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Économie

La Fed laisse ses taux inchangés devant "tellement d'incertitudes"

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Il y a "tellement d'incertitudes" autour des répercussions de ces nouvelles taxes sur les importations que la Fed préfère ne pas bouger ses taux pour l'instant, a déclaré le président de l'institution Jerome Powell. (© KEYSTONE/EPA/JIM LO SCALZO)

La Réserve fédérale américaine (Fed) a décidé à l'unanimité de laisser ses taux inchangés mercredi, se disant dans l'incapacité de prévoir où va l'économie américaine confrontée au tremblement de terre des nouveaux droits de douane.

Il y a "tellement d'incertitudes" autour des répercussions de ces nouvelles taxes sur les importations que la Fed préfère ne pas bouger ses taux pour l'instant, a déclaré le président de l'institution en conférence de presse.

"Si les augmentations de droits de douane qui ont été annoncées se prolongent, cela risque de se traduire par une augmentation de l'inflation, un ralentissement de la croissance économique et une hausse du chômage", a aussi affirmé Jerome Powell.

Ce serait pour la Fed, a-t-il dit, un "scénario difficile" de voir le chômage augmenter en même temps que les prix.

Pour juguler l'inflation, une banque centrale augmente généralement ses taux directeurs, qui guident le coût du crédit pour les entreprises et particuliers.

En revanche, si des emplois sont détruits, elle est censée les baisser pour donner un coup de fouet à l'activité économique.

Ce statu quo sur les taux d'intérêt (dans une fourchette comprise entre 4,25% et 4,50% depuis décembre) était largement attendu par les marchés.

La Bourse de New York a évolué en dents de scie, au gré des commentaires de M. Powell, conservant in fine la direction qu'elle avait prise avant l'annonce de la Fed.

Vers 19H10 GMT, le Dow Jones prenait 0,70%, l'indice Nasdaq reculait de 0,25% et l'indice élargi S&P 500 grappillait 0,12%.

"Changer la donne, ou non"

Depuis la dernière réunion de la Réserve fédérale, en mars, le président Donald Trump a déclenché un séisme économique.

Lors de ce qu'il a lui même surnommé "jour de la libération", le 2 avril, le président américain a érigé un mur de nouvelles taxes sur les produits importés aux États-Unis.

Donald Trump a depuis partiellement fait marche arrière et promis des "deals" avec les partenaires majeurs des Etats-Unis pour alléger la facture. Aucun n'a encore été annoncé.

Les droits de douane sont désormais beaucoup plus élevés qu'avant le début de son second mandat, et les échanges avec la Chine sont quasiment à l'arrêt.

Des responsables américains et chinois ont rendez-vous pendant le week-end en Suisse pour poser les bases d'une négociation.

La conclusion d'accords commerciaux pourrait "changer la donne significativement ou non", a déclaré M. Powell.

La banque centrale a ainsi conclu deux jours de conclave avec comme principe cardinal de rester collée aux données économiques et éviter toute décision hâtive.

Les baromètres économiques réguliers montrent une nervosité croissante, de même que les communications des entreprises.

Toutefois, les indicateurs officiels n'ont pas déraillé: 4,2% de chômage en avril, 2,3% d'inflation sur un an en mars, légèrement au-dessus de la cible de la Fed.

Le PIB du premier trimestre, publié la semaine dernière, a néanmoins fait l'effet d'un coup de semonce, avec un recul de 0,3% en rythme annualisé. La Fed a choisi d'évacuer cette donnée, dans la mesure où elle reflète avant tout une envolée des importations sur la période.

Entreprises et ménages avaient en effet cherché à prendre de vitesse l'entrée en vigueur des nouveaux droits de douane.

Au-delà de ce contexte ultra changeant, la Fed - et surtout son président - font face à des critiques répétées de Donald Trump, qui veut voir les taux baisser, ce qui aurait le mérite d'amortir quelque peu l'impact des droits de douane, au risque de nourrir l'inflation.

Les déclarations présidentielles "n'affectent pas du tout notre travail", a assuré M. Powell.

"Nous considérons, a-t-il ajouté, toujours uniquement les données économiques, les perspectives, la balance des risques et c'est tout. Donc cela n'affecte vraiment pas ni notre travail, ni la manière dont nous l'exécutons."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Économie

Julius Bär: la directrice financière démissionne

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La banque Julius Bär a annoncé le départ de la directrice financière Evangelia Kostakis, qui part vers d'autres horizons professionnels. (archives) (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Le gestionnaire de fortune Julius Bär a annoncé vendredi le départ de la directrice financière Evangelia Kostakis, qui quittera ses fonctions à priori au second semestre pour "occuper une nouvelle fonction de direction à l'international", sans plus de précision.

Un processus de succession est en cours et Mme Kostakis restera au sein du groupe jusqu'à la fin de l'année afin d'assurer la transition, a précisé la banque dans un communiqué.

Evangelia Kostakis, une double nationale grecque et américaine, aura passé 13 ans auprès de Julius Bär où elle a occupé la fonction de directrice financière depuis 2022.

"Elle a largement contribué à optimiser notre présence sur le plan stratégique, à améliorer notre efficacité opérationnelle et à renforcer notre base d'investisseurs", l'a félicité le directeur général Stefan Bollinger, cité dans le document.

En pleine restructuration de ses activités depuis la déconfiture subie dans l'affaire Signa, le groupe bancaire zurichois a réorganisé sa direction. M. Bollinger a ainsi pris ses fonctions début janvier 2025 et Noel Quinn, ancien directeur général de la banque britannique HSBC, a accédé en avril 2025 à la présidence.

En janvier dernier, Jean Nabaa a pris le poste de directeur des opérations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Etats-Unis: bond de l'inflation en mars à 3,3% sur un an

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L'inflation s'est fortement accélérée en mars aux Etats-Unis à 3,3% sur un an, reflétant l'envolée des prix à la pompe consécutive à la guerre au Moyen-Orient. (archives) (© KEYSTONE/EPA/ADAM DAVIS)

L'inflation s'est fortement accélérée en mars aux Etats-Unis à 3,3% sur un an, reflétant l'envolée des prix à la pompe consécutive à la guerre au Moyen-Orient, selon des données officielles publiées vendredi.

En comparaison, l'indice des prix à la consommation (CPI) a progressé de 2,4% sur un an en février.

Entre février et mars, les prix de l'essence ont bondi de 21,2%. Un tel pourcentage d'augmentation n'avait pas été observé depuis 1967, souligne le service statistique américain BLS.

Néanmoins, même en excluant les prix volatils de l'énergie et de l'alimentation, l'inflation s'est accélérée (+2,6% contre +2,5% un mois plus tôt).

Les marchés s'attendaient à voir de tels chiffres, selon le consensus publié par MarketWatch.

La guerre au Moyen-Orient a été déclenchée le 28 février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran. Téhéran a riposté notamment en bloquant le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, par où transite d'ordinaire 20% du pétrole et du gaz utilisés dans le monde.

Bien qu'étant le premier producteur mondial de pétrole, les États-Unis n'ont pas été étanches à l'envolée des cours et les prix à la pompe ont vite augmenté.

L'exécutif américain, élu notamment sur la promesse de redresser le pouvoir d'achat, assure que les perturbations économiques sur le sol national seront temporaires.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Crédits au Mozambique: la procédure contre UBS est classée

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La procédure intentée contre UBS dans le cadre des crédits octroyés au Mozambique (une affaire concernant Credit Suisse) a été classée. Les juges ont estimé que la responsabilité pénale ne pouvait pas être transférée à UBS. (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

La procédure intentée contre UBS dans l'affaire des crédits accordés au Mozambique, qui concernait en premier lieu Credit Suisse, a été classée par le Tribunal pénal fédéral (TPF). Les juges ont estimé que la responsabilité pénale ne pouvait pas être transférée à UBS.

Le TPF estime que la radiation de Credit Suisse du registre du commerce a entraîné la fin de sa personnalité juridique. Dès lors il n'y a plus de sujet de droit, et ce également au niveau pénal.

La personne morale a cessé d'exister non seulement au regard du droit des sociétés, mais aussi du point de vue du droit pénal. Par conséquent, la responsabilité pénale n'a pas été transférée à UBS après la fusion.

L'affaire remonte à une période entre 2013 et 2014, quand Credit Suisse avait octroyé des crédits à des entreprises publiques du Mozambique. Le Ministère public de la Confédération avait estimé que les fonds issus du remboursement étaient d'origine délictuelle. Les chefs d'accusation relevaient de la responsabilité pénale des entreprises en lien avec l'infraction de blanchiment d'argent.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Devenir propriétaire de son logement coûte de plus en plus cher

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La hausse des prix a été particulièrement forte dans les communes touristiques (archives). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

L'accès à la propriété coûte de plus en plus cher. Au premier trimestre, les prix des maisons individuelles ont augmenté de 1,4% en Suisse, tandis que les prix des logements en propriété par étage (PPE) ont enflé de 1,8%, en comparaison avec le trimestre précédent.

Sur un an, les prix des maisons individuelles et des PPE ont augmenté de 4,9%, selon l'indice des prix des transactions Raiffeisen publié vendredi.

Les faibles taux d'intérêt rendent l'achat immobilier intéressant par rapport à la location: "Le fort attrait financier de la propriété immobilière maintient une forte dynamique des prix", explique Fredy Hasenmaile, chef économiste de Raiffeisen Suisse, cité dans le communiqué.

En comparaison avec l'année précédente, les maisons individuelles ont enregistré les plus fortes hausses de prix dans la région de Berne (+6,7%) et en Suisse occidentale (+7,4%). Dans le Nord-Ouest de la Suisse (+3,0%), les prix des maisons en revanche nettement moins augmenté.

En ce qui concerne la propriété par étage, les prix ont augmenté le plus fortement en Suisse centrale (+7,3%) et en Suisse méridionale (+5,5%) en comparaison annuelle. Dans la région lémanique (-0,8%), les prix des PPE ont, en revanche, légèrement baissé par rapport à l'année précédente. Il s'agit de la seule baisse constatée parmi les régions.

La répartition de l'évolution des prix selon le type de commune montre que les prix des maisons ont le plus augmenté en un an dans les communes touristiques (+5,8%). Dans le segment des PPE, les communes touristiques ont également enregistré les plus fortes hausses de prix (+5,8%), précise encore l'établissement bancaire dans son relevé périodique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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