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Etats-Unis: voie ouverte aux licenciements des fonctionnaires

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La voie aux mesures drastiques voulues par Donald Trump est ouverte. (© KEYSTONE/AP/Evan Vucci)

La cour suprême américaine a ouvert la voie à la mise en oeuvre de licenciements massifs de fonctionnaires fédéraux voulus par le président Trump en levant mardi une suspension décidée par un tribunal de Californie. Des dizaines de milliers d'emplois sont menacés.

Une juge de première instance avait prononcé en mai une suspension temporaire de licenciements à grande échelle d'employés fédéraux, au motif que ce type de mesures nécessitait probablement le feu vert du congrès américain.

Dans son jugement, la cour suprême prend cependant le soin de souligner que sa décision de mardi ne porte pas "sur la légalité des plans de réduction d'effectifs et de réorganisation des agences [fédérales] élaborés ou approuvés", qui découleraient des directives données par le président américain Donald Trump dès les premières semaines de son second mandat. C'est sur le décret présidentiel à l'origine de ces restructurations d'envergure, en date du 11 février, qu'elle se prononce.

Dans ce texte, le président républicain "ordonne aux agences [fédérales] de planifier des réorganisations et des réductions d'effectifs 'conformément à la législation en vigueur'", écrit la juge progressiste Sonia Sotomayor, en accord avec la majorité des neuf magistrats qui composent la cour suprême.

"Limites juridiques"

Elle considère donc que "le gouvernement est en position d'obtenir gain de cause quant à son argument selon lequel le décret exécutif est légal".

En revanche, "les plans eux-mêmes ne sont pas soumis à cette cour, à ce stade, et nous n'avons donc pas l'occasion d'examiner s'ils peuvent être et seront mis en oeuvre dans le respect des limites juridiques", souligne la juge Sotomayor.

Ils feront sans doute l'objet de longues batailles juridiques. A ce stade, la cour suprême laisse la main à la juridiction de première instance pour se prononcer.

Dans son avis de désaccord, "pour une raison ou une autre, cette cour juge bon d'intervenir maintenant et d'autoriser le président à tout détruire sur son passage dès le début de ce litige", a fustigé la juge progressiste Ketanji Brown Jackson.

Coupes drastiques

"Si les présidents bénéficient d'un certain pouvoir discrétionnaire pour réduire la fonction publique fédérale, ils ne peuvent pas restructurer fondamentalement le gouvernement fédéral à eux tout seuls", insiste-t-elle.

Donald Trump, de retour à la Maison-Blanche depuis la fin janvier, a fait des fonctionnaires fédéraux une de ses principales cibles. Sous la conduite d'une commission alors pilotée par Elon Musk, son ex-proche conseiller avec lequel il s'est depuis brouillé, le milliardaire républicain a mené tambour battant des coupes drastiques dans l'administration fédérale et a sabré dans les dépenses publiques.

Le principal syndicat américain de fonctionnaires fédéraux, l'AFGE, associé à d'autres syndicats et à des ONG, a initié l'action en justice contre Donald Trump en argumentant que le président outrepassait son pouvoir présidentiel avec ces licenciements massifs décidés sans l'aval du congrès.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Centres pour migrants à l'étranger: l'UE reporte sa décision

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L'Union européenne a reporté sa décision sur la création de centres pour migrants en dehors de son territoire (photo d'illustration). (© KEYSTONE/AP/ARTURO RODRIGUEZ)

L'Union européenne n'est pas parvenue jeudi à approuver une vaste réforme de sa politique migratoire, qui autoriserait la création de centres pour migrants en dehors de son territoire.

Les Etats membres et le Parlement européen ont décidé de repousser au 1er juin les discussions sur un dernier point de blocage, à savoir la date d'entrée en application de cette loi. Ils ont toutefois un accord de principe sur ce texte.

Ces "hubs de retour" sont vivement plébiscités par plusieurs pays européens comme le Danemark, l'Autriche et l'Allemagne, qui ont déjà commencé à imaginer où les installer et quand les ouvrir - avant même d'attendre ce feu vert européen.

Parmi les pistes envisagées: le Rwanda, l'Ouganda ou encore l'Ouzbékistan. Le concept a été proposé par la Commission européenne il y a un peu plus d'un an, en plus d'autres mesures, toutes destinées à augmenter significativement le nombre des expulsions du territoire européen.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Easyjet creuse sa perte semestrielle, affecté par la guerre

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La compagnie aérienne a poursuivi le développement de son offre de séjours, combinant vols et nuitées d'hôtels (archives). (© KEYSTONE/EPA/CAROLINE BLUMBERG)

La compagnie aérienne britannique EasyJet a annoncé jeudi avoir aggravé sa perte au premier semestre de son exercice décalé, pénalisée par la guerre au Moyen-Orient qui a notamment entraîné une hausse des prix du carburant.

La perte nette s'élève à 377 millions de livres (398,7 millions de francs) sur les six mois achevés fin mars, soit une aggravation de 27% par rapport à l'an passé, souligne le groupe dans son communiqué.

Le chiffre d'affaires du groupe est pour sa part en progression de 12%, à 3,954 milliards de livres.

En dépit "de réservations tardives solides", les résultats "ont été pénalisés par le conflit au Moyen-Orient (débuté le 28 février), via une hausse des coûts du carburant et une moindre visibilité sur les réservations futures", explique l'entreprise.

La hausse des coûts en kérosène s'est traduite par des dépenses supplémentaires à hauteur de 25 millions de livres en mars, détaille-t-elle, ajoutant ne pas constater de perturbation de son approvisionnement en carburant.

La compagnie prévient que le second semestre sera lui aussi affecté par le conflit et que "les réservations globales pour la période estivale accusent un retard par rapport à leur niveau à la même époque l'année dernière".

En dépit de ces résultats et de l'incertitude des mois à venir, le directeur général d'Easyjet, Kenton Jarvis, estime que son entreprise est capable de rebondir après le conflit, puis de "progresser encore vers (ses) objectifs financiers de moyen terme".

"Nous avons réalisé une solide performance opérationnelle au premier semestre, avec une demande soutenue se traduisant par un coefficient de remplissage de 90%, en hausse de 2 points par rapport à l'an dernier", insiste-t-il.

Il entend aussi s'appuyer sur l'expansion d'easyJet holidays, l'offre de séjours du groupe, en fort développement ces derniers mois.

Cette activité "a continué d'enregistrer une forte demande, avec un nombre de clients en hausse de 22% sur un an", relève l'entreprise.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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NBA: Le Thunder égalise à 1-1 face aux Spurs de Wembanyama

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Shai Gilgeous-Alexander a réalisé un match à 30 points mercredi. (© KEYSTONE/AP/Tony Gutierrez)

Oklahoma City, champion en titre, a répondu aux San Antonio Spurs de Victor Wembanyama avec un succès 122-113 mercredi à domicile. Le Thunder revient à 1-1 en finale de Conférence Ouest en NBA.

Après sa performance historique en ouverture lundi, Wembanyama a retrouvé des statistiques plus "humaines" avec 21 points, 17 rebonds, 6 passes et 4 contres, avant le match 3 dans le Texas vendredi.

Les Spurs ont toutefois longtemps résisté au Thunder, malgré 21 pertes de balles, l'absence de De'Aaron Fox, toujours touché à une cheville, et la sortie sur blessure de son remplaçant Dylan Harper (jambe droite).

Muselé lundi, le double MVP canadien Shai Gilgeous-Alexander a été beaucoup plus efficace avec 30 points et 9 passes. Le Thunder a cependant perdu deux joueurs sur blessure, Jalen Williams, (ischio-jambiers), sorti rapidement, et le Belge Ajay Mitchell en toute fin de partie (jambe droite).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Samsung: actionnaires opposés à l'accord sur les profits de l'IA

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Le conglomérat génère 12,5% du PIB de la Corée du Sud (archives). (© KEYSTONE/AP/Ahn Young-joon)

Un groupe d'actionnaires du champion sud-coréen des puces mémoires Samsung Electronics s'est opposé jeudi à l'accord conclu avec ses syndicats pour partager les profits générés par l'essor de l'IA, jugeant ce compromis illégal et menaçant de le contester en justice.

Une grève de grande ampleur prévue à partir de jeudi en Corée du Sud chez Samsung a été suspendue in extremis tard mercredi, après la conclusion d'un accord salarial entre la direction et les organisations syndicales.

Selon les termes dévoilés jeudi par le groupe, les salaires augmenteront en moyenne de 6,2% au total, avec des avantages supplémentaires.

Surtout, une enveloppe spéciale de primes sera instaurée, équivalente à 10,5% du résultat de la division-phare des semi-conducteurs, et ce sans plafond de versement, mais conditionnées à d'ambitieux objectifs annuels de bénéfice d'exploitation.

Cet accord de principe doit encore être ratifié par les membres syndiqués, avec un vote débutant samedi et se prolongeant jusqu'au 28 mai.

Cependant, un influent groupe d'actionnaires appelé "Korea Shareholder Action Headquarters" a affirmé jeudi que certaines dispositions de l'accord préliminaire étaient illégales, lors d'un rassemblement près de la résidence du président de Samsung Electronics, Lee Jae-yong.

Ce groupe soutient que ces négociations concernant des "primes liées au bénéfice d'exploitation" n'ont "pas fait l'objet d'une résolution en assemblée générale des actionnaires" et sont dépourvues de "validité juridique" au regard du droit sud-coréen.

Si Samsung Electronics et son syndicat venaient à entériner l'accord en "contournant" les procédures requises, le groupe prévient qu'il "usera de tous les moyens légaux disponibles" pour "bloquer tout décaissement de fonds".

Ce conflit social est survenu sur fond de boom de l'intelligence artificielle qui profite aux fabricants de puces mémoires: au premier trimestre 2026, Samsung Electronics a ainsi multiplié par six son bénéfice net sur un an, pour une valeur équivalente à 24,7 milliards de francs environ.

Une partie des primes prévues désormais sera versée sous forme d'actions, une pratique courante dans la Silicon Valley.

Les syndicats dénonçaient un manque de transparence sur les primes, et déploraient le contraste avec SK Hynix, autre champion sud-coréen des puces mémoires.

Le principal syndicat (SELU) affirmait que les employés de SK Hynix ont perçu l'an dernier des primes plus de trois fois supérieures à celles versées chez Samsung, entraînant une fuite des talents vers le groupe concurrent.

L'impact économique d'une grève aurait pu être important: à lui seul, Samsung Electronics génère 12,5% du PIB de la Corée du Sud et les puces mémoires représentent 35% des exportations du pays.

Une grève aurait aussi pu affecter l'industrie tech, car Samsung est le plus grand fournisseur mondial de ces puces essentielles aux serveurs de centres de données, smartphones et véhicules électriques.

Signe du soulagement général de voir la grève évitée, l'action Samsung bondissait jeudi de 7,7% au cours d'échanges à la Bourse de Séoul.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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