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Macron appelle le président al-Chareh à protéger "tous les Syriens"

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La sécurité des Syriens est "la première priorité", a assuré Ahmad al-Chareh à l'Elysée. (© KEYSTONE/EPA/STEPHANIE LECOCQ / POOL)

Emmanuel Macron a exhorté mercredi à Paris le président syrien Ahmad al-Chareh à protéger "tous les Syriens sans exception" mais a justifié la venue en France de ce dirigeant au passé de jihadiste, vivement critiquée par une partie de la classe politique française.

Le président français semble clairement faire le pari d'accompagner la transition dirigée par une coalition islamiste depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre. Ahmad al-Chareh, accueilli à l'Elysée avec les honneurs de la garde républicaine pour sa première visite officielle dans un pays occidental, l'en a vivement remercié.

A ses côtés lors d'une rare conférence de presse conjointe, après un entretien de plus de deux heures, Emmanuel Macron lui a demandé de "tout mettre en oeuvre pour assurer la protection de tous les Syriens sans exception, quelles que soient leur origine, leur religion, leur confession, leurs opinions".

Il lui a aussi dit qu'il devait "s'assurer que les auteurs" des récentes violences soient "poursuivis et jugés". Il a même plaidé pour que l'Union européenne "sanctionne systématiquement les auteurs de ces crimes qui ont profondément choqué tous les amis de la Syrie".

Des massacres qui ont fait 1700 morts, majoritairement alaouites, dans l'ouest du pays en mars, de récents combats avec des druzes, et des sévices documentés par des ONG ont soulevé des doutes sur la capacité des nouvelles autorités à contrôler certains combattants extrémistes qui leur sont affiliés.

Et ce alors même que la coalition islamiste tente de présenter un visage rassurant à la communauté internationale qui l'exhorte à respecter les libertés et protéger les minorités.

"Postures"

La sécurité des Syriens est "la première priorité", a assuré Ahmad al-Chareh à l'Elysée.

Il a aussi martelé qu'il n'y aurait "pas de place pour les confrontations confessionnelles" en Syrie, et a estimé avoir "prouvé" être "un partenaire fiable pour la lutte contre le terrorisme".

En jeu, la levée des sanctions imposées au pouvoir de Bachar al-Assad, qui pèsent lourdement sur l'économie du pays, exsangue après 14 années de guerre civile, avec, selon l'ONU, 90% des Syriens vivant sous le seuil de pauvreté.

"Rien ne justifie qu'elles soient maintenues", a lancé le président syrien.

Emmanuel Macron a abondé dans son sens: il a plaidé pour une "levée des sanctions" économiques européennes dès juin, et a appelé les Etats-Unis à en faire autant, quitte à refaire le point régulièrement pour voir si Damas tient ses engagements.

Il a aussi estimé que Washington devait retarder "au maximum" le retrait annoncé de la moitié de leurs militaires déployés en Syrie dans le cadre de la coalition contre les jihadistes du groupe Etat islamique.

Le président al-Chareh a longtemps dirigé le groupe armé Hayat Tahrir al-Sham issu de l'ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie. Il a tenu à se démarquer des "actes terroristes", notamment de ceux menés en France par des jihadistes passés en Syrie.

Mais à ce titre, l'invitation faite par Emmanuel Macron a été critiquée par la droite et l'extrême droite françaises.

"Stupeur et consternation", a réagi la leader du Rassemblement national Marine Le Pen. "On ne reçoit pas des dirigeants qui sont d'anciens terroristes membres d'organisations qui veulent attaquer la France", a également affirmé le chef des députés Les Républicains Laurent Wauquiez.

Des "postures à des fins politiciennes pour parler à des électorats", a balayé le président français.

"Ce que je vois, c'est qu'il y a un dirigeant qui est en place. Il a mis fin à un régime que nous avions condamné, combattu, dont nous connaissons la responsabilité et il est prêt à s'engager. Les premiers actes ont conduit à des résultats", a-t-il ajouté, estimant qu'Ahmad al-Chareh était "lucide".

"Dégage"

Plusieurs dizaines de membres des minorités religieuses syriennes ont d'ailleurs manifesté mercredi la place de la République, à Paris, sous le drapeau syrien.

"Jolani dégage ! Dégage de France, dégage de Syrie !", ont crié les manifestants issus des communautés alaouites, druzes, chrétiennes ou encore sunnites, en utilisant l'ex-nom de guerre d'Ahmad al-Chareh.

Auparavant, le dirigeant syrien avait rencontré l'homme qui avait été à l'origine de milliers de photos de corps suppliciés dans des centres de détention syriens sous le règne de Bachar al-Assad. Aujourd'hui installé en France, Farid al-Mazhan, alias César, avait témoigné devant une commission du Congrès américain, et ses photos ont inspiré une loi américaine adoptée en 2020 -la loi César-, instaurant des sanctions économiques contre le régime syrien.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Washington: Trump menace quiconque endommagerait le bassin rénové

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Infestation d'algues, peinture qui se décolle, coloration verdâtre: le bassin de Washington rencontre un problème après l'autre depuis la rénovation décidée par Donald Trump. (© KEYSTONE/EPA/JIM LO SCALZO)

Le président américain Donald Trump a menacé lundi de prison quiconque s'en prendrait à l'un de ses projets de rénovation, celui d'un immense bassin jouxtant le Lincoln Memorial à Washington. Sa réfection laborieuse est devenue un feuilleton politique.

"De toutes les nombreuses statues et fontaines que nous avons reconstruites, rénovées, nettoyées et réparées, la seule à être vandalisée est le bassin", s'est indigné le président américain sur son réseau social Truth Social. "Rappelez-vous que la destruction ou même la tentative de destruction de ces choses est passible de dix ans de prison. Et ce sera totalement appliqué", a-t-il menacé.

Un photographe de l'AFP a assisté lundi à deux interpellations à proximité du bassin.

Le bassin "retrouvera bientôt sa santé. Nous allons devoir vider l'eau pour réparer [...] deux petites zones, deux très petites zones", a ensuite dit le président américain à des journalistes à la Maison-Blanche.

Peinture qui se décolle

Infestation d'algues, peinture qui se décolle, coloration verdâtre: ce gigantesque miroir d'eau, site emblématique de la capitale américaine, rencontre un problème après l'autre depuis la rénovation décidée par Donald Trump. Les opposants du dirigeant républicain y voient la métaphore d'une présidence ratée.

Loin d'endosser la responsabilité de la situation, l'ancien promoteur immobilier a dénoncé de prétendus "saboteurs" qui auraient entaillé le revêtement du bassin ou déversé de l'engrais dans l'eau.

Le service de police des parcs nationaux a indiqué que cinq personnes avaient été interpellées pour "vandalisme" et que des contraventions avaient été dressées à cinq autres.

Le président américain a lancé nombre de travaux à Washington et à la Maison-Blanche, dont beaucoup sont critiqués pour leur coût, les conditions opaques de l'attribution des chantiers ou leur caractère ostentatoire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Canada: une fusillade à Montréal fait trois morts dont le suspect

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Les autorités n'ont pas fourni dans l'immédiat d'indication quant aux circonstances du drame ou aux motivations du suspect. (© KEYSTONE/AP/Christopher Katsarov)

Trois personnes, un habitant, un policier et l'assaillant, ont été tuées lundi à Montréal, au Canada, lors d'une fusillade. Selon le diffuseur public Radio Canada, le tireur a laissé derrière lui un manifeste "incel", une mouvance masculiniste.

Les faits se sont déroulés à la mi-journée dans un quartier où se trouvent de nombreux commerces et restaurants juifs, mais les autorités n'ont pas expliqué leurs circonstances ni évoqué un éventuel mobile.

L'unique suspect "a été abattu", a expliqué lors d'une conférence de presse le chef de la police de Montréal (SPVM), Fady Dagher, qui a fait état d'un échange de coups de feu entre les policiers et l'assaillant. Une policière a également été blessée, mais ses jours ne sont pas en danger.

Le premier ministre du Canada, Mark Carney, s'est déclaré sur le réseau social X "consterné d'apprendre qu'un policier et un civil ont été tués et que d'autres personnes ont été blessées lors d'une fusillade survenue [...] à Montréal", ajoutant "exprimer [sa] reconnaissance" envers les "courageux policiers".

"Au coeur de la communauté juive"

Les tirs se sont déroulés "au coeur de la communauté juive", a dit Gezy Markowitz, un rabbin du quartier, mentionnant "de nombreuses associations [...] des centres éducatifs, des banques alimentaires et des établissements juifs".

"Mais je tiens à dire que cela n'est pas vraiment vu comme une attaque sur la communauté juive, même si nous nous demandons pourquoi c'est cette zone" qui a été visée, a-t-il ajouté.

"Pour l'instant, on ne connaît pas le mobile derrière tout cela", a déclaré à la chaîne Radio-Canada Ian Lafrenière, ministre de la sécurité intérieure du Québec, peu après l'annonce des tirs.

La police a expliqué qu'elle avait été prévenue par téléphone par un témoin ayant signalé la présence d'une personne en train d'utiliser un fusil. Un important dispositif policier a été mis en place un peu avant midi (18h00 en Suisse). Les habitants ont été appelés à rester chez eux et l'autoroute urbaine proche a été fermée à la circulation. Le périmètre a été déclaré sécurisé un peu plus de trois heures plus tard, selon la police.

Selon Fady Dagher, la dernière mort en service d'un policier dans la deuxième plus grande ville du Canada remonte à 2002.

En 2018, un homme se revendiquant de la mouvance "incel", composée d'hommes célibataires qui se prétendent rejetés par les femmes, qu'ils jugent responsables de leur célibat, avait tué 11 personnes, surtout des femmes, au cours d'une attaque à Toronto.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Le festival Messi continue, l'Argentine en 16es de finale

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Lionel Messi en est déjà à 5 buts dans ce Mondial 2026 (© KEYSTONE/EPA/JEFFREY MCWHORTER)

Le "show" Lionel Messi continue.

L'Argentine a profité de deux nouvelles réussites de son no 10, ses 17e et 18e en Coupe du monde, pour battre l'Autriche 2-0 lundi à Dallas et s'assurer une place en 16es de finale.

C'est à la 38e minute que Lionel Messi est devenu l'unique meilleur buteur de l'histoire des phases finales, devant Miroslav Klose, au terme d'une action qu'il avait initiée. Il a alors repris du plat du pied gauche un centre parfait de Medina, après qu'Almada a laissé sagement passer le ballon entre ses jambes.

Auteur d'un triplé face à l'Algérie pour l'entrée de l'Albiceleste dans ce tournoi, Lionel Messi aurait même dû se retrouver bien plus vite seul au monde. Mais l'octuple Ballon d'Or a raté le penalty dont il a bénéficié à la 9e, avant de manquer son face-à-face avec le portier autrichien Alexander Schlager à la 19e.

L'Argentine s'est ensuite contentée de gérer, face à une équipe d'Autriche entreprenante mais guère dangereuse si l'on excepte ce coup franc de Marcel Sabitzer bien repoussé par Emiliano Martinez (55e). Elle aurait pu se mettre plus vite à l'abri, mais Nicola Gonzalez a trop croisé sa reprise de la tête à la 73e.

Ce n'est qu'à la 95e minute, au terme d'une contre-attaque que Julian Alvarez aurait pu conclure après une superbe transversale de son no 10, que la superstar a doublé la mise en s'y reprenant à deux fois. Lionel Messi aurait même pu voire triple s'il avait transformé son coup franc de la 98e minute...

Un 3e match face à la Jordanie

Avec 6 points, l'Argentine devrait terminer en tête de ce groupe J et s'éviter ainsi un 16e de finale face à l'Espagne. L'Albiceleste se frottera à la Jordanie lors de la troisième et dernière journée de cette poule, dans la nuit de samedi à dimanche (à 5h du matin heure suisse).

L'Autriche, victorieuse (3-1) de la Jordanie en ouverture, se frottera dans le même temps à l'Algérie. Des Algériens qui rêvent de "venger" leur sélection du Mondial 1982, laquelle avait été éliminée dès le 1er tour après que l'Allemagne et l'Autriche avaient "arrangé" un match nul qui qualifiait les deux pays germanophones.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Un 17e but pour Messi en phase finale

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Messi (à gauche) a inscrit lundi son 17e but en Coupe du monde (© KEYSTONE/EPA/JEFFREY MCWHORTER)

L'Argentin Lionel Messi a pris seul la tête du classement des meilleurs buteurs de l'histoire de la Coupe du monde. Il a ouvert la marque lundi contre l'Autriche d'une reprise du gauche à la 38e.

Avec 17 réalisations, le capitaine argentin, qui dispute sa sixième Coupe du monde, compte désormais un but de plus que Miroslav Klose. Il avait rejoint l'Allemand à la faveur de son triplé la semaine dernière face à l'Algérie lors de l'entrée en lice des champions du monde argentins dans le Mondial 2026.

Le Brésilien Ronaldo complète le podium avec 15 réalisations, suivi du Français Kylian Mbappé, qui joue en Amérique du Nord sa troisième Coupe du monde, et de l'Allemand Gerd Müller (14 buts).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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