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Grande fête zouloue: le roi adoubé par le président sud-africain

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Le nouveau roi MisuZulu ("celui qui renforce le peuple zoulou"), reconnu rapidement par le président Ramaphosa, est né de la favorite et troisième femme du défunt roi. (© KEYSTONE/AP)

Jour de joie en pays zoulou: dans un stade de football, des dizaines de milliers de guerriers en peaux de bêtes et de femmes en perles colorées sont venus fêter leur nouveau roi traditionnel, officiellement adoubé samedi par le président de l'Afrique du Sud.

Sur un trône en peau de léopard, coiffé d'un bandeau et d'une élégante plume sur le front, le roi Misuzulu a été béni par le chef de l'église anglicane sud-africaine, qui lui a oint le front d'huile sacrée.

"Tous vos ancêtres sont là, votre Majesté", a ensuite déclaré le président Cyril Ramaphosa, en sobre costume de ville. Il a rappelé la bravoure légendaire des Zoulous: "Pendant de nombreux siècles, cette nation courageuse a résisté aux envahisseurs étrangers".

Il lui a remis le certificat de reconnaissance officielle, saluant le nouveau roi de la monarchie traditionnelle la plus riche et la plus influente du pays. "Notre roi est désormais officiellement le roi des Zoulous et le seul roi de la nation zouloue", a-t-il déclaré sous les applaudissements.

Dans la jeune démocratie aux onze langues officielles, souverains et chefs traditionnels sont reconnus par la Constitution.

1er couronnement depuis un demi-siècle

Le "couronnement", c'est le terme utilisé largement dans le pays - le premier depuis plus d'un demi-siècle et le premier depuis la fin de l'apartheid -, intervient à l'issue d'âpres querelles de succession au sein de la famille royale.

L'immense foule joyeuse chante, lance des youyous et danse. Guerriers "amaButho" torses nus, munis de lances et de boucliers, miment la guerre. Des jeunes filles seins nus, en jupettes aux couleurs vives, défilent sur la pelouse en levant haut le genou pour taper le pied au sol.

"On est contents, tellement heureux, on est derrière le roi à 100%!", clame à l'AFP Londolo Zungu, une femme de 49 ans. Toutes les chaînes sud-africaines, speakerines sur fond léopard, diffusent en direct l'événement tant attendu.

Système toujours patriarcal

Misuzulu Zulu, 48 ans, a succédé à son père Goodwill Zwelithini, décédé en mars 2021 après un très long règne qui a traversé deux décennies du régime raciste de l'apartheid avant de voir naître une démocratie multiraciale.

Le nouveau roi MisuZulu ("celui qui renforce le peuple zoulou"), reconnu rapidement par le président Ramaphosa, est né de la favorite et troisième femme du défunt roi. La première épouse a contesté la succession devant les tribunaux, qui l'ont déboutée.

Maintenant que "le gouvernement a reconnu Misuzulu comme le roi du peuple zoulou, il sera plus que protégé, la maison royale sera prise en charge, la sécurité du roi assurée", décrypte l'historien zoulou Khaya Ndwandwe.

Grande influence morale

Le titre de roi ne confère pas de pouvoir exécutif mais le monarque exerce une grande influence morale sur plus de 11 millions de Zoulous, près d'un cinquième des Sud-Africains, toujours enthousiastes pour défendre et célébrer leur culture.

Parmi les milliers rassemblés dans le stade Moses Mabhida de 85'000 places à Durban, troisième ville du pays sur l'océan Indien, figurait Mswati III, le monarque absolu de l'Eswatini voisin, qui est l'oncle du nouveau roi zoulou. Mais aussi les anciens présidents sud-africains Thabo Mbeki et Jacob Zuma.

La renommée du peuple zoulou repose originellement sur les exploits de Chaka, créateur d'une armée qui, à la fin du XIXe siècle, remporta une bataille contre l'Empire britannique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Fraude fiscale: 10 mois de prison avec sursis pour Isabelle Adjani

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Isabelle Adjani s'est décrite comme phobique administrative."Je vais être honnête, je n'ai jamais rempli une fiche d'impôt. Et heureusement, car ça aurait été désastreux", avait-elle plaidé lors du procès (archives). (© KEYSTONE/EPA/SEBASTIEN NOGIER)

Rejugée à Paris pour fraude fiscale aggravée et blanchiment, Isabelle Adjani a été condamnée mercredi à 10 mois d'emprisonnement avec sursis et à une amende de 10'000 euros.

La cour d'appel de Paris a confirmé la culpabilité de l'actrice de "La reine Margot", mais a largement réduit la peine prononcée en première instance: en décembre 2023, elle avait été condamnée à deux ans d'emprisonnement avec sursis et 250'000 euros d'amende.

"Tout ça pour ça, la sanction pénale est drastiquement diminuée", a estimé David Lepidi, l'un des avocats d'Isabelle Adjani, qui s'est dit "extrêmement soulagé" par la décision de la cour d'appel, tout en annonçant se pourvoir en cassation.

L'artiste de 71 ans, deux fois nommée aux Oscars pour "L'histoire d'Adèle H." (1975) et "Camille Claudel" (1988), a été reconnue coupable de s'être domiciliée fictivement au Portugal en 2016 et 2017, d'avoir dissimulé une donation en prêt en 2013 et d'avoir fait transiter une somme via les Etats-Unis en 2014.

"Phobie administrative"

Lors de son procès en appel, début avril, la star, phobique administrative selon ses dires, avait dénoncé les agissements de l'un de ses conseillers fiscaux, qui avait promis de "remettre de l'ordre dans ses affaires".

"Faussement, comme tous les prédateurs que j'ai eu la chance de croiser sur ma route", selon l'actrice, qui s'était estimée "punie d'avoir été volée" et "coupable d'être victime".

"Je vais être honnête, je n'ai jamais rempli une fiche d'impôt. Et heureusement, car ça aurait été désastreux", avait-elle plaidé, se défendant d'être "une voleuse". Non sans émotion, elle s'était décrite comme une "proie idéale", "victime d'escroqueries successives" bien au-delà du cadre fiscal.

A la barre, l'actrice aux cinq César s'était dite "dépourvue de cette capacité à 'stratégiser'" une fraude fiscale: "J'en suis incapable, je ne sais pas compter, je m'en fous d'avoir quoi que ce soit."

"Il est évident qu'elle était résidente en France avec une résidence non habituelle au Portugal", avait fait valoir Ralph Boussier, l'avocat de l'administration fiscale française. "C'est une personne qui a l'essentiel de ses centres d'intérêt en France, elle doit déclarer en France", avait-il conclu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Suède: Google condamné à verser 1,3 milliard d'euros à Klarna

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Google a été condamné en Suède pour avoir favorisé illégalement son propre service de comparaison de prix durant des années (archives). (© KEYSTONE/AP/MICHEL EULER)

Un tribunal suédois a condamné mercredi Google à verser 14,3 milliards de couronnes (1,2 milliard de francs) au comparateur de prix Pricerunner, détenu par le groupe suédois de services financiers Klarna.

Le tribunal des brevets et de la concurrence de Stockholm a jugé que "Pricerunner est considéré comme ayant subi un préjudice du fait que Google a, pendant de nombreuses années, favorisé illégalement son propre service de comparaison de prix".

Pricerunner, qui avait intenté son action en justice en 2022, avait réclamé "des dommages-intérêts nettement plus élevés, mais n'a pas entièrement obtenu gain de cause", selon le communiqué du tribunal.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Mort de Victor Willis, le policier du groupe disco Village People

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Le chanteur des Village People Victor Willis (ici en 1979) est décédé à l'âge de 74 ans. (© KEYSTONE/AP CANT STOP PRODUCTIONS)

Il était le solide barbu en uniforme de police, ou parfois l'officier de marine. Victor Willis, leader du groupe disco iconique des années 1970 Village People, est mort à l'âge de 74 ans.

Le musicien, né au Texas en 1951, était le chanteur principal et le coauteur des plus grands succès du groupe, notamment le tube planétaire Y.M.C.A (pour "Young Men's Christian Association", une association de jeunesse chrétienne).

Un bref message de son épouse a annoncé sa mort mercredi, sur les comptes du groupe sur les réseaux sociaux. "C'est avec une profonde tristesse que je dois annoncer le décès de mon mari, VICTOR WILLIS", a-t-elle écrit, en évoquant "une maladie courte, mais agressive".

Les débuts du groupe appartiennent à la légende. Willis est découvert par les producteurs Jacques Morali et le producteur Henri Belolo, tous deux Français. Il interprète avec des chanteurs de studio quatre chansons qui s'installent sur les ondes et lui valent une pluie d'invitations sur les plateaux de télévision.

Une première formation est montée, selon le site officiel du groupe. Puis une petite annonce paraît : "Cherche genre macho pour le plus grand groupe de disco du monde. Danse et moustache obligatoires". L'archétype masculin parfait. Un mythe est né.

En 1979 vient la première tournée mondiale. Le site indique que Village People, hommage au quartier Greenwich Village à New-York, a vendu 100 millions d'albums.

Willis quitte le groupe aux débuts des années 1980, aux prises notamment avec des problèmes de toxicomanie. Le chanteur avait plaidé coupable de détention de cocaïne devant un tribunal de San Francisco, en 2006.

Il reprend en 2017 les rênes de la formation déguisée la plus connue de la planète pour le ramener sur la route des tournées, après avoir bataillé pour récupérer les droits de sa chanson, rappelle mercredi le magazine Variety.

En 2020, Y.M.C.A. est inscrit au National Recording Registry de la Bibliothèque du Congrès américain et la chanson entre au Grammy Hall of Fame.

L'hymne gay adopté par Trump

Hymne gay dès sa sortie en 1978, le tube "Y.M.C.A." a lui même connu une destinée étrange en connaissant une seconde vie aussi inattendue qu'iconoclaste : il avait été récupéré par Donald Trump, avec l'aval du groupe, reniant sa signification originelle.

La célèbre chanson disco est devenue associée à la victoire du candidat républicain pour son second mandat. Ce dernier, à plusieurs reprises, a esquissé quelques pas de danse au rythme de l'hymne, entouré du groupe star des années 1970.

Le titre, co-composé par Victor Willis, incarnait pourtant à l'origine un hymne de la communauté homosexuelle masculine. Entre codes gays et costumes stéréotypés, son refrain évocateur ne dupait personne: "C'est amusant de séjourner au Y.M.C.A./Ils ont tout pour que les jeunes hommes s'amusent/Tu peux passer du temps avec tous les garçons".

Des paroles aux antipodes des positions conservatrices du locataire de la Maison-Blanche.

"Y.M.C.A." n'est pas un hymne gay, s'était défendu ensuite son parolier, annonçant en décembre 2024 qu'il poursuivrait ceux qui prêteraient cette signification à la chanson.

"Laissons une chance au président Trump, indépendamment de ce que vous avez pu penser de lui dans le passé. Voyons ce qu'il va faire à l'avenir et, s'il prend des mesures pour restreindre les droits des LGBTQ, les Village People seront les premiers à s'exprimer", avait-il écrit sur Facebook.

Le tube avait déjà été utilisé lors des meetings républicains en 2020, ce que son co-auteur n'avait pas apprécié.

Après son revirement et sa réponse favorable à l'invitation de Donald Trump de participer à son investiture, les critiques ont plu.

"Village People se produira aussi bien pour les démocrates que pour les républicains. Nous ne sommes pas un groupe politique. Nous ne l'avons jamais été et nous ne le serons jamais, même si certains d'entre vous essaient de nous faire passer pour tels", avait rétorqué Willis.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Bruno Genesio nommé entraîneur de Marseille

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Bruno Genesio, ici lors de la défaite de Lille face à YB en décembre, reprend les rênes de l'OM. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'Olympique de Marseille a un nouvel entraîneur. Le club phocéen a annoncé mercredi dans un communiqué avoir nommé Bruno Genesio, ancien coach de Lyon, Lille ou Rennes.

Genesio, 59 ans, remplace Habib Beye, dont l'OM avait annoncé le départ mardi après seulement quatre mois en poste. "En choisissant de rejoindre l'Olympique de Marseille, Bruno Genesio montre son adhésion au projet porté par le club et son ambition de bâtir un groupe capable de s'inscrire durablement parmi les références du football français et européen", a écrit l'OM dans son communiqué.

Depuis plusieurs semaines déjà, le dossier Genesio à l'OM était annoncé comme réglé, ou presque, par plusieurs médias sportifs. Mais le club marseillais avait plusieurs urgences: ses passages devant la DNCG et l'instance de contrôle de l'UEFA ainsi que les discussions liées à la résiliation du contrat d'Habib Beye.

Alors que tous les clubs de L1 ont annoncé depuis longtemps leur date de reprise d'entraînement, l'OM était donc à la traîne mais va désormais pouvoir se mettre en ordre de marche.

"J'ai choisi de rejoindre l'Olympique de Marseille parce que j'ai été séduit par le défi qui m'a été présenté. L'OM est un club unique, avec une histoire exceptionnelle, une identité forte et des supporters dont la passion est reconnue bien au-delà de ses frontières", a déclaré Genesio, cité dans le communiqué du club.

Le technicien qui est donc chargé de lancer la transformation et la reconstruction de l'OM va diriger son quatrième club de L1, après avoir déjà occupé les bancs de Lyon (2015-2019), Rennes (2021-2023) et Lille (2024-2026), qu'il vient de quitter après deux saisons probantes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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