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La France et Espagne planifient des déconfinements très progressifs

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Le Premier ministre français Edouard Philippe a présenté mardi les modalités beaucoup plus strictes du déconfinement à partir du 11 mai. (©EPA/DAVID NIVIERE)

Dans la foulée de plusieurs pays européens, l'Espagne et la France, deux des plus meurtris par le nouveau coronavirus, ont présenté mardi des plans de déconfinement très progressifs, Paris mettant en garde contre un risque d'"écroulement de l'économie", alors que la pandémie a déjà tué plus de 211'000 personnes dans le monde.

Illustration du déconfinement auquel aspire une partie de la planète toujours cloîtrée, les surfeurs australiens ont investi de nouveau la plage de Bondi, à Sydney. Ce célèbre "spot" de surf a été de nouveau autorisé mardi aux surfeurs, qui se sont rués dans les vagues dès le lever du jour. Elle reste néanmoins interdite aux promeneurs et amateurs de bronzage.

En Europe, continent le plus endeuillé par la pandémie, le Premier ministre Edouard Philippe a présenté mardi les modalités beaucoup plus strictes du déconfinement en France, à partir du 11 mai, un exercice de délicat équilibre entre la nécessité de juguler la crise économique et la volonté d'éviter une deuxième vague de l'épidémie.

Au programme: tests massifs, réouverture progressive des écoles, des commerces - mais pas dans un premier temps des cafés et des restaurants - et masque obligatoire dans les transports publics.

Les cinémas, grands musées et théâtres resteront eux fermés, comme les plages, et la saison sportive 2019-2020 ne reprendra pas. Les rassemblements de plus de dix personnes seront interdits.

"Nous allons devoir vivre avec le virus", a prévenu Edouard Philippe, dans un long discours devant les députés, alors que 65% des Français jugent que l'exécutif n'est "pas à la hauteur", selon un dernier sondage.

"Un peu trop d'insouciance et c'est l'épidémie qui repart. Un peu trop de prudence et c'est l'ensemble du pays qui s'enfonce", a-t-il affirmé, en résumant: "C'est une ligne de crête délicate qu'il faut suivre".

Hausse des infections en Allemagne

Le gouvernement espagnol a aussi fixé mardi la feuille de route du déconfinement qui se fera par "phases" jusqu'à "fin juin", a annoncé son Premier ministre Pedro Sanchez, en précisant que le passage entre les différentes phases dépendrait de l'évolution de la pandémie.

Le confinement général du pays, le plus strict d'Europe, a déjà été légèrement assoupli dimanche avec l'autorisation pour les enfants de moins de 14 ans de se promener et doit encore l'être dimanche prochain avec la possibilité de faire du sport seul dehors ou de se promener entre membres du même foyer.

Les écoles resteront elles fermées jusqu'en septembre.

En Italie, pays européen qui a payé le plus lourd tribut à la pandémie, les modalités du déconfinement prévu le 4 mai ont d'ores et déjà été précisées: rassemblements interdits, de même que les déplacements entre régions, port du masque obligatoire dans les transports, écoles fermées jusqu'en septembre.

D'autres pays européens ont déjà entamé une progressive levée des restrictions, avec la réouverture de nombreux commerces, mais toujours de stricts mots d'ordre de "distanciation sociale" : Norvège, Danemark, Suisse, Autriche, Allemagne...

Dans ce dernier pays cependant, le taux d'infection, très surveillé, a de nouveau atteint le seuil de 1,0 selon les autorités sanitaires, qui ont exhorté la population à rester prudente, alors que la chancelière Angela Merkel s'inquiète d'un déconfinement précipité.

"On respire mal"

Bon gré, mal gré, les Allemands se conforment déjà au masque obligatoire dans les transports. "Ca tient chaud, ça glisse, on respire mal", se plaint Emil, la vingtaine, qui attend son train de banlieue sur le quai d'une gare berlinoise. "Mais si c'est pour éviter les infections, ça me va".

La Grèce a aussi annoncé mardi les modalités d'un déconfinement progressif à partir du 4 mai, à commencer par les petits commerces et les salons de coiffure et de beauté.

Le bilan humain reste très lourd sur le Vieux continent, avec près de 127'000 morts: 26'977 décès en Italie, 23'822 en Espagne, 23'293 en France, 21'092 au Royaume-Uni. Avec près d'un tiers des cas et plus de 56'000 des 211'000 victimes mondiales, les Etats-Unis sont de loin le pays le plus touché.

Désireux de faire oublier des propos malheureux sur des injections de "désinfectant", le président américain s'est fait discret ce week-end, mais a renoué lundi avec son point de presse quasi-quotidien à la Maison Blanche, et par la même occasion avec des attaques virulentes contre la Chine, où est apparu le virus fin 2019.

La maladie "aurait pu être arrêtée à la source", a assuré Donald Trump, en évoquant une possible demande de réparation de plusieurs milliards de dollars. Le ministère chinois des Affaires étrangères a dénoncé "des mensonges éhontés".

L'épidémie en Chine, à présent jugulée, y a contaminé près de 83'000 personnes et fait officiellement 4633 morts.

Annulation des JO envisagée

Au Royaume-Uni, les Britanniques, Premier ministre Boris Johnson en tête, ont observé une minute de silence en hommage aux soignants morts en combattant le nouveau coronavirus.

"Ce sont les héros morts au combat de la nation", a déclaré le ministre de la Santé Matt Hancock.

En plus du bilan officiel de 21'678 morts, près de 4300 personnes sont mortes en deux semaines, entre le 10 et le 24 avril, dans les maisons de retraite dans le pays, selon le Bureau national des statistiques (ONS).

Le président Vladimir Poutine a jugé mardi que la Russie (867 morts, la plupart à Moscou), n'avait pas encore atteint le pic de l'épidémie de coronavirus, tout en disant envisager une levée progressive du confinement à partir du 12 mai.

Déjà reportés à 2021, les Jeux olympiques initialement prévus cet été au Japon seront purement et simplement "annulés" si la pandémie n'est pas maîtrisée d'ici un an, a prévenu le patron du comité d'organisation Yoshiro Mori.

Ailleurs dans le monde, on continue de s'adapter comme on peut. Ainsi en Argentine, le monde du tango et ses danseurs de "l'étreinte" n'ont d'autre choix que de faire une pause. "La danse me manque", confie une professeure de 43 ans, résignée aux cours à distance. "Le seul espoir, c'est un vaccin...", lâche une autre amatrice.

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Débat Trump/Biden: un dernier round maîtrisé sans K.O. final

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Donald Trump et Joe Biden se sont retrouvés une dernière fois avant l'élection. (©AP PHOTO/PATRICK SEMANSKY)

Le président américain Donald Trump et Joe Biden se sont affrontés jeudi à Nashville lors d'un ultime débat à douze jours de la présidentielle américaine. La tonalité des échanges a été plutôt constructive et respectueuse, mais ne devrait pas changer la dynamique.

Visiblement désireux d'offrir un visage plus discipliné, après un premier tête-à-tête cacophonique, le président sortant, à la traîne dans les sondages, a accusé son adversaire démocrate vouloir "reconfiner" le pays en raison du Covid-19.

"Quelqu'un qui est responsable d'autant de morts ne devrait pas pouvoir rester président des Etats-Unis d'Amérique", a lancé le candidat démocrate, en prédisant "un hiver sombre" pour le pays le plus endeuillé au monde, avec plus de 222'000 décès dus au coronavirus.

Le vieux routier de la politique a reproché au président républicain de ne "toujours pas avoir de plan" pour endiguer la maladie. "Il n'y a pas un seul scientifique sérieux au monde qui pense que cela va disparaître bientôt", a-t-il martelé.

"Nous le combattons très fermement", a répondu le locataire de la Maison-Blanche, arrivé sans masque sur la scène, trois semaines après avoir été diagnostiqué positif au coronavirus.

Leçons retenues

Les échanges, bien que vifs, étaient nettement plus audibles que la fois précédente, lorsque le démocrate de 77 ans avait traité le 45e président des Etats-Unis, 74 ans, de "menteur", de "raciste" puis de "clown". "Il n'y a rien d'intelligent en vous", avait rétorqué l'ex-homme d'affaires.

"Les deux candidats ont clairement retenu les leçons de leur premier débat", a déclaré Aaron Kall, enseignant à l'université du Michigan et spécialiste des duels présidentiels. "Un statu quo à l'issue du débat de ce soir sera probablement perçu comme une bonne nouvelle pour la campagne de M. Biden, qui bénéficie d'une avance stable dans les sondages au niveau national et dans les Etats-clés", a-t-il ajouté.

A Donald Trump qui l'accusait de vouloir mettre en place la politique de "la gauche radicale", Joe Biden a rappelé qu'il l'avait emporté lors des primaires démocrates, où d'autres candidats étaient plus ancrés à gauche que lui. "Il est un peu perdu, il croit qu'il affronte quelqu'un d'autre. il affronte Joe Biden!", a-t-il ironisé.

"Vous devez une explication"

Pour éviter la cacophonie, les organisateurs avaient décidé cette fois de couper le micro d'un candidat pendant les deux premières minutes de prise de parole de l'autre pour chacune des questions, sur la pandémie, les questions raciales, le changement climatique ou encore la politique étrangère.

Donald Trump a demandé à Joe Biden de "s'expliquer" sur des allégations de corruption au sujet des activités de son fils Hunter en Chine et en Ukraine, quand le candidat démocrate était vice-président de Barack Obama (2009-2017).

"Joe, je pense que vous devez une explication aux Américains", a insisté le président-candidat, qui a accentué ces derniers jours ses attaques personnelles sur l'intégrité de son adversaire, martelant, sans éléments concrets à l'appui, que la famille Biden est une "entreprise criminelle".

"Que cachez-vous?"

"Vous étiez vice-président quand c'est arrivé et cela n'aurait jamais dû arriver", a ajouté l'ex-magnat de l'immobilier, qui avait invité dans le public un ex-associé d'Hunter Biden, qui accuse le fils du candidat d'avoir utilisé son nom de famille pour gagner "des millions" à l'étranger, avec l'assentiment de son père.

"Jamais de ma vie je n'ai pris un centime d'une source étrangère", a protesté le démocrate, qui a jusqu'ici esquivé les questions sur ce sujet. "Ce n'est pas vrai, pas vrai", a-t-il dit à plusieurs reprises. Il a contre-attaqué en reprochant au président de n'avoir jamais accepté de publier ses déclarations d'impôts. "Que cachez-vous?", a-t-il demandé.

Les parois en plexiglas, qui avaient été installées sur la scène pour séparer les deux septuagénaires, ont finalement été retirées.

Plus de 47 millions d'Américains ont voté par courrier ou en personne, soit près de 35% de la participation totale d'il y a quatre ans, selon l'organisation indépendante Elections Project.

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L'Allemagne place toute la Suisse sur sa liste des pays à risque

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L'Institut Robert Koch place un pays ou une région sur cette liste rouge si le taux de nouvelles infections dépasse 50 pour 100'000 habitants sur sept jours. (©EPA/POOL/THOMAS BARTILLA)

Le gouvernement allemand a placé toute la Suisse, la Pologne, presque toute l'Autriche et une grande partie de l'Italie sur sa liste des pays à risque pour le coronavirus. Cette nouvelle liste entre en vigueur samedi, a annoncé jeudi l'Institut Robert-Koch.

Plusieurs cantons avaient jusqu'ici été placés sur la liste des zones à risque. Un premier avertissement avait été lancé le 9 septembre concernant Vaud et Genève. La liste a ensuite été complétée. La semaine passée, elle comptait au total dix cantons (GE, VD, FR, JU, NE NW, SZ, UR, ZG, ZH).

L'Institut Robert Koch place un pays ou une région sur cette liste rouge si le taux de nouvelles infections dépasse 50 pour 100'000 habitants sur sept jours. C'est actuellement le cas pour 130 pays (en totalité ou partiellement). Une cinquantaine de pays sont aussi déconseillés indépendamment de leur taux d'infection.

Cette classification comme zone à risque et les conseils aux voyageurs du ministère fédéral des Affaires étrangères n'impliquent pas une interdiction de voyager, mais ils sont destinés à avoir un effet dissuasif maximal sur les touristes.

Les vacanciers peuvent annuler un voyage déjà réservé si leur destination est déclarée zone à risque. Les personnes revenant de ces régions doivent se mettre en quarantaine pendant 14 jours, mais peuvent en être libérées par un test négatif.

La liste rouge inclut également toute la Grande-Bretagne, l'Irlande, le Liechstenstein, onze nouvelles régions italiennes (dont la Lombardie, la Toscane, la Vénétie, le Latium et la Sardaigne). Elle comprend aussi des régions de Bulgarie, d'Estonie, de Croatie, de Suède, de Slovénie et de Hongrie.

Les îles Canaries en ont elles été retirées, selon l'Institut Robert-Koch. Elles rejoignent le petit nombre de pays encore jugés sûrs pour les voyageurs allemands, dont la Grèce et Chypre.

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Des chercheurs britanniques comptent infecter des volontaires

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La première étape du projet consiste à explorer la faisabilité d'une exposition au SARS-CoV2 de volontaires de 18 à 30 ans en bonne santé et sans facteurs de risques. (©AP/OXFORD UNIVERSITY POOL)

Une première mondiale qui pose des questions éthiques: des chercheurs britanniques comptent infecter des volontaires avec le nouveau coronavirus et les scruter pour faire avancer la recherche, en vue notamment de la mise au point d'un vaccin très attendu.

Déjà employée pour d'autres maladies, cette méthode n'avait jamais été utilisée dans la riposte à la pandémie de Covid-19, dont la deuxième vague actuelle en Europe provoque le retour au confinement dans certains pays sans assurance qu'un vaccin soit disponible prochainement.

La première étape du projet, mené en partenariat par l'Imperial College de Londres, consiste à explorer la faisabilité d'une exposition au SARS-CoV2 de volontaires de 18 à 30 ans en bonne santé et sans facteurs de risques.

Cette phase initiale vise à déterminer la quantité de virus qui produit des symptômes chez une personne, explique l'Imperial College sur son site internet. Il s'agira ensuite d'étudier "comment les vaccins agissent dans le corps pour stopper ou empêcher le Covid-19, regarder les traitements potentiels et étudier la réponse immunitaire" de l'organisme.

"Notre priorité numéro un est la sécurité des volontaires", a souligné le Dr Chris Chiu, qui conduit ces recherches au département des maladies infectieuses à l'Imperial College, dont l'équipe réalise de telles études sur des virus respiratoires depuis 10 ans.

Les volontaires seront infectés "par le nez", une "voie naturelle" qu'emprunte le virus, a déclaré sur BBC Radio 4 Peter Openshaw, professeur de médecine expérimentale à la même université, qui codirige les travaux.

"Le grand avantage de ces études sur des volontaires est que nous pouvons regarder chaque volontaire avec beaucoup d'attention, non seulement pendant l'infection mais aussi avant l'infection, et que nous pouvons surveiller ce qui se passe à chaque étape, y compris avant que les symptômes ne se développent", a-t-il ajouté.

Les volontaires devront rester pendant deux semaines et demie, "à la fois pour effectuer les prélèvements et surveiller leur état avec beaucoup de soin et assurer la sécurité du public", a-t-il ajouté.

Risque "raisonnable"

Constituant une énorme source d'informations, ces recherches permettent de travailler sur un nombre de patients beaucoup plus faible que les essais cliniques pour des vaccins, qui impliquent jusqu'à des milliers de volontaires.

"De petites centaines ou quelques dizaines de volontaires" permettent d'avoir une "idée très nette sur le fait de savoir si un vaccin va fonctionner" et sur "la manière dont il agit", apportant de précieuses informations sur l'évolution de la recherche, a ajouté le professeur Openshaw.

Une fois déterminés les paramètres du modèle, une phase qui devrait durer jusqu'au mois de mai, des comparaisons entre vaccins pourront alors être effectuées. "Assez optimiste", le scientifique estime que des vaccins seront disponibles en quantité limitée pour les personnes les plus à risque en début d'année prochaine.

Questions éthiques

Ce type d'essais, déjà utilisé dans le passé dans la lutte contre des pathologies comme la typhoïde et le choléra, ne va pas sans poser des questions morales. Ils "doivent être soigneusement conçus pour s'assurer que ceux qui y participent sont pleinement informés des risques" et que ceux-ci "soient réduits au minimum", a réagi Dominic Wilkinson, professeur d'éthique médicale à l'université d'Oxford.

Selon lui, "des centaines de jeunes gens au Royaume-Uni et ailleurs se sont déjà inscrits pour y participer". Ces essais "sont éthiques si les risques sont présentés en totalité et s'ils sont raisonnables", renchérit son collègue Julian Savulescu, qui dirige le centre d'éthique pratique de l'université d'Oxford.

"Les chances pour quelqu'un âgé de 20 ou 30 ans de mourir du Covid-19 sont à peu près les mêmes que le risque annuel d'être tué dans un accident de voiture", a-t-il poursuivi. "C'est un risque raisonnable à prendre, particulièrement pour sauver des centaines de milliers de vies".

Mais plusieurs scientifiques notent aussi les limites des conclusions qui pourraient être tirées d'une telle étude, justement car elle porte sur une population jeune et bien portante et car certains facteurs limitent la comparaison avec une exposition naturelle au virus.

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Plus de 40 millions de cas de Covid-19 déclarés dans le monde

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La hausse des contaminations détectées peut s'expliquer en partie par la forte augmentation du nombre de tests réalisés dans un certain nombre de pays. (©EPA/MATTEO CORNER)

Plus de 40 millions de cas de Covid-19 ont été recensés dans le monde, selon un comptage de l'AFP de sources officielles lundi 07H15 GMT. Plus de 2,5 millions de cas ont été déclarés ces 7 derniers jours, bilan le plus élevé depuis le début de la pandémie.

Au total, au moins 40'000'234 cas, dont 1'113'896 décès, ont été déclarés. Plus de la moitié des cas se situent aux États-Unis, en Inde et au Brésil, les trois pays les plus touchés avec respectivement 8'154'935 cas (219'674 décès), 7'550'273 infections (114'610 morts) et 5'235'344 cas (153'905 décès).

La hausse des contaminations détectées peut s'expliquer en partie par la forte augmentation du nombre de tests réalisés dans un certain nombre de pays. Malgré cette augmentation, une part importante des cas les moins graves ou asymptomatiques reste probablement non détectée.

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Couvre-feu nocturne en Ile-de-France et dans huit agglomérations

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Les habitants de Paris ne pourront pas sortir entre 21h00 et 06h00. (Image d'archive - ©KEYSTONE/EPA/JULIEN DE ROSA)

Emmanuel Macron a annoncé mardi la mise en place dès samedi d'un couvre-feu entre 21h00 et 06h00 en Ile-de-France et dans 8 autres métropoles afin d'endiguer l'épidémie de Covid-19 qui atteint un niveau "préoccupant". Cette mesure doit durer au moins quatre semaines.

Outre Paris, les métropoles de Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Toulouse et Saint-Etienne sont concernées par cette mesure que le chef de l'Etat entend étendre jusqu'au 1er décembre, si le Parlement l'autorise.

Des amendes de 135 euros seront dressées en cas de non-respect du couvre-feu, et jusqu'à 1500 euros en cas de récidive. Des dérogations seront accordées, par exemple pour ceux qui "rentrent du travail après 21h00, ou qui travaillent de nuit", a indiqué le chef de l'Etat, lors d'une interview sur TF1 et France2.

En revanche, il n'y aura ni restrictions de transport lors du couvre-feu, ni de déplacement entre les régions, a-t-il précisé. Ces mesures n'empêcheront pas les gens de partir en vacances de la Toussaint qui débutent vendredi soir.

Face à une situation épidémique qu'il juge "préoccupante", le chef de l'Etat, égrénant les derniers chiffres d'entrées en réanimation ou d'hospitalisations, a appelé les Français à "réagir" et promis des aides économiques supplémentaires.

Jusqu'à l'été 2021

"Le virus est partout en France", a souligné le chef de l'Etat en estimant que "nous en avons jusqu'à l'été 2021 au moins avec ce virus". Il a également précisé que les soignants étaient "très fatigués" et qu'il n'y avait "pas de lits en réserve".

En ce sens, M. Macron a exhorté les Français à essayer au maximum de ne pas être plus de "six à table" dans les réunions privées, et d'y porter le masque. Il a en outre préconisé "deux à trois jours de télétravail par semaine" dans les entreprises où cela est possible, pour "réduire un peu la pression collective".

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