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Économie

La BCE se prépare à une nouvelle baisse des taux

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Christine Lagarde, présidente de la BCE. (archive) (© KEYSTONE/AP/Michael Probst)

La Banque centrale européenne devrait abaisser à nouveau ses taux directeurs jeudi, mais l'ampleur de la réduction fait débat alors que l'économie ralentit et que les turbulences politiques en France et en Allemagne suscitent des inquiétudes.

Avec une inflation qui se rapproche de ce que souhaite la BCE, 2%, et une croissance qui ne décolle pas, "toutes les raisons" plaident pour une nouvelle baisse des taux en décembre, a déclaré le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau.

Il a été rejoint par d'autres responsables monétaires en zone euro. La décision sera annoncée à la mi-journée à l'issue d'une réunion de l'instance dirigeante l'institution monétaire à Francfort.

Malgré une légère hausse à 2,3% sur un an en novembre, l'inflation dans la zone euro reste bien inférieure à la prévision de 2,6% pour le quatrième trimestre établie par la BCE.

Le scénario le plus probable est celui d'une baisse des taux de 0,25 point de pourcentage, comme les précédentes, ramenant le taux de dépôt, qui fait référence, à 3%.

Mais une baisse de 0,5 point pourrait être envisagée si les nouvelles projections économiques de l'institution monétaire, qui sont publiées jeudi, montrent "une forte dégradation de la croissance et une baisse rapide de l'inflation", estime Eric Dor, directeur des études économiques à l'IESEG.

Si elle se concrétise, la quatrième baisse des taux par la BCE depuis juin amplifiera le tournant pris après une période de resserrement monétaire face à l'inflation élevée, liée à la guerre en Ukraine et la reprise post-Covid.

Crises politiques

Les turbulences politiques qui traversent deux principales économies de la zone euro, l'Allemagne et la France, sont également susceptibles de freiner la croissance.

En attendant un successeur au poste de Premier ministre après la chute du gouvernement Barnier, la France, économiquement fragilisée, est pour le moment sans budget pour 2025, avec un déficit public dérapant cette année à 6,2% du PIB.

Le ministre allemand des Finances, Jörg Kukies, s'est toutefois montré rassurant, soulignant la réaction "très calme" des marchés.

Si les conditions d'emprunt de la France se dégradaient trop, la BCE pourrait agir symboliquement via son Instrument de protection de la transmission, par des rachats de dette sur le marché, pour prévenir toute contagion à d'autres pays.

L'Allemagne est aussi en plein période d'incertitude. Outre la crise industrielle qu'elle traverse, elle se dirige vers des élections anticipées en février, après l'effondrement de la coalition du chancelier social-démocrate Olaf Scholz en octobre.

Un retard dans la formation du futur gouvernement à Berlin compliquerait encore la reprise de la première économie européenne, fragilisée par un ralentissement industriel qui dure depuis deux ans et qui affecte déjà ses partenaires.

Le retour imminent de Donald Trump à la Maison-Blanche inquiète par ailleurs, avec la mise en place d'une politique protectionniste qui pourrait freiner les exportations et donc la croissance de la zone euro.

Nouvelle communication

Aux États-Unis, l'inflation s'est accélérée en novembre, à 2,7% en rythme annuel, alimentant les craintes de voir la courbe rester sur cette trajectoire. De quoi compliquer la tâche de la Banque centrale américaine (Fed) qui se réunit la semaine prochaine.

La présidente de la BCE Christine Lagarde devrait quant à elle expliquer jeudi "que les récentes données renforcent la confiance dans le fait que l'inflation se dirigera vers l'objectif de 2% de manière durable", s'attend Holger Schmieding, économiste chez Berenberg.

L'incertitude élevée a conduit depuis des mois la BCE à fixer son cap en se basant sur les données et réunion par réunion.

Cependant, avec la normalisation de l'inflation, sa communication pourrait redevenir plus "prospective", selon le gouverneur de la Banque de France.

Ce qui signifie qu'au lieu de dire que les taux resteront "restrictifs aussi longtemps que nécessaire" pour ramener l'inflation à l'objectif, une formulation plus souple dans le communiqué de décisions du jour "ouvrirait la voie à de nouvelles baisses l'année prochaine", selon HSBC.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Allemagne: l'industrie reprend quelques couleurs en avril

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Les exportations allemandes ont augmenté de 3,6% sur un an. (archive) (© KEYSTONE/EPA/FRIEDEMANN VOGEL)

L'industrie allemande s'est légèrement reprise en avril, avec une hausse de ses exportations et de sa production par rapport au mois de mars, à un niveau toutefois encore bas pour la première économie européenne en crise.

D'après un communiqué de l'office fédéral statistique Destatis publié mardi, les exportations de la première économie européenne ont enregistré une croissance de 0,9% sur un mois en données corrigées des variations saisonnières (CVS) et provisoires, pour atteindre 136,6 milliards d'euros.

Les analystes de la plateforme Factset tablaient sur un recul de 0,8%.

L'Allemagne a affiché un excédent commercial qui s'est légèrement contracté à 14,5 milliards d'euros. Et sur un an, les exportations ont augmenté de 3,6%.

Les Etats-Unis sont restés la première destination des marchandises allemandes avec 11,4 milliards d'euros, en hausse de 1,8% sur un mois.

La Chine, à la fois partenaire clé et rival commercial pour l'Allemagne, est restée son principal fournisseur tandis que les exportations vers ce pays ont reculé de 3,5% en avril.

Autre indicateur révélé mardi, la production industrielle a progressé un peu moins qu'attendu de 0,4% sur un mois, alors que les analystes de la plateforme Factset anticipaient une augmentation de 0,8%.

Celle-ci a été tirée par la reprise du secteur du bâtiment (+2,4%) qui avait connu un début d'année difficile en raison de la météo, mais lestée par l'industrie automobile, pilier en difficultés de l'économie allemande (-4,7%).

"La conjoncture industrielle apparaît assez atone au début du deuxième trimestre, sur fond de conflit persistant au Proche-Orient et de hausse des prix de l'énergie", estime dans un communiqué le ministère fédéral de l'Economie.

Il observe notamment une "tension croissante dans les chaînes d'approvisionnement" qui pourrait freiner la dynamique de production dans certains domaines.

"Les impulsions de reprise pour la conjoncture restent pour l'instant plutôt faibles", note également Jens-Oliver Niklasch, de LBBW, rappelant le poids de la fermeture du détroit d'Ormuz provoquée par la guerre au Moyen-Orient.

Pour Carsten Brzeski, économiste chez ING, les chiffres de la production industrielle "montrent que l'espoir d'un rebond industriel en 2026 a de nouveau été rangé au placard", la "toile de fond" restant "celle d'une industrie allemande qui stagne depuis quatre mois".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Raiffeisen rabote ses prévisions pour l'économie suisse

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Selon les économistes, des pénuries d'approvisionnement moins généralisées, la faiblesse de la demande ainsi que le marché du travail en difficulté limitent les risques d'effets de second tour plus marqués des prix de l'énergie. (archive) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les économistes de la banque Raiffeisen ont revu à la baisse leurs attentes en matière de croissance économique de la Suisse pour cette année et la suivante, tout en relevant leur prévision d'inflation, face notamment à la guerre au Moyen-Orient qui se prolonge.

Les experts de la coopérative bancaire tablent désormais sur un produit intérieur brut (PIB), ajusté des événements sportifs, en hausse de 0,8% en 2026 et de 1,3% en 2027, respectivement 0,1 point de pourcentage de moins que dans leurs précédentes prévisions début mai, ont-ils indiqué mardi dans une étude conjoncturelle.

Pour cette année, la Suisse devrait mieux s'en sortir que la zone euro (+0,6%) et le Japon (+0,2%), mais elle restera nettement derrière les Etats-Unis (+1,9%) et la Chine (+4,0%).

Côté inflation, Raiffeisen a par contre revu à la hausse ses attentes, l'accélération des prix à la consommation étant désormais attendue à 0,7% cette année - deux points de pourcentage de plus que précédemment prévu - et à 0,9% la suivante (stable).

Le conflit au Moyen-Orient "freine la demande mondiale et retarde la reprise tant attendue dans l'industrie européenne. Les perspectives d'emploi en Suisse restent donc moroses, entraînant une nouvelle légère hausse du chômage", ont averti les économistes de Raiffeisen.

"Compte tenu de la part nettement plus faible de l'énergie dans le panier des prix à la consommation, la hausse de l'inflation reste modérée en Suisse", ont-ils nuancé. Selon ces derniers "contrairement à 2022 (avec le début de la guerre en Ukraine), des pénuries d'approvisionnement moins généralisées, la faiblesse de la demande ainsi que le marché du travail en difficulté limitent les risques d'effets de second tour plus marqués des prix de l'énergie, ce qui fait qu'une nouvelle hausse forte de l'inflation n'est pas à l'ordre du jour pour l'instant".

En mai, l'inflation avait atteint 0,6% sur un an, au même niveau que le mois précédent mais représentant un doublement par rapport à mars (0,3%). Les prix à la consommation se situent ainsi clairement dans la fourchette de 0% à 2% défendue par la Banque nationale suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Chine: commerce robuste en mai malgré la guerre au Moyen-Orient

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Les exportations, moteur de la croissance de la Chine, ont augmenté de 19,4% sur un an en mai. (archive) (© KEYSTONE/EPA/ALEX PLAVEVSKI)

La Chine a maintenu un commerce international vigoureux en mai, avec des résultats supérieurs aux attentes malgré la guerre au Moyen-Orient, ses exportations vers les Etats-Unis manifestant même une poussée significative dans la foulée de la venue de Donald Trump.

Les exportations, moteur de la croissance de la Chine, ont augmenté de 19,4% sur un an en mai et les importations ont bondi de 27,4% sur la même période, a indiqué l'administration des Douanes.

Ces données sont meilleures que les prévisions d'un panel d'économistes interrogés par Bloomberg, qui tablaient sur une hausse de 15% pour les exportations et de 26% pour les importations.

Les exportations vers les Etats-Unis ont quant à elles bondi de 35,4% sur un an: elles ont totalisé en mai 39 milliards de dollars, contre 28,8 milliards de dollars le même mois en 2025, en pleine bataille des droits de douanes.

Ces chiffres sont rendus publics moins d'un mois après la visite en Chine du président américain, venu oeuvrer à la poursuite de la relative détente observée depuis octobre 2025 par les deux premières puissances économiques mondiales après des mois de farouche guerre commerciale.

Les exportations chinoises vers les Etats-Unis avaient diminué de 20% en 2025 sous l'effet des droits de douanes et des restrictions mutuelles multiples, alors que la Chine avait enregistré un excédent commercial global record de près de 1.200 milliards de dollars.

Un sommet des dirigeants chinois et américain en octobre en Corée du Sud avait permis de réduire drastiquement les droits de douane punitifs réciproques.

Un nouveau sommet en mai à Pékin a prolongé la dynamique. Dans le sillage du déplacement de M. Trump, le ministère chinois du Commerce a indiqué que Pékin et Washington s'étaient entendus pour "discuter d'un accord-cadre prévoyant des réductions de droits de douane réciproques sur des produits d'une valeur équivalente", couvrant "30 milliards de dollars ou plus" de part et d'autre.

"Rester vigilant"

Zhiwei Zhang, président de la société de conseil Pinpoint Asset Management, a relevé la vitalité du commerce chinois "malgré l'incertitude économique mondiale et l'appréciation du renminbi" par rapport à la plupart des devises sur fond de crise au Moyen-Orient.

"Cette forte croissance des exportations témoigne de la compétitivité des entreprises chinoises sur le marché international et contribue à compenser en partie la faiblesse de la demande intérieure", écrit-il dans une note.

Il incite cependant à "rester vigilant face au risque d'une potentielle escalade des tensions commerciales entre la Chine et ses principaux partenaires commerciaux, tels que l'Europe".

L'Union européenne s'emploie activement à rééquilibrer ses relations commerciales avec la Chine. La protection des industries critiques face à la concurrence chinois devrait figurer à l'agenda d'un sommet des chefs d'Etat du G7 en France et d'un sommet des dirigeants de l'UE à Bruxelles dans le mois.

Les Etats-Unis ont proposé début juin d'imposer des droits de douane additionnels à 60 économies, dont la Chine et l'Union européenne (UE), qui combattraient insuffisamment l'importation de biens issus du travail forcé.

Les experts notent que la Chine paraît pour le moment mieux résister que d'autres à la crise au Moyen-Orient. Ils s'attendent à ce que les exportations se maintiennent à un bon niveau dans un futur proche, soutenues par la vigueur de la demande en semi-conducteurs et en technologies vertes.

Mais la Chine commence à accuser le contrecoup. L'activité manufacturière est restée stable en mai après deux mois de progression, sa croissance étant freinée par une faible demande sur fond de flambée des coûts de l'énergie.

La dépendance au commerce international reste un facteur d'incertitude pour l'économie chinoise avec la faiblesse de la demande intérieure, la persistance de la crise de l'immobilier, l'endettement des collectivités locales, les surcapacités de production, les pressions déflationnistes et le fort chômage des jeunes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

SFR: après l'accord de rachat, les prix et l'emploi inquiètent

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Le groupe, numéro 1 des télécoms en France, devra assurer la migration des abonnés SFR sur son réseau et maintenir, voire améliorer, la qualité de ses services pour fidéliser ses clients existants. (© KEYSTONE/AP/REMY DE LA MAUVINIERE)

Après le rachat annoncé de leur rival SFR, les opérateurs français ont tenté lundi de répondre aux inquiétudes suscitées par cette transaction inédite, qui fait craindre une hausse des prix dans les télécoms et des destructions d'emplois.

Au terme de plusieurs mois de négociations, Bouygues Telecom, Iliad (Free) et Orange se sont mis d'accord samedi soir avec Altice France pour racheter SFR pour 20,35 milliards d'euros (à peine moins en francs au cours du jour), une transaction sans précédent devant encore être avalisée par les autorités de la concurrence qui devraient être saisies cette semaine.

"Cette transaction et la valeur créée par cette transaction ne viennent absolument pas d'hypothèses de prix qui augmenteraient", a assuré lundi Christel Heydemann, directrice générale d'Orange, lors d'une conférence téléphonique.

Selon elle, son groupe, numéro 1 des télécoms en France, devra assurer la migration des abonnés SFR sur son réseau et maintenir, voire améliorer, la qualité de ses services pour fidéliser ses clients existants.

"On est évidemment déterminés à gagner, à rester leader en France, et donc la concurrence entre les trois opérateurs restera à l'issue de cette transaction aussi intense qu'elle l'a été par le passé", a-t-elle soutenu, estimant que cette opération allait renforcer ses concurrents sur le volet des services aux entreprises.

Iliad (Free) a fait écho à cette position.

"On va avoir d'autant plus de moyens, d'autant plus de moyens financiers pour investir, afin de se différencier", a affirmé son directeur général, Thomas Reynaud. L'opération va "renforcer la concurrence".

Selon Thomas Husson, analyste du cabinet Forrester, cette opération peut être vue comme "un signal" pour l'Europe. "A l'heure où l'on parle d'investissement dans l'IA, dans le cloud, dans les réseaux et de souveraineté numérique", il s'agit "d'avoir des acteurs qui ont une taille critique à un niveau pan-européen", dit-il à l'AFP.

Garantie "insuffisante"

Pour les consommateurs, "il y aura probablement des promotions un peu moins intenses qu'aujourd'hui" mais pas forcément "une hausse drastique des prix", comme on a pu le constater avec "les mouvements de consolidation en Europe par le passé", tel qu'en Irlande et en Allemagne, avance de son côté Sylvain Chevallier, analyste télécoms et associé du cabinet de conseil BearingPoint.

Les trois opérateurs se sont engagés à maintenir les 8.000 emplois concernés par le rachat jusqu'à début 2029 mais l'incertitude demeure sur la suite.

"Les collaborateurs chez SFR sont inquiets et on tient évidemment à les rassurer", a déclaré Christel Heydemann. "Je le redis, notre angle sera d'engager les collaborateurs parce qu'on va devoir les motiver, les retenir, parce que le travail à faire (...) pour la migration des réseaux est colossal", a-t-elle ajouté.

Du côté de Bouygues Telecom, Edward Bouygues, directeur général délégué du groupe Bouygues, a lui aussi souligné qu'"une attention particulière serait apportée aux aspects sociaux de la transaction, en particulier l'emploi".

La garantie jusqu'en 2029 "paraît très faible et insuffisante au regard des milliers de personnes concernées", a commenté auprès de l'AFP, Olivier Louise, secrétaire général de l'Union CFTC du groupe Bouygues, chargé du secteur télécoms.

Par ailleurs, ces maintiens de postes ne concernent à priori que les salariés d'Altice. "On aimerait qu'il y ait aussi des garanties sur l'emploi chez les trois acquéreurs", a-t-il poursuivi.

"On ne peut pas exclure la défense des intérêts des salariés des autres opérateurs", a abondé Laurent Zagorac, responsable de la branche télécoms à la CGT chez Orange.

Olivier Lelong, délégué syndical central CFDT chez SFR s'était lui inquiété dimanche des conséquences du rachat pour "les sous-traitants et les boutiques partenaires de SFR".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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