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International

M. Musk donne 48 h aux fonctionnaires pour justifier leur activité

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Elon Musk ne laisse rien passer. (© KEYSTONE/AP/Jose Luis Magana)

Poussé par le président américain Donald Trump à être "plus agressif" dans les coupes des dépenses publiques, Elon Musk a sommé les fonctionnaires fédéraux de rendre compte de leur activité récente dans les 48 heures. Sous peine de perdre leur emploi.

Le mega-entrepreneur a réagi samedi quelques heures seulement après l'injonction présidentielle. Il a annoncé sur son réseau social X que "tous les employés fédéraux" allaient "recevoir sous peu un courriel pour comprendre ce qu'ils ont fait la semaine dernière".

"L'absence de réponse sera considérée comme une démission", a poursuivi le milliardaire, auquel le président argentin Javier Milei, autre fervent adepte des coupes massives dans la fonction publique, a offert une tronçonneuse cette semaine à Washington.

Elon Musk a été nommé par Donald Trump à la tête d'une commission à l'efficacité gouvernementale (Doge), chargée de sabrer dans les dépenses publiques aux Etats-Unis. Mais certaines des coupes annoncées ont été contestées devant les tribunaux.

"Qu'avez-vous fait la semaine dernière?": c'est l'objet de l'email envoyé à des fonctionnaires américains, consulté par l'AFP.

Dans ce courriel, il est demandé à l'employé de répondre d'ici lundi soir à 23h59, heure de la côte est américaine (05h59 en Suisse mardi), en décrivant cinq tâches accomplies au cours de la semaine précédente et en copiant son responsable.

En revanche, le courriel ne précise pas qu'en cas d'absence de réponse, l'employé perdrait son travail. Sollicité par l'AFP, le bureau de gestion du personnel des fonctionnaires (OPM), n'avait pas répondu dans l'immédiat.

L'AFGE, le principal syndicat de fonctionnaires fédéraux, a promis de contester toute fin de contrat "illégale".

"Une nouvelle fois, Elon Musk et l'administration Trump ont montré leur mépris total pour les employés fédéraux et les services essentiels qu'ils rendent au peuple américain", écrit dans un communiqué Everett Kelley, président de l'AFGE.

"Des anciens combattants qui portent leur second uniforme dans la fonction publique se voient traités avec cruauté et manque de respect (...) par ce milliardaire déconnecté, privilégié et non-élu qui n'a jamais effectué une seule heure de travail honnête dans la fonction publique de sa vie", a-t-il lancé.

Des employés ont confirmé à l'AFP que leurs agences leur avait conseillé de ne pas répondre à cet email, dans l'attente d'instructions complémentaires.

"J'ai tellement de travail que je ne vais pas négliger les soins aux patients pour ce psychodrame", a déclaré à l'AFP un médecin du Département des anciens combattants.

"Un pays à sauver"

Elon Musk a ensuite paru adoucir le coup, expliquant, toujours sur X, que la barre était placée "très bas". "Un email avec quelques points qui tiendraient la route fera l'affaire!", a-t-il ajouté.

Un peu plus tôt samedi, Donald Trump avait souhaité, sur sa plateforme Truth Social, que le patron de Tesla et SpaceX se montre "plus agressif" dans son offensive.

"Elon fait un excellent travail, mais j'aimerais le voir devenir plus agressif", a-t-il écrit. "N'oubliez pas que nous avons un pays à sauver", a ajouté le républicain.

En cinq semaines, l'administration Trump a mis en oeuvre des mesures visant à licencier des pans entiers du personnel fédéral. Des milliers d'employés de l'administration fédérale en période d'essai ont été limogés.

Visé par le dernier mouvement de dégraissage annoncé vendredi, le Département de la Défense doit réduire d'au moins 5% ses effectifs à partir de la semaine prochaine.

Un plan de départ pour inciter les fonctionnaires fédéraux à démissionner contre une paie maintenue jusqu'à fin septembre avait auparavant été initié.

Dizaines de milliers de démissions

Plus de 75'000 employés fédéraux ont accepté l'offre de démission, selon le Washington Post.

Elon Musk a indiqué au cours de la semaine qu'il travaillerait avec M. Trump aussi longtemps qu'il pourrait "être utile", alors que la collaboration étroite du chef d'entreprise avec M. Trump suscite des interrogations sur de possibles conflits d'intérêt.

Lors d'un meeting samedi devant des militants conservateurs, M.Trump a de nouveau fait l'éloge de son protégé. "Elon fait du bon travail", a dit dit, évoquant la mise au jour de cas d"'arnaques flagrantes".

"On aime Elon, non? C'est une sacrée personnalité!", a ajouté le président. "Les gens demandent: quelle est sa fonction officielle? Je réponds 'Patriote'".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Corée du Sud: cours d'histoire chez Starbucks, après un tollé

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Le président de Shinsegae, Chung Yong-jin, a présenté des excuses pour la publicité lors d'une conférence de presse en mai à Séoul. (© KEYSTONE/EPA/JEON HEON-KYUN)

Les cafés Starbucks en Corée du Sud fermeront pour une demi-journée la semaine prochaine, cours d'histoire oblige pour le personnel après un tollé sur une publicité, a annoncé l'enseigne lundi. La réclame évoquait la répression du soulèvement prodémocratie de 1980.

La polémique est née d'une promotion locale présentant le jour férié du 18 mai comme le "Tank Day", afin de vanter des gobelets réutilisables. Cet intitulé a suscité une vive indignation, car il évoque les véhicules militaires utilisés contre des manifestants prodémocratie à Gwangju (sud-ouest) en 1980, le jour anniversaire du soulèvement. Des centaines de personnes y avaient été tuées par l'armée.

Shinsegae Group, qui exploite la marque américaine Starbucks sous licence, a indiqué que le message avait été élaboré après consultation d'une IA et que les employés n'avaient "réalisé le caractère potentiellement problématique de la campagne qu'après la vive réaction du public". Certains responsables avaient approuvé l'opération publicitaire "sans ouvrir la pièce jointe".

Fort repli des ventes

Le groupe a annoncé que, le 22 juin, les employés de Starbucks Korea suivraient "une formation sur la conscience historique et la sensibilité sociale en visionnant des vidéos".

Les cafés baisseront ainsi le rideau à 15h00 pour trois heures de cours. Il s'agit de la première fermeture simultanée des plus de 2000 établissements de la chaîne en Corée du Sud depuis leur arrivée en 1999.

Quelques cafés resteront cependant ouverts, notamment dans des aéroports, a précisé un représentant de Shinsegae à l'AFP. Après des appels au boycott et l'émoi dans le pays, Shinsegae a fait état d'un "fort repli des ventes".

Le président sud-coréen Lee Jae-myung s'est indigné d'une campagne "tournant en dérision" les militants prodémocratie, se disant "révolté par cette conduite inhumaine et honteuse".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Hockey

Une deuxième Coupe Stanley pour Carolina

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Une deuxième Coupe Stanley pour les Hurricanes. (© KEYSTONE/AP/John Locher)

Carolina a remporté sa 2e Coupe Stanley, vingt ans après celle glanée avec le Suisse Martin Gerber dans ses buts.

Les Hurricanes se sont imposés 3-0 face à Las Vegas dimanche au terme de l'acte VI disputé dans le Nevada.

Les Canes ont posé le premier jalon de cette victoire dès la 4e lors d'une contre-attaque où Taylor Hall a remporté son duel face au portier des Golden Knights Carter Hart. Crédité d'une passe décisive sur l'ouverture du score, Jackson Blake a doublé la mise à la 34e.

Toujours sans le gardien bernois Akira Schmid, surnuméraire, les Golden Knights sont restés muets pour la première fois dans cette finale de NHL. Ils se sont heurtés à un grand Brandon Bussi, auteur de 23 arrêts dans les cages de Carolina, dont 11 dans le premier tiers.

Ehlers pour sceller la victoire

Nikolaj Ehlers a scellé la victoire des siens en inscrivant le 3-0 dans la cage vide à une minute de la sirène. L'ancien joueur de Bienne conclut ainsi sa saison avec 33 buts et 55 assists en 99 rencontres disputées avec la franchise de Raleigh.

Agé de 37 ans, le capitaine de Carolina Jordan Staal a été désigné MVP des play-off. Il a inscrit 12 points en 19 matches, dont six en finale (six buts et une passe décisive).

Les hommes de Rod Brind'Amour - capitaine de lors de l'épopée victorieuse de 2006 - succèdent donc aux Florida Panthers au palmarès, qui restaient sur deux Coupes Stanley consécutives avant d'échouer à se qualifier pour les play-off cette saison. Deuxièmes de la saison régulière, les Canes n'avaient concédé qu'une seule défaite lors des play-off pour accéder à la finale, performance inédite depuis l'adoption du format "best of 7" en 1987.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

"On aurait pu marquer huit buts": comment la Suisse a tout gâché

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Les Suisses ont manqué leur entrée en lice dans le Mondial 2026 à Santa Clara. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Un match nul au goût de défaite: ainsi peut-on résumer l'entrée en lice de la Suisse à la Coupe du monde.

Samedi face au Qatar (1-1), l'adversaire le plus faible de son groupe, l'ambitieuse sélection de Murat Yakin a tout gâché. Mais elle ne doit pas tout jeter.

On joue la 94e minute à Santa Clara quand Ardon Jashari dégage hasardeusement un ballon de la tête en direction du rond central. Homam Al-Amin récupère, déborde Denis Zakaria sur la gauche et adresse un bon centre dans la surface. Tout le monde croit voir le capitaine qatarien Boualem Khoukhi catapulter le ballon au fond des filets. C'est bien lui qui exulte et disparaît sous un tas formé par ses coéquipiers. Le ralenti est pourtant sans équivoque: Miro Muheim, entré en jeu cinq minutes plus tôt, vient de tromper son gardien Gregor Kobel d'une tête imparable.

Sur le bord du terrain, Murat Yakin ne peut retenir sa frustration et fracasse une bouteille en plastique. Coup de sifflet final: le Qatar arrache le premier point de son histoire en Coupe du monde et la Suisse en voit deux lui passer sous le nez.

Une domination jamais vue

Sur le visage des Helvètes se lit la frustration d'être passé à côté de quelque chose. Dans leur bouche, le discours est presque uniforme. Que ce soit Yakin en conférence de presse, Rodriguez, Xhaka et Akanji en zone mixte ou Aebischer, Embolo et Zakaria au micro de la RTS, tous pointent du doigt le "manque d'efficacité" qui a fini par leur retomber dessus.

"Je crois qu'on a tiré 26 fois au but. On aurait pu en marquer huit", lâche Manuel Akanji. "C'est le classique: tu ne concrétises pas tes occasions devant et tu te fais avoir derrière."

Le défenseur de l'Inter Milan exagère volontairement, mais les chiffres confirment la nette domination de la Suisse. Jamais elle n'avait dominé à ce point un match de Coupe du monde, selon les statistiques d'Opta (depuis que celles-ci sont mesurées, c'est-à-dire 1966).

Les statistiques avancées racontent la même histoire: les Suisses auraient "dû" marquer plus de trois buts, le Qatar même pas un. Mais Breel Embolo, sur penalty, a été le seul à trouver la faille.

Ndoye malchanceux

Comment l'expliquer? Un peu par la bonne performance du gardien adverse, Mahmoud Abunada. Surtout par le manque de précision des gâchettes helvétiques.

Dan Ndoye symbolise plus que les autres cette panne d'efficacité, lui qui frappe un match sur deux depuis un an avec la Suisse. Malgré tous ses efforts, le Vaudois n'a pas réussi à faire trembler les filets pour sa grande première dans une Coupe du monde.

Il bute d'abord sur Abunada (6e) puis son mauvais pied, le gauche, faillit alors qu'il est idéalement placé au point de penalty (10e). A la réception d'un coup-franc de Ruben Vargas, il ne peut dévier suffisamment le ballon (12e) et sa quatrième tentative est encore détournée par le portier qataro-palestinien (45e+1).

Mais Ndoye n'est pas le seul à devoir régler la mire. Vargas peut aussi s'en vouloir d'avoir mal négocié deux grosses occasions (45e+3, 75e) tout comme Embolo (76e, 85e). Sans oublier Aebischer, dont l'énorme chance a été détournée par un Qatari veillant sur la ligne (45e+6).

Faire l'inventaire de ces opportunités manquées, c'est aussi faire émerger un constat réjouissant: la Suisse n'a pas vraiment été embêtée par le bloc bas du Qatar, qui a souvent évolué avec une ligne défensive de six joueurs. "C'est de bon augure pour le prochain match", note Aebischer. La Bosnie, que la Suisse jeudi à Los Angeles (21h00 en Suisse), devrait elle aussi défendre recroquevillée dans son camp.

Coaching perdant

Il s'agira toutefois de faire preuve d'un peu plus "d'intelligence" - dixit Yakin - et de "discipline" - dixit Xhaka. "On ne peut pas perdre le ballon dans notre camp dans le temps additionnel", insiste le sélectionneur, qui devra, lui aussi, revoir sa copie.

Si ses choix de titulariser Michel Aebischer en no 10 et Denis Zakaria en latéral droit étaient plutôt bien sentis, les introductions à la 89e de Miro Muheim et Ardon Jashari, tous deux impliqués sur le 1-1, confinent à l'imprudence. "Je dois me remettre en question quand tout ne se passe pas comme je l'avais imaginé", reconnaît "Muri", prêt à faire son autocritique.

Malgré tout, l'honnêteté exige de ne pas sombrer dans le catastrophisme. Certes, la Suisse est retombée sur terre après avoir clamé ses ambitions haut et (trop?) fort. Mais le tournoi vient de débuter et ses chances de terminer en tête de son groupe sont toujours intactes.

Les précédents invitent aussi à la mesure. L'un des plus grands exploits du football helvétique, la victoire contre la France en 8es de finale de l'Euro 2021, suivait une piètre entame face au Pays de Galles (1-1) et l'Italie (défaite 3-0). En 2022, l'Argentine de Lionel Messi chutait devant l'Arabie saoudite (2-1) avant de décrocher sa troisième étoile. Non, les plus belles histoires ne s'écrivent pas toujours en ligne droite.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Mondial 2026: La Côte d'Ivoire s'impose au bout du suspense

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Amad Diallo a permis aux Eléphants d'engranger un précieux succès dans le groupe E. (© KEYSTONE/AP/Matt Slocum)

Dans le groupe E, la Côte d'Ivoire s'est imposée 1-0 face à l'Equateur pour son entrée en lice dans le Mondial 2026 dimanche à Philadelphie. Amad Diallo a libéré les Eléphants à la 90e.

Agé de 23 ans, l'attaquant de Manchester United, sorti du banc à l'heure de jeu, a délivré les siens d'une frappe du gauche légèrement dévissée à l'entrée de la surface, bien servi par l'ailier Wilfried Singo. Auparavant, la barre transversale a été touchée trois fois - par l'Equateur deux fois et les Ivoiriens une fois - dans un Lumen Stadium quasiment plein (68'274 spectateurs).

Devant un public largement acquis à sa cause, l'équipe sud-américaine a été proche de mener à la demi-heure de jeu quand John Yeboah (23e) puis Alan Minda (30e) ont trouvé la transversale. A l'inverse, les Ivoiriens, dominés dans l'entrejeu pendant la première période, se sont réveillés dans le temps additionnel avec les tentatives de Bazoumana Touré et de Nicolas Pepe.

Face à l'Allemagne le 20 juin

En seconde période, Elye Wahi a trouvé la transversale à la réception d'une passe de Yan Diomandé (51e). L'Equateur s'est également procuré une belle occasion, mais la frappe de Gonzalo Plata a été repoussée par le gardien Yahia Fofana (68e). Les Eléphants peuvent ainsi rêver d'accéder à la phase à élimination directe pour la première fois de leur histoire.

Les Ivoiriens rejoignent en tête du groupe l'Allemagne, prétendante habituelle au titre, qui a été sans pitié face au néophyte Curaçao étrillé 7-1 plus tôt dans l'après-midi. Ils iront défier la Mannschaft le 20 juin à Toronto, tandis que la "Tri" se déplacera à Kansas City pour soigner sa différence de but contre Curaçao.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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