International
La Russie reprend ses frappes massives sur l'Ukraine
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La Russie a lancé pendant la nuit de lundi à mardi sa "plus puissante" attaque de drones et de missiles sur l'Ukraine depuis le début de l'année. Des centaines de milliers de personnes se retrouvent sans chauffage par un froid glacial, à la veille de négociations.
Ces frappes ont eu lieu quelques heures avant l'arrivée à Kiev du secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte. S'exprimant devant le Parlement ukrainien, celui-ci a estimé qu'elles ne témoignaient "pas d'un réel sérieux envers la paix" de la part de Moscou
Le président américain, Donald Trump, a simplement fait savoir, via sa porte-parole Karoline Leavitt, qu'il n'était "pas surpris" par ces bombardements. S'exprimant dans le bureau ovale, le milliardaire républicain a ensuite déclaré qu'il voulait que le président russe Vladimir Poutine "mette fin à la guerre" en Ukraine.
"Profiter des jours les plus froids de l'hiver pour terroriser la population est plus important pour la Russie que de recourir à la diplomatie", s'est insurgé le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui, la veille au soir, se félicitait encore d'une certaine "désescalade" grâce à aux Etats-Unis. Il a ajouté que la Russie avait "une fois de plus ignoré les efforts de la partie américaine".
71 missiles et 450 drones
Des explosions ont retenti toute la nuit à Kiev, ont constaté les journalistes de l'AFP. Les habitants de plus de mille immeubles se sont réveillés sans chauffage, alors que les températures sont descendues sous les -20 degrés Celsius.
Ces nouveaux bombardements sur le secteur énergétique ukrainien sont survenus après une semaine d'accalmie. Le Kremlin avait annoncé la semaine dernière avoir accepté, à la demande du président américain, de s'abstenir de viser la capitale "jusqu'au 1er février".
M. Zelensky a accusé la Russie d'avoir profité de cette pause pour "accumuler des missiles". Selon l'armée de l'air ukrainienne, les Russes ont tiré 71 missiles et envoyé 450 drones d'attaque, dont respectivement 38 et 412 ont été interceptés.
Ces frappes, largement vues en Ukraine comme une tentative du Kremlin de briser la résistance de la population, ont touché huit régions, notamment celles de Kiev, de Dnipro (centre-est), de Kharkiv (nord-est) et d'Odessa (sud).
"Nous n'avons pas de chauffage"
L'opérateur énergétique privé DTEK a souligné qu'il s'était agi de l'"attaque la plus puissante contre le secteur énergétique depuis le début de l'année". "Des centaines de milliers de familles, y compris des enfants, ont été délibérément privées de chauffage", a déploré le ministre ukrainien de l'énergie, Denys Chmygal.
A Kiev, 1100 bâtiments sont sans chauffage, a informé son maire, Vitali Klitschko. A Kharkiv, la deuxième ville d'Ukraine, plus de 100'000 foyers sont concernés.
"Nos fenêtres sont cassées et nous n'avons pas de chauffage", s'est emportée Anastassia Grytsenko, une habitante de la capitale, où six personnes ont été blessées.
Un célèbre monument soviétique, commémorant la victoire sur l'Allemagne nazie, a également été endommagé, au pied de la statue géante de la "Mère Patrie" qui trône au-dessus de Kiev.
Le ministère russe de la défense a de son côté affirmé, comme après chaque frappe, avoir visé "des entreprises du complexe militaro-industriel ukrainien et des installations énergétiques utilisées pour leur compte".
Cinq morts dans le sud
Les autorités d'occupation russes ont pour leur part affirmé que des bombardements ukrainiens avaient fait trois morts à Nova Kakhovka, dans la partie méridionale de l'Ukraine, où un bâtiment municipal et un magasin de fruits ont été, selon elles, touchés.
Egalement dans le sud, mais cette fois à Zaporijjia, une ville contrôlée par les Ukrainiens, deux personnes ont été tuées et huit autres blessées en fin d'après-midi par des drones russes, a signalé Ivan Fedorov, le chef de l'administration militaire régionale.
Dans la soirée, il a ajouté que deux jeunes avaient été tués et onze personnes blessées par une nouvelle frappe de drone russe sur Zaporijjia.
Avant la courte trêve de la semaine dernière, la Russie avait effectué une série de bombardements massifs sur les centrales et les sous-stations électriques et le secteur gazier ukrainien, provoquant la pire crise énergétique en Ukraine depuis l'invasion de 2022.
Dans ce contexte, Russes et Ukrainiens doivent se retrouver mercredi et jeudi pour de nouveaux pourparlers à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis. Ce deuxième cycle, après un premier fin janvier, aura lieu sous médiation américaine.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Iberia suspend ses vols vers Cuba
La compagnie aérienne espagnole Iberia a annoncé lundi la suspension de ses vols vers Cuba "en raison de la situation" et "des problèmes d'approvisionnement" sur l'île, sous le coup d'un blocus énergétique imposé par les Etats-Unis depuis janvier.
Le service est "temporairement suspendu à partir de juin jusqu'à fin octobre et si les conditions s'améliorent", les vols pourront reprendre en novembre, a indiqué un porte-parole du groupe à l'AFP, qui a aussi évoqué "la faible demande" des voyageurs.
Depuis février, tous les avions Iberia décollant de Cuba sont contraints de faire "une escale technique à Saint-Domingue, en République Dominicaine afin de faire le plein", a-t-il aussi ajouté.
Air France avait annoncé en mars la suspension au moins jusqu'à la mi-juin de ses vols vers La Havane en raison de la pénurie de kérosène sur l'île. D'autres compagnies aériennes internationales avaient déjà annoncé la suspension de leur desserte quelques semaines plus tôt.
L'île est confrontée depuis des années à une crise économique et énergétique, mais celle-ci a été exacerbée par la suspension en janvier de l'approvisionnement en pétrole brut en provenance du Venezuela après la capture de son président, Nicolas Maduro, par les Etats-Unis.
Depuis, le président américain, Donald Trump, empêche les exportations de pétrole vers Cuba (alors que le Venezuela était le principal allié régional de La Havane) et menace également de représailles les pays qui expédient du brut vers l'île.
Cette pénurie de carburant frappe des secteurs vitaux de l'économie cubaine, comme le tourisme, la production de nickel et celle de tabac. Elle a contraint le gouvernement à adopter un plan d'urgence qui prévoit un rationnement drastique de l'essence.
L'île a en outre subi plusieurs coupures de courant nationales depuis octobre 2024.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
ENI demande que le gaz russe continue à arriver en Europe en 2027
Le patron de l'énergéticien italien ENI a appelé à "suspendre" l'interdiction d'importation du gaz russe en Europe prévue pour 2027, a rapporté lundi la presse italienne.
"Je pense qu'il est nécessaire de suspendre l'interdiction qui entrera en vigueur le 1er janvier 2027 sur les 20 milliards de mètres cubes de GNL (gaz naturel liquéfié, NDLR) qui viennent de Russie", a déclaré dimanche Claudio Descalzi à l'institut de formation de la Lega, un des partis d'extrême droite de la coalition au pouvoir en Italie.
Le patron du groupe italien, qui vient d'être prolongé à son poste par le gouvernement, s'exprimait sur les difficultés d'approvisionnement de l'Europe liées à la guerre au Moyen-Orient et à la quasi-fermeture du détroit d'Ormuz.
"Je pense que pour certains produits il n'y aura pas de problèmes, c'est le gaz qui est touché, les essences ne le sont pas. Le problème, c'est le jet fuel (carburant pour les avions, NDLR), nous savons que beaucoup de pays sont déjà en train de réduire leur consommation", a expliqué Claudio Descalzi. "Nous avons besoin de libérer le détroit", a-t-il ajouté.
L'Italie est très dépendante de ses approvisionnements en gaz, notamment pour sa production d'électricité. Elle a récemment renforcé ses liens avec son premier fournisseur de gaz, l'Algérie.
Concernant la péninsule italienne, "six milliards et demi de mètres cubes de gaz arrivaient du Qatar, mais avec les fournitures de l'Angola, du Nigeria, du Congo et de l'Amérique, nous les remplaçons", a précisé Claudio Descalzi. Et "il y a en ce moment des cargaisons russes dont les Etats-Unis ont autorisé la vente", a-t-il signalé.
Le Parlement européen a adopté définitivement en janvier l'interdiction de toutes les importations de gaz russe dans l'Union européenne, dans le but de priver la Russie de ressources finançant sa guerre en Ukraine.
Le texte prévoit une interdiction progressive d'acheter du gaz russe, à partir du début de l'année 2027 pour le GNL et au plus tard le 1er novembre 2027 pour des contrats d'achat de gaz de long terme.
La Slovaquie et la Hongrie ont annoncé qu'elles allaient déposer un recours contre cette décision de l'UE.
La Commission européenne peut cependant suspendre l'interdiction d'importation pour une durée maximale de quatre semaines si la sécurité de l'approvisionnement est gravement menacée dans un ou plusieurs pays de l'UE.
La fermeture du détroit d'Ormuz et les frappes sur le premier site de production de GNL au monde, au Qatar, ont fait flamber le prix du gaz sur les marchés et ressurgir le spectre d'une crise gazière, comme lors du début de la guerre en Ukraine en 2022.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
Grève chez Lufthansa: trois quarts des vols assurés
Trois quarts des vols de Lufthansa devraient être assurés lors de la grève lundi et mardi lancée par le syndicat de pilotes Vereinigung Cockpit, a indiqué à l'AFP l'entreprise allemande, premier groupe de transport aérien en Europe.
Le taux de vols maintenus au sein de l'ensemble du groupe, qui détient de nombreuses compagnies aériennes, s'élève à "environ 75%", selon Lufthansa.
Environ un tiers des vols court courrier et la moitié des vols long courrier sont assurés au sein de la marque "classique" Lufthansa lors de cette grève lancée en raison de conflits sur les retraites et la rémunération des salariés. Ce mouvement social se poursuivra mardi.
Chez Eurowings, filiale de Lufthansa où le syndicat de pilotes Vereinigung Cockpit (VC) avait appelé à une grève d'une journée seulement, le taux de vols maintenus s'élève à environ 60%, selon le groupe.
La grève touche les vols de la marque "classique" Lufthansa et ceux des filiales CityLine et Eurowings, ainsi que ceux de la branche de fret Lufthansa Cargo.
Contacté par l'AFP, le syndicat VC n'était pas encore en mesure de fournir ses propres chiffres.
Selon une porte-parole de l'aéroport de Francfort, le plus important d'Allemagne, "environ 570 vols" sont annulés lundi sur l'ensemble du trafic aérien, incluant donc d'autres compagnies, soit à peu près 43% des vols.
Un porte-parole de Lufthansa avait qualifié samedi la grève "d'escalade sans précédent" et déclaré que la revendication principale du syndicat, "qui consiste à doubler un régime de retraite d'entreprise déjà supérieur à la moyenne et excellent, est absurde et irréalisable".
Selon le président du syndicat VC, Andreas Pinheiro, "les employeurs n'ont manifesté aucune volonté tangible de trouver une solution au cours de plusieurs conflits collectifs".
"Bien que nous ayons délibérément renoncé à toute action de grève pendant les vacances de Pâques, aucune proposition sérieuse n'a été faite", a-t-il reproché aux employeurs.
M. Pinheiro a toutefois dit laisser la porte ouverte au dialogue. "Les employeurs ont à tout moment la possibilité d'éviter la grève en présentant des offres négociables", a-t-il déclaré.
La dernière grève des pilotes de Lufthansa et de ses filiales remonte aux 12 et 13 mars cette année.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
Hüsler battu au 1er tour de l'ATP 500 de Munich
Marc-Andrea Hüsler (ATP 340) n'a pas signé d'exploit au 1er tour de l'ATP 500 de Munich.
Issu des qualifications sur la terre battue bavaroise, le Zurichois a subi la loi de Botic van de Zandschulp (ATP 49).
Le gaucher de bientôt, ex-47e joueur mondial, s'est incliné 7-6 (9/7) 6-3 devant le solide Néerlandais. Il n'a pas remporté le moindre match sur le circuit principal (ATP 250 ou plus) depuis le mois d'avril 2024, à Munich justement.
Marc-Andrea Hüsler a pourtant eu sa chance, dans la première manche tout du moins, puisqu'il a bénéficié d'une balle de set à 7/6 dans le jeu décisif sur son engagement. Mais il a perdu les trois derniers points de ce set, avant d'être largement dominé dans la manche décisive (trois breaks concédés).
Le Zurichois a néanmoins réussi une bonne opération comptable, lui qui a perdu 57 places dans la hiérarchie mondiale cette semaine. Les 25 points glanés grâce à ses deux succès en qualifications à Munich devraient lui permettre de réintégrer le top 300 dès lundi prochain.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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