour transformer des images ordinaires des jeunes filles, prises sur les réseaux sociaux ou dans des annuaires scolaires, en images sexualisées hyperréalistes.
Ces montages ont ensuite circulé sur les réseaux sociaux X (ex-Twitter), Discord et Telegram, puis migré vers le dark web, servant de monnaie d'échange pour d'autres contenus pédopornographiques, rapporte la plainte.
Trois millions d'images en 11 jours
"Voir ma fille faire une crise de panique en réalisant que ces images avaient été créées et diffusées sans espoir de les effacer a été déchirant", a déclaré la mère d'une d'elles, citée dans le communiqué diffusé par leurs avocates. L'une des plaignantes dit souffrir de cauchemars récurrents. Une autre a besoin d'un accompagnement médical pour dormir et redoute d'assister à sa cérémonie de diplôme.
XAI a "délibérément conçu Grok pour produire des contenus sexuellement explicites à des fins lucratives", sans mettre en place les protections utilisées par les autres grands acteurs de l'IA contre la pédopornographie, dénoncent les avocates.
La plainte est notamment fondée sur deux textes fédéraux américains, la loi Masha qui permet aux victimes de pédopornographie d'obtenir des dommages et intérêts, et la loi sur la protection des victimes de traite des êtres humains.
Les plaignantes réclament des dommages et intérêts et demandent que xAI soit empêchée de permettre ce type de montage.
Selon une étude du Center for Countering Digital Hate (CCDH), Grok aurait généré près de trois millions d'images sexualisées en seulement 11 jours à la fin 2025, dont 23'000 représentaient des mineurs.
Face au tollé, xAI avait restreint à la mi-janvier la génération d'images avec Grok à ses abonnés payant et a assuré bloquer la génération d'images sexualisées "au sein des juridictions où cela est illégal".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Argentine: l'affaire de la monnaie $LIBRA revient hanter Milei
L'affaire d'une monnaie numérique que le président argentin Javier Milei avait promue sur le réseau social X en 2025 revient hanter l'exécutif argentin, après de nouvelles révélations de presse. Des députés veulent réactiver une enquête parlementaire.
En février 2025, Javier Milei avait relayé sur X un projet de cryptomonnaie, la $LIBRA, avant de se rétracter quelques heures plus tard. Entretemps la monnaie avait bondi puis s'était effondrée.
Selon les travaux d'une commission d'enquête parlementaire, plus de 114'000 portefeuilles virtuels avaient subi des pertes dans l'opération, 500 d'entre eux pour plus de 100'000 dollars américains, tandis qu'à l'inverse 36 ont gagné plus d'un million chacun.
Cette commission, présidée par l'opposition, a conclu dans son rapport en novembre à une "escroquerie présumée". Mais son pouvoir étant limité, elle avait demandé au Parlement d'évaluer si M. Milei avait commis "un manquement".
Le président Milei s'est toujours défendu d'avoir "promu" la cryptomonnaie, plaidant qu'en tant que "techno-optimiste", il avait voulu donner de la visibilité à un projet susceptible de financer des PME argentines du secteur de la technologie. Il s'était ensuite rétracté, réalisant n'être "pas au courant des détails".
Cinq millions de dollars
Mais ce week-end, le quotidien La Nacion a publié des extraits de messages présumés entre un entrepreneur lobbyiste des monnaies numériques, connu de M. Milei, et un promoteur américain de la $LIBRA.
Selon la presse, une expertise du téléphone de ce lobbyiste, Mauricio Novelli, indiquerait que certains des échanges porteraient sur un "accord" présumé pour un soutien de M. Milei au projet de $LIBRA, moyennant une somme de 5 millions de dollars.
Enfin, l'expertise aurait révélé des échanges téléphoniques entre Mauricio Novelli, Javier Milei et sa soeur Karina, secrétaire générale de la présidence, dans les heures précédant le lancement de la $LIBRA. Ces échanges n'ont, pour l'heure, pas été confirmés de source judiciaire.
"Mafia médiatique", a laconiquement commenté sur X Javier Milei. Mais pour le président de l'ex-commission parlementaire Maximiliano Ferraro, les dernières révélations attestent "une trame de coordination directe entre les opérateurs du monde de la cryptomonnaie, des opérateurs très marginaux, et le cercle proche du président". Il n'y a "rien d'improvisé ni d'accidentel" de sa part, estime-t-il.
La commission avait remis en novembre ses conclusions à la justice pour alimenter l'enquête pénale en cours sur l'affaire. Mais lundi, le député Ferraro a indiqué à la presse vouloir déposer plainte contre le procureur enquêteur pour "obstruction" et "possible dissimulation".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
L'armée israélienne dit frapper Téhéran et Beyrouth
L'armée israélienne a annoncé mardi à l'aube être en train de bombarder Téhéran et des positions de la milice armée libanaise chiite Hezbollah à Beyrouth, au 18e jour de guerre. Peu avant, l'Iran avait tiré une nouvelle salve de missiles sur l'Etat hébreu.
Israël a "lancé une vague de frappes à grande échelle contre les infrastructures du régime terroriste iranien à Téhéran", a écrit l'armée israélienne sur le réseau social Telegram, ajoutant avoir également "lancé une nouvelle vague de frappes contre les infrastructures terroristes du Hezbollah à Beyrouth".
Des missiles tirés depuis l'Iran vers Israël avaient été détectés peu avant par l'armée israélienne. "Les systèmes de défense sont en action pour intercepter cette menace", a-t-elle écrit sur Telegram. Elle a demandé aux habitants des régions visées de se mettre à l'abri.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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