International
Préparatifs à Rafah pour le passage de l'aide internationale à Gaza
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Privés de tout au 14e jour de la guerre entre Israël et le Hamas palestinien, les Gazaouis assiégés et bombardés attendent désespérément vendredi l'entrée de premiers convois d'aide internationale, une question pour eux "de vie ou de mort", selon les Nations unies.
Israël a par ailleurs confirmé dans la soirée l'arrivée sur son sol de deux otages américaines du Hamas, une mère et sa fille. Le mouvement islamiste avait plus tôt annoncé leur libération, une première, pour des "raisons humanitaires, suite à "une médiation du Qatar", pays dont il est réputé proche, qui les a ensuite remises à la Croix rouge.
Les deux femmes "ont été libérées des mains de l'organisation terroriste Hamas" et se "dirigent vers un point de rendez-vous" au centre du pays "où les attendent les membres de leur famille", a indiqué dans un communiqué le bureau du Premier ministre, Benjamin Netanyahu.
Plus de 1400 personnes ont été tuées le 7 octobre en Israël par les hommes du Hamas, en majorité des civils fauchés par balles, brûlés vifs ou morts de mutilations le jour de l'attaque du mouvement islamiste palestinien, selon les autorités israéliennes. Environ 1500 combattants du Hamas ont été tués dans la contre-offensive ayant permis à Israël de reprendre le contrôle des zones attaquées, selon l'armée israélienne.
Le Hamas a enlevé 203 otages parmi lesquels des étrangers de plus d'une vingtaine de pays, selon l'armée israélienne, qui a estimé vendredi que "la majorité" d'entre eux étaient "vivants".
Côté palestinien, 4137 personnes ont été tuées dans la bande de Gaza, selon le ministère de la Santé du Hamas, qui contrôle le territoire depuis 2007. Au milieu des décombres laissés par les bombardements, les 2,4 millions d'habitants y manquent d'eau, nourriture, médicaments et électricité, et plus d'un million d'entre eux ont été déplacés.
"Il faudrait 2000 camions"
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est rendu vendredi du côté égyptien du terminal de Rafah, demandant que l'aide puisse entrer au plus vite, car elle fera "la différence entre la vie et la mort pour tellement de monde à Gaza".
"La première cargaison est censée arriver demain (samedi) au plus tôt", a estimé Martin Griffiths, chargé des situations humanitaires d'urgence à l'ONU.
A Washington, le président américain Joe Biden a estimé vendredi que "les 20 premiers camions" d'aide entreraient "dans les prochaines 24 à 48 heures", après la nécessaire réparation de routes.
Israël, qui a imposé un strict siège au territoire palestinien, a autorisé, à la demande des Etats-Unis, l'entrée d'aide via le poste frontière de Rafah, seule issue de Gaza sur le monde qu'il ne contrôle pas. A condition qu'elle n'arrive qu'aux "civils".
Des files de dizaines de camions serpentent à la frontière égyptienne.
Mais l'accord conclu par le président américain, Joe Biden, et l'Egypte pour autoriser l'entrée de 20 camions n'est qu'une "goutte d'eau dans l'océan des besoins", a mis en garde à Genève, le directeur des urgences de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). "Il faudrait 2000 camions", a déclaré Michael Ryan.
"Tsahal prête à l'attaque"
Des dizaines de Palestiniens binationaux attendent aussi en vain du côté palestinien de Rafah de pouvoir sortir de Gaza.
"Il n'y a pas de nourriture, rien à boire. Qu'allons nous faire?", s'exaspère Mahmoud al-Attar, un Néerlandais de 70 ans qui attend avec sa femme et cinq enfants. Ghazal, une fillette de sept ans, veut rejoindre la Suède "parce que tous les enfants meurent ici".
Israël, qui a juré d'anéantir le Hamas, se prépare toujours à une offensive terrestre à Gaza après l'attaque la plus meurtrière de ses 75 ans d'histoire. Vêtu d'un gilet pare-balles, le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a rendu visite aux troupes massées près de Gaza, les exhortant à "se battre comme des lions".
A terme, Israël envisage parmi les scénarios possibles de "remettre les clés" de la bande de Gaza à une partie tierce qui pourrait être l'Egypte, sans aucune garantie que le Caire accepte ce scénario repoussé depuis des décennies, a affirmé une source au ministère des Affaires étrangères israélien à l'AFP.
Cette escalade militaire risque d'être "tout simplement catastrophique", a averti vendredi le haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi.
Village évacué
Les craintes d'un embrasement régional mobilisent toujours la diplomatie internationale. Et les Etats-Unis ont déployé deux porte-avions en Méditerranée orientale, pour dissuader l'Iran ou le Hezbollah libanais, tous deux alliés du Hamas, de s'impliquer dans le conflit.
Un destroyer américain "opérant dans le nord de la mer Rouge" a abattu jeudi trois missiles sol-sol et plusieurs drones "se dirigeant potentiellement vers des cibles en Israël" et lancés par les rebelles Houthis au Yémen, a annoncé le Pentagone.
La Russie a elle demandé vendredi à ses citoyens de ne pas se rendre en Israël, au Liban, en Jordanie et dans les territoires palestiniens.
Dans le nord d'Israël, les soldats sont partout, se préparant à l'éventualité d'un second front, après la recrudescence des échanges de tirs à la frontière entre l'armée israélienne et le Hezbollah pro-iranien.
"Il y a une quantité de forces énormes déployées ici, que je n'ai jamais vue", affirme à l'AFP un réserviste sur place.
Mesure rarissime, les autorités ont annoncé vendredi l'évacuation des 25'000 habitants de Kiryat Shmona, ville limitrophe du Liban.
Jour de prière
La colère gronde toujours aussi dans les pays arabes, où vendredi, jour de prière pour les musulmans, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté d'Egypte à la Jordanie en passant par Tunis ou Bahreïn, pour soutenir les Palestiniens et dénoncer un soutien occidental à Israël.
Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et le roi Abdallah II de Jordanie, deux acteurs clés du Moyen-Orient, ont averti que le conflit pourrait s'étendre et condamné ce qu'ils ont qualifié de "punition collective" infligée aux Gazaouis.
L'ONG Human Rights Watch a appelé de son côté les pays occidentaux à condamner "le brutal mépris d'Israël pour la vie des civils à Gaza", en application des principes universels invoqués à l'encontre "des atrocités russes en Ukraine et des atrocités du Hamas en Israël".
L'Egypte sera hôte samedi d'un "sommet pour la paix", auquel participeront plusieurs chefs d'Etat ou de gouvernement, ainsi que le président du Conseil européen, Charles Michel.
Israël et le Hamas continuent aussi de se renvoyer la responsabilité de frappes meurtrières sur la bande de Gaza, la dernière en date ayant touché une église jeudi en fin de journée. Selon le ministère palestinien de l'Intérieur contrôlé par le Hamas, 16 personnes y ont été tuées.
L'armée israélienne a reconnu vendredi avoir mené la veille un raid aérien dans le secteur pour "attaquer le centre de commandement et de contrôle d'un terroriste du Hamas impliqué dans des tirs de roquettes et de mortiers vers Israël".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
Valverde se rit de Man City, le PSG prend une option
Le Real Madrid et le PSG sont bien partis pour se qualifier pour les quarts de la Ligue des champions. Les Espagnols ont dominé Manchester City 3-0 alors que les Français ont dominé Chelsea 5-2.
Pas de Mbappé, pas de problème pour ce huitième de finale aller. Le Real a réussi une première mi-temps parfaite pour mettre Manchester City groggy sous les yeux du Français blessé à un genou.
Et un homme a décidé d'enfiler son costume de super-héros, c'est l'Uruguayen Federico Valverde. Le milieu de terrain s'est montré irrésistible lors des 45 premières minutes. Il a signé un triplé en 22 minutes avec l'ouverture du score à la 20e, le 2-0 à la 27e et un 3-0 magnifique après un petit coup du sombrero sur un Citizen dans la surface.
Les Madrilènes auraient pu saler l'addition en deuxième mi-temps si Vinicius n'avait pas buté sur Donnarumma lors de son penalty de la 58e. Les joueurs de Pep Guardiola devront donc sortir le grand jeu s'ils ambitionnent de se qualifier pour les quarts. Ils auraient pu réduire la marque à la 74e mais Courtois a sorti un arrêt du pied décisif.
Kvaratskhelia décisif
Au Parc des Princes, le tenant du titre a attendu les derniers instants pour véritablement prendre le large. Mais le tournant du match fut certainement le 3-2 de Vitinha à la 74e après une horreur de dégagement du portier Jörgensen qui a donné le ballon à Barcola pour finalement le voir arriver sur le pied du Portugais qui a ajusté un petit lob pour redonner l'avantage aux Parisiens.
Car bien que Paris dominait, on sentait Chelsea tout à fait capable d'aller marquer. Et puis à la 86e, Kvaratskhelia y est allé d'une somptueuse frappe enroulée du droit pour donner deux longueurs d'avance au PSG. Le Géorgien a ensuite ajouté un cinquième but dans les arrêts de jeu pour ce qui sera sûrement le but de la qualification pour les Parisiens.
Arsenal se contente d'un nul
Auteur du parcours parfait en phase de groupe, Arsenal s'est montré poussif sur la pelouse de Leverkusen. Les Anglais ont arraché un nul en fin de rencontre (1-1) grâce à un penalty de Kai Havertz.
Dans six jours, les hommes de Mikel Arteta devront afficher un visage plus conquérant et seront dans l'obligation de s'imposer sur leur pelouse de l'Emirates, pour passer en quarts de finale d'une compétition dont ils font figure de favoris après leurs huit victoires en huit matches pendant la phase de groupe.
Dans le quatrième et dernier match de la soirée, Bodo/Glimt a dominé le Sporting 3-0.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Bencic stoppée en huitième de finale
Belinda Bencic (WTA 12) a été stoppée en 8es de finale du WTA 1000 d'Indian Wells mercredi. La St-Galloise a subi la loi de Jessica Pegula (WTA 5).
La championne olympique 2021 s'est inclinée 6-3 7-6 (7/5) devant l'Américaine, lauréate du récent WTA 1000 de Dubai et victorieuse d'un huitième match consécutif mercredi dans le désert californien. Elle n'a donc pas à rougir de cette défaite, même si elle avait gagné leurs quatre précédents affrontements.
La joueuse de Suisse orientale a été nettement dominée pendant un set et demi, même si elle a bien commencé le match en prenant le service de l'Américaine. Mais elle a malheureusement enchaîné en perdant quatre jeux d'affilée. Pegula a conclu le premier set sur son engagement et sur sa quatrième balle de set. Dans la deuxième manche, Bencic a cette fois enlevé les deux premiers jeux de la manche avant de perdre les quatre suivants. Mais en se battant, la St-Galloise a pu arracher le tie-break. Là aussi elle est revenue de 3-6 à 5-6 avant de céder sur la troisième balle de match après 1h49 de jeu.
Belinda Bencic peut désormais mettre le cap vers la Floride pour y disputera le WTA 1000 de Miami (17-29 mars). Un tournoi dans lequel elle n'a que rarement brillé, à l'exception de l'édition 2022 lors de laquelle elle avait atteint les demi-finales.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Le Conseil de sécurité exige "la cessation" des attaques iraniennes
Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté mercredi une résolution très ferme contre Téhéran. Il a réclamé la "cessation immédiate" de ses attaques contre les Etats du Golfe et la Jordanie, sans mentionner celles d'Israël et des USA contre la République islamique.
Le représentant de l'Iran dans l'enceinte onusienne a dénoncé un "détournement" de l'institution par les Etats-Unis, qui préside le Conseil de sécurité, et ses alliés. "L'adoption d'aujourd'hui constitue un sérieux revers pour la crédibilité du Conseil et laisse une tache indélébile sur son bilan", a déploré Amir Saeid Iravani.
Treize pays ont voté pour ce texte, porté par Bahreïn avec les autres membres du Conseil de coopération du Golfe (Arabie Saoudite, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar) ainsi que la Jordanie, et deux se sont abstenus: la Russie et la Chine.
La résolution a également bénéficié du rare soutien d'une large majorité des pays membres de l'ONU (135 sur 195).
Alors que les Etats du Golfe sont la cible de nombreuses frappes iraniennes depuis le début du conflit, elle "condamne dans les termes les plus fermes" ces attaques et exige leur "cessation immédiate".
Le texte dénonce en outre "toute action ou menace" de l'Iran "visant à fermer, entraver ou interférer de quelque manière que ce soit avec la navigation internationale dans le détroit d'Ormuz".
Actions d'Israël et des USA ignorées
Désignant uniquement les actions de l'Iran, il ne mentionne pas celles des Etats-Unis et Israël, qui ont ouvert les hostilités le 28 février par une large campagne de frappes contre la République islamique.
"Ce soutien massif de la communauté internationale reflète une prise de conscience collective du danger que représente l'attaque injustifiée de l'Iran contre nos pays", s'est félicité le représentant à l'ONU de Bahreïn, Jamal Alrowaiei.
"La stabilité et la sécurité de la région" sont essentielles dans une zone qui est une "artère vitale pour l'économie mondiale et un corridor essentiel pour le commerce mondial et la sécurité énergétique", a-t-il poursuivi.
"L'Iran doit entendre ce message puissant de la communauté internationale et du Conseil de sécurité" et "cesser d'alimenter l'escalade de ce conflit", a pour sa part estimé le représentant français à l'ONU, Jérôme Bonnafont.
Texte "extrêmement déséquilibré"
L'ambassadeur russe au Conseil de sécurité, Vassily Nebenzia, a dénoncé un texte "extrêmement déséquilibré".
"Parler des attaques contre les pays de la région en faisant abstraction des causes profondes de l'escalade actuelle, notamment l'agression des Etats-Unis et d'Israël contre la République islamique d'Iran, est impossible et inéquitable", a-t-il lancé.
Appel à la désescalade Israël-Hezbollah
Dans la matinée, une vingtaine d'Etats soutenant la force de maintien de la paix de l'ONU au Liban, ainsi que la sous-secrétaire générale des Nations unies Rosemary DiCarlo, avaient appelé dans la même enceinte à une "désescalade" entre le Hezbollah et Israël.
La guerre entre Israël et le mouvement pro-iranien a fait en dix jours 634 morts au Liban - dont 91 femmes et 47 enfants - ainsi que 1586 blessés, selon le ministre libanais de la Santé. Le total de déplacés enregistrés auprès des autorités s'élève à 816'000.
"Respecter la souveraineté libanaise"
Au nom de la vingtaine d'Etats, Jérôme Bonnafont a exhorté Israël "à respecter la souveraineté libanaise et son intégrité territoriale", tout en condamnant "la décision irresponsable du Hezbollah de se joindre aux attaques iraniennes contre Israël".
Le chef des opérations humanitaires de l'ONU, Tom Fletcher, a demandé aux Etats engagés dans le conflit de protéger les civils et les infrastructures civiles "dans toute la région", ainsi qu'à la communauté internationale de "financer généreusement" la réponse humanitaire.
Il a aussi souhaité "une diplomatie stratégique, calme, rationnelle et porteuse d'espoir". "Chaque fois que vous entendez les puissants attaquer l'ONU, demandez-vous ce qu'ils ont gagné en nous affaiblissant", a poursuivi M. Fletcher, dans un contexte de critiques répétées du président américain Donald Trump à l'encontre des Nations unies.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
Arsenal arrache le nul à Leverkusen (1-1) en 8es de finale aller
Auteur du parcours parfait en phase de groupe, Arsenal s'est montré poussif en 8e de finale aller de la Ligue des champions à Leverkusen. Les Anglais ont arraché un nul en fin de rencontre (1-1).
Dans six jours, les hommes de Mikel Arteta devront afficher un visage plus conquérant et seront dans l'obligation de s'imposer sur leur pelouse de l'Emirates, pour passer en quarts de finale d'une compétition dont ils font figure de favoris après leurs huit victoires en huit matches pendant la phase de groupe.
Mercredi soir, Arsenal s'en est remis à deux de ses entrants en jeu en fin de seconde période, Noni Madueke et Kai Havertz. Le premier a provoqué un penalty très généreusement accordé sur une faute de Malik Tillman avec un très léger contact dans son tacle dans la surface de réparation. Kai Havertz a transformé le penalty pour éviter à Arsenal une première défaite cette saison en C1.
Dominateurs pendant les vingt premières minutes de la rencontre, les coéquipiers de Bukayo Saka ont trouvé la transversale de Janis Blaswich par Gabriel Martinelli.
Mais c'est ensuite le Werkself qui a pris le contrôle de la rencontre, ouvrant logiquement la marque en tout début de seconde période. Au retour des vestiaires, Leverkusen a pris Arsenal à son propre jeu, sur un corner parfaitement tiré par l'Espagnol Alejandro Grimaldo, qui a trouvé au second poteau son capitaine Robert Andrich (46e).
L'entrée de Noni Madueke à la place d'un Saka transparent à l'heure de jeu a un peu dynamisé l'animation offensive d'Arsenal, mais les attaques des Gunners ont manqué de rythme pour déstabiliser la défense de Leverkusen.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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