Économie
La Fed laisse ses taux inchangés devant "tellement d'incertitudes"
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2025/05/il-y-a-tellement-dincertitudes-autour-des-repercussions-de-ces-nouvelles-taxes-sur-les-importations-que-la-fed-prefere-ne-pas-bouger-ses-taux-pour-linstant-a-declare-le-president-de-linstitution-1000x600.jpg&description=La Fed laisse ses taux inchangés devant "tellement d'incertitudes"', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
La Réserve fédérale américaine (Fed) a décidé à l'unanimité de laisser ses taux inchangés mercredi, se disant dans l'incapacité de prévoir où va l'économie américaine confrontée au tremblement de terre des nouveaux droits de douane.
Il y a "tellement d'incertitudes" autour des répercussions de ces nouvelles taxes sur les importations que la Fed préfère ne pas bouger ses taux pour l'instant, a déclaré le président de l'institution en conférence de presse.
"Si les augmentations de droits de douane qui ont été annoncées se prolongent, cela risque de se traduire par une augmentation de l'inflation, un ralentissement de la croissance économique et une hausse du chômage", a aussi affirmé Jerome Powell.
Ce serait pour la Fed, a-t-il dit, un "scénario difficile" de voir le chômage augmenter en même temps que les prix.
Pour juguler l'inflation, une banque centrale augmente généralement ses taux directeurs, qui guident le coût du crédit pour les entreprises et particuliers.
En revanche, si des emplois sont détruits, elle est censée les baisser pour donner un coup de fouet à l'activité économique.
Ce statu quo sur les taux d'intérêt (dans une fourchette comprise entre 4,25% et 4,50% depuis décembre) était largement attendu par les marchés.
La Bourse de New York a évolué en dents de scie, au gré des commentaires de M. Powell, conservant in fine la direction qu'elle avait prise avant l'annonce de la Fed.
Vers 19H10 GMT, le Dow Jones prenait 0,70%, l'indice Nasdaq reculait de 0,25% et l'indice élargi S&P 500 grappillait 0,12%.
"Changer la donne, ou non"
Depuis la dernière réunion de la Réserve fédérale, en mars, le président Donald Trump a déclenché un séisme économique.
Lors de ce qu'il a lui même surnommé "jour de la libération", le 2 avril, le président américain a érigé un mur de nouvelles taxes sur les produits importés aux États-Unis.
Donald Trump a depuis partiellement fait marche arrière et promis des "deals" avec les partenaires majeurs des Etats-Unis pour alléger la facture. Aucun n'a encore été annoncé.
Les droits de douane sont désormais beaucoup plus élevés qu'avant le début de son second mandat, et les échanges avec la Chine sont quasiment à l'arrêt.
Des responsables américains et chinois ont rendez-vous pendant le week-end en Suisse pour poser les bases d'une négociation.
La conclusion d'accords commerciaux pourrait "changer la donne significativement ou non", a déclaré M. Powell.
La banque centrale a ainsi conclu deux jours de conclave avec comme principe cardinal de rester collée aux données économiques et éviter toute décision hâtive.
Les baromètres économiques réguliers montrent une nervosité croissante, de même que les communications des entreprises.
Toutefois, les indicateurs officiels n'ont pas déraillé: 4,2% de chômage en avril, 2,3% d'inflation sur un an en mars, légèrement au-dessus de la cible de la Fed.
Le PIB du premier trimestre, publié la semaine dernière, a néanmoins fait l'effet d'un coup de semonce, avec un recul de 0,3% en rythme annualisé. La Fed a choisi d'évacuer cette donnée, dans la mesure où elle reflète avant tout une envolée des importations sur la période.
Entreprises et ménages avaient en effet cherché à prendre de vitesse l'entrée en vigueur des nouveaux droits de douane.
Au-delà de ce contexte ultra changeant, la Fed - et surtout son président - font face à des critiques répétées de Donald Trump, qui veut voir les taux baisser, ce qui aurait le mérite d'amortir quelque peu l'impact des droits de douane, au risque de nourrir l'inflation.
Les déclarations présidentielles "n'affectent pas du tout notre travail", a assuré M. Powell.
"Nous considérons, a-t-il ajouté, toujours uniquement les données économiques, les perspectives, la balance des risques et c'est tout. Donc cela n'affecte vraiment pas ni notre travail, ni la manière dont nous l'exécutons."
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Perquisitions chez Deutsche Bank, soupçons de blanchiment d'argent
Des perquisitions sont en cours dans les locaux de Deutsche Bank à Francfort et à Berlin pour des soupçons de blanchiment d'argent, a indiqué mercredi le parquet dans un message à l'AFP.
L'enquête concerne des "responsables non identifiés et employés de la Deutsche Bank pour des soupçons de blanchiment d'argent et d'autres manquements connexes au titre de la loi sur le blanchiment d'argent", a affirmé le parquet.
Selon des sources financières, le procureur s'intéresse à des événements survenus entre 2013 et 2018.
Selon le site d'information Der Spiegel, la perquisition à Francfort a commencé juste après 09H00 GMT et a mobilisé une trentaine d'enquêteurs en civil.
"La banque coopère pleinement avec le parquet", a indiqué dans un message à l'AFP la première banque d'Allemagne, qui n'a pas souhaité faire de commentaires supplémentaires.
"Dans le passé, Deutsche Bank entretenait des relations d'affaires avec des sociétés étrangères qui, dans le cadre d'autres enquêtes, sont elles-mêmes soupçonnées d'avoir été utilisées à des fins de blanchiment d'argent", a expliqué le parquet.
Les perquisitions en cours sur les sites de Deutsche Bank à Francfort et à Berlin ont pour objectif "d'éclairer davantage" les faits.
Selon des informations du quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, l'enquête concernerait plus particulièrement l'oligarque russe et client de la Deutsche Bank Roman Abramovitch, qui a été sanctionné par l'Union européenne à la suite de l'invasion russe de l'Ukraine en mars 2022.
Deutsche Bank aurait tardivement transmis aux autorités une ou plusieurs déclarations de soupçons de blanchiment d'argent visant des sociétés de l'oligarque, selon le média allemand.
Interrogés par l'AFP à ce sujet, ni la banque ni le parquet de Francfort n'ont souhaité faire de commentaire.
Deutsche Bank présente jeudi ses résultats pour l'année 2025.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Économie
Carl-Vogt: la Chambre immobilière admet qu'"il faut mieux faire"
La Chambre genevoise immobilière estime qu'"il faut mieux faire" après l'affaire des nombreux locataires dont les baux ont été résiliés au boulevard Carl-Vogt à Genève. Mais elle insiste sur les contraintes imposées par la loi aux régies.
"On devrait immédiatement proposer de rencontrer les locataires" avant toute rénovation lourde qui demande leur départ, affirme le secrétaire général de la Chambre immobilière, Christophe Aumeunier, dans un entretien publié mercredi par la Tribune de Genève. Selon lui, la pénurie de logements "exige" cette approche pour expliquer pourquoi les travaux doivent être faits. Après cette polémique, la régie Naef a promis un suivi personnalisé pour les personnes lésées.
De son côté, la Chambre recommande habituellement que les locataires puissent conserver leur appartement pendant les rénovations. Pas possible "dans une minorité de cas" comme celui du quartier de la Jonction, affirme toutefois son secrétaire général.
"Les travaux prévus sont très lourds. L'immeuble est très vétuste" et il n'est pas conforme à plusieurs dispositifs légaux, selon lui. Face à une réglementation très serrée pour les rénovations énergétiques, les propriétaires ne peuvent se voir reprocher d'oeuvrer pour améliorer la situation, insiste M. Aumeunier.
Et de s'en prendre à l'Asloca qu'il accuse de se plaindre quand les charges sont trop importantes pour les locataires tout en entravant les rénovations. Le secrétaire général réfute toute volonté de diminuer la portée de la loi sur les démolitions et les rénovations. Celle-ci "doit être appliquée", glisse-t-il.
L'affaire de Carl-Vogt pourrait se répéter ailleurs. Sans pouvoir donner de chiffre exact, M. Aumeunier estime lui que des dizaines d'immeubles pourraient être affectés, mais la pénurie rend plus difficiles les relogements. Il faut que les propriétaires, les régies et l'Etat dialoguent, selon lui.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
Valais: un nouveau géologue cantonal pour gérer l'avenir de Blatten
Depuis le 1er octobre 2025, Guillaume Favre-Bulle est à la tête du service des dangers naturels du canton du Valais (SDANA). Le quotidien du nouveau géologue cantonal demeure notamment rythmé par la catastrophe de Blatten, survenue le 28 mai dernier.
Titulaire d’un master en géoscience de l’environnement de l’Université de Lausanne, le successeur de Raphaël Mayoraz, parti en retraite, a travaillé durant 15 ans dans des bureaux de géologie et d’ingénierie, avant de rejoindre l’Etat du Valais en 2017. En 2022, il est devenu chef de la section dangers géologiques et ressources du sous-sol au sein du SDANA.
Le 28 mai 2025, l’habitant de Prarreyer (44 ans) a vécu au plus près l’éboulement du Petit Nesthorn, au-dessus de Blatten. "Au moment de la rupture du glacier, j’étais en train de regarder la webcam, conscient qu’il y avait beaucoup d’activités dans le secteur", raconte-t-il. "Tout d’un coup, j’ai vu l’éboulement partir. Je me suis levé d’un bond de ma chaise. Le scénario du pire était devenu réalité, devant mes yeux."
Encore un risque concret
Après le drame lui-même, la priorité du SDANA a été de réussir à sécuriser le lac qui s'est formé pour l’hiver, à évaluer les dangers en aval du dépôt et sur celui-ci. Parallèlement, une carte des dangers réactualisée a vu le jour (70% du village détruit est désormais placé en zone rouge). Pour Blatten, la facture des travaux subventionnés par le SDANA se monte actuellement à environ 20 millions de francs, selon son chef de service.
Si 10 millions de mètres cubes de morceaux de roches, de gravats et de glaces se sont abattus en 2025 sur le coeur du village haut-valaisan, la montagne pourrait encore faire des siennes. "Un million de mètres cubes peuvent encore tomber du jour au lendemain du Petit Nesthorn", admet Guillaume Favre-Bulle.
D'où un monitorage prioritaire du secteur toujours d'actualité. Par ailleurs, d’autres éboulements ou épisodes de laves torrentielles pourraient encore se produire. Ils auraient comme conséquence d'augmenter la superficie actuelle du lac.
Cinq ans pour faire fondre la glace
Environ 3 millions de mètres cubes de glace restent, eux, toujours emprisonnés dans la masse de sédiments. Ils fondent très lentement. "Nous allons chercher à créer de grandes tranchées pour drainer toute l’eau qui se trouve dans le dépôt. Cela risque de prendre environ 5 ans, selon les spécialistes", avoue le Bagnard.
A terme, ce terrain, qui ne pourra plus figurer dans une zone constructible, pourrait être rendu à l’agriculture. Une réflexion est en cours au niveau de l’Etat du Valais.
Pour ces prochains mois, le scénario idéal consisterait à ce que la rivière Lonza reste dans son lit actuel "et que l'on ait juste le phénomène d'érosion à surveiller. Pour cela, il faudrait avoir un été sans gros orage", indique le géologue.
Rassurer la population
Depuis 2024, le Valais a été victime d’importants aléas climatiques. Outre Blatten, on peut citer pêle-mêle le débordement du Rhône dans la région de Sierre (juin 2024) ou les dizaines de laves torrentielles descendues à proximité de Lourtier (2024-2025). Un nombre d'événements marquants en hausse qui inquiète la population valaisanne.
"Cela va être un de mes gros challenges, avec les conséquences du réchauffement climatique", confirme Guillaume Favre-Bulle. "Si on ne peut malheureusement pas toujours protéger le bâti existant, nous avons des mesures préventives pour mettre la population en sécurité, comme l’évacuation." En ce sens, le comportement des citoyens se doit aussi d’être exemplaire "en ne s’exposant pas au danger, en évitant de s’approcher d’un phénomène naturel en cours ou en évitant de prendre sa voiture lors d’un orage hors normes."
"Une hantise"
Actuellement, 150 lieux sont monitorés en Valais afin de prévenir une catastrophe majeure et d'y réduire au maximum les risques pour la population.
En songeant au présent et au futur, Guillaume Favre-Bulle admet "une hantise": la fatalité. "L’élément que l’on ne peut pas prévoir, pas contrôler, tel un rocher qui tombe sur un véhicule. Il nous est impossible de sécuriser chaque caillou du réseau cantonal." Autre préoccupation pour le géologue cantonal: les orages violents de plus en plus fréquents.
Importants dossiers en cours
En décembre dernier, le Grand Conseil a refusé d’allouer 9 emplois à plein temps supplémentaires au SDANA. "Cette décision a comme conséquence de devoir prioriser certains projets", conclut Guillaume Favre-Bulle.
Outre le dossier Blatten et le chantier de la 3e correction du Rhône, l'aménagement de la Dranse à Martigny (plus de 30 millions), des travaux sur la Vièze à Monthey (environ 20 millions), sur la Navizence en Anniviers (40 millions) et sur le Baltschiederbach (23 millions) sont les principaux chantiers présentement gérés par le SDANA. Ceux-ci se réaliseront sur plusieurs années, à raison de 2 à 4 millions par année.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Carney estime qu'il n'y a "plus rien de normal aux Etats-Unis"
Le Premier ministre canadien Mark Carney a nié mardi avoir fait machine arrière sur son discours critique de Donald Trump prononcé la semaine dernière à Davos. Il a ajouté qu'aujourd'hui "il n'y a plus rien de normal aux Etats-Unis".
Des déclarations qui montrent que les tensions restent très fortes entre les grands voisins nord-américains malgré un échange téléphonique lundi entre les deux leaders qualifié de "bon" par Mark Carney.
Ce dernier a assuré mardi qu'il avait réitéré ses propos de Davos, lors de cet échange téléphonique avec le président américain.
"Pour être absolument clair, et je l'ai dit au président (Trump), je pensais exactement ce que j'ai dit à Davos", a déclaré Mark Carney.
Dans l'après-midi devant le Parlement canadien, interrogé pour savoir s'il pouvait garantir que "des négociations normales étaient en cours" avec Washington, il a ajouté: "Le monde a changé. Washington a changé. Il n'y a presque rien de normal maintenant aux Etats-Unis. C'est la vérité."
Mais "nous avons quand même des discussions continues avec les Américains" y compris commerciales, a-t-il encore précisé.
Selon lui, le Canada a été "le premier pays à comprendre le changement de politique commerciale initié par Donald Trump" et cherche aujourd'hui à s'y adapter.
Dans son allocution, très remarquée, au Forum économique mondial de Davos, Mark Carney avait estimé que l'ordre mondial des décennies passées était "fracturé" et appelé les "puissances moyennes" à s'unir pour faire face aux forces "hégémoniques".
Ces propos avaient provoqué la colère de Donald Trump, qui avait prévenu, le lendemain à la même tribune, le Premier ministre canadien de "faire attention à ce qu'il disait", estimant que "le Canada existait grâce aux Etats-Unis".
Lundi sur Fox News, Scott Bessent avait affirmé qu'il était dans le Bureau ovale lorsque Donald Trump s'était entretenu avec Mark Carney et que ce dernier était "franchement revenu en arrière sur certaines des remarques très regrettables qu'il avait faites à Davos".
Lors de cette conversation, le Premier ministre canadien a indiqué avoir également "expliqué" au président américain l'accord commercial entre son pays et la Chine.
Samedi, Donald Trump s'était en effet dit prêt à déclencher une nouvelle bataille douanière avec le Canada si Ottawa continuait de vouloir développer ses échanges avec Pékin.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
-
LausanneIl y a 2 jours
Les gouvernements romands contre la baisse de la redevance SSR
-
VaudIl y a 2 jours
Vaud: un abo pour voyager moins cher quatre week-ends de suite
-
SuisseIl y a 2 jours
Fnac Darty cherche à vendre Nature & Découvertes
-
SuisseIl y a 2 jours
Migros Magazine distribué le mercredi, les actions lancées le jeudi
-
LausanneIl y a 2 jours
L'ex-numéro 2 de l'Eglise catholique vaudoise est débouté
-
ClimatIl y a 2 jours
Indonésie: le bilan du glissement de terrain s'alourdit
-
CultureIl y a 3 jours
Black Movie distingue "Al oeste, en Zapata" du Cubain David Bim
-
VaudIl y a 1 jour
Bouclier fiscal: commission d'enquête parlementaire écartée


